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PLEYBEN |
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La commune de Pleyben ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLEYBEN
Pleyben vient du breton « ploe » (paroisse) et du saint breton Iben.
Pleyben se constitue entre le Vème et le VIIème siècle en paroisse primitive englobant les territoires de Lannédern, Lennon, Le Cloître-Pleyben, Saint-Ségal, Pont-du-Buis, et la partie nord de Châteaulin.
Pleyben a certainement une origine monastique : en effet plusieurs lieux-dits ou villages évoquent les relations avec les moines voir même leur implantation. Il s'agit de Le Moustoir, Le Cloître Pleyben, Ster ar Manach, Stang an Abat, Lanvézennec. L'abbaye de Relecq possédait jadis des droits à Pleyben. De même les Templiers auraient joué un rôle important à Pleyben : le village de l'Ilisven (l'église blanche) serait une ancienne aumônerie et au village de Kernclanff (Kerlan aujourd'hui) aurait existé une maladrerie ou léproserie.
Pleyben était autrefois divisée en neufs hameaux dont lun autour de la chapelle de Lannélec, qui sappelait Trefnescop (quartier de lévêque). Il y eut là primitivement un prieuré dépendant de Landévennec. La paroisse de Pleyben, qui avait pour trève Le Cloître-Pleyben, dépendait autrefois de l'évêché de Cornouaille.
On rencontre les appellations suivantes : Pleiben (au XIème siècle) et Pleyben dès 1241.
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PATRIMOINE de PLEYBEN
l'église Saint-Germain (1530-1690), édifiée à lemplacement dun ancien sanctuaire et restaurée de 1857 à 1860. La construction débute vers 1530 par la façade ouest due à l'atelier de Saint-Herbot. L'édifice est en croix latine à trois vaisseaux lambrissés avec un transept saillant datant de 1564-1571. A l'entrée du transept, près de la sacristie, on trouve l'inscription "A l'oneur de Dieu, Notre-Dame, Monseigneur Saint-Germain et sainte Katherine cette oeupvre fust faicte l'an mil cinq cents soixante quatre. Vénérable maistre Alain Kergadalen recteur lors". Sur le mur du bas-côté sud, au-dessus de la porte située entre le porche et le transept, se trouve une autre inscription "L'an 1583 ve vobis gentibus in templo vana loquentibus". Le chevet est de type Beaumanoir. L'église est dominée par deux clochers, le droit est une tour marquée par le style de la Renaissance, tandis que l'autre l'est par le style Cornouaillais. Le porche sud, qui supporte le grand clocher, porte les dates de 1588 (sur la clef en forme de feuille d'acanthe de sa porte) et 1591 (sur la frise intérieure du côté Est) : interrompus sous la Ligue, les travaux reprennent qu'en 1633 sous la direction de l'architecte Guillaume Kerleroux (ou Kerlezroux) et sont achevés en 1642. La chute partielle du clocher en 1699 entraîne la reconstruction de la façade sud du transept en 1718 sous la conduite de l'architecte François Favennec. Le lanternon est refait en 1714. Une cloche porte l'inscription "+Sancta Maria Virgo Mater Dei Monstra Te Esse Matrem Parochiae de Pleiben + Hervé Ma Faict en Lan 1667" (Léonard Hervé, marchand fondeur à Nantes). L'aile sud porte la date de 1718 et le nom de "Jan Rannou Grand Fabrice". Le bas-côté nord est remonté en 1811 et une restauration générale a lieu de 1857 à 1860. La tour Saint-Germain est rejointoyée en 1913 : la tour comporte une statue de saint Germain, provenant d'un calvaire et portant au bas de la chape la date de 1555 et l'inscription "En l'honneur de Dieu et (notre) Da(m)e et Monseigneur S. Germain ceste croix fust com(m)e(n)cé(e)". A l'intérieur de l'église, la nef est dotée d'une surprenante sablière. La chapelle date de 1680-1690. La sacristie date de 1680-1690. Les fonts baptismaux datent du XVIIème siècle : dans des niches provenant d'un ancien retable du XVIIème siècle, on a placé le groupe de Notre-Seigneur baptisé par saint Jean, et les statues de sainte Elisabeth et de saint Zacharie. Les autels et les retables datent du XVIIème siècle : le retable du Rosaire, oeuvre de Jean Le Seven (maître menuisier au Cloître-Pleyben) et Jean Cevaer (maître sculpteur à Pleyben), date de 1696 ou 1698 ; le retable du maître-autel, oeuvre de l'atelier Le Déan : Yvon Le Déan (maître sculpteur à Brest), Jean et Pierre Le Déan (maîtres sculpteurs à Quimper), date de 1667-1668. Le sacraire date du XVIème siècle. Lorgue date de 1693-1877. Le buffet d'orgues, oeuvre de Michel Madé (menuisier à Morlaix), date de 1688. A noter que de nouvelles orgues ont été achetées à Quimper le 15 juillet 1877 à Hayer, facteur. Un cadran solaire porte l'image de saint Germain et la date de 1619. Au-dessus de la porte du fond, une statue de Notre-Seigneur porte