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Bienvenue chez les Plouézochois

PLOUEZOCH

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La commune de Plouézoch (bzh.gif (80 octets) Plouezoc'h) fait partie du canton de Lanmeur. Plouézoch dépend de l'arrondissement de Morlaix, du département du Finistère (Bretagne - Trégor). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUEZOCH

Plouézoch vient du breton « ploe » (paroisse) et, semble-t-il, de « heddurch » (paix en gallois) ou de saint Toséoc (l'un des compagnons de saint Paul-Aurélien).

Plouézoch est une paroisse primitive qui englobait autrefois le territoire nord de Garlan et dépendait de l'évêché de Tréguier. Au point de vue féodal, Plouézoch relevait jadis des juridictions réunies de Coatcoazer, Bren et Triévin, dont la haute justice s'exerçait à Lanmeur. Le pilori de cette juridiction se dressait au milieu de la place du bourg.

On rencontre les appellations suivantes : Plebehezac (vers 1330), Ploezoch (fin XIVème siècle et en 1427).

Note : Liste non exhaustive des recteurs de PLOUEZOCH : Alain Poilpré (1698-1701). - René Odjo (1701­-1748), du diocèse de Quimper. - Charles le Brigant (1748-1777). - Noble Jacques-Louis Guino (1777-1778), chanoine de Tréguier, licencié, vicaire général. - Joseph Geffroy (1778-1790), recteur de Plouaret, etc .. 

