Lanvallay : Histoire, Patrimoine, Noblesse (commune du canton de Dinan-Est)

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LANVALLAY

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La commune de Lanvallay (pucenoire.gif (870 octets) Lanvalae) fait partie du canton de Dinan-Est. Lanvallay dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANVALLAY

Lanvallay vient du breton « lann » (ermitage) et de " balae" (ou Bachlae) ou saint Valay, religieux de Landévennec.

Lanvallay est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pleudihen. Il semble que Lanvallay s’organise autour de l'ermitage fondé par le moine Balao, encore nommé Balay ou Valay, venu de Landévennec au VIème siècle. C'est sur son territoire qu'est fondé, vers 1070, par les seigneurs de Dinan, au profit de l'abbaye de Saint-Florent de Saumur, le prieuré de la Madeleine-du-Pont.

Une famille Lanvallay est connue depuis Raoul de Lanvallay, écuyer, vivant en 1154 jusqu'à un autre Raoul de Lanvallay, seigneur de Tressaint en 1472 (Mor., Pr. I, 618 ; III, 239).

Ville de Lanvallay (Bretagne).

Plusieurs actes font état de règlements sur leurs droits respectifs, en 1201, entre le chapelain de Lanvallay et le prieur du Pont. Ci-joint le règlement, daté de 1201, entre le prieur de La Madeleine et le chapelain de Lanvallay, au sujet de leurs droits respectifs en cette paroisse (Anciens Evêchés, VI, 147) : " Hylarius, dei gracia abbas Sancti Petri Burgulii, et Guillelmus, eadem gracia abbas Sancti Mauri, omnibus ad quos iste litere pervenerint salutem in auctore salutis. Notum vobis fieri volumus quod caussa que vertebatur inter priorem de Ponte de Dynan et Eudonem capellanum de Lanvalay, super quibusdam decimis et oblacionibus, auctoritate Romane curie nobis commissa, cum diucius coram nobis agitata esset et processum esset ad productionem testium et eciam ad publicationem eorumdem, sacerdos divinitus inspiratus omnia illa que prior adversus eum reclamabat, de jure Beati Florencii esse recognovit, scilicet medietatem in tercia parte decime que ad ecclesiam pertinet tam in pane quam in vivo in parochia de Lanvalae et in capella de Ponte de Dynam, ad libitum prioris sive per famulos, colligendam et trahendam, sive aliis quibus voluerit ad firman tradendam ; et preterea medietatem omnium oblacionum et confessionum quadragesime, et omnium generaliter ad presbiteratum pertinencium tam vivorum quam mortuorum preter visitaciones infirmorum et baptisterium que cedunt in partem capellani. Factum fuit hoc in camera prioris de abbacia Sancti Florencii, presentibus istis monachis : Michaele priore, Michaele suppriore, Salome sacrista, Symone de Sancto Brixio, Guillelmo elemosinario, Annone bajulo, Rivallone armario et pluribus aliis. Actum est hoc anno gracie millesimo ducentesimo primo. Et ut hoc futuris temporibus firmius observetur, literis nostris fecimus annotari et sigillorum nostrorum robore communivi. " (Copie du XVIIème siècle, mentionnant deux sceaux à double queue).

On trouve citée la paroisse de Lanvallay ( " parochia de Lanvalay " ), dès 1219, dans les chartes du prieuré de la Madeleine du Pont. La charte, datée de 1219, concerne un accord entre Olivier de Coëtquen et le prieur du Pont, à Dinan, au sujet de leurs droits et possessions en Lanvallay. " Parochia de Lanvalaio " est cité en 1262, dans un acte concernant les prieurés de Saint-Uriac et de Coymor, ainsi que les moulins de Lanvalay (charte du prieuré de Saint-Magloire de Léhon, Anciens Evêchés, IV,370).