sur son socle la date de 1654 et l'inscription "M. Nat(alis) Coffec. Rect. 1654". La branche sud du transept est réédifiée en 1718. Le long de la nef et des collatéraux, nous trouvons de belles statues en bois : saint Antoine, sainte Geneviève, saint Herbot, saint Corentin, saint Yves. On y voit aussi une statue en bois (H. 1,65 m) de saint Guénolé, datée du XVIIIème siècle : l'abbé porte un costume hybride dont un manteau de capucin et tient une croix dans la main gauche. A l'entrée du sanctuaire sont les statues de sant Per (côté de l'Evangile) et sant Renan (côté Epître). La maîtresse vitre, qui représente la Passion du Christ est l'oeuvre d'un atelier quimpérois et date de la fin du XVIème siècle (elle est divisée en douze compartiments) : elle a été restaurée en 1879 (on retrouve le même carton à Kergloff). Les deux vitraux latéraux sont des oeuvres de Plouquet datés de 1917 : celui de droite représente l'Arbre de Jessé, celui de gauche représente Jésus et les Apôtres. A l'entrée du placitre se voit un arc triomphal qui porte la date de 1725 : l'arc de triomphe porte l'inscription "Nouel Favennec Fabrique 1725". Il est surmonté d'une Pietà encadrée de deux anges aptères ; |
Nota 1 : Le retable à tourelles du Maître-autel de l'église de Pleyben (1666-1667) : Dans le chapitre qu'il consacre aux retables, M. le Chanoine Abgrall s'exprime ainsi : « La plus magistrale, la plus riche et, en même temps, la plus correcte de ces oeuvres est sans contredit le retable du maître-autel de Pleyben. Sur des gradins, chargés d'admirables arabesques entremêlées d'anges, de dauphins et de cartouches s'élève une magnifique ordonnance architecturale composée d'un tabernacle central, de forme octogonale et à étage triple, de deux panneaux à frontons courbes, traités en perspective pour leur donner plus de profondeur, et aux extrémités, deux autres édicules à double étage, le tout agrémenté de délicates colonnettes torses, entourées des feuillages les plus déliés. Aux angles du tabernacle sont assis les quatre Evangélistes ; sur la porte est la statuette de Notre-Seigneur, et sur les deux côtés, dans des niches à coquille, Saint Pierre et Saint Paul ; dans les tourelles des bouts, saint Germain, le patron, et saint Jean-Baptiste. Dans les panneaux intermédiaires, au milieu d'un encadrement d'une extrême richesse, sont enchâssés les bustes de Notre-Seigneur et de la Sainte Vierge ; et tout cet ensemble est couronné de balustrades, clochetons, lanternes et frontons garnis de guirlandes, draperies festonnées, angelots, têtes de chérubins et détails prodigieux d'architecture ». Ce délicat travail est dû au talent d'artistes quimpérois ainsi que nous l'apprenons par les pièces suivantes des archives paroissiales. « Le septième jour de décembre mil six cents soixante six, après midy, devant nous notaires de la Cour du Roy à Quimper, et celle des Regaires de Cornouaille, avecque soubzmission y jurée et prorogation de juridiction, ont comparus en leurs personnes Noble et discret Mr. Jan Baptiste de Kerret, vicaire perpétuel de Pleiben, demeurant en son presbitaire de la dite paroisse, et Nicolas Foll maintenant fabricque de l'esglize parrochiale de Pleiben, stipulant pour luy et ses successeurs fabricques, et estant tant que les parroissiens de Pleiben l'auront agréable et de l'ordre de l'Illustrissime et Révérendissime Evesque et Comte de Cornoaille, Missire René du Louët, demeurant le dit Foll au lieu du Ferzou prédicte paroisse, d'une part, et honorables gentz Yvon, Jan et Pierre Le Déan, maistres sculteurs demeurants scavoir le dict Yvon en la ville de Brest, et les dicts Jan et Pierre en ceste ville et fauxbourg de Quimper, d'autre part. (Note : Ces sculpteurs du Roi, Jean et Pierre Le Déan, travaillèrent aussi à Pont-Croix et à Bodilis). Entre lesquelles partyes a esté faict le marché qu'ensuict, quy est que les dicts Le Déans ont promis et par ceste promettent et s'obligent de faire un tabernacle avecque ses gradins, parements d'autel, deux credansses un à chacun boult de l'autel et un balustrade et les chaizes pour les célébrants, le tout de boys de chesne sans aucun estoffement, le tout conformément au dessain par les dicts Le Déans présenté, chiffré d'iceux, ensemble du dict sieur Vicaire et des soubsignants notaires ; lequel tabernacle sera mis sur le grand autel de la dicte esglize parrochiale de Pleiben, à fournir le dict ouvrage et dessain soubz quinze mois prochains en faveur de la somme de quinze cents livres tournois, laquelle somme promet et s'oblige le dict fabricque au dict nom paier en trois termes à raison de cinq cents livres en et dans chacune, scavoir cinq cents livres dans le quinziesme jour de