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PATRIMOINE de PLOUEZOCH

l'église Saint-Etienne (XVIIème siècle), restaurée en 1859. L'édifice comprend une nef lambrissée (reconstruite en 1642) de cinq travées avec bas-côtés, y compris la travée du clocher encastré, un faux transept, de deux travées avec bas-côté au sud et double bas-côté au nord, et un choeur avec chevet peu accentué. L'arc diaphragme, qui séparait la nef du faux transept, a été supprimé dans le vaisseau principal lors de la restauration. Le clocher de type Beaumanoir, à deux étages de cloches et daté de 1627, est amorti par une courte flèche polygonale et est accosté d'une tourelle amortie par un dôme couronné de la statue de la Vierge tenant l'Enfant Jésus. Une cloche est datée de 1764. A noter que le clocher a été construit du temps de Yves de Goesbriand, demeurant au château de Lanoverte (Goasglaz) : il était Gouverneur de Morlaix et du château du Taureau (son domaine s'étendait alors de Plouezoc'h à Guingamp). Le porche, de style ogival, agrémenté de deux lions, abrite une porte du XVème siècle aux armoiries de Goesbriand. La voûte est lambrissée, avec poutres apparentes décorées de dragons en « avale-poutre », qui représentent des démons menaçants (comme pénitence, ils soutiennent le ciel étoilé de l’église). Les piliers cylindriques, en granit, ne comportent pas de chapiteaux, ce qui allège les grandes arcades. La sablière, en bois sculpté, est parsemé de blasons « d’azur à la face d’or », de la famille de Goesbriand, de même que le centre des poutres et les piliers, près du chœur, qui datent du XVIIème siècle. Quelques lustres en cristal rappellent l’époque où la lumière était diffusée par des bougies. Au XVIIème siècle, l’église ne comportait qu’une seule nef. Le choeur et les bas-côtés, dont la première pierre fut posée le 12 novembre 1642, par Vincent Le Guernigou, recteur de Plouézoch, ont été restaurés en 1859. Le retable du maître-autel date du milieu du XVIIème siècle (à mentionner les deux statues, chaussées de souliers à bouts carrés, dominés par des aigles royaux). Son tabernacle à colonnettes torses est entrelacées de vignes et possède des niches garnies de leurs statuettes, ainsi qu’une porte avec Christ dominé par le Père Eternel. De part et d’autre du tabernacle : deux icônes, le Christ bénissant (Jeune homme imberbe), et la Vierge Marie. Au-dessus du tabernacle, petit dais, avec deux anges soutenant le Crucifix d’or, surmonté d’une couronne, et une belle peinture sur toile de l'Assomption de la Vierge par Hamonic de Paimpol, datée de 1659. De chaque côté, entre des colonnes corinthiennes se trouvent deux grandes statues en bois polychrome : - Saint Pierre avec tiare, les clefs et la croix papale – Saint Etienne, en ornement de diacre, tenant la palme du martyre (c’est le patron de la paroisse). Au-dessus du fronton doré du retable, entre des flambeaux et les deux corbeilles de fleurs, on peut admirer le sommet d’un vitrail terminé par une belle rosace flamboyante, et la grande fresque du Paradis avec des anges adorateurs, les cœurs de Jésus et de Marie, couronnés d’angelots (fresque attribuée à J. L. Nicolas, maître-verrier de Morlaix). En bas-relief, deux jolis médaillons en bois polychrome figurant le « Lavement des pieds », où le Christ dit à Pierre « Si tu refuses, tu ne seras plus mon ami ! », et la « Cène du Jeudi-Saint » où Judas est absent (car il est parti trahir son maître). La partie la plus ancienne semble être le côté gauche du transept, avec ses deux arcades ogivales qui pourraient dater du XVème siècle : c’est avec la sacristie, l’ancienne chapelle de la famille de Goesbriand, dédiée à Notre-Dame du Rosaire, dont le tableau monumental se trouve auprès des fonts baptismaux. Le tableau du Rosaire représente la Vierge à l'Enfant qui remet le Rosaire à saint Dominique - à droite sainte Catherine de Sienne, dominicaine - en bas, la bataille de Lépante (victoire attribuée à la dévotion du Rosaire). Le tableau du Rosaire, oeuvre du peintre morlaisien Jacques Noblet et daté de 1654, est entouré de médaillons qui représentent les systères joyeux, douloureux et glorieux de la Vierge Marie. Les fonts baptismaux comportent une cuve octogonale, en granit, du XVIème siècle, avec décor de têtes aux tresses ondulées ou portant bonnets. C'est ici que furent baptisés deux hommes illustres du pays, François Lachiver et Pierre Polart, comme le témoigne une grande plaque de marbre: - François Lachiver, né au Rest, baptisé ici le 2 septembre 1566. Confesseur Breton à Rome pour le Jubilé de 1600. Nommé archevêque de Rennes en 1602. Mort après une vie d'une grande dignité vis-à-vis de Dieu en 1619. Sur son tombeau, dans la cathédrale de Rennes, on a inscrit ces paroles : "Né en Bretagne, j'ai passé ma jeunesse à l'ombre du Capitole. La Grande Rome a été témoin de mes actes. De la Ville aux sept collines, je suis monté sur le siège épiscopale de Rennes. De ce tombeau je veux monter au ciel sans aspirer plus haut !".  - Pierre Polart, né à Guernevez-Polart, baptisé ici le 23 janvier 1578. D'abord militaire, et ensuite, en 1609, Capucin sous le nom de Frère Louis. Il donna pendant sa vie l'exemple de toutes les vertus. Décédé à Morlaix de la peste, parmi tous les malades qu'il soignait, en 1631. Son tombeau devint un lieu de pèlerinage où furent obtenues de nombreuses guérisons. Entre les arcades, un grand Christ du XIXème siècle, en souvenir d’une mission paroissiale. Une croix processionnelle en argent (avec la Vierge, saint Jean et deux clochettes) date du XVIIème siècle. On y trouve deux vitraux sortis des ateliers du maître-verrier morlaisien Jean-Louis Nicolas, datés de 1869 : l'un représente la Nativité, avec la visite des Rois Mages, offrant de l'or, de l'encens et de la myrrhe à l'enfant Jésus, l'autre vitrail rappelle le martyre du premier diacre de l'Eglise, saint Etienne lapidé, avec saint Paul, en spectateur, debout à gauche (vitrail avec les armoiries des familles de Kersauson et Costa de Beauregard, du château de Trodibon). Au fond de l'église, on peut voir deux confessionnaux en sapin du XIXème siècle, décorés des Coeurs Sacré de Jésus et Immaculé de Marie, symboles de tendresse et de pardon. Un encensoir en argent date du XVIIème siècle. Une boîte aux saintes huiles date de 1701 et porte l'inscription "Cette boite a été payée par les Fabriques de Saint-Antoine pour la Fabrice de Plouézoch en l'an 1701". Un seau à aspersion, en argent, avec poinçon de l'orfèvre Denis de la Chèze, date du XVIIIème siècle. Un calice et une patène en vermeil de l'orfèvre François de Saint-Aubin, avec l'inscription "Pour servir à la Paroisse de Plouezoc'h", datent de l'an 1701. L'église abrite aussi une statuette en argent de la Vierge, une petite croix en argent (contenant dans un médaillon une relique de la Vraie Croix, authentifiée par l'évêque de Quimper en 1900), un reliquaire de saint Etienne (en forme de croix de Jérusalem), une croix de procession en vermeil, incrustée de pierreries et d'émaux (don de la famille de Kersauson). On voit les armoiries de la famille Goesbriand (ou Goezbriand) sur plusieurs piliers ainsi que l'enfeu des seigneurs de Kerjean (Pastour de Kerjean et Quelen). Autrefois on pouvait lire la devise "Dieu y pourvoira". Les Pastour avaient en plus jadis "une chapelle prohibitive dans l'église de Plouézoc'h, du côté de l'épître, éclairée par une vitre à leurs armoiries". Leur enfeu est surmonté d'un écusson qui est Pastour de Kerjean : un lion accompagné de sept billettes, et Quelen (ou Quélen), burelé de dix pièces. De 1599 à 1778, on compte sept baptêmes de cloches. De l'ancien mobilier de l'église, on ne voit à Plouézoch que la statue de saint Jean-Baptiste et saint Eloi, ainsi qu'un ancien tableau du Rosaire avec la bataille de Lépante qui date du XVIIème siècle. L'église abrite les statues de saint Etienne, Notre-Seigneur, la Vierge-Mère (ou Notre-Dame de Plouézoc'h), saint Pierre, saint Jean-Baptiste (vêtu de sa robe en poil de chameau), saint Eloi (protecteur des chevaux), saint Herbot (protecteur des bêtes à cornes), saint Paul (avec son glaive), saint Marc (provenant de la chapelle du Mouster), saint Jacques, Notre-Dame de Lourdes, saint Curé d'Ars, saint Michel (en souvenir d'une jeune fille décédée accidentellement), saint Jean l'apôtre et saint Louis (statues offertes par les Comtes Jean et Louis Costa de Beauregard), ainsi qu'une Pietà provenant de la chapelle du cimetière (située dans l'enfeu de la famille Pastour de Kerjean, maison qui hébergea Anne de Bretagne lorsqu'elle vint en pèlerinage à Saint-Jean-du-Doigt en 1505). La statue de Notre-Dame de Plouézoc'h date du XVIIème siècle : surmontée de deux anges tenant une couronne, elle est entourée de fleurs dorées et repose sur un socle à angelots. Le Sacré-Coeur, en bois polychrome, date du XIXème siècle. L'église abrite deux maquettes de bateaux : le trois mats "Sainte-Anne" (bâtiment de l'armement Bordes) et le croiseur-cuirassé "le Provence". L'orgue électronique de 48 jeux date de 1990. En 1983, on a consolidé le porche, refait la charpente et le lambris. En 1984, on a refait la toiture. En 1986 ont été restaurés le retable et la statue de Notre-Dame de Plouézoc'h ;

