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TRESSAINT |
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La commune de Tressaint ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TRESSAINT
Tressaint vient du vieux-breton "treb" (village) et "sent" (saint). D'autres historiens prétendent que son nom vient de saint Tressaint, irlandais venu s'établir en Armorique sous le règne de Clovis.
Tressaint est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pleudihen. Sous l'Ancien Régime, Tressaint est une paroisse du diocèse de Dol et un prieuré-cure de l'abbaye de Beaulieu. La paroisse est supprimée en 1792, et rattachée en 1803 à celle de Léhon, puis en 1807 à celle de Lanvallay, avant d'être rétablie en 1828 (ordonnance du 12 octobre 1828).
Dans un document daté de 1284, parmi les témoins de la confirmation par l'évêque de Saint-Malo de Dinan d'une aumône faite par Geffroy de Dinan au prieuré de Saint-Malo de Dinan, figure un certain Païen de Tresent. Le manoir de Tressaint est mentionné comme lieu noble au XVIème siècle.
Les Lanvallay étaient seigneurs de Tressaint et l'on voit un tombeau du XVème siècle dans léglise Saint-Jacques et Saint-Philippe. La paroisse de Tressaint relevait jadis de l'évêché de Dol, et avait pour subdélégation et pour ressort Dinan. La cure était présentée par l'abbé de Beaulieu. Tressaint élit sa première municipalité au début de 1790. La commune de Tressaint est associée à celle de Lanvallay par arrêté préfectoral du 29 décembre 1972.
On rencontre les appellations suivantes : Tresent (en 1184, vers 1330), Tresseint (à la fin du XIVème siècle), Tressainct (en 1516).
Note : la commune de Tressaint est formée des villages : la Mercerie, la Ville-ès-Souèdre, Saint-James, les Longs-Champs, les Bruères, Puarel, le Bas-Bourg, la Fosse, la Cour-Gohel, etc... ;
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PATRIMOINE de TRESSAINT
l'église Saint-Jacques et Saint-Philippe (1698 1712). Il s'agit de l'ancienne chapelle privée du manoir de la Grand-Cour. L'édifice, qui date du XII-XIIIème siècle, est reconstruit au XVIIème siècle puis restauré. Cette église conserve une fenêtre du XIIIème siècle et un très ancien bénitier. Son clocher-mur porte deux cloches. En 1449, Charles de Lanvallay exprime dans son testament le désir d'être enterré dans l'église de Tressaint, et fonde dans cette église, par le même acte, deux messes par semaine, l'une le vendredi et l'autre le samedi. La pierre tombale armoriée des seigneurs de Lanvallay et de Tressaint est encore visible dans le choeur ; | |
la croix celtique du cimetière (XVème siècle) ; | |
la croix des Chénots (1711, 1812) ; | |
le manoir de la Grand-Cour (XVII-XVIIIème siècle) ; | |
le manoir de la Mare (XVIIIème siècle) ; | |
un moulin à eau. |
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ANCIENNE NOBLESSE de TRESSAINT
En 1300, Raoul de Lanvallay, chevalier, était seigneur de Tressaint. Un autre Raoul, fils de Charles de Lanvallay (XVème siècle) embrassa presque enfant la carrière des armes et servit successivement sous les ducs de Bretagne Jean V, Jean VI, François Ier, Pierre II, Artur III et François II auxquels il rendit d'importants services. En 1467, François II lui octroya l'autorisation d'élever une justice patibulaire à trois poteaux. En 1468, par lettres données à Nantes le 21 mai, il le nomma capitaine du château de Landal. Raoul avait épousé Jeanne, fille d'Eustache de la Houssaye et de Jeanne de Rostrenen. Il mourut sans enfant en 1472.
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Tressaint.
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