janvier prochain venant, pareille somme au premier jour d'aoust ensuivant aussy prochain, et le surplus quy est pareille somme lors de la perfection et aplanement du dict boys de chesne requis et nécessaires, et seront tesnus les dicts Déans d'aller toucher leurs payements quy leur seront faicts par le dict fabrique aux termes cy-dessus dans la dicte paroisse, et sera tesnu pareillement le dict Foll au dit nom d'aller quérir à ses propres fraicts le dict tabernacle et despandances en ceste ville. A tout quoy faire, tenir, fournir et accomplir lesquelles partyes s'obligent chacune d'elles en ce que le faict luy touche sur obligation de touts leurs biens meubles et immeubles présants et futurs, et par leurs sermants, mesme les dicts Déan et Foll au dict nom, de prison fermée, l'une voye d'exécution pour défaut l'aultre se y pouront faire unaniesment et ensemblement comme pour deniers royaux et gages de Cour, l'un des dicts Déans obligé pour l'aultre et un seul pour le tout in solidum avec renonziation au bénéfice de division ordre et droit de division de leurs biens, et personnes, lequel dessain a esté délivré présentement au dict sieur Vicaire pour communiquer aux dicts paroissiens, et, passé de ce, iceluy sieur Vicaire promet le dellivrer aux dicts sieurs Déans soubz les festes de Nouel prochain sur obligation de touts ses biens et par ses saints Ordres, et seront tenus les dicts sieurs Déans d'aplaner le dict tabernacle en place à leurs propres fraicts lors de la perfection d'iceluy, lequel tabernacle aura de haulteur onze pieds y comprins l'imaige de la Résurrection et douze pieds de largeur, la Balustrade dix huict pieds de long, non compris les deux vantz des balustres pour aller à l'autel, les chaizes des cellébrants de sept à huict pieds de haulteur, avecque le marchepied en dedans de la balustrade. Ainsy voullu, promis, juré, gréé, renoncé, condamné et le gréé prins à Quimper au rapport du soubzsignant notaire royal, soulz les signes des dicts sieur Vicaire, Déans et les nostres et disant le dict Foll ne scavoir signer a pryé Jean Piot de signer ceste pour luy, ainsy signé à l'original de ceste estant sur vellin par devers Verron notaire royal soubsignant, René du Louët, evesque de Cornoaille, Jean Baptiste de Kerret, Jan Piot, Yvon Le Déan, Jean Le Déan, Pierre Le Déan, et de nous René Morice, notaire des Regaires et Jean Verron, notaire royal registrateur. René MORICE, notaires des Regaires. J. VERRON, notaire royal. Reçu du dit Foll fabrique tant pour le rapport de l'original et dellivration de ceste coppye, soixante sols ». Le document ci-dessous a trait à l'exécution des conditions apposées au dit marché : « Le saiziesme jour de Janvier avant midy mil six cent soixante sept, devant nous notaires en la Cour royalle de Châteaulin avec soubmission y jurée et juridiction ont comparu en leurs personnes honorables gentz Yvon, Jean et Pierre Le Déan desnommés en l'acte du marché cy-dessus de l'autre part, lesquels ont reçu présentement un louis d'or et deux louis d'argeant de France et aultre bonne monnoie et ayant cours, de Nicolas le Foll fabricque de l'église parroissiale de Pleiben, aussy et présent, la somme de cincq cents livres pour avoir emboursé la dicte somme de cincq cents livres ont quitté et quittent le dit Foll de la dicte somme sans préjudice du surplus avant l'attouchement duquel surplus et restant quy est mille livres du contenu au dict acte, les dits Déan promettent fournir bonne et resséantes cauptions de bourgeois de la ville de Quimper, et ont aussy les dicts Déan esté présentement saisis par le dit Foll du dessain du tabernacle mentionné au dict acte, dont ils l'ont quitté pareillement. Faict et gré au bourg de Pleiben soubz les seings des dicts Déans et nous notaires les dits jour et an ». YVON LE DEAN, PIERRE LE DEAN, JEAN LE DEAN. L'HARIDON, Notaire Royal, QUEFFELEC, Notaire Royal. L'initiateur principal de cette oeuvre d'art, aujourd'hui classée parmi les monuments historiques, fut donc Messire Jean-Baptiste de Kerret, alors vicaire perpétuel de Pleyben, dont la générosité non moins que le goût éclairé a contribué à doter l'église de Pleyben de maintes pièces de grand intérêt. A défaut de l'attestation authentique des copies reproduites plus haut, la présence dans la tourelle à côté de l'Epître de la statuette du Précurseur, son saint patron, eût été de nature à éveiller l'attention sur son initiative en cette entreprise : cette image sculptée a la valeur d'une signature. Reconnaissons d'ailleurs que ses successeurs à la tête de la paroisse de Pleyben ne se sont pas montrés moins dignes de continuer l'oeuvre d'embellissement qu'il avait si magnifiquement commencée.
