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LANLOUP

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La commune de Lanloup (pucenoire.gif (870 octets) Sant-Loup) fait partie du canton de Plouha. Lanloup dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Trégor / Goëlo - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANLOUP

Lanloup vient de l'ancien breton "lann" (ermitage) et de Saint-Loup (389-479), évêque de Troyes en 426. Son culte est remplacé deux siècles plus tard dans la paroisse par celui de saint Loup de Sens (573-623).

Lanloup est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouha. Vers l'an 550, le site comporte un petit monastère (situé non loin de la chapelle Sainte-Colombe) tenu par les moines de Dol.

Lanloup (Lanlop) est cité, à partir de 1237, dans les chartes de l'abbaye de Beauport et a le titre de paroisse dès 1263 (Anc. év. IV, p. 102). C'est dans un acte de 1266, qu'est mentionné le premier seigneur de Lanloup, en la personne de Roland de Lanlop. Cette seigneurie, dont le siège se trouvait au château, est issue d'un démembrement du fief de Coëtmen à la suite du mariage de Roland avec la fille de Geslin de Coëtmen. 

A la fin du XIVème siècle, il semble qu'on ait confondu Lanloup et Lanleff : on lit en effet Lanlop alias Lanleff (Pouillés de Tours, 382). 

Sous l'Ancien Régime, Lanloup appartenait au diocèse de Dol et avait pour succursale la paroisse de Lanleff. La paroisse de Lanloup dépendait de la subdélégation de Paimpol et du ressort de Saint-Brieuc. Elle faisait partie du comté de Goëlo. Au moment de la Révolution, elle avait le titre de châtellenie et appartenait au roi. La cure était à l'ordinaire.

Lanloup élit sa première municipalité le 5 février 1790. Sous la Terreur son nom devient Lan-Mor (lande mer) par arrêté du district de Pontrieux en date du 17 janvier 1794 (28 nivôse an II). La commune reprend son ancien nom en l'an IV. Par ordonnance du 30 décembre 1829, Lanloup est augmenté d'une fraction de Plouha ne comprenant qu'une maison du village de Kerhuel et son jardin. 

On rencontre les appellations suivantes : Lanloup (en 1237), Lanlop (en 1239, en 1252), Par. de Lanloup (en 1263, en 1266), Lanlop (en 1263, en 1266, en 1268, à la fin du XIVème siècle), Sainct Loup (en 1478), Lanloup (en 1467, en 1486), Saint Lou vel Lanloup (en 1535), Sainct-Loup (en 1536), Lanloup ou Sainct Loup (en 1543 et en 1569).

Note 1 : Lanloup possède le plus ancien registre d'état civil du département des Côtes-d'Armor et le seul qui appartienne au XVème siècle. La partie conservée commence le 24 août 1467.

Note 2 : la commune de Lanloup est formée des villages : Kerguistin, Boulsec'h, Kervagadel, Kerhuel, Lagos, Kerlubia, Kervat, Belorient, Run-ar-Vilin, Kerveret, Kervégant, la Noë-Verte, Kerzuel, Kersalaun, Pont-ar-Lar, Kertugdual.

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PATRIMOINE de LANLOUP

l'église Saint-Loup (XV-XVIème siècle), construite à l'emplacement d'un édifice du XIIIème siècle et fondée par les seigneurs de La Noë-Verte et de Kerjolis (en Plouha). Le transept date du XVème siècle. Le porche sud et le pignon ouest datent du XVIème siècle. Le choeur, refait sur les plans d'Anfray, date de 1720. La chapelle sud date de 1767. Cette église possède deux porches gothiques dont le principal, le porche Sud, date du XVIème siècle et abrite les statues des apôtres. Elle est ornée de gargouilles représentant divers animaux mythiques et surmontée d'un clocheton à tourelle. A l'intérieur, on peut voir une statue de Saint-Loup, une Vierge du XIVème siècle et des chandeliers du XVème siècle. Une toile, intitulée "Crucifixion" et oeuvre de Georges Le Tourneur, date de 1634 : il s'agit d'une donation de Guillaume de Lanloup et de son épouse, Françoise du Perrier ;

le calvaire de l'église de Lanloup (XVIème siècle). Le socle date de 1758. On y voit le Christ en croix, ainsi que Marie et saint Jean ;

la chapelle Saint-Roch (XVIIIème siècle) ;