église de Plouézoc'h ou Plouezoch ou Plouezoc'h

église de Plouézoc'h ou Plouezoch ou Plouezoc'h

Intérieur de l'église

Retable du maître-autel

   

église de Plouézoc'h ou Plouezoch ou Plouezoc'h

église de Plouézoc'h ou Plouezoch ou Plouezoc'h

Tableau du Rosaire

Statue de la Vierge-Mère (XVIIème siècle)

 
   

église de Plouézoc'h ou Plouezoch ou Plouezoc'h

église de Plouézoc'h ou Plouezoch ou Plouezoc'h

Christ en croix

la chapelle Saint-Antoine (XVème siècle). En forme de croix latine, elle aurait été bâtie au XVème siècle. L'édifice comprend une nef séparée par un arc diaphragme d'un faux transept de deux travées, et un choeur avec chevet arrondi. En 1545 ajout du transept nord, du choeur et du clocher mur à une chambre de cloche. En 1570, Michel Le Borgne construit le chevet en hémicycle. Les piliers du choeur portent les armoiries de la famille Kergournadec'h et celles de la famille Goezbriand. Dans le bas-côté gauche, un caveau abrite la sépulture de divers membres des familles du pays : Trogoff, Coroller, Kervescontou, Miorcec de Kerdanet, Pitot, du Hellès, etc. A noter qu'en 1612 (suite à une décision du tribunal de Rennes datée du 27 décembre 1611), la famille Pastour est contrainte de céder leurs prééminences aux Goësbriand ("Pastour baille, livre, délaisse et transporté .. au dict seigneur de Goesbriand toutes et checune ses prééminences et escussons et armoiryes quelzconques a luy appartenantz et estantz en la ditte chapelle de Monsieur Sainct Anthoine .."). La chapelle abrite les statues de la Vierge-Mère, saint Antoine, un groupe de saint Yves et des plaideurs, saint Maudez, saint Jacques, saint Philippe et Notre-Dame de Grâces ;

la chapelle de Saint-Gonven (1680), située jadis près du hameau de Lansalut. Cette chapelle est édifiée à l'endroit où débarqua Saint Gonven, fondateur de la paroisse de Plougonven. Saint Gonven y est figuré tête nue, face rasée, vêtu de la robe des cénobites, tenant à la main un livre et un bâton courbé. Il s'agit d'un édifice rectangulaire de la fin du XVIIème siècle, restauré en 1954. La chapelle abrite les statues de saint Gonven, la Trinité, la Vierge-Mère, saint Mélar, saint Pierre, saint Paul, sainte Claire et une Pietà ;

la chapelle Saint-Mélar du Granec (XVIème siècle), reconstruite en 1954. Elle est de forme rectangulaire et son clocher mur possède une chambre de cloche. La chapelle abrite les statues de saint Mélar, saint Pierre, saint Joseph, saint Milliau, saint Simon, saint Herbot et la Vierge-Mère ;

l'ancienne chapelle Sainte-Marguerite (aujourd'hui disparue), dans le cimetière Saint-Mathieu, où reposait jadis Pierre Polart, dit "frère Louis de Morlaix" qui mourut lors de la peste de Morlaix en 1631 ; 

les anciennes chapelles, aujourd'hui détruites et disparues : la chapelle Saint-Siméon et Saint-Jude (il s'agit de l'ancienne chapelle de la Noë-Verte, consacrée le 19 avril 1607 par Mgr Adrien d'Amboise), la chapelle Saint-Louis ou saint-Diboan (ancienne chapelle privée du manoir de Trodibon), la chapelle Saint-André (située jadis au lieu-dit du Rest et en ruines vers 1924), la chapelle Saint-Laurent (mentionnée en 1670), la chapelle Notre-Dame de Pitié (située jadis dans le cimetière), la chapelle Saint-Jean (mentionnée en 1670), la chapelle du Taureau (située jadis dans la forteresse), la chapelle Saint-Esleder (mentionnée encore en 1869 et située jadis au Mouster) ;