Nota 2 : Retable à colonnes de l'autel du Rosaire de l'église de Pleyben [Note : La Confrérie du Rosaire fut érigée à Pleyben, en 1644, sur l'initiative du sieur Coffec, vicaire perpétuel, par le Fr. Jourdain de Saint-Yves, dominicain du couvent de Morlaix. (Notice sur la Confrérie du Rosaire à Pleyben, par M. le Chanoine Le Coz, présentée au Congrès marial du Folgoat, 1913)]. Les archives, en effet, ont également gardé le contrat passé en 1698 pour la construction du retable à colonnes qui surmonte l'autel du Rosaire. Mais, à la différence de ce qui se produisit en 1667 pour la confection du retable à tourelles, l'on ne fit pas appel cette fois à la main-d'oeuvre étrangère. A Pleyben même, de véritables artistes sculpteurs s'étaient révélés, et c'est à ces artisans, modestes ouvriers du bourg, que s'adressa M. Yves Coquet, pour lors Vicaire perpétuel. Les merveilleuses sculptures sur bois dues à leur savante maîtrise, et qui existent encore, témoignent que Messire Yves Coquet avait vu juste en discernant le talent de deux ouvriers, ses paroissiens. Les lignes qui vont suivre nous dévoileront les noms de ces maîtres-sculpteurs qui illustrèrent de si remarquable façon et l'église de Pleyben et sa chapelle annexe de Saint-Sébastien, en Saint-Ségal, auxquelles devra s'ajouter le sanctuaire de Sainte-Marie du Menez-Hom, et très probablement aussi l'église paroissiale de Lopérec. Le retable actuel de l'autel du Rosaire, classé comme monument historique, a succédé à un premier retable. Dans les comptes des fabriques du Rosaire, Jan Le Goff fabrique en charge en 1699, dit « avoir payé aux ouvriers qu'il fallut employer pour aider à placer le retable neuff et déplacer le vieux, cincq livres huict sols ». Le marché de cette oeuvre eut lieu le 14 octobre 1696. En 1697, le fabricque en charge du Rosaire, Yves Kerbrat, déclare « avoir payé deux livres six sols en faisant le marché avec les sculpteur et menuisier pour le retable du Rosaire, plus au nottaire pour façon de l'acte du dit marché et controlle il a paié neuff livres dix sols. Plus demende descharge de la somme de cincq cents livres qu'il a paié aux dits sculpteur et menuisier suivant quittance au pied du dict acte, à valloir à leur marché ». Voici des quittances délivrées par ces maîtres-ouvriers aux fabriques du Rosaires : « Nous soubsignés, maistres sculpteur et menuisier chargés de faire le retable du Rosaire en l'église parroissiale de Pleiben, suivant acte du quatorziesme octobre mil six cents quatre vingts seize, reconnoissons avoir ce jour receu du Sr. Yves Kerbrat, fabrique du dit Rosaire à valoir au dit marché, scavoir moy Jan le Cévaër la somme de cent vingt livres thournois, et moy Jan Séven la somme de quatre vingt livres thournois, desquelles sommes nous luy tiendrons compte et à la dite confrairie avec ce que nous avons cy-devant receu. Fait à Pleyben le troisième jour de may mil six cent quatre vingt dix sept » J, CEVAER, JEAN LE SEVEN. « Je qui soussigné, connois avoir eu et receu d'Yves Kerdevez demeurant au lieu de Kerossant, paroisse de Pleiben, fabrique cette année de la Confrérie du Rosaire, la somme de soixante livres thournois, a valloir au marché d'un retable du Rosaire commencé par moy, sans préjudice d'autre quittance cy-devant donné. Fait à Pleiben le quatorziesme juillet mil six cents quatre vingt dix sept apprès midy » JEAN LE SEVEN. « Nous soussignés, maîtres sculpteur et menuisier, reconnoisons avoir receus de Jan le Goff, fabrique du Rosaire, a valloir au marché et renable du retable du Rosaire chacquun cent livres. Ce jour vingt et huictiesme d'octobre 1698, et ce sans préjudice d'autres quittances que nous avons cy-devant donnés » J. CEVAER, JEAN LE SEVEN. « Je qui soubsigne maître sculpteur connois avoir ce jour receu de Jan le Goff fabrique du Rosaire en l'église de Pleyben la somme de trois cents vingt et cinq livres thournois, laquelle somme avec celles que j'ay cy-devant receu tant du dit Goff que d'Yves Kerbrat et d'Yves Kerdevez, précédents fabriques, fait en tout la somme de huit cent vingt et cincq livres, dont j'ay convenu à l'amiable avec les paroissiens de Pleyben suivant la taxe de Monsieur le baron de Trésiguidy, pour la sculpture du retable que j'ai fourni au Rosaire de la dite église dont je quitte généralement et sans réservation le dit Goff en la dite qualité et tous autres. Fait à Pleyben le trentième de novembre mil six cens nonante et huit » J. CEVAER. En 1699, Jan Le Goff, fabrique, dit « avoir emprunté de la fabrice de Saint-Germain pour aider à faire le retable neuff trois cents nonante livres. Item il a paié à Jan Cévaër, maître-sculpteur, pour parpaiement de son travaill au retable neuff quatre cent vingt et cincq livres thournois suivant quittance du 30 Novembre 1698. Demende encore descharge de la somme de quatre cent quarante livres qu'il a paié à Jan le Séven, maistre menuisier, pour son travaill et la fourniture de tout le bois pour le dit retable, de tout quoy il a parpayé suivant quittance du 10 may 1699 ». Si l'on tient compte de la somme de 825 livres portée à la quittance générale de J. Cévaër et des quittances partielles fournies par Jean le Séven, l'on voit que la somme totale délivrée aux deux maîtres s'élève à environ 1565 livres. Dans une notice publiée par M. l'abbé Madec, recteur de Saint-Ségal, sur la chapelle