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LANVELLEC

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La commune de Lanvellec (pucenoire.gif (870 octets) Lanvaeleg) fait partie du canton de Plestin-les-Grèves. Lanvellec dépend de l'arrondissement de Lannion, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne)

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LANVELLEC vu par un chroniqueur du siècle dernier

Selon les uns Lanvellec viendrait de Lan-veïnnec (lieu rempli de pierres), selon d'autres, de Lanmellec, nom de saint Mélec (Maeloc, en breton) ou nom d'un riche propriétaire qui aurait habité la commune ; selon l'opinion la plus commune de Lan ar Bellec (lieux, endroit du prêtre).

Le bourg de Lanvellec (Bretagne)

Lanvellec semble être un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouaret. La commune de Lanvellec fait partie du canton de Plestin et de l'arrondissement de Lannion. Avant la Révolution de 1790, Lanvellec dépendait de la cour ducale et sénéchaussée de Guingamp. Lanvellec est bornée au nord par les communes de Plouzélambre et de Tréduder, au midi par celles de Plounévez-Moëdec et de Plounérin ; au levant, par celle de Plouaret ; au couchant par celle de Plufur.

L'ancienne paroisse de Lanvellec, bien qu'enclavée dans le diocèse de Tréguier, faisait partie de l'évêché de Dol. Elle dépendait de la subdélégation et du ressort de Lannion. La cure était à l'ordinaire.

Sa longueur est de 8 kilomètres et sa largeur de 4. Elle a une population de dix neuf cent quarante trois habitants, suivant le dernier recensement. On y parle le breton presque exclusivement. La partie du midi est montagneuse ; celle du nord très accidentée. Entre deux collines se trouve la vallée de Rosambo qui se prolonge jusqu'à la grève de St-Michel, en formant les sites les plus pittoresques et les lieux les plus enchanteurs. A proprement parler, il n'y a pas de bois à Lanvellec, si ce n'est des bois taillis. Cependant, à l'exception du midi, la commune est assez bien boisée, ce qui n'empêche pas le bois d'y être cher.

Note : la commune de Lanvellec est formée des villages : Guerdiou, Kerleouarn, Rosambo, Kerhuela, Kerjagu, Saint-Goulven, Kermasson, Pouloupry, Rumelgon, Presbytère-Penquer, Rumelgo, Crec'h-ar-Lan, Goergasn, Keraloas, Crec'h-an-Veuzit, Saint-Connay, Crec'h-Plac'h, Guern-an-Glao, Saint-Carré, Convenant-Jeannot, Kergrec, Goas-an-Garnel, Les-è-Laouen, Creiz, etc....

Les rivières principales sont celles du Roudour et de St Gonéry, si toutefois elles méritent ce nom. Elles alimentent les quatre moulins que possède la commune de Lanvellec, à savoir : le moulin de Saint Gonery et celui de Rosambo qui se trouvent sur la rivière de St-Gonery, et le moulin du Run et celui ar stang sur la rivière du Roudour. Au reste, il y a un grand nombre de ruisseaux et de fontaines qui fournissent l'eau nécessaire aux besoins de la vie.

Les étangs sont celui de St-Gonery et celui de Kervegan, très poissonneux, et sur lesquels on voit, à certaines époques de l'année, des oiseaux de passage ; et celui de kerré célèbre par les croyances qui s'y rattachent et que nous citerons en leur lieu.

Les chemins principaux sont :

1 ) la route de grande communication de Lannion à Guerlesquin, très fréquentée.

2) la route n° 57 de Plouaret à Plestin, peu fréquentée à cause du mauvais état où elle se trouve.

3) la route de Saint Carré à la grève, la plus fréquentée à cause du sable que l'on vient chercher de loin pendant toute l'année.

Le bourg de Lanvellec (Bretagne)

Il y a deux écoles à Lanvellec : l'une de garçons, l'autre de filles. Elles sont prospères. Le nombre des enfants qui les fréquentent est de 90 à 100. Le nombre de ceux qui restent encore éloignés des écoles tend à diminuer de jour en jour.

La commune de Lanvellec possède trois débits de tabacs, une recette buraliste et un bureau de bienfaisance.

On y rencontre presque partout de beaux granites.

Autrefois on y a trouvé un monument druidique sur lequel se trouvait une empreinte représentant une tête. On ne l'a pas conservé.

La culture dominante est celle des céréales, principalement du froment et de l'avoine. La partie nord-est est bien cultivée et très productive ; la partie midi renferme beaucoup de landes et de terres incultes et rapporte généralement peu. On y trouve les animaux suivants : le cheval, le bœuf, les vaches laitières, les chèvres et les troupeaux de moutons que les indigènes prennent à cheptel.

Du Menez Crec'h bourg près de Saint Carré, on jouit d'un point de vue très remarquable par l'étendue qu'il embrasse. Au midi la vue s'étend indéfiniment, et sur les autres points on domine toutes les contrées environnantes. On voit aussi la mer à 13 ou 14 kilomètres de distance.