le château du Taureau (1521-1661). Certains affirment que cette forteresse aurait été reconstruite de 1542 à 1544, avec l'accord de François Ier, et financée par les commerçants morlaisiens qui voulaient se défendre des pillages et incursions anglais (en effet, en 1522, les Anglais avaient pillé Morlaix). La reconstruction a été probablement conduite par Philibert De L'Orme. Une première garnison de trente hommes et son gouverneur s'y installent en 1544. On y pénètre par un portail à pont-levis. Flanqué d'une tour ronde, écroulée en 1609 et rétablie en 1614, il contenait des logements, une chapelle, une batterie pour les besoins de la garnison. Jusqu'en 1660, époque à laquelle Louis XIV enleva à la ville de Morlaix le château du Taureau, la communauté morlaisienne en choisissait la garnison et nommait le capitaine. L'édifice est fortement remanié par Vauban puis par Siméon Garangeau et François Amédée Frézier de 1689 à 1745 (agrandissement de l'édifice avec des logements pour la garnison, onze cellules, onze casemates avec chacune un canon, et une chapelle). Les modifications entre 1745 et 1900 sont essentiellement liées à l'évolution de l'artillerie. En 1721, le château devient une prison (Louis René Caradeuc de la Chalotais et Quentin Tapin de Cuillé y sont emprisonnés, le dernier cité y est emprisonné en 1757), et, à la Révolution, en 1790, le château, qui appartient à l'Etat, accueille des détenus révolutionnaires : de nombreux prêtres insermentés furent enfermés au Taureau. En 1871, le dernier prisonnier est Louis Auguste Blanqui (surveillé par 25 hommes, il a passé 6 mois au fort). Le château du taureau est abandonné vers 1889 et désarmé en 1890. Il est classé monument historique en 1914. De 1930 à 1937, Mélanie Lévèque de Vilmorin loue le château du taureau pour 1 000 F par mois pour en faire une résidence avec 14 chambres. Les Allemands y placent des pièces d'artillerie durant la seconde guerre mondiale. En 1960, on y installe une école de voile qui fonctionne jusqu'en 1980, date de la fermeture du château. A partir de 1996, l'Etat, propriétaire, engage 17 millions de francs de travaux de restauration : construction de la cale en 1998, restauration extérieure (de 2000 à 2004), restauration intérieure (de 2004 à 2006). L'ouverture au public a lieu le 17 juin 2006. A noter que c'est en 1776, qu'un corsaire morlaisien, Charles Cornic met en place le premier balisage de douze balises pour entrer dans la baie ;

Plouézoch : château du taureau

 

Ville de Plouézoch - Bretagne Voir Histoire du Fort et Château du Taureau

Ville de Plouézoch - Bretagne Voir Gouverneurs du Fort du Taureau

une croix monolithe (moyen âge) de l'église Saint-Etienne. Sur le placitre, côté Nord, une croix très ancienne en un seul bloc de granit, croix à bras très courte, caractéristique des croix taillées dans les menhirs ;

une croix hosannière (XVIème siècle), au Sud, dans l’enclos de l’église Saint-Etienne. Elle est surnommée "hosannière" car on y chantait l'hosanna . Elle possède un fût cannelé et un panneau à quatre lobes paraissant du XVIème siècle. Elle comporte un pupitre en pierre destiné à recevoir le livre de l’officiant pour le chant de l'hosanna, après la bénédiction des rameaux. Au sommet, un petit médaillon où le Christ est entouré de deux anges adorateurs. C’est l’ancienne croix du cimetière qui autrefois entourait l’église de ses tombes. Auprès un vieux bassin en pierre provenant de l’église. C’était la cuve contenant la réserve d’eau bénite. Plus loin, une colonne surmontée d’un chapiteau provenant de l’ancien ossuaire ;

la croix Kroaz Kouign Amann (1850), édifiée en souvenir du passage en 1506 de la duchesse Anne non loin de Roc'hou (chez Jean de Kerjean-Pastour et son épouse Anne de Quélen qui lui servit des gâteaux beurrés). En 1793, la croix est brisée par les habitants de Plouézoc'h. Une nouvelle croix est érigée en 1850 par Désiré de Launay, mais a du être déplacée en 1907 ; 

d'autres croix ou vestiges de croix : deux croix du cimetière (1920 et XIXème siècle), deux croix (1954 et 1621-1964), deux croix de Runic (1820 et 1946), les trois croix de Saint-Antoine (1758, 1877 et XIXème siècle), Trodibon (1865) et une croix fixée au mur à Saint-Gonven ;

l'ancien château de Lanoverte ou Lannovert (XVIème siècle), Gwasglaz, en breton. La seigneurie est possédée en 1445 par Marie de Kérouzéré, dame de Trogoff (épouse d'Yvon de Trogoff) et passe ensuite aux familles Quenec'hcan (ou Quénéc'han) et Tromelin, dont la fille Marie, dame du Bren et de Gwasglaz, épousa Auffray de Goësbriand (capitaine de Morlaix en 1539). Propriété de la famille de Goezbriand ou Goësbriand (vers 1540), puis de la famille de Saint-Tropez. Le bâtiment principal était jadis flanqué de deux tourelles et on raconte que, de celle de gauche, partait un souterrain qui menait au château du Taureau ;