La paroisse de Lanvallay dépendait, sous l'Ancien Régime, du diocèse de Dol et avait Dinan pour subdélégation et pour ressort. Elle relevait du roi. La cure était présentée par l'abbé de Saint-Florent de Saumur, et les moines de cette abbaye desservaient l'église de Lanvallay avant sa sécularisation. Dans un aveu de Gervais de Goin, prieur commendataire de l'abbaye de Léhon, et daté de 1557, on trouve mentionné Saint-Nicolas : « ...... Item ès-paroisses de Sainct Celen et Lanvaloy y a une mestairie appelée la mestairie de Sainct Nicolas, avec une chapelle contenant la dite mestairie avec les maisons et pourpis terres et héritaiges en deppendent, tant en terres arrables que non arrables landes et galloys environ cinquante journaulx de terre estant en ung tenant et vault communs ans de rente vingt livres. .... ». " Lanvallay, cure du diocèse de Dol, à la présentation de l'abbé de Saint-Florent de Saumur, relevait de la grande officialité de Dol et du doyenné de ce nom. Le seigneur du comté, puis du marquisat de Châteauneuf de la Noë, était à Lanvallay le seigneur supérieur et prééminencier de cette église, si l'on s'en tient à ce qu'a écrit M. G. de Corson dans son étude sur Châteauneuf (cf. Association Bretonne, t. X, p. 221). Le prieur des bénédictins de Léhon était le gros décimateur de cette paroisse. Il affermait 1.500 livres en 1777, la métairie de Saint-Nicolas et les dîmes de Lanvallay, dans lesquelles cependant le prieur de la Madeleine du Pont possédait un petit trait. Le 14 décembre 1768, le recteur de Lanvallay abandonna les quelques dîmes qu'on lui avait assignées pour traitement et opta pour recevoir désormais la portion congrue qu'une ordonnance royale du mois de mai précédent venait de porter à 500 livres. Un nouveau décret la fixa en 1786 à 700 livres pour les recteurs et à 350 livres pour leurs vicaires, alors appelés curés en Bretagne. En 1790, le recteur Delépine déclarait jouir, en plus de sa portion congrue, de 240 livres de revenus supplémentaires affectés à des fondations ou prestimonies qui se desservaient à Lanvallay. Bien que Saint Balai ou Valay eut été vraisemblablement le patron primitif de cette paroisse, les moines de Saint-Florent-lès-Saumur, auxquels l'église de Lanvallay avait été concédée au XIème siècle, y introduisirent à son lieu et place Saint Méen, dont ils se trouvaient à posséder une notable partie des reliques, et c'est, encore maintenant, sous le patronage de ce bienheureux qu'est placée cette église. " (A. Lemasson).

Durant la Révolution, la paroisse de Lanvallay dépendait du doyenné de Dinan. Lanvallay élit sa première municipalité en 1790. Son territoire est accru de l'enclave de Saint-Piat, en Pleudihen, par arrêté du 8 juin 1811. " Donnée au XIème siècle aux moines de Saint-Florent de Saumur, la paroisse de Lanvallay fut supprimée le 7 août 1792 et rétablie en 1803 ". " En 1789, Lanvallay dépendait de Dinan, siège de sa sénéchaussée et de sa subdélégation d'intendance ; mais cette paroisse préféra faire partie de la sénéchaussée de Rennes pour la rédaction de son cahier de doléances. En 1790, Lanvallay fit partie du district et du canton de Dinan. Lors de la Constitution de l'an III (22 août 1795), Lanvallay fat rattaché à la municipalité cantonale de Dinan-Campagne. Depuis le Consulat, cette commune est comprise dans l'arrondissement de Dinan et dans le canton de Dinan-Est " (A. Lemasson). Par l'ordonnance du 12 octobre 1828, la paroisse succursale de Tressaint est créée et séparée de celle de Lanvallay, à laquelle elle était réunie depuis l'application du Concordat. En 1846, le bourg est transféré de la vieille route de Tressaint au Tertre-à-la-Perche. La Courbure, en Taden, lui est annexée par la loi du 25 avril 1847. Les communes de Tressaint et de Saint-Solen lui sont associées par l'arrêté préfectoral du 29 décembre 1972, sans changement de nom.