Plusieurs habitations de celles qui existent actuellement dans la commune ont servi autrefois de demeure à la noblesse, telle que le Goasru où l'on arrive par une belle allée de châtaigniers. Mais la plus importante est sans contredit le château de Rosambo appartenant à Monsieur Le Peletier, marquis de Rosambo. On y arrive par deux avenues : l'une au nord, l'autre au midi.

Les lieux remarquables sont ceux qui ont été le théâtre de quelque combat ou escarmouche. La tradition parle d'un fait très ancien. C'est un combat qui ne peut se rapporter qu'à la guerre de Succession entre Charles de Blois et le comte de Montfort. On dit qu'il y fut tué beaucoup d'Anglais. La place où ils furent enterrés porte encore le nom de Cimetière des Anglais. C'était un placître (qui vient d'être clos) sur le bord de la route n° 58 de Lannion à Guerlesquin, près de Goes an Garnel.

M. Allain Lucas, prêtre de Lanvellec, qui a habité cette commune depuis 1592 jusqu'en 1640, a célébré en vers latins la guerre de la Sainte-Union, et les combats qui ont eu lieu à Lanvellec, Plestin, Plouaret, Ploubezre, Lannion, Tréguier, Guingamp, marqué les jours où ces villes et bourgs ont été saccagés et incendiés. Il dit en outre que la commune de Lanvellec fut frappée d'une contribution de vingt-neuf mille livres par les troupes du Duc de Mercoeur sans compter les fournitures de vivres, foin, avoine, subsides de toute espèce.

Il parle aussi des cruautés de Fontenelle et rapporte mot à mot le supplice affreux auquel fut condamné l'infâme régicide Ravaillac. Il dit qu'un détachement, envoyé de la garnison de Tonquédec pour percevoir la rançon imposée aux habitants de Plufur, fut mis en pièces près de Saint Adrien, sur les limites de Lanvellec. Le combat finit près du Guerdiou, village de la commune. Il y eut des morts de part et d'autre.

Un champ de la commune porte le nom de Poul ar Saozon (fosse des Anglais). Je ne sais pas à qui se rapporte ce nom. On dit qu'il s'y trouve un trésor enfoui. Un anglais qui a habité la commune en a parlé aux habitants. Il habite aujourd'hui Guingamp.

Un autre champ porte le nom de Tachen ar Vocen (Plaine de la peste). La tradition dit que lors de la peste qui désola le pays on y enterrait les morts.

Le bourg de Lanvellec (Bretagne)

Parmi les hommes célèbres qui ont résidé dans la commune de Lanvellec, il faut citer :

1 ) M. Lucas, prêtre savant qui a célébré en vers latins la guerre de la Ligue. Il a laissé des notes très judicieuses sur les principaux événements de son temps.

2) Le Guillou Guy, docteur en Sorbonne, homme très savant et très vertueux. Il était recteur de Lanvellec lorsqu' éclata la Révolution, et ne voulant pas prêter le serment de fidélité prescrit par la Constitution il se retira dans l'île de Jersey et mourut entre les bras de M. Legall, prêtre, au moment où il se disposait à rentrer en France.

3) Le Mérer Philippe qui a laissé un grand nombre de poésies où se révèlent le génie et le bon goût. Il excellait surtout dans la satire. C'était l'oracle des paysans. Il est mort il y a 16 ans.

4) Enfin, les fils et les petits fils de ce dernier qui sont des artisans très distingués. L'un d'eux, Le Mérer Philippe, sculpteur à Lannion, a obtenu un brevet de Monseigneur Le Mée, et des médailles à diverses expositions. Les autres ont fait, concurremment avec lui, plusieurs travaux où se révèle le génie qui semble héréditaire dans cette famille. Seuls, ils ont fait le lambris de Lanvellec, chef-d'oeuvre de bon goût et qui fait l'admiration de tous les connaisseurs. Il est réputé le plus beau des environs. Plusieurs statues et plusieurs emblèmes, d'un travail merveilleux constatent leur mérite s'il n'était déjà connu.

On trouve les appellations suivantes : Lanvoleuc (vers 1330), Lanmeleuc (fin XIVème siècle), Lanmellec (en 1427), Lanmelec (en 1439), Lanvelec (en 1516), Lanmellec (en 1543), Lanvellec (en 1590).