la chapelle Sainte-Colombe de Kervéret (XVème siècle), fondée par Jeanne de Lanloup et Geoffroy de Boisgelin (seigneurs de Kervéret ou Kervégant), à l'emplacement d'un ancien ermitage. On mentionne d'ailleurs un François de Boisgelin en 1536. On y voit un campanile et une verrière en ogive, trilobée géminée, placés en pignon. Cette chapelle possédait jadis une statuette représentant saint Thérésien habillé en prélat (à signaler qu'un des évêques de Lexobie, dont le siège fut transféré à Tréguier, se nommait Thérisien) ;

la fontaine Saint-Golven ;

le château ou manoir de Lanloup (1660). Il a été édifié en plusieurs étapes. Le blason de la famille Lanloup figure au-dessus de la porte. Propriété de Jean de Lanloup en 1514 et en 1536. Salmon Pierre était métayer à Lanloup en 1427. Joseph Ropartz, chevalier de l'Empire en 1810, a acheté le château le 1er septembre 1794 ;

le manoir de Kerguistin (XVIème siècle). Propriété de Christophe de Botloy en 1514, en 1536, en 1543 et de Jacques de Botloy en 1569 ;

le manoir de la Noë-Verte (XV-XVIème siècle). Le manoir fait remonter ses origines bien avant l'année 1220, date d'occupation par le chevalier Aufrai de Goesbriand (Auffray de Guébriant). Le chevalier Aufrai commandait 50 lances sous Pierre de Dreux, époux de la duchesse Alix. Sa façade possède les armes de la famille de Lannion. Il est restauré aux XV-XVIème siècles. Manoir fortifié, il possède une double enceinte. Celle de l'extérieur est flanquée de deux tourelles à meurtrières datant de la guerre de la Ligue. Celle de l'intérieur forme la cour. Entre les deux, à droite le pigeonnier ; à gauche, la mare des cygnes. Le manoir a appartenu à Sylvestre du Boisgelin (dès 1418), puis à Yves Pinart (ou Pinard) de Kerverziou (en 1506), à Yves Pinart et son épouse Jeanne du Boisgelin (en 1514), à Laurent Pinart (en 1536), à Roland  Pinard (en 1543), puis à Jean de Lannion, seigneur des Aubrays dit Lezobré (en 1634). En 1790, il appartient à M. du Bois-Berthelot (capitaine de vaisseau). Il a été restauré récemment par la famille Boutbien  ;

4 moulins à eau : de Traoulas, de Lanloup, de Kergolan, de la Noë-Verte ;

A signaler aussi :

la tombe de Saint-Mélar ou de Saint-Méloir (XVème siècle), située près de la chapelle Sainte-Colombe. C'est à Lanmeur que fut assassiné saint Mélar, fils de Méliau, comte de Cornouaille, tué par son frère Rivod, usurpateur de son trône. Pour échapper à son oncle qui l'avait amputé du pied gauche et du bras droit, Mélar trouva refuge au château de Beuzit, chez sa tante, femme de Conomor, comte de Poher. Mais il y fut tué par Rivod et le corps fut inhumé à Lanmeur. Il pourrait s'agir aussi de la tombe de saint Meloir, abbé et évêque, qui habita quelque temps la forêt de Sciscy, entre Saint-Malo et Grandville où il fit de nombreuses missions. Saint Méloir est honoré en Angleterre, son pays natal. On faisait jadis marcher les jeunes enfants sur la tombe, en demandant au saint de les rendre robustes ;

le colombier du manoir de la Noë-Verte (XVIème siècle) ;

les vestiges d'un moulin à pommes au château de Lanloup (XVIIème siècle).

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ANCIENNE NOBLESSE de LANLOUP

Le 1er septembre 1794 est vendue la réserve de l'ancienne seigneurie de Lanloup, acquise à la Nation comme faisant partie des biens d'Anne-Joseph de Lanloup, condamné.

Lors de la réformation de juillet 1427, sont mentionnés à Lanloup les nobles suivants : Sevestre du Boisgelin, Thomas Lires, Jean de Lanloup, Geoffroy Lires et Jehan Le Fouri. Geffroy Gelin et Roland Lenloup ou Lanloup se disent aussi nobles.

Lors de la réformation du 23 mars 1536, sont mentionnées à Lanloup les maisons nobles suivantes : la maison de Lanloup (à Jehan de Lanloup), La Noë-Verte et Kerhuel (à Laurent Pinart, sénéchal de Léon), Kervéret et Kervégant (à François du Boaisgelin), Kerguistin (à Christophe de Botloy).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 4 nobles de Lanloup :

François DU BOUESGELIN de Noë Verte (120 livres de revenu) ; 

Guillaume DU BOUSGELIN (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre LANLOUP (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan LE MENE (15 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et comparaît armé d'une pertuisane ;

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