Pour Lanvallay, on rencontre les appellations suivantes : Lanvalei (à la fin du XIIème siècle), Lanvalay (à la fin du XIIème siècle), Lanvalay, Lanvalae (en 1201), Par. de Lanvalay (en 1219), Lanvalae (en 1240), Par. de Lanvalaio (en 1262), Lanvalet (en 1262), Lanvaley, Lavalei, Lanvalay (en 1271), Par. de Lanvallayo (en 1295), Lanvalais (vers 1330), Lanvalay (à la fin du XIVème siècle) et Lanvallay (dès 1790).

Ville de Lanvallay (Bretagne).

Note 1 : la commune de Lanvallay est formée des villages : la Magdeleine, les Croix, les Hervias, le Champ-Hingaud, Belle-Vue, Belêtre, Lande-Boulou, Rehonais, la Touche-Feron, la Ville-Arais, Pelineuc, le Chemin-Creux, Saint-Nicolas, les Terres, Noës-Frouger, Saint-Piat.

Note 2 : Renseignements Statistiques. — Superficie : 937 hectares ; alias : 926. Population. — En 1778 : 23 naissances, 4 mariages, 20 décès (Archives d'Ille-et-Vilaine, C 1416). — En 1790 : 864 habitamts, dont 259 hommes, parmi lesquels 82 citoyens actifs, c'est-à-dire payant au moins en impôts la valeur de trois journées de travail, comptées valoir 10 sous chacune ; 352 femmes et filles ; 275 enfants des deux sexes au-dessous de 18 ans. En 1795 : 16 naissances, 10 mariages, 12 décès pour 832 habitants se décomposant en 225 hommes présents, dont 60 pauvres, plus 36 absents ; 360 femmes et filles pourvues de moyens d'existence ; 211 enfants au-dessous de 12 ans. Nous avons puisé ces chiffres ainsi que ceux des impôts indiqués plus loin, aux Archives des Côtes-d'Armor, série L, district de Dinan, papiers administratifs non cotés. Nous ne répéterons pas cette indication, qui vaudra pour toutes les paroisses de l'arrondissement. Inutile d'ajouter que nous n'avons pas la prétention de garantir la parfaite exactitude de ces anciens recensements. Population en 1803 : 861 habitants. — En 1838 : 1140. — En 1850 : 1270. — En 1880 : 1350. — En 1890 : 1361. — En 1913 : 1299. — En 1921 : 1162. Impôts. — En 1778 : 156 contribuables, dont 51 payant moins de 3 livres (Archives d'Ille-et-Vilaine, C 3982). — En 1790 : Vingtièmes, 1.119 liv. ; capitation, 501 l. ; fouages, 1.374 l. - Au total : 3.114 livres. Impôts en 1803 : contributions foncières, 2.855 francs ; mobilières, 405 fr. ; en plus 500 francs pour rétribution d'un vicaire (A. Lemasson).

Ville de Lanvallay (Bretagne).

Voir aussi   Ville de Lanvallay " Lanvallay durant la Révolution

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PATRIMOINE de LANVALLAY

l'église Saint-Méen (1844), déjà sous ce vocable au XIème siècle. Elle est en forme de croix latine. Les plans de l’église actuelle furent dressés le 20 août 1842 par M. Rousseau et la bénédiction de la première pierre eut lieu le 11 mars 1844. Les travaux furent exécutés en 1845 et 1846 par MM. Jean Gicquelais, Marc Boschel, Jean Postel et Joseph Jambon et vérifiés en 1847 par M. Delarocheaulion, architecte. Un violent incendie détruisit presque complètement l’église le 24 août 1920, ne laissant que les quatre murs. Les travaux de restauration, commencés en octobre 1920, furent terminés en mai 1923, et la bénédiction en eut lieu le 13 mai. Ils furent exécutés sur les plans de M.M. Fairier et Rolland, architectes à Dinan, par MM. Cogneau de Lamballe, Toutain et Alfred Corseul. Mobilier : Statues anciennes de la sainte Vierge et saint Pierre, et moderne de saint Méen (R. Couffon) ;

Eglise de Lanvallay (Bretagne).