Nota 1 : Concernant les guerres de la Ligue, le recteur de Lanvellec indique « que durant les neuff ans que la guerre civile et troubles derniers ont duré et continué en France et en Bretagne on a païé de ceste paroisse de Lanvelec en tailles, fouages, et subsides la somme de vingt et neuff mille livres monnoie (...). Le 3e et 7e jours de juillet 1590 fust bruslée et ravagée la paroisse de Plestin par ceulx du party du roy. Et au reciprocque le 21 dudit mesme mois de juillet 1590 fust pareillement bruslée et ravagée la paroisse de Plouaret, Ploebezre, et la ville de Lannyon par ceulx qui tenoient le parti du duc de Mercure et de Saincte Union (...). En l'an 1596 fust faicte une treuve genneralle par toute la France (...). Le 24 jour d'avril 1596 sur la vespree logea une compaignee de gentz de guerre au Vieulxmarché, Plouaret, Lanvelec et Ploefur qui firent un très grand dommage et ruine (...). Le judi 16 de may 1596 au quel jour estoict la foire de may ondit Lannyon arriva en ladite ville environ 70 chevaux armez de la garnison du Sr de Fontenelle tenant pour lors son fort à Douar an enes qui firent grand domage et ruine tant en la ville que par tout où ilz passoient combien que la treuve generalle estoict en toutte la France durant ce temps là. Le mardy 28 jour d'octobre 1597 le sieur de La Fontenelle assisté d'environ 300 cavaliers vinst de Douar an enes au bourg de Ploemilieau pour deffaire le cappitaine dict Ville Chuppin (...) estant des trouppes du Sr de Kergomar, quel Ville Chupin estoict ondit bourg assisté d'environ 150 hommes de pied qui y estoient venus pour contraindre les paroisses de paier ce qu'ils restoient pour les fortifications de Guingamp, lequel capitaine (...) avecq 12 ou 13 de ses soldats furent tuez et les autres mis en routte (...). Apprés tous ces tourbillons et innumérablés cruautez et tyrannyes espouvantables de mars : Quand il a pieu à notre bon et clément dieu d'en hault, il a envoyé en bas la paix (...) laquelle en fin (...) fust publyée en la ville de Lannyon ce judi deuxième jour d'avril 1598. Plaise à dieu la continuer longuement au désolé royaume de France et en ceste basse Bretagne si cruelement affligée par les satellittes et fourriers de Sathan (...). Il ne fault doubter qu'il n'y eust beaucoup de meslee durant la dite guerre car souvent et en plusieurs lieux le père faisoit la guerre au filz (et au contraire) l'un frère contre l'autre, l'une ville contre l'autre, une paroisse contre la prochaine et ce d'autant qu'il y avoict des uns qui tenoient le party du roy, les autres au contraire tenoient le parti de la Saincte Unyon et du duc de Mercure gouverneur pour lors en Bretaigne, les villes de Lantréguier et Lannyon et le chateau de Toncquedec se tenoient du costé du roy, Guingamp et Morlaix estoient pour Mercure mais en fin la ville de Guingamp fust prinse par composition avecq le prince de Dombes filz du duc de Montpansier au mois de juin en l'an 1591 apprès plusieurs et terribles canonades qu'elle endura auparavant sa randition. Et pour obvier au ravage et pillerie de la dite ville de Guingamp les bourgeois et autres habitantz et reffugiés d'icelle paierent pour leur ranczon quarante mil escus, scavoir les bourgeois vingt et cinq mil escus et les réfugiés quinze mil escus » (Registres de Lanvellec, 1604).

Nota 2 : un acte de 1170 mentionne parmi les possessions de l'abbaye de Bégard la "grange" de Saint Caramus.

Voir aussi la situation de la paroisse de Lanvellec durant la Révolution.

Le bourg de Lanvellec (Bretagne)

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PATRIMOINE de LANVELLEC

EGLISE PAROISSIALE.

Le premier titre sur lequel on puisse établir son existence est une bulle de Clément VI, datée d'Avignon en l'an 1353 ; elle accorde des indulgences aux personnes qui contribueront aux réparations de l'église paroissiale. Elle est à nouveau reconstruite à la fin du XVIème siècle et consacrée en 1607 par Mgr Antoine de Revol.

Elle a été rebâtie en 1850 (inaugurée et consacrée en 1871). C'est un très beau monument dans le style gothique. Elle possède un lambris magnifique exécuté par les Mérer. Dans le transept nord de l'église moderne, pierre tombale du XVIIème siècle, portant un écusson écartelé du Cosquer et de Botloï. Classé le 22 juillet 1924.

Dans le cimetière on voit un ossuaire (XVème siècle) dans le style flamboyant qui peut être placé au rang des monuments historiques.

L'église est dédiée à Dieu sous l'invocation de Saint Brandan, abbé, et de Saint Samson, évêque de Dol, le second patron. La fête de Saint Brandan est indiquée dans le Martyrologue au 16 mai, on la célèbre le 3ème dimanche de septembre.

Brandan, né en 484, était disciple de Saint Finnan et de Saint Gildas. Il eut pour disciple Saint Malo, fils du comte Guen. Il avait pour lui une affection particulière, et la jalousie troubla leur retraite. Ils allèrent avec une centaine d'autres pieux personnages travailler dans d'autres contrées. Plus tard rentré dans son couvent pacifié, St Brandan fonda le monastère d'Ailech en Angleterre et bâtit une église dans l'île de Setland. En Irlande il multiplia les abbayes et composa une règle longtemps célèbre. Il mourut en 578.