Saint-Sébastien située sur le territoire de sa paroisse, on trouve la note suivante de M. le Chanoine Abgrall, architecte diocésain : « En étudiant à fond la question des ouvriers auteurs des sculptures de Saint-Sébastien on se convainc qu'ils ont été formés à Pleyben. Les chefs-d'oeuvre de Pleyben qui constituent un ensemble unique dans le diocèse, ont été exécutés presque en totalité par des ouvriers de la paroisse : les archives conservent les noms des artistes et le prix des travaux. Le Vicaire perpétuel de Pleyben, M. Yves Coquet, qui fit construire l'autel du Rosaire à Pleyben en 1698, employa à Saint-Sébastien, de 1698 à 1710, les mêmes ouvriers, Jean Cévaër et Jean le Séven. Ceux-ci seraient ensuite allés à Sainte-Marie du Ménez-Hom, dont les retables ont été achevés en 1710 et 1715. D'ailleurs, l'ornementation des retables de Sainte-Marie du Ménez-Hom et de Saint-Sébastien, avec leurs statues identiques, sort visiblement des mêmes ateliers. Les retables de Saint-Sébastien ne portent pas de date apparente, et c'est regrettable ». Cette dernière phrase appelle une remarque ; on lit en effet sur le linteau de la porte de la sacristie à la chapelle Saint-Sébastien, l'inscription suivante : FAIT L'AN 1706. F. AUTRET F. 1707. Et cette date concorde exactement avec celle assignée par M. Abgrall aux sculptures de cette chapelle : de 1698 à 1710. Le Vicaire perpétuel de Pleyben étant en même temps recteur de Saint-Ségal, il est tout naturel de penser qu'il n'aura pas hésité à confier à Cévaër et le Séven, dont il venait d'expérimenter l'adresse et l'habileté, le nouveau travail d'embellissement qu'il projetait à Saint-Sébastien. Dès l'achèvement du retable du Rosaire en 1698, Jean Cévaër entreprend l'exécution d'un second retable, celui-ci destiné à la chapelle de Notre-Dame de Guennily, en Pleyben. La liasse E N° 1 des archives renferme une quittance ainsi conçue : « Je soubsigné, cognois et confesse être satisfait de la somme de cent cinquante livres pour un retable que je fait sur le grand autel de Nostre Dame de Guennily, de laquel somme Yves le Bennégès a payé la somme de 57 livres et Péron le Guillou cinquante et quatre, et Yves le Quéau quatre livres 10 soulz, et trante et quatre livres dix soulz de Paul Lenez, et le tout par les mains du dit Lenez lors fabrique. Ce jour 31 Juillet 1699. En foy de quoy je signe » J. CEVEAR. Le retable de Guennily, quoique très modeste, rappelle encore aujourd'hui dans ses guirlandes, le délié des sculptures de la chapelle Saint-Sébastien et celles de Sainte-Marie du Menez-Hom. La reproduction exacte des détails de l'autel du Rosaire de Pleyben en celui de l'église de Lopérec, nous autorise aussi à croire qu'on doit les attribuer à la même main. Le Séven et Cévaër travaillèrent toujours de concert ; en 1711 (Liasse H N° 24), un différend survint entre eux et Jean Gargam, fabrique marguillier du Cloître au sujet de travaux exécutés en l'église du Cloître-Pleyben qui possède deux autels avec retables à colonnes. Cévaër dut mourir vers 1717 : cette même année, sa veuve confirma dans une quittance générale, toutes celles produites par feu son mari aux fabriciens de Pleyben, durant les 18 années précédentes. La paroisse de Pleyben peut citer à bon droit ces noms de Jan Cévaër et de Jean Le Seven, parmi ceux qui lui font honneur. (Note : Dans une quittance générale des sommes qu'ils ont reçues pour leurs travaux des dits retables, Jean Cévaër se dit résidant au bourg paroissial de Pleyben, et Jean le Séven au village de Trévoan, en la trêve du Cloître, paroisse de Pleyben).
Nota 3 : Marché de l'horloge de l'église paroissiale de Pleyben : Il est remarquable que Pleyben qui avait fini par trouver parmi ses artisans deux maîtres-ouvriers capables de produire en sculpture les plus beaux chefs-d'oeuvre, découvrira aussi en son sein un maître-horloger dont la réputation s'étendra au loin dans le pays. Fils de Mr. Charles Guèguen, horloger au bourg de Pleyben, il est signalé au compte de fabrique de 1701 avoir reçu 150 livres pour avoir renouvelé l'horloge de l'église paroissiale de Pleyben. Nous lisons aussi dans le t. III de l'Inventaire Sommaire des Archives Départementales, p. CCXVIII, que Charles Guéguen, de Pleyben, travaille en 1703, à l'horloge de la cathédrale de Quimper. — Le 23 décembre 1703, il passe marché pour la confection d'une horloge destinée à l'église de Lochrist au Conquet. — En 1706, il fait un devis pour l'horloge de Lesneven, laquelle devra être faite pour le 15 Juin suivant. Elle aura 3 pieds et demi de long ; 3 de haut ; et 2 de large. Elle sera en pendule pour régler la sonnerie, devra sonner l'heure sur la grande cloche et les quarts et demies sur les autres. Le 27 Décembre, Charles Guéguen soumissionnait et obtenait le travail, pour 740 livres, contre Joseph Mory, Maître horloger de Landerneau. Toutefois les choses traînant, il y eut une autre adjudication en Avril 1709, et Charles Guéguen l'emportait encore sur son concurrent ; le marché toutefois ne montait plus qu'à 327 livres. (Archives Municipales de Lesneven). Le 19 septembre 1749, il passait marché pour la confection, moyennant 350 livres, d'une horloge neuve avec montre pour l'église Saint Guénolé en Ergué-Gabéric. La signature du dit Charles Guéguen aux registres paroissiaux est toujours accompagnée d'une roue dentelée, symbole de