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JUGON-LES-LACS

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La commune de Jugon-les-Lacs (pucenoire.gif (870 octets) lanyugon) est chef lieu de canton. Jugon-les-Lacs dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de JUGON-LES-LACS

Jugon-les-Lacs vient du nom de la rivière qui traversait jadis le territoire de Jugon (confirmé par une notice datée de 1108-1110).

Jugon-les-Lacs est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plénée. La première mention de Jugon fait référence au château, situé sur un éperon abrupt encadré par deux étangs, dont l’édification est attribuée à Eudon, premier comte de Penthièvre, soit avant 1079, date de sa mort. Propriété au XIIème siècle et, semble-t-il, au XIème siècle, des seigneurs de Dinan, puis, au début du XIIIème siècle, du duc Pierre Mauclerc, le château de Jugon devient le siège d'une importante châtellenie s'étendant sur sept paroisses et ayant sa mesure propre.

On retrouve le nom de Jugon dans celui de la dîme de Lanjugon, qui est citée de 1208 à 1293 dans la paroisse limitrophe de Dolo (Anc. év. III, 45-181). Le château de Jugon est cité vers 1108-1109 dans la notice de la fondation, par Olivier de Dinan, du prieuré de Jugon : « castrum quod vulgari lingua appellatur Jugon, ex nomine aque que fluit eodem castro, quod Jugon similiter appellatur ». Les moines de Marmoutier reçoivent, par cette fondation, afin d'y faire construire une église et un bourg, une terre allant de la grande porte du château jusqu'au confluent du Jugon et de l'Argolna (Arguenon) (Anc. év. IV, 331).

Il existe, semble-t-il, à Jugon au Moyen Age et jusque vers 1630 deux paroisses distinctes :

Notre-Dame, dont l’église construite devant le château de Jugon, existe dès 1128, ainsi que sa paroisse (Anc. év. IV, 337). Ce prieuré de Notre-Dame fait suite aux différentes donations (terre,  pêcherie, moulin, four, ...) d'Olivier de Dinan aux moines de l'abbaye tourangelle de Marmoutier vers 1108-1110. L'église est alors dédiée à la Vierge et à saint Etienne ;

Saint-Malo, qui a un prieur, ainsi que Notre-Dame, en 1237 (Anc. év. III, 88). Il s'agit d'un ancien prieuré de l'abbaye de Beaulieu. Encore cité en 1649, ce prieuré disparaît des aveux de l'abbaye de Beaulieu à partir de 1723 ;

Au Moyen Age, les paroisses, que sont Notre-Dame et Saint-Malo, appartiennent toutes les deux au diocèse de Saint-Brieuc. La paroisse de Saint-Malo disparaît vers 1620 et la paroisse de Notre-Dame, devenue unique, élit sa première municipalité au début de 1790.

Jugon est le siège d'une sénéchaussée ducale puis royale sous l'Ancien Régime. Dès 1211, il y a un sénéchal féodé de la cour de Jugon (Anc. év. III, 48). Cette cour a sa mesure propre dès 1208 (Anc. év. III, 45). Sous le duc François II (1458-1488), la ville de Jugon est exempte de fouage (Archives de la Loire Atlantique, B 1164, fol. 78). 

Deux autres communes : Lescouët-Jugon (en 1792) et Saint-Igneuc (en 1973) sont ajoutées à Jugon, qui devient Jugon-les-Lacs, par arrêté préfectoral du 2 mars 1973. Il s’agit de :

Lescouët-Jugon (Leskoad-Yugon, en breton) : le pape Clément VII autorise l’érection de la chapelle Saint-Malo du Pargay en église paroissiale sous le nom de Lescouet par lettres du 7 mai 1380 (suite à une requête du seigneur du Parga). Cette paroisse est formée sur le territoire de Plorec. Elle devient une succursale de la paroisse de Plorec et elle est érigée en paroisse en 1821. Durant la Révolution, la paroisse de Lescouët dépend du doyenné de Jugon. Sous l'Ancien Régime, elle appartient au diocèse de Saint-Brieuc et élit sa première municipalité au début de 1790. Le nom de Lescouët devient officiel par le décret du 31 octobre 1877. Le décret du 13 novembre 1885 change le nom de la commune en celui de Lescouët-Jugon. Certains lieux-dits tels que les villages du Temple semblent révéler la présence jadis des templiers et des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. On rencontre l'appellation Cap. S. Maclovii de Lecouet en 1380 et Lescouet en 1435 ;

