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PLEYBEN |
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La commune de Pleyben ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLEYBEN
Pleyben vient du breton « ploe » (paroisse) et du saint breton Iben.
Pleyben se constitue entre le Vème et le VIIème siècle en paroisse primitive englobant les territoires de Lannédern, Lennon, Le Cloître-Pleyben, Saint-Ségal, Pont-du-Buis, et la partie nord de Châteaulin.
Pleyben a certainement une origine monastique : en effet plusieurs lieux-dits ou villages évoquent les relations avec les moines voir même leur implantation. Il s'agit de Le Moustoir, Le Cloître Pleyben, Ster ar Manach, Stang an Abat, Lanvézennec. L'abbaye de Relecq possédait jadis des droits à Pleyben. De même les Templiers auraient joué un rôle important à Pleyben : le village de l'Ilisven (l'église blanche) serait une ancienne aumônerie et au village de Kernclanff (Kerlan aujourd'hui) aurait existé une maladrerie ou léproserie.
Pleyben était autrefois divisée en neufs hameaux dont lun autour de la chapelle de Lannélec, qui sappelait Trefnescop (quartier de lévêque). Il y eut là primitivement un prieuré dépendant de Landévennec. La paroisse de Pleyben, qui avait pour trève Le Cloître-Pleyben, dépendait autrefois de l'évêché de Cornouaille.
On rencontre les appellations suivantes : Pleiben (au XIème siècle) et Pleyben dès 1241.
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PATRIMOINE de PLEYBEN
l'église Saint-Germain (1530-1690), édifiée à lemplacement dun ancien sanctuaire et restaurée de 1857 à 1860. La construction débute vers 1530 par la façade ouest due à l'atelier de Saint-Herbot. L'édifice est en croix latine à trois vaisseaux lambrissés avec un transept saillant datant de 1564-1571. A l'entrée du transept, près de la sacristie, on trouve l'inscription "A l'oneur de Dieu, Notre-Dame, Monseigneur Saint-Germain et sainte Katherine cette oeupvre fust faicte l'an mil cinq cents soixante quatre. Vénérable maistre Alain Kergadalen recteur lors". Sur le mur du bas-côté sud, au-dessus de la porte située entre le porche et le transept, se trouve une autre inscription "L'an 1583 ve vobis gentibus in templo vana loquentibus". Le chevet est de type Beaumanoir. L'église est dominée par deux clochers, le droit est une tour marquée par le style de la Renaissance, tandis que l'autre l'est par le style Cornouaillais. Le porche sud, qui supporte le grand clocher, porte les dates de 1588 (sur la clef en forme de feuille d'acanthe de sa porte) et 1591 (sur la frise intérieure du côté Est) : interrompus sous la Ligue, les travaux reprennent qu'en 1633 sous la direction de l'architecte Guillaume Kerleroux (ou Kerlezroux) et sont achevés en 1642. La chute partielle du clocher en 1699 entraîne la reconstruction de la façade sud du transept en 1718 sous la conduite de l'architecte François Favennec. Le lanternon est refait en 1714. Une cloche porte l'inscription "+Sancta Maria Virgo Mater Dei Monstra Te Esse Matrem Parochiae de Pleiben + Hervé Ma Faict en Lan 1667" (Léonard Hervé, marchand fondeur à Nantes). L'aile sud porte la date de 1718 et le nom de "Jan Rannou Grand Fabrice". Le bas-côté nord est remonté en 1811 et une restauration générale a lieu de 1857 à 1860. La tour Saint-Germain est rejointoyée en 1913 : la tour comporte une statue de saint Germain, provenant d'un calvaire et portant au bas de la chape la date de 1555 et l'inscription "En l'honneur de Dieu et (notre) Da(m)e et Monseigneur S. Germain ceste croix fust com(m)e(n)cé(e)". A l'intérieur de l'église, la nef est dotée d'une surprenante sablière. La chapelle date de 1680-1690. La sacristie date de 1680-1690. Les fonts baptismaux datent du XVIIème siècle : dans des niches provenant d'un ancien retable du XVIIème siècle, on a placé le groupe de Notre-Seigneur baptisé par saint Jean, et les statues de sainte Elisabeth et de saint Zacharie. Les autels