Voir aussi   Lanvellec " Description de l'église de Lanvellec " 

L'église de Lanvellec (Bretagne)

 

CHAPELLES

La tradition populaire dit que la chapelle de Saint Laurent aujourd'hui en ruines était autrefois l'église paroissiale : on montre encore aujourd’hui l'endroit où était le presbytère. La tour existait avant 1850. Il est certain qu'autrefois on y enterrait les morts.

La chapelle-neuve de Saint Carré est la plus importante de toutes les chapelles de la commune. C'est un lieu très fréquenté par les pèlerins. On en a vu de Brest, de Quimper, de Lesneven. Il est certain qu'il en vient tous les ans un grand nombre de tous les environs, particulièrement aux fêtes de la Sainte Vierge, mais surtout à la Pentecôte. C'est le jour du pardon qui dure trois jours. Il commence le samedi par les vêpres, la procession des miracles et un feu de joie suivi d'un Te Deum.

Note : Saint-Carré est un compagnon d'Efflam. On retrouve la trace de son premier ermitage dans le nom du lieu-dit " Lancarré " à Plestin-les-Grèves. Puis il remonte le Yar et s'installe alors dans un lieu qui s'appelle aujourd'hui Saint-Carré où il fonde un oratoire dédié à Notre-Dame (de Pitié). Une charte mentionne, en 1170, à Saint-Carré, une grange (établissement agricole), relevant alors des moines cisterciens de Bégard. A noter qu'à cette époque Lanvellec (Lan = lieu) fait partie de la paroisse primitive de Plouaret. Dès 1439, Lanvellec apparaît comme paroisse autonome enclavé du diocèse de Dol, dans le diocèse de Tréguier. 

La chapelle miraculeuse et dévote de Notre-Dame de Pitié (datée de 1696 et restaurée en 1878) au village de Saint-Carré, en Lanvellec, doit son origine à un simple manœuvre du même endroit. Voici ce que tout le monde sait :

Bizien Jean, simple journalier habitant la petite maison qui porte son nom et où demeurait le sacristain de la chapelle, avait un grand amour pour la Sainte-Vierge, ce qui lui valut l'insigne faveur de propager la dévotion envers elle par un miracle de la toute puissance divine et la bienveillante reconnaissance de Marie envers son serviteur. La divine mère lui apparut pendant trois nuits consécutives et lui parla en ces termes : " Bizien, lève-toi, va à telle place. Tu y trouveras une statue représentant la Vierge que tu aimes si affectueusement ; tu l'emporteras chez toi jusqu'à ce que tu lui aies bâti une chapelle ". Bizien fit part de ce qu'il avait vu et entendu au pasteur de la paroisse qui lui conseille d'obéir à la voix de Marie. Il fouilla et trouva en effet la statue miraculeuse enfouie ; il l'emporta chez lui et bientôt il fut obligé, vue l'exiguïté de sa maison, d'élever une loge en forme d'oratoire pour exposer sa statue à la vénération des fidèles qui venaient de toute part pour honorer Marie.

Monsieur le Comte de Perrien, seigneur du village, voulut lui-même contribuer à faire honorer la mère du Christ. Il donna l'emplacement nécessaire pour bâtir une chapelle au lieu où fut trouvée la statue. La date de la construction se lit sur une des poutres : elle est de 1696. Le nom de Bizien y est porté comme premier auteur de la chapelle.

On rapporte qu'à sa mort son corps fut placé dans une charrette traînée par quatre bœufs pour être transporté au cimetière de la paroisse, le seul où l'on enterrait à cette époque, et qu'à la sortie du village, à cent mètres à peine de la chapelle, les bœufs refusèrent de passer outre. Quelque effort que l'on fit, jamais on ne put les faire avancer. A cette invincible résolution, on crut reconnaître que la Sainte Vierge voulait que le corps de son dévot fût placé près d'elle ; et on l'enterra dans le cimetière de la chapelle où se trouve maintenant la croix.

Voici ce qu'on voit sur la poutre de la chapelle : " Fait faire en 1696 par Mtre Yves Le Brigant, gouverneur, Jean Guyomar, trésorier ; Bizien, premier auteur de cette chapelle ; le Comte de Perrien fondateur ".

Plusieurs privilèges et indulgences sont accordés à cette chapelle par les papes qui se sont succédés depuis. Plusieurs faits miraculeux ont été opérés par l'intercession de Notre-Dame de St-Carré. Ils sont recueillis et attestés par M. Francois Le Gall alors recteur de Lanvellec, qui en a été, pour ainsi dire, témoin.

1 ) Marie-Pauline Droniou, fille de Yves Droniou et Catherine Le Bastard, meuniers au Run, en Lanvellec, âgée (en 1809) de trois ans et quelques mois, tomba, dans le courant de février, dans le biez (bief) et fut emportée par le courant jusqu'à la chute de l'eau sur les tournants du moulin. Elle passe sous le canal, tombe sur les tournants, et est ainsi emportée par le courant environ trente pas plus loin. Ses parents s'apercevant de son absence se mettent à la chercher le long du biez supposant qu'elle pouvait y être tombée. Ils trouvent effectivement l'endroit par où elle avait glissé. Alors la mère, tout éplorée, voue sa fille à Notre-Dame de Pitié, promet diverses choses (elle les a toutes exécutées). On trouve enfin l'enfant dans un endroit très profond. Elle a les yeux extrêmement gonflés et sortis de la tête. Elle paraît morte. Elle revint enfin à la vie après avoir séjourné environ cinq quarts d'heure dans l'eau (attesté par le père qui a signé le registre de paroisse).