 

Eglise de Lanvallay (Bretagne) après l'incendie de 1920.

la chapelle de la Touche-Baude (1713), désaffectée vers 1938. Elle porte sur le pignon ouest une inscription de 1713 ;

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues ou détruites : - la chapelle du prieuré de la Madeleine, fondée vers 1072 par Geffroy de Dinan en faveur de Saint-Florent de Saumur, elle fut vendue le 15 septembre 1794 à François Mars avec le cimetière adjacent moyennant 4.230 livres. - la chapelle Sainte-Anne du Chemin Neuf, ou du chien maigre. Elle était située sur la route de Dinan à Dol. Vendue nationalement le 21 décembre 1792, les fabriciens de Lanvallay en demandaient l’ouverture le 28 octobre 1806. Dans leur pétition, ils indiquaient que cette chapelle, quoique fermée, était visitée par un très grand nombre de pèlerins et très utile pour les processions. L’empereur accorda l’autorisation, le 6 janvier 1807, du quartier impérial de Varsovie. - la chapelle Sainte-Anne. Elle avait été construite à l’emplacement de l’église actuelle, par l’abbé Allo, pour remplacer « celle du chien maigre ». Vendue en 1844 à l’entrepreneur pour la construction de l’église. - la chapelle Saint-Nicolas des Champs. Elle dépendait de Lehon. - la chapelle Saint-Piat, jadis en Pleudihen et détachée de cette commune par le préfet, le 18 juin 1811, et de cette paroisse par l’évêque, le 12 janvier 1812. Elle fut vendue par la fabrique, le 13 septembre 1835, pour aider à construire l’église et détruite. - la chapelle de Grillemont (R. Couffon) ;

Nota 1 : Comme chapelles à Lanvallay, nous trouvons lors de la Révolution : Grillemont, qui se desservait moitié au château de ce nom et moitié à Saint-Sauveur de Dinan, et pour laquelle le titulaire rendait aveu au roi en 1777 (Archives Loire-Inférieure, B 748). Citons encore la chapelle de la Touche-Baude et celle de Sainte-Anne du Chemin-Neuf, sur la route de Dinan à Dol, dont les offrandes rapportaient 35 livres de revenu à la fabrique de Lanvallay, en 1768. Elle fut vendue 200 l. le 21 décembre 1792 et fut rendue au culte le 6 janvier 1807. Mentionnons aussi la chapelle de Saint-Nicolas des Champs, très ancienne, qui dépendait du prieuré de Léhon, et enfin l'église de la Madeleine du Pont, avec son cimetière, qui faisait partie du prieuré de ce nom, fondé vers 1072 par Geoffroy de Dinan en faveur de l'abbaye de Saint-Florent de Saumur. Cette église et le cimetière adjacent furent vendus pour 4.230 livres le 15 septembre 1794 à François Mars, cultivateur à Lanvallay, et âpre acquéreur de biens nationaux (Archives des Côtes-d'Armor, série 1 Q 1). D'après un compte de la fabrique de cette paroisse daté de 1768, en notre possession, les rentes constituées de cette église s'élevaient à cette époque à 130 l. 18 sols, plus un capital de 200 livres prêtées à écuyer Louis Dubreuil de Saint-Alban. Cette même année, le revenu casuel de la fabrique atteignait 111 livres, dans lesquelles la vente des pommes du cimetière rentrait pour 21 l. 5 sols, celle du fil offert à l'église pour 10 l. 10 s. Parmi les dépenses, nous noterons 6 l. remboursées au vicaire pour les prix distribués au catéchisme ; 50 livres pour les messes de la fondation dite de la Mercerie, et 23 livres pour celles de Marguerite Lemière. Mais ce n'étaient sans doute pas là toutes les fondations de Lanvallay, car en 1809, le sieur Jean Mallet était autorisé à rembourser à l'église de Lanvallay 948 l. représentant le capital d'une rente de 48 livres qu'il devait de ce chef à la fabrique (A. Lemasson).

le manoir de Beauvais (XVIIème siècle). Il a été acheté par l'Association Saint Pie X le 7 mai 1976 et il est devenu le prieuré Sainte-Anne. Le prieuré est inauguré le 15 août 1977. Sa chapelle privée était un édifice rectangulaire du XIXème siècle, déclarée comme désaffectée vers 1937-1938 ;