et les retables datent du XVIIème siècle : le retable du Rosaire, oeuvre de Jean Le Seven (maître menuisier au Cloître-Pleyben) et Jean Cevaer (maître sculpteur à Pleyben), date de 1696 ou 1698 ; le retable du maître-autel, oeuvre de l'atelier Le Déan : Yvon Le Déan (maître sculpteur à Brest), Jean et Pierre Le Déan (maîtres sculpteurs à Quimper), date de 1667-1668. Le sacraire date du XVIème siècle. Lorgue date de 1693-1877. Le buffet d'orgues, oeuvre de Michel Madé (menuisier à Morlaix), date de 1688. A noter que de nouvelles orgues ont été achetées à Quimper le 15 juillet 1877 à Hayer, facteur. Un cadran solaire porte l'image de saint Germain et la date de 1619. Au-dessus de la porte du fond, une statue de Notre-Seigneur porte sur son socle la date de 1654 et l'inscription "M. Nat(alis) Coffec. Rect. 1654". La branche sud du transept est réédifiée en 1718. Le long de la nef et des collatéraux, nous trouvons de belles statues en bois : saint Antoine, sainte Geneviève, saint Herbot, saint Corentin, saint Yves. On y voit aussi une statue en bois (H. 1,65 m) de saint Guénolé, datée du XVIIIème siècle : l'abbé porte un costume hybride dont un manteau de capucin et tient une croix dans la main gauche. A l'entrée du sanctuaire sont les statues de sant Per (côté de l'Evangile) et sant Renan (côté Epître). La maîtresse vitre, qui représente la Passion du Christ est l'oeuvre d'un atelier quimpérois et date de la fin du XVIème siècle (elle est divisée en douze compartiments) : elle a été restaurée en 1879 (on retrouve le même carton à Kergloff). Les deux vitraux latéraux sont des oeuvres de Plouquet datés de 1917 : celui de droite représente l'Arbre de Jessé, celui de gauche représente Jésus et les Apôtres. A l'entrée du placitre se voit un arc triomphal qui porte la date de 1725 : l'arc de triomphe porte l'inscription "Nouel Favennec Fabrique 1725". Il est surmonté d'une Pietà encadrée de deux anges aptères ; | |
la chapelle Notre-Dame-de-Lannélec (XVème siècle), ancienne chapelle de la trève de Trefnescop. Elle est en forme de Tau et comprend une nef de quatre travées avec bas-côtés et deux chapelles en ailes dans l'alignement du chevet. La nef est séparée des collatéraux par des colonnes octogonales sans chapiteaux, soutenant des arcades ogivales. Sur la dernière colonne du côté de l'Epitre, est gravée la date de 1490 avec l'inscription "L'an Mill CCCC IIIIXX et X (1490) fut fondé ceste église" et, au-dessus de la porte nord, l'inscription "Fait faire par F. Le Roux Fabrique L'an MDCCLXIV" (date d'une réfection). Sur la porte nord, on voit une sainte Vierge et un donateur agenouillé avec l'inscription "Mater Dei Ora Pro Me" et "1546 fut faict par C. Favennec". Le lambris de la voûte, dans le bras sud du transept, porte l'inscription "Fait Fair(e) P. M. Léon Recteur de Pleiben. M. Guillaume Le Born G(erm)a(i)n Palant Mathias Direson Fabric. L'an 1772. Yves Rioual Fabric.". La flèche date de 1883. La sacristie date de 1741-1742 et porte l'inscription "Ia : Plassart : Fabrique : 1741". Le maître-autel en pierre et le retable datent du XVIIème siècle. Le retable du maître-autel est composé de panneaux sculptés représentant l'Annonciation, la Mort de la Vierge et l'Assomption. La maîtresse vitre, dont il ne reste que quelques fragments, conserve une partie du Crucifiement, une sainte Barbe et une Pièta. Dans les soufflets du tympan, on peut voir les armes pleines de Bretagne et mi-parti France-Bretagne, de Charles VIII et Anne de Bretagne, et les armes de la famille Kergoët pleines et mi-parti du Dresnay. Dans le vitrail de l'aile nord, se voient sainte Véronique et sainte Face. La chapelle abrite de chaque côté du choeur, dans deux niches à volets, une Vierge-Mère allaitant, et sainte Barbe dans un riche manteau sur lequel on lit la date de 1578, ainsi que les statues de saint Germain, saint Mathieu (1667), saint André (1667), saint Corentin, Notre-Dame des Douleurs, Notre-Dame du Rosaire (1864) et saint Jean en évêque ; | |