2) Toussaint Le Guern, fils de Jacques et de Marguerite Thos, de Lanvellec (en 1814 âgé de 11 ans) avait la mauvaise habitude de tirer la langue pour se moquer des parents qui le réprimandaient. Il eut la langue coupée dans une de ces circonstances ; la gangrène dévorant le reste de la langue, on fut obligé de la couper jusqu'aux racines. Le médecin qui fit l'opération dit : " Je l'ai guéri, mais il est certain qu'il ne pourra plus articuler un seul mot " ; ce qui arriva en effet, car l'enfant ne se faisait comprendre que par signes.

A l'approche de la communion des enfants, il allait tous les jours conduire sa sœur à une maison voisine de l'habitation de ses parents où l'on instruisait les enfants pour les préparer à ce grand acte de la vie. Il apprit ainsi son catéchisme et ses prières en écoutant les instructions. Enfin pendant l'examen que M. le Recteur faisait à l'église, cet enfant prend sa mère par le bras et lui fait signe de le suivre. Il la conduit ainsi, étonnée et surprise, de village en village, jusqu'à la chapelle de Saint Carré où étant arrivé il se mit à genoux devant la porte du frontispice et fait une courte prière puis il se lève, retrousse son pantalon, et fait à genoux le tour de la chapelle, suivi de sa mère qui n'y comprend rien. Arrivé à la porte d'où il était parti, il pria pendant un quart d'heure. Pendant ce temps, il est saisi d'inquiétude ; il lui semble sentir sa langue se gonfler dans sa bouche. Il se lève, et adressant la parole à sa mère lui dit : " Allons à présent à la maison ! ". La mère étonnée s'écrie : " Mon enfant parle donc à présent ? - Oui, ma mère, par la grâce de Dieu et de la Sainte-Vierge ".

Ils se dirigent ensuite vers le presbytère - au bourg - racontent au Recteur ce qui s'est passé. Cet enfant fut admis à faire sa communion ; mais pour la plus grande (... ) il reçut la Sainte Communion, le jour de pardon de Saint-Carré, dans la chapelle où il avait recouvré la parole, des mains de M. Prigent, curé de Plouaret, qui rédigea une instruction à ce sujet".

(Archives des Côtes d'Armor, série T, enquête réalisée à la demande de Gaultier du Mottay).

La chapelle de Saint-Carré (1796) dont le clocher date de 1697 est dédié au culte de Notre Dame de Pitié (Itron Varia Drue). Saint Carré fut un des compagnons d'Efflam qui débarqua chassé d'Angleterre par les Saxons au Vème siècle, sur la lieue de Grève. A l'intérieur de la chapelle, on peut voir une remarquable statue de la Vierge, " une Pièta ", tenant sur ses genoux son fils Jésus mort et en partie usée par les baisers des fidèles. Le calvaire d'une facture unique dans le pays est lui aussi très beau et derrière la chapelle en contre-bas on trouve la fontaine miraculeuse. A une certaine époque une kyrielle de mendiants et d'estropiés se pressaient autour du placître, implorant la charité aux pèlerins. A l'intérieur de la chapelle, l'on peut voir accrochés à l'une des poutres de la voûte, des chaînes et des fers qui selon la tradition ont une histoire bien émouvante. Histoire qui se passe aux environs de 1800 dans le village de " Pavé-Dir " (aux limites de Plounévez-Moëdec, Plouaret, Vieux-Marché). Un homme fut assassiné, un suspect arrêté, et alors qu'on n'avait jamais pu établir contre lui une seule preuve, condamné par la cour d'Assises de Saint-Brieuc, aux travaux forcés à perpétuité. Dans une misère effroyable, le malheureux implore la " Vierge de Saint-Carré ", en lui promettant que s'il revoit les siens, d'entreprendre pieds nus le pèlerinage et d'offrir à la Vierge les chaînes et les fers qui lui meurtrissaient les chairs, jour et nuit. Le miracle eu lieu. Avant de mourir, un homme du pays reconnaît devant témoins, que c'est lui le coupable du meurtre pour lequel un innocent a été durement condamné. Le bagnard retrouve alors la liberté. Il accomplira son voeu et la chapelle en garde le témoignage.