sa profession d'horloger. Mais en 1679, Pleyben attendait encore son maître horloger et faisait appel à la main-d'oeuvre étrangère. Liasse A N° 49. — 1679. « Ce jour quastriesme de Juin, après midy an mil six centz septante et neuff, présant ont esté en personnne devant nous notaire de la Cour royalle de Châteaulin y debuement soubmis, Michel le Guillou fabricque et marguillier de l'église paroissiale de Sainct Germain Pleiben, demeurant au lieu de Stéréon en la dite paroisse, d'une part, et Sire Allain Jégouic, maistre horologier, demeurant au passage de Nostre Dame de la Croix en la paroisse de Haut-Corlay, d'autre part ; entre lesquelles parties est convenu que icelluy Jégouic a par ceste promis et s'oblige de faire un horloge dont l'heure sonnera sur la grosse cloche du cloché neuff de la dicte église de Sainct Germain Pleiben, et pour cest effect, faira la quarée de la ditte horloge de trois pieds de long, de deux pieds de laize et deux pieds et demie de hauteur ; la roue des minuttes aura de diamètre dix-huict pousses et d'épesseur par dehors quatre lignes ; la roue de rencontre aura de diamètre traize pousses, d'épesseur à la dentz trois lignes ; la grande roue de la sonnerie aura de diamètre dix-huict pousses et d'épesseur par dehors quatre lignes et demie ; les autres secondes roues grandes et fortes à proportion des autres cy-devant. Les poids de la dicte sonnerie se montera avec une cigogne et sujet avec la ferraille dans la monstre qui sera placée au bout de la dicte horloge qui paroistrera en dehors vis-à-vis de la grande croix en la semetière, parce qu'il en fournira la carrée de bois pour la dicte montre preste à estre marquée, que le dit Jégouic marquera, sauff au dict fabricque de la faire peindre ; en outre les poids et mouvements se monteront avec une croisé, le marteau qui sonnera sur la grande cloche paisera trante cincq livres ou plus ; le dict entrepreneur s'oblige de faire sonner la demie heure sur telle cloche quy luy sera désignée au dict clocher et fournira les cordes pour monter les poids de la dicte horloge, lesquels poids luy seront donnés des pierres faictes et dressées par des tailleurs de pierres, et fournira aussy les fils de fer et les marteau recquis et nécessaires pour ce ; promet et s'oblige le dict entrepreneur de rendre tout ce que dessus et poser en place à ses frais et despants, soulz la Toussainct prochaine venante, et rendre la dicte horloge renable au désir du dessain cy-dessus laquelle il remettra en estat en cas de piesces faillantes soulz jour et an après avoir esté posée en place. En fabveur de ce que dessus le dict Guillou au dict nom promet et s'oblige de payer et faire avoir au dict Jégouic la somme de trois cents vingt et cinq livres, à valloir en laquelle somme le dit Guillou a présantement payé et solvé comptant au dict entrepreneur, la somme de quattre vingt dix livres tournois le tout en bonne monnoie, consenti quitance vallable ce touchant et le parsus payables lorsque la dicte horloge sera placée et le tout parfaict. Ainsi faict, promis, gréé, juré, obligé, consenti et condemné par la dicte Cour et le gré prins au bourg de Pleiben au tablier du soubzignant Frabolot, soubz le signe des dictes parties et des présants et acceptants ». Ainsi signé à l'original. A. JEGOUIC, MICHEL LE GUILLOU, H. LE PAGE et G. FRABOLOT, notaire royal. G. HEMERY, JAN BAPTISTE DE KERRET vicaire perpétuel. « Ce jour dix neuffiesme de septembre après midy an mil six centz septante et neuff presant a esté en personne devant nous soubzignants notaires de la Cour royalle de Chateaulin y debuement soubmis, Sire Allain Jégouic maistre horologier desnomé au marché cy-dessus, lequel connoit avoir esté payé tant présantement que avant ce jour du prix du marché avec luy aresté par Michel Le Guillou, fabricque de l'église de Pleiben, dont le dit Maistre Allain Jégouic le quitte et tous autres au dict nom, qui est la somme de trois cents vingt et cinq livres tournois, dont au moyen il quitte le dict fabrique au dict nom sur obligation de ses biens et sermant, sans que le dict Guillou entende déroger aux points et conditions que par le dict marché. Ainsi faict, promis, gré, juré, obligé, consenti et condemné par la dicte Cour et le gré prins au bourg de Pleiben soubz le signe des dites parties et les nostres ». Ainsy signé à l'original. A. JEGOUIC, MICHEL LE GUILLOU, et de nous H. LE PAIGE et G. FRABOLOT, notaires royaux. G, FRABOLOT, notaire royal. « Le dix-neuffiesme de septembre après midy an mil six cents septante et neuff, Sire Allain Jégouic maistre horologier desnommé en l'acte devant, a mis en place l'horloge et monstre qu'il a deub faire en l'église de Pleiben au désir du marché cy-devant, ainsy que le Sieur Vicaire de la dicte paroisse et Michel le Guillou fabricque d'icelle l'ont reconnu, lesquels ont réservé de faire autre regnable à dire d'experts, au cas que les parroissiens le jugent à propos et aux frais de qui il sera deub et ne déroger au mesme condiction du dict acte cy-dessus. Ainsy signé à l'original. JEAN BAPTISTE DE KERRET, Vicaire de Pleiben. A. JEGOUIC. et de nous H. LE PAIGE, et G. FRABOLOT, notaires royaux. G. FRABOLOT, notaire royal. Receu du dict Guillou pour ceste copie quinze sols et vingt et deux sols pour autre copie délivré au dict Jégouic, y comprins le timbre » (Archives du diocèse).