l'ancien château de Trodibon (XVIIIème siècle). Il aurait été édifié sur les ruines d'un château plus ancien. Ce château tire son nom d'une ancienne chapelle dédiée à saint Dyboan ou Dibon (Dibon viendrait d'Adibon, disciple de Joseph d'Arimathie). Cette terre était possédée jadis par Bertrand de La Motte (en 1674), Pierre du Marchaix-Poilpré (en 1698), Cécile Drillet de Lanigou (vers 1750), la famille de la Dillonière (négociant à Morlaix au XVIIIème siècle), Pierre de La Moussaye (durant la Révolution), puis passe entre les mains de la famille de Kersauzon (ou Kersauson-Vieux Châtel) et de la famille Jézéquel (négociants en bois de Morlaix) en 1966. Propriété de François de Kersauson (1754-1831), maire de Plouézoch de 1810 à 1831. D'importants travaux ont été réalisés par Louis Joseph Marie, comte de Kersauson (1850-1928), maire de Plouézoch de 1889 à 1925. La fille de ce dernier, Anne de Kersauson (1880-1964), épouse Robert Costa de Beauregard, maire de Plouézoch de 1925 à 1943. Le corps principal orienté Sud-Ouest est flanqué d'une aile en retour d'équerre vers le Sud-Est ;

la maison de Kerfénéfas, ancien lieu noble (métairie) faisant partie des terres de Trodibon, est mentionnée dès 1445 comme étant occupée par le métayer Jehan Pezron. La demeure appartient à la famille Forget en 1543, puis successivement aux familles Le Barbu, Quintin, Coail, Kerbaul, Le Cosquer (en 1674), Cécile Bernard de Basseville (durant la Révolution), Audren de Kerdrel, Turgy d'Estrée ;

le château de Kercadoret (1890), située non loin de la chapelle dédiée à Saint Gonven et édifiée par Charles Henri Marie, baron Saladin. Cette propriété restera dans la famille Saladin jusqu'en 1998. A noter que l'ancêtre de la famille Saladin serait Oger de Saint-Chéron d'Anglure, qui accompagne en 1188 Henri II à la troisième croisade ;

l'ancien manoir de Lansalut, aujourd'hui en ruines. Cet édifice aurait été construit au début du XVIème siècle sur ordre de la duchesse Anne de Bretagne et donné par la duchesse à la famille Le Gac pour service rendu ;

le manoir du Roc'hou (1711). L'édifice actuel est composé de trois corps de bâtiments placés en équerre. Une inscription est gravée au-dessus de la porte d'entrée : "IHS 1711". La demeure appartient à la famille Huon de Kermadec depuis 1820. A noter que les plus anciens propriétaires de la terre du Roc'hou sont les de La Haye, seigneur de Roc'hou et de Catgoualen, en 1558. Sur cette terre s'élevait déjà un manoir au XVIème siècle. Ce manoir du XVIème siècle est transmis par alliance à la famille du Dresnay en 1670, puis le domaine devient propriété de la famille Mazurié de Pennaneach, de la famille Pastour de Kerjean (en 1815), de la famille Huon de Kermadec (à partir de 1820) ; 

l'ancien manoir Traon-Nevez, converti en ferme. L'ensemble comportait jadis plusieurs bâtiments. Propriété, semble-t-il, de la famille Ponthus Tuonévez (vers 1445) et Ponthus Tnoumenez (en 1481). On trouve ensuite comme propriétaire Maurice de Ploësquellec, seigneur de Brillac (en 1543) et Auffray Coail. La fille de ce dernier, Marie, épouse le 25 novembre 1642 un certain Claude Gratz. Le fils aîné de ces derniers, Yves Gabriel est ensuite sieur de Traonevez (ou Neufval). Le domaine passe ensuite à la famille Le Gac de Lansalut et intègre alors le domaine de Trodibon. Traon Nevez devient ensuite un Centre aéré avant d'être cédé en 2002 à l'association "Masse-Trevidy" de Morlaix ;