Ville de Lanvallay (Bretagne) : château de Beauvais.

le manoir du Bois-Fougeray (XVIIème siècle) ;

le manoir du Pavillon (1610), situé rue Anne et édifié par la famille Sarcet dont il existe une dalle tumulaire dans l'enclos des Cordeliers à Dinan ;

le manoir du Champ-Hingant (XVIIème siècle) ;

le manoir de la Ville-Ory (XVIIIème siècle) ;

le manoir de la Ville-ès-Olliviers (XVII-XVIIIème siècle), édifié par la famille Harrouard ;

l'ancien presbytère (XVIIIème siècle) ;

le colombier de la Croix-Rolland (XVIIème siècle). C'est tout ce qui reste de l'ancien château de Lanvallay ;

le manoir et pigeonnier de Landeboulou (XVII–XVIIIème siècle), propriété successive des familles Legault, Lerenec, Ménard et Serville ;

Ville de Lanvallay (Bretagne) : château de Landeboulou.

les maisons anciennes du faubourg de la Madeleine (XV-XVIIIème siècle) ;

A signaler aussi :

l'établissement gallo-romain du Puits-Hérel ou Puits-Harel (1er siècle après Jésus-Christ) ;

Ville de Lanvallay (Bretagne) : château de Grillemont.

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ANCIENNE NOBLESSE de LANVALLAY

En 1182, le château de Lanvallay, aujourd'hui détruit, appartenait à Alain, vicomte de Dinan. Au XIIIème siècle, cette seigneurie passa dans la maison de Coëtquen, puis plus tard, dans celle de Duras. La maison de Lanvallay a produit plusieurs hommes de guerres distingués. Elle s'honore surtout d'avoir donné le jour, vers 1190, au bienheureux Alain, seigneur de Lanvallay, qui, le premier, appela les religieux Dominicains en Bretagne. Alain de Lanvallay fonde, en 1224, un couvent de Frères-Prêcheurs à Dinan et prend l'habit de l'ordre.  

Les anciennes maisons nobles de Lanvallay étaient : le château de la Touche, Bois-Bronce et Grillemont (moyenne justice) qui appartenait à M. de Grillemont vers la fin du XVIIIème siècle, la seigneurie de Saint-Piat (haute, moyenne et basse justice) qui appartenait au duc de Duras au moment de la Révolution. Cette dernière seigneurie avait "droit de quintaine, de saut de poissonniers" alternativement avec le roi, et d'enfeu prohibitif dans le couvent de Saint-François de Dinan. Les Hubert de la Massue, seigneurs de Saint-Piat, jouissaient, entre autres, du privilège de tenir la bride du cheval que montait le roi, lorsqu'il venait à Dinan et de le conduire au château. Ils tenaient tous ces droits et privilèges des ducs de Bretagne, et Henri IV leur en avait confirmé la jouissance.

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 6 nobles de Lanvallay

Jehan BRUGALLE : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Gilles DE LESQUEN de Saussonnaie (160 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Raoul DE MONTERFIL de Coullombier (80 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Héritier Jacques LANGEVIN : défaillant ;

Jehan LE HERUITAYS : défaillant ;

Pierre PIRON de Touche-Russx (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

 

Lors d'une réformation de l'évêché de Dol en 1513 (rapport fait en partie par Hamon Aubry, Jean Daoneyt, Julien Sanson, Jehan Chommet, Guillaume Boudin et Alain Rozé, élus), sont mentionnées à Lanvallay les personnes et maisons nobles suivantes :

Jean de Monterfil, écuier, possède le manoir du Boays-Harouart que possédoit au paravant noble écuier Raoul de Monterfil, avec celuy deu Coulombier ;

Françoise de Lesen, pour raison de douaire, possède une maison sortie du Boays-Harouart ;

Bonabes de Lesen, représentant Gilles de Lesen, possède le manoir noble de la Sansonnaye ;

Jean Le Chauff, par cause de sa femme, possède le manoir de Beauvays qui fut à Guillaume Taillefer.

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