la chapelle Saint-Laurent (XVIIIème siècle), mentionnée dès 1550, restaurée en 1662 et reconstruite en 1731. Elle avait été en 1500 l'objet d'une bulle d'indulgences. Elle est dite parfois Saint-Pabu. Il s'agit d'un édifice en forme de croix avec un petit clocheton mur. Elle a été reconstruite au XVIIIème siècle, ainsi que l'indique l'inscription "Fait Faire par I. Favennec 1731", située au-dessus de la porte intérieure du clocher. La chapelle abrite les statues de Saint-Laurent, la Vierge-Mère, saint Pierre, saint Pabu, saint Cado et saint Suliau ; | |
la chapelle Neuve (1889) encore appelée « chapelle de la Congrégation », édifiée par les seigneurs de La Bouexière sur les plans du chanoine Abgrall (par l'entreprise Gassis de Châteaulin). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec chevet à pans coupés. Sur la façade ouest se trouve un triplet surmonté d'un clocheton à flèche carrée. La chapelle abrite des statues récentes à l'exception de celle de l'ange du Baptême de Notre-Seigneur ; | |
la chapelle de Garz-Maria (XVIème siècle), remaniée au XVIIème siècle et reconstruite au XVIIIème siècle (après sa destruction par la foudre en 1746). Elle est dédiée à Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. L'édifice est en forme de croix latine avec chevet à pans coupés et remonte au XVIème siècle dans ses parties les plus anciennes, choeur et transept, ainsi que l'indiquent les sablières et les fenestrages encore flamboyants. Elle a été remaniée au XVIIème siècle comme le confirme la date de 1681 sur la porte. Le clocher a une chambre de cloches sans galerie. La chapelle abrite les statues de sainte Anne, sainte Marguerite, sainte Barbe, saint Denis, la Vierge-Mère et un Christ attendant le supplice ; | |
la chapelle de la Madeleine (fin du XVIème siècle), construite à lemplacement dune ancienne fontaine, et restaurée en 1731 et 1858 (date inscrite sur la porte du transept). Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine qui comporte une nef avec bas-côté sud de quatre travées. Le clocher est à une chambre de cloches, sans galerie, et amorti par une flèche. La chapelle abrite les statues de sainte Madeleine, sainte Vierge, saint Pierre, saint Paul, saint Yves et un saint moine ; | |
la chapelle de la Trinité (XVIIème siècle). Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine qui porte les dates de 1664, 1666 et 1675. Le clocher, amorti par un dôme, est timbré des armes de la famille Pennaut. La chapelle abrite les statues de la Vierge-Mère, sainte Anne, saint Michel, sainte Catherine, saint Charles Borromée et deux statues de la sainte Trinité ; | |
la chapelle de Guenily ou de Guern-Ilis-Penity (1689), édifiée à lemplacement dun édifice plus ancien et dédiée à Notre-Dame de Vrai-Secours. L'édifice actuel est en forme de croix latine avec chevet à pans coupés : il a été reconstruit en 1689 (date inscrite sur l'abside). Vendu comme bien national le 25 thermidor An IV, il est racheté par un groupe d'habitants le 28 avril 1804 et donné par eux à la commune. Le clocheton, à une chambre et sans galerie, date du XIXème siècle. Les trois autels, timbrés à leur sommet des armes de Paul de Kerlech et de Catherine Françoise Fouquet (seigneur et dame de Tréziguidy), ont été construits en 1698 par Jean Cevaër (sculpteur) et Jean Le Senven (menuisier). Les armes de Tréziguidy se voient aussi dans l'une des fenêtres en alliance avec celles de Montdragon (en souvenir de l'alliance de Troïlus de Montdragon et de Françoise de la Palue de Tréziguidy vers 1520). La chapelle abrite les statues de Notre-Dame de Vrai Secours, saint Joseph, saint Barthélemy, saint Paul, saint Philippe dénommé saint Philibert, saint Nicodème et saint Eloi ; | |
les anciennes chapelles de Pleyben, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle Saint-Pabu (située jadis au village de Kerbabu, mentionnée dès 1400 et tombée en ruines à la fin du XVIIème siècle), la chapelle Saint-Cado (située jadis à Penguily-Vras où se trouvait aussi une fontaine), la chapelle Saint-Suliau (vendue à la Révolution), la chapelle Saint-Dalgon, la chapelle Notre-Dame de la Clarté (située jadis à Ilisven où se trouvait aussi une fontaine), la chapelle de Leinlouet (datée de 1667 et détruite en 1924), les chapelles privées de Kerseuch, Keriliou et Quillien, les oratoires privées de la Boissière et de Tréziguidy ; | |
lossuaire du placitre de léglise (milieu du XVIème siècle), restauré en 1733 (date inscrite sur le tympan de la porte) et converti en chapelle funéraire en 1736. Il servit d'école primaire en 1827, de bureau de poste et de bureau pour les services de la mairie en 1850. De plan rectangulaire, l'édifice comporte des baies jumelles surmontées d'accolades décorées de choux frisés et fleurons et reposant sur des colonnettes en nid d'abeilles. La façade, tournée vers l'église, est percée d'une porte, accostée de chaque côté de trois arcades géminées. Deux autres arcades existent sur le pignon nord. Il renferme aujourd'hui un petit musée breton ; | |
le calvaire du placitre (1555), attribué à Bastien et Henry Prigent, déplacé en 1739 et restauré en 1742. Il est dû à trois ateliers différents. Le plus ancien, qui exécuta la statue de saint Germain, datée de 1555, et décorant actuellement la tour de l'église de Pleyben, ainsi que la majorité des scènes, est un atelier landernéen. Le second atelier, celui de Julien Ozanne, exécuta la Cène, l'Entrée à Jérusalem, le Lavement des pieds, daté de 1650. Un troisième atelier exécuta le Christ en prières au Jardin des Oliviers ; | |
la croix Croaz-ar-Huré de Gorzaliou (XVIème siècle) ; | |
la croix de Croas-Nu (XVème siècle) ; | |
le calvaire du Drevers (XVIème siècle) ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : An Dreinded (XVI-XXème siècle), La Garenne (1890), Garsmaria (XVIème siècle, due à Lar'hantec), Le Grand-Pont (XIXème siècle), Guénily (1577-1821), Guénily (1885), Keranfaouis (XVIIème siècle), Kerouel ou Croix-Pennant (XVIème siècle), Keryekel ou Croas-ar-Persoun (XVIème siècle), Keryunet (1633), Lannélec (XVIème siècle), La Madeleine (XIXème siècle), l'enclos de Pleyben (XVème siècle), l'enclos de Pleyben (Moyen Age), le cimetière de Pleyben (1869), la croix située place de Gaulle ou Croas-an-Hollen (1920), Groas-ar-Gorré (XVème siècle), Pont-Coblant (XVème siècle), Pont-Coblant (1945), Restavidan (XVème siècle), Saint-Algon (XVI-XXème siècle), Saint-Laurent (XVIème siècle) ; | |
le château de Quillien (XIXème siècle), édifié par René-Maurice Kerret ; | |
le manoir de La Boixière (XVIIIème siècle), propriété de la famille Derrien de La Boisssière (dès le XVIIème siècle), puis des Lesparler de Coatgarric, des Bizien du Lézard (au XVIIIème siècle) et des Amphermet (au XXème siècle) ; | |
l'ancien manoir du Leun (XV-XVIème siècle), propriété de la famille Roscerf, puis du marquis de La Fayette (1757-1834) ; | |
le manoir de Tréziguidy (moyen âge), ancienne forteresse et berceau de la famille Tréziguidy. Un de ses membres, Maurice de Tréziguidy, prend part comme écuyer, en 1350, au fameux combat des Trente. Au XVIème siècle, la terre passe entre les mains de la famille de la Palue, et plus tard entre les mains de la famille de Montmorency ; | |
l'ancien manoir de Coat-Pont et son puits (XVIIIème siècle) ; | |
13 moulins dont le moulin à eau de Tréfléau, Neuf, Quilien, Pennault, de Coat-Pont, de Timen, de Kerlan, du Chantre, Toul-ar-Pesked (XIX-XXème siècle), |
A signaler aussi :
un dolmen, deux tumuli à Roz-ar-Challez (époque néolithique) ; | |
une tombe en coffre (âge du bronze) ; | |
le camp de Bourgel (époque gallo-romaine) ; | |
le retranchement circulaire de Lannélec ; | |
la découverte de monnaies et de poteries à Kerlann ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLEYBEN
(à compléter)
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