la chapelle Notre-Dame-de-Lannélec (XVème siècle), ancienne chapelle de la trève de Trefnescop. Elle est en forme de Tau et comprend une nef de quatre travées avec bas-côtés et deux chapelles en ailes dans l'alignement du chevet. La nef est séparée des collatéraux par des colonnes octogonales sans chapiteaux, soutenant des arcades ogivales. Sur la dernière colonne du côté de l'Epitre, est gravée la date de 1490 avec l'inscription "L'an Mill CCCC IIIIXX et X (1490) fut fondé ceste église" et, au-dessus de la porte nord, l'inscription "Fait faire par F. Le Roux Fabrique L'an MDCCLXIV" (date d'une réfection). Sur la porte nord, on voit une sainte Vierge et un donateur agenouillé avec l'inscription "Mater Dei Ora Pro Me" et "1546 fut faict par C. Favennec". Le lambris de la voûte, dans le bras sud du transept, porte l'inscription "Fait Fair(e) P. M. Léon Recteur de Pleiben. M. Guillaume Le Born G(erm)a(i)n Palant Mathias Direson Fabric. L'an 1772. Yves Rioual Fabric.". La flèche date de 1883. La sacristie date de 1741-1742 et porte l'inscription "Ia : Plassart : Fabrique : 1741". Le maître-autel en pierre et le retable datent du XVIIème siècle. Le retable du maître-autel est composé de panneaux sculptés représentant l'Annonciation, la Mort de la Vierge et l'Assomption. La maîtresse vitre, dont il ne reste que quelques fragments, conserve une partie du Crucifiement, une sainte Barbe et une Pièta. Dans les soufflets du tympan, on peut voir les armes pleines de Bretagne et mi-parti France-Bretagne, de Charles VIII et Anne de Bretagne, et les armes de la famille Kergoët pleines et mi-parti du Dresnay. Dans le vitrail de l'aile nord, se voient sainte Véronique et sainte Face. La chapelle abrite de chaque côté du choeur, dans deux niches à volets, une Vierge-Mère allaitant, et sainte Barbe dans un riche manteau sur lequel on lit la date de 1578, ainsi que les statues de saint Germain, saint Mathieu (1667), saint André (1667), saint Corentin, Notre-Dame des Douleurs, Notre-Dame du Rosaire (1864) et saint Jean en évêque ; | |
la chapelle Saint-Laurent (XVIIIème siècle), mentionnée dès 1550, restaurée en 1662 et reconstruite en 1731. Elle avait été en 1500 l'objet d'une bulle d'indulgences. Elle est dite parfois Saint-Pabu. Il s'agit d'un édifice en forme de croix avec un petit clocheton mur. Elle a été reconstruite au XVIIIème siècle, ainsi que l'indique l'inscription "Fait Faire par I. Favennec 1731", située au-dessus de la porte intérieure du clocher. La chapelle abrite les statues de Saint-Laurent, la Vierge-Mère, saint Pierre, saint Pabu, saint Cado et saint Suliau ; | |
la chapelle Neuve (1889) encore appelée « chapelle de la Congrégation », édifiée par les seigneurs de La Bouexière sur les plans du chanoine Abgrall (par l'entreprise Gassis de Châteaulin). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec chevet à pans coupés. Sur la façade ouest se trouve un triplet surmonté d'un clocheton à flèche carrée. La chapelle abrite des statues récentes à l'exception de celle de l'ange du Baptême de Notre-Seigneur ; | |
la chapelle de Garz-Maria (XVIème siècle), remaniée au XVIIème siècle et reconstruite au XVIIIème siècle (après sa destruction par la foudre en 1746). Elle est dédiée à Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. L'édifice est en forme de croix latine avec chevet à pans coupés et remonte au XVIème siècle dans ses parties les plus anciennes, choeur et transept, ainsi que l'indiquent les sablières et les fenestrages encore flamboyants. Elle a été remaniée au XVIIème siècle comme le confirme la date de 1681 sur la porte. Le clocher a une chambre de cloches sans galerie. La chapelle abrite les statues de sainte Anne, sainte Marguerite, sainte Barbe, saint Denis, la Vierge-Mère et un Christ attendant le supplice ; | |
la chapelle de la Madeleine (fin du XVIème siècle), construite à lemplacement dune ancienne fontaine, et restaurée en 1731 et 1858 (date inscrite sur la porte du transept). Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine qui comporte une nef avec bas-côté sud de quatre travées. Le clocher est à une chambre de cloches, sans galerie, et amorti par une flèche. La chapelle abrite les statues de sainte Madeleine, sainte Vierge, saint Pierre, saint Paul, saint Yves et un saint moine ; | |
la chapelle de la Trinité (XVIIème siècle). Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine qui porte les dates de 1664, 1666 et 1675. Le clocher, amorti par un dôme, est timbré des armes de la famille Pennaut. La chapelle abrite les statues de la Vierge-Mère, sainte Anne, saint Michel, sainte Catherine, saint Charles Borromée et deux statues de la sainte Trinité ; | |