Lanvellec : chapelle de Saint-Carré (Bretagne)

Lanvellec : chapelle de Saint-Carré (Bretagne)

   

Lanvellec : chapelle de Saint-Carré (Bretagne)

Voir aussi   Lanvellec " Description de la chapelle de Saint-Carré

La chapelle Saint-Maudez (début XVIème siècle), fondée par les seigneurs du Goazru. L'édifice actuel, du début du XVIème siècle, comprend une nef avec chapelle latérale au sud, dont le pignon s'apparente étroitement à celui de Trémel. Il fut donné à la fabrique le 26 janvier 1816 par les héritiers Le Calvez, qui l'avaient acquis le 15 vendémiaire an VIII, et restauré en 1866, date inscrite sur la porte latérale, puis en 1983. Mobilier mentionné en 1940 : Piscines du XVIème siècle ; calice en bois ; statues anciennes de saint Maudez, saint Rion, saint Yves, Pieta ; derrière l'autel crucifix ancien (R. Couffon).

Lanvellec (Bretagne) : chapelle de Saint-Maudez

Voir aussi   Lanvellec " Description de la chapelle de Saint-Maudez

La chapelle de Rosambo ou Rosanbo (XXème siècle). Il s'agit d'une chapelle privée. Oratoire moderne dédié à la sainte Vierge et à saint Michel. Il est de plan rectangulaire avec chevet arrondi. Les menuiseries et sculptures sont dues à l'atelier Le Merer. Dans le parc, l'ancienne chapelle Saint-Louis est en ruines en 1940 ;

La chapelle Saint-Goulven ou Saint-Dourven (XVIIème siècle) restaurée au XIXème siècle avec réutilisation des portes du XV-XVIème siècle. Edifice rectangulaire portant extérieurement, au chevet, les armes de Quemper de Lanascol. Il date du XVIIème siècle avec remploi de portes latérales surmontées d'accolades gothiques. Elle était en ruines en 1843 et ses pierres avaient été données pour la construction de la mairie ; mais, au dernier moment, elle fut restaurée. Le clocher mur possède une chambre de cloche : il est surmonté d'une flèche. Elle a été restaurée complètement en 1983 par M. Delestre. Le retable de la Cène, en bois polychrome, date du XVIIème siècle. Mobilier mentionné en 1940 : Retable du XVIIème siècle avec la Cène en haut relief ; statue moderne de saint Goulven. Près de la chapelle, fontaine avec l'inscription : L'AN 1652 IAN THOMAS KOVE(RNEUR) ;

La chapelle Saint Connay, dite également Saint-Gonery (carte de Cassini). Petit édifice rectangulaire conservant un fenestrage du XIVème siècle dans la longère sud. Le chevet et la longère nord datent du XVIIème siècle. Le clocher mur possède un lanternon. Mobilier mentionné en 1940 : Statues anciennes de saint Connay, sainte Vierge, saint Sébastien ;

La chapelle Saint-Loup (XVIème siècle et 1720) situé dans l'enceinte du manoir de la Boulaye en Plounérin. Petit édifice rectangulaire du XVIème siècle, reconstruit en grande partie en 1720, date inscrite en dessus de la porte principale. La chapelle se trouve bâtie dans l'enceinte de l'ancien manoir de la Boulaye, en Plounérin, mais un ruisseau la situe en Lanvellec. Mobilier mentionné en 1940 : Statues anciennes de la sainte Vierge et de saint Loup dans des niches Renaissance ;

- la chapelle Saint-Laurent, détruite. En 1838, ses pierres furent demandées pour la reconstruction que l'on envisageait de l'église ; 

Plusieurs autres monuments de Lanvellec sont à mentionner :

- Ossuaire très élégant du XVème siècle, composé de six arcades en tiers-point à moulures prismatiques. Classé en 1923 ;

Ossuaire de Lanvellec (Bretagne)

- la croix du placitre de la chapelle Saint Carré (1622). Sur la croix du placître se voit l'inscription : JEAN LE ROUX A FAIT FAIRE CESTE CROIX EN L'AN 1622 ; et : BIZIEN JEAN, 1702. C'est en effet au pied de la croix que, selon la tradition, ce bienfaiteur de la chapelle est enterré ;

- la fontaine Saint-Carré (1700), Saint-Goulven (1652) ;

- les manoirs de Goas-Ru (XVIème siècle), Run-an-Lejou (1626), Pen-an-Allée (1666) ;

- les fermes telles que Crech-Maudez, Kerjagu, Saint-Goulven, Run-an-Lejou (1626) ;

- les maisons Goassarou (1665) , Kerjagu ;

- la croix de Croas-Min ;

- le moulin Ar-Run à Saint-Goulven (1613) ;

- le menhir de Saint-Carré ;

- l'enceinte fortifiée de Kerguidonniou.