Saint-Igneuc (Sant-Yunieg, en breton) : la paroisse de Saint-Inieuc existe dès 1270 (Anc. év III, 258) et dépend du diocèse de Saint-Brieuc. Démembrement de la paroisse primitive de Plénée, c'est, semble-t-il, sur son territoire que se trouvait jadis la chapelle Notre-Dame (ruinée dès 1573) donnée vers 1108-1110 aux moines de l'abbaye de Marmoutier lors de la fondation du prieuré de Notre-Dame de Jugon. Fondant l'Hôpital de Trémeur, en 1346, Geffroy Le Voyer fit aumône aux moines de Saint-Augustin de 23 "mines" de seigle de ses dîmes de la paroisse. Durant la Révolution, la paroisse de Saint-Igneuc dépend du doyenné de Jugon. La paroisse de Saint-Igneuc élit sa première municipalité au début de 1790. On rencontre les appellations suivantes : Eccl. S. Ignoci (vers 1330), Par. de Saint Ignouc, Saint Ignoc (en 1346), Saint-Ygneuc (en 1427 et en 1480), Saint-Igneuc (en 1460 et en 1536), Saint Ynieu (en 1490) ;

Par décret du 30 septembre 1807, la paroisse succursale de Saint-Igneuc est supprimée et unie à la paroisse curiale de Jugon. Par ordonnance du 16 mars 1820 est détachée de Jugon et de nouveau créée la paroisse succursale de Saint-Igneuc. Par ordonnance du 10 mars 1821 est créée la paroisse succursale de Lescouët, détachée de la paroisse curiale de Jugon.

Pour Jugon-les-Lacs, on rencontre les appellations suivantes : Castrum Jugon (vers 1108-1110), Eccl. S. Marie semper Virginis ante castrum Jugum (en 1128), Gigun (en 1177), prior Jugonii (en 1208), Jugun (en 1225, en 1234), S. Maclovius de Jugonio, eccl. Beate Marie de Jugon (en 1237), Notre Dame de Jugon (en 1428), Sainct-Malo de Jugon (en 1536). 

Note 1 : En 1034, le château de Jugon appartient à la maison de Penthièvre, par la suite du mariage d'Havoise, héritière du comté de Guingamp, avec Etienne de Bretagne, neveu d'Alain IV. Vers 1214, la châtellenie de Jugon qui appartient au comte Henri, est saisie par le duc Pierre Mauclerc et dès lors attachée au domaine ducal puis royal. En 1317, Jean III, duc de Bretagne, se réserve, dans ses partages, avec son frère, le château de Jugon, avec 300 livres de rente pour l'entretenir. Vers juillet 1341, le château de Jugon, qui a pour capitaine Amauri de Clisson, est assiégé et pris par le Comte de Montfort. En 1342 le château est repris par Charles de Blois. Le 20 avril 1350, Charles de Blois est à Jugon avec Jeanne de Penthièvre, sa femme. En 1364, Jean, comte de Montfort, enlève à son rival la ville et le château de Jugon, après quelques jours de siège. En 1369, le château a pour gouverneur Arthur de Montauban. En 1373, la place de Jugon est confiée au capitaine Robert de Guitté. En 1373, Bertrand Du Guesclin en prend possession pour le roi Charles V. En 1383, le château de Jugon a pour gouverneur Guy de Laval, et en 1385, Alain Le Maistre. Prisonnier du duc Jean IV, Olivier de Clisson, à qui appartient le château de Jugon, est forcé de lui céder par traité du 27 juin 1387 sa seigneurie de Jugon. Vers 1388, la seigneurie de Jugon est rendue au duc. A cette époque (1388), le château a pour gouverneur Le Vayer. En 1420, le château appartient aux Penthièvre. En 1420, Jean V, duc de Bretagne, ordonne de le démanteler, mais il n'est détruit et rasé que deux siècles plus tard sur ordre de Richelieu. Le château de Jugon est détruit en 1616, conformément à un arrêt du parlement en date du 17 mars 1616. En 1565, un édit du roi Charles IX, daté du mois d'août et