l'ancien manoir de Kerjean (XVIème siècle), entièrement restauré au XXème siècle. Propriété successive des familles Gourmelon, Pastour (suite au mariage de Jeanne de Gourmelon avec Jean Pastour en 1470). On trouve ensuite le fils de ce dernier Jean Pastour, époux de Jeannette de Quélen. Anne de Bretagne y séjourne en 1505 lors de son Tro Breiz (passage à Saint-Jean-du-Doigt) : les seigneurs du lieu étaient alors Jean Pastour et sa femme Jeanne de Quélen. Il devient au début du XXème siècle, la propriété de la famille de Kermadec ;

la ferme de Rucroa (1584) ;

la fontaine Saint-Jésus (XVIIème siècle) ;

la maison Ar Baradoz (1455) ;

7 moulins dont les moulins à eau de Bien, de Lannovert, de Triéven. En 1320, on recensait : le moulin de Hinbez, de Blecrez, de Foulerez, de l'étang au Rochis.

A signaler aussi :

des cairns ou tumulus et un dolmen en ruines, situés à la pointe de Barnénez. Le double cairn néolithique, construit entre 4 500 et 3 900 ans avant Jésus-Christ, a été découvert en 1954, et restauré de 1955 à 1968. A noter que les chambres funéraires avaient été murées après le rachat du tumulus dans les années 1950 à un entrepreneur qui l'utilisait comme carrière de pierre. Ce cairn (monument en pierre recouvrant des sépultures), qui mesure 75 mètres de long et 28 de large, abrite onze chambres funéraires. Dans l'une des chambres, ont été mises à jour en 2011 des peintures, datant du Vème millénaire avant notre ère. Il se compose de deux monuments d'âges différents : le plus ancien ou cairn primaire sert d'appui au cairn secondaire, postérieur. Le cairn primaire contient cinq tombes à couloir. Le cairn secondaire abrite six autres tombes à couloir. Les couloirs varient de 5 à 14 mètres de longueur et donnent accès à des espaces relativement étroits, de forme polygonale ou circulaire, appelés chambres ;

Plouézoch : cairn de Barnenez

 

Plouézoch : cairn de Barnenez

le port de Dourdu-en-Mer, où fut construite, vers 1496, par ordre d'Anne de Bretagne, la caraque Maréchale baptisée ensuite Cordelière, navire de sept cents tonneaux, qui périt dans le combat naval livré à la flotte anglaise sous saint Mathieu, par l'héroïque Hervé de Porsmoguer, le 12 août 1512. On exportait aussi à partir de ce port des toiles renommées, tissées dans le pays ; 

l'ancien manoir de Kernoter ;

l'ancien manoir de La Villeneuve-Polard ;

l'ancien manoir du Rest, lieu de naissance de François Lachiver (1566-1619), ancien évêque de Rennes. Sur l'une des cheminées était sculpté l'écusson de la famille Quinquizou, les seigneurs du lieu au XVIème siècle ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUEZOCH

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 20 nobles de Plouézoch (il y en avait 20 en 1426) :

Lancelot ALLAIN (12 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan CAZIN (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon CAZIN (25 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan COLLOTIN (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Nicolas ESTIENNE (100 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Nicolas ESTIENNE (105 livres de revenu) : comparaît en archer ;

Jehan LE BORGNE : défaillant ;

Yvon LE BOUCZAULT : porteur d’une jacques et comparé armé d’une pertuisane ;

Jehan LE CHEVER (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan LE GABACZON : porteur d’une brigandine et comparé armé d’une pertuisane ;

Pierre LE GAC de Lansalut : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Marie LE MEUR (50 livres de revenu) : défaillant ;

Raoullet LE QUENQUISOU : excusé comme appartenant à une compagnie d’ordonnance ;

Olivier PENSORNNOU (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Mahé PERIOU : porteur d’une jacques et armé d’une vouge ;

Jehan POULART (60 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d’ordonnance ;

Olivier POULART (100 livres de revenu) : comparaît en robe ;

Bertrand QUELEN (5 livres de revenu) ;

Jehan ROLLAND (5 livres de revenu) : porteur d’une jacques et comparait armé d’une pertuisane ;

Ponthus TNOUMENEZ (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer.

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