la chapelle de Guenily ou de Guern-Ilis-Penity (1689), édifiée à lemplacement dun édifice plus ancien et dédiée à Notre-Dame de Vrai-Secours. L'édifice actuel est en forme de croix latine avec chevet à pans coupés : il a été reconstruit en 1689 (date inscrite sur l'abside). Vendu comme bien national le 25 thermidor An IV, il est racheté par un groupe d'habitants le 28 avril 1804 et donné par eux à la commune. Le clocheton, à une chambre et sans galerie, date du XIXème siècle. Les trois autels, timbrés à leur sommet des armes de Paul de Kerlech et de Catherine Françoise Fouquet (seigneur et dame de Tréziguidy), ont été construits en 1698 par Jean Cevaër (sculpteur) et Jean Le Senven (menuisier). Les armes de Tréziguidy se voient aussi dans l'une des fenêtres en alliance avec celles de Montdragon (en souvenir de l'alliance de Troïlus de Montdragon et de Françoise de la Palue de Tréziguidy vers 1520). La chapelle abrite les statues de Notre-Dame de Vrai Secours, saint Joseph, saint Barthélemy, saint Paul, saint Philippe dénommé saint Philibert, saint Nicodème et saint Eloi ; | |
les anciennes chapelles de Pleyben, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle Saint-Pabu (située jadis au village de Kerbabu, mentionnée dès 1400 et tombée en ruines à la fin du XVIIème siècle), la chapelle Saint-Cado (située jadis à Penguily-Vras où se trouvait aussi une fontaine), la chapelle Saint-Suliau (vendue à la Révolution), la chapelle Saint-Dalgon, la chapelle Notre-Dame de la Clarté (située jadis à Ilisven où se trouvait aussi une fontaine), la chapelle de Leinlouet (datée de 1667 et détruite en 1924), les chapelles privées de Kerseuch, Keriliou et Quillien, les oratoires privées de la Boissière et de Tréziguidy ; | |
lossuaire du placitre de léglise (milieu du XVIème siècle), restauré en 1733 (date inscrite sur le tympan de la porte) et converti en chapelle funéraire en 1736. Il servit d'école primaire en 1827, de bureau de poste et de bureau pour les services de la mairie en 1850. De plan rectangulaire, l'édifice comporte des baies jumelles surmontées d'accolades décorées de choux frisés et fleurons et reposant sur des colonnettes en nid d'abeilles. La façade, tournée vers l'église, est percée d'une porte, accostée de chaque côté de trois arcades géminées. Deux autres arcades existent sur le pignon nord. Il renferme aujourd'hui un petit musée breton ; | |
le calvaire du placitre (1555), attribué à Bastien et Henry Prigent, déplacé en 1739 et restauré en 1742. Il est dû à trois ateliers différents. Le plus ancien, qui exécuta la statue de saint Germain, datée de 1555, et décorant actuellement la tour de l'église de Pleyben, ainsi que la majorité des scènes, est un atelier landernéen. Le second atelier, celui de Julien Ozanne, exécuta la Cène, l'Entrée à Jérusalem, le Lavement des pieds, daté de 1650. Un troisième atelier exécuta le Christ en prières au Jardin des Oliviers ; | |
la croix Croaz-ar-Huré de Gorzaliou (XVIème siècle) ; | |
la croix de Croas-Nu (XVème siècle) ; | |
le calvaire du Drevers (XVIème siècle) ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : An Dreinded (XVI-XXème siècle), La Garenne (1890), Garsmaria (XVIème siècle, due à Lar'hantec), Le Grand-Pont (XIXème siècle), Guénily (1577-1821), Guénily (1885), Keranfaouis (XVIIème siècle), Kerouel ou Croix-Pennant (XVIème siècle), Keryekel ou Croas-ar-Persoun (XVIème siècle), Keryunet (1633), Lannélec (XVIème siècle), La Madeleine (XIXème siècle), l'enclos de Pleyben (XVème siècle), l'enclos de Pleyben (Moyen Age), le cimetière de Pleyben (1869), la croix située place de Gaulle ou Croas-an-Hollen (1920), Groas-ar-Gorré (XVème siècle), Pont-Coblant (XVème siècle), Pont-Coblant (1945), Restavidan (XVème siècle), Saint-Algon (XVI-XXème siècle), Saint-Laurent (XVIème siècle) ; | |
le château de Quillien (XIXème siècle), édifié par René-Maurice Kerret ; | |
le manoir de La Boixière (XVIIIème siècle), propriété de la famille Derrien de La Boisssière (dès le XVIIème siècle), puis des Lesparler de Coatgarric, des Bizien du Lézard (au XVIIIème siècle) et des Amphermet (au XXème siècle) ; | |
l'ancien manoir du Leun (XV-XVIème siècle), propriété de la famille Roscerf, puis du marquis de La Fayette (1757-1834) ; | |
le manoir de Tréziguidy (moyen âge), ancienne forteresse et berceau de la famille Tréziguidy. Un de ses membres, Maurice de Tréziguidy, prend part comme écuyer, en 1350, au fameux combat des Trente. Au XVIème siècle, la terre passe entre les mains de la famille de la Palue, et plus tard entre les mains de la famille de Montmorency ; | |
l'ancien manoir de Coat-Pont et son puits (XVIIIème siècle) ; | |
13 moulins dont le moulin à eau de Tréfléau, Neuf, Quilien, Pennault, de Coat-Pont, de Timen, de Kerlan, du Chantre, Toul-ar-Pesked (XIX-XXème siècle), |
A signaler aussi :
un dolmen, deux tumuli à Roz-ar-Challez (époque néolithique) ; | |
une tombe en coffre (âge du bronze) ; | |
le camp de Bourgel (époque gallo-romaine) ; | |
le retranchement circulaire de Lannélec ; | |
la découverte de monnaies et de poteries à Kerlann ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLEYBEN
(à compléter)
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