A signaler aussi :

- l'orgue de Robert Dallam, daté de 1653. Robert Dallam est un facteur d'orgues anglais, installé en Bretagne, à Roscoff, à partir de 1653. L'orgue avait été construit à l'origine pour l'église de Plouégat-Guerrand, mais trop grand, il est alors offert à la paroisse de Plestin-les-Grèves où il fonctionne jusqu'en 1857. L'église de Plestin nécessitant de gros travaux, l'orgue est démonté et subit de gros dommages. Il est vendu en 1864 à la paroisse de Lanvellec. Il a été classé monument historique le 23 mars 1971. On décide de le restaurer dès 1985. C'est Barthélémy Fromentelli, facteur d'orgue italien, qui va le restaurer à l'identique ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LANVELLEC

La seigneurie de Rosambo (ou Rosanbo) est unie à celle de Lesnevez et s'étend à Plounévez-Moëdec, Plouaret et Plounérin. Elle possédait jadis un droit de haute justice avec patibulaire à quatre pots. Les seigneurs de Rosambo possède le titre de seigneur et fondateur de l'église de Lanvellec. La terre de Rosambo a été érigée en marquisat par Louis XIV. Propriété successive de Yvon du Cozkaër (alias Cosker ou Cosquer), de Jean du Cozkaër (en 1497), Alain du Cosker (époux d'Amicie Tronson), d'Yves du Cosker (époux de Françoise de Kernerc'hriou), de François du Cosker (en 1586, époux de Marie de Kercoënt), de François de Cozkaer (en 1626, époux de Marguerite du Parc, fille de Louis du Parc de Locmaria et de Françoise de Coatrédrez), de Joseph du Cozkaer (en 1655, époux de Marie Le Gouvello), de Louis Le Pelletier ou Peletier (avant 1693, suite au mariage de Geneviève du Cozkaer avec Louis Le Peletier).

Le CHATEAU de Rosambo (XVème - XVIIème siècle, avec dates de 1690 et 1758) a appartenu pendant tout le Moyen Age à la famille du Coskaer de Rosambo et par suite d'une alliance de 1688, est entré dans la famille Le Pelletier de Rosambo avant la Révolution française. La famille de Coskaër construit un premier manoir aux environs de 1500. Sa métamorphose en château est entreprise au cours du XVIIème siècle. Le pavillon d'angle avec son échauguette, l'aile nord ainsi que le grand pavillon correspondent à un premier projet de château, de même que l'énorme colombier de 1697 (restauré en 1738). Les Le Pelletier, grands commis de Louis XIV, héritent de Rosambo à la fin du XVIIème siècle : ils obtiennent l'érection de la terre en marquisat et reprennent vers 1735 les travaux confiés à l'architecte parisien Louis Joubert d'Orgemont. En 1709, les seigneurs de Rosambo accordèrent au recteur de Pleumeur-Bodou la permission d’avoir, malgré l’opposition des religieux de Bégard, et de conserver, sa vie durant, quelques pigeons pattés qu’il nourrissait et élevait chez lui. Une importante restauration est entreprise en 1895 par l'architecte Alain Lafargue. Achille Duchêne redessine le parc en 1910. De nos jours, M. de Rosambo a fait exécuter de grandes réparations à la chapelle de Saint Uzec, en Pleumeur-Bodou, laquelle reconnaissait déjà un membre de cette famille comme bienfaiteur. Les Le Pelletier (ou Peletier) de Rosambo, de Saint Fargeau, etc.., sont originaires de Paris. Ils portaient : d’azur à la croix pattée et alésée d’argent, chargée en cœur d’un chevron de gueules, accostée de deux molettes de sable et accompagnée d’une rose d’or en pointe. Cette famille a fourni plusieurs présidents au parlement de Paris et un premier président marié en 1688 à l’héritière du Cozquer de Rosambo.

Le château de Rosambo autrefois

Cosquer (François), en 1594, il est sieur de Rosambo. Mort le 15 octobre 1625 à Lanvellec. Epoux de Marie de Kercoant. Fils de Yves du Coskaer, procureur du roi à Tréguier, était aussi sieur de Barac'h qu'il tenait du chef de sa mère Françoise de Kernec'hriou. Il épousa, le 8 juin 1586, Marie de Kerc'hoent, fille d'Ollivier, sieur de Kergounadec'h.

Cosquer (Guy ou Guyon), sieur de Vieuxville (paroisse de Plouaret) et de Runanmanach. Homme d'armes du seigneur de Boiséon en 1590. Mort à Lanvellec le 23 février 1620.

Coskaer (Gilles), sieur de Goazru. On le trouve à Lanvellec, où il est parrain à plusieurs reprises de 1595 à 1610.

Note : M. LE PELLETIER DE MORFONTAINE. Il appartenait à la maison Le Pelletier, originaire du Maine, seigneur des Forts, comte de Saint-Fargeau en Puisaye, — sieur d'Aunay, — du Cosquer en Plounévez-Moëdec, — de Rosambo, paroisse de Lanvellec, — de Kérimel, paroisse de Kermaria-Sular, etc.. Maintenue par arrêt du Parlement de Bretagne de 1776, cinq générations. « D'azur à la croix pattée d'argent, chargée en coeur d'un chevron de gueules, flanquée de deux molettes de sable et accompagnée d'une rose de gueules, en pointe, le tout sur la croix » (Dictionnaire généalogique de la Chesnaye des Bois). Louis le Pelletier, sgr. de Morfontaine, appartenait à une branche cadette de cette maison. Il naquit, le 6 avril 1730, de Jacques-Louis, sgr. de Montmélian, Mortefontaine etc. , président au Parlement de Paris, mort en 1770 ; et de Marie-Louise Feydeau. Louis le Pelletier fut conseiller au Parlement de Paris, le 3 septembre 1749 ; maître des requêtes en 1754 ; Intendant de la Rochelle, en 1764 ; et de Soissons en 1765 ; conseiller d'état au semestre de janvier, en 1783 ; et prévost des marchands, jusqu'en 1789 (Almanach royal de 1789). Il avait épousé : 1° en septembre 1754, demoiselle Catherine-Charlotte du Cluzel de la Chabrière : décédée en 1756 ; 2° en 1768, demoiselle de la Cropte de Bouzac. Le Dictionnaire de la Chesnaye des Bois (publié en 1776, t. XI) ne mentionne qu'une fille, née du premier mariage en 1756. Il ne faut pas confondre Louis le Pelletier de Morfontaine avec Louis-Michel le Pelletier de Saint-Fargeau, son cousin, député à la Convention en 1793, assassiné le 20 janvier de cette même année au Palais Royal, par Paris, ancien garde du corps, qui, dès la veille de l'exécution de Louis XVI, voulut venger sa mort en tuant un de ceux qui l'avait votée. Les funérailles de Le Pelletier de Saint-Fargeau furent l'occasion d'une fête funèbre solennelle, et la Convention assura le sort de sa fille âgée de huit ans (J. Baudry).

Outre Rosambo, cette paroisse avait encore pour maisons nobles : Keranroux, Kerprigent, Lesnevez et Goazon.

En 1710, dans un " Rolle de répartition de la somme de treize mil sept cent trente livres qui doit estre imposée sur touttes les seigneuries et fiefs ecclésiastique et laïques de l'évesché de Tréguier " (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, C 3479), on trouve mentionnées à Lanvellec la seigneurie de Rosambaud à M. Le Pelletier (60 livres) et la seigneurie de Lanascol au sieur de Lanascol (60 livres).

Lors de la Réformation des fouages de 1426, les nobles suivants sont mentionnés à Lanvellec (Lanmelec) : Brient du Coskaer, Meryan de Kermellec et Fraval Cazlen. En 1426, on mentionne les manoirs de Ker Alliou (appartenant à Yvon de Coetgoureden, exploité par Rolland Conan), Ker Cadiou (appartenant à Menou Kerprigent, exploité par Hamon an Goez), Ros Barbo (appartenant à Jehannete Loerchec, exploité par Jehan Breton), Les Nevez (appartenant à M. de Kerrimel, exploité par Guihomar Penguen). On y mentionne aussi plusieurs lieux-dits : Ker en Goazen, Ker Hizriou, Ker Hevenou, Ker Blach, Ker Run Berzaut, Ker en Goardenou, en Groes Men, Sant Corre, Rouchz Quellen, en Coz Ker, Lis Symoen, Sant Loranc.

Les Cazlen se sont fondus dans Le Du ou Le Duff, sr. de Cazlen, en Plestin. Le blason des Cazlen porte " Ecartelé aux 1 et 4 : d'argent à une moucheture d'hermines de sable ; aux 2 et 3 : d'argent à un annelet aussi de sable ".

Les Kermellec sont un ramage de Keranraiz (ou Keranrais) issu de la paroisse de Plouaret. Leur blason porte " Vairé d'argent et de gueules (qui est Keranrais) ; à la bordure engreslée d'azur ".

Les Du Cosquer (ou Cozker) étaient seigneurs dudit lieu et de Kerleffrec (en Plounévez-Moëdec), de Kernec'hriou (en Pleudaniel), de Cabatoux et de Barac'h (en Louannec), de Rosambo et de Goasrue (en Lanvellec), de Guernanchanay (en Plouaret), de la Boulaye (en Plounérin), de Keruzec (en Pleumeur-Bodou), de Coëtfrec (en Ploubezre), du Pré (en Brélévenez), de Kerimel (en Kermaria-Sulard), de Kernabat, de Kerailis. Leur blason porte " Ecartelé aux 1 et 4 : d'or au sanglier de sable (sceau 1381), qui est Cosquer ; aux 2 et 3: contrecartelé d'or et d'azur, qui est Tournemine de Barac'h ". Devise : " Mad ha caër " (bon et beau). Cette famille s'est fondue dans le Peletier.

Les Richard (ou Richart) étaient seigneurs de Kerjean, en Plestin, de Coëtleguer, en Trégrom, et apparaissent dans les réformations et montres de 1427 à 1535 des dites paroisses Plestin et Trégrom, ainsi que dans la paroisse de Plouégat-Guérand. Le sceau de 1381 porte " sept annelets et une bordure ".

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 3 nobles de Lanvellec (en 1426, on comptabilisait également 3 nobles) : 

Yvon DU COZKER du château de Rosambo (200 livres de revenu), homme d'arme.  

Yvon DU COSKER (80 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Yvon RICHART (20 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en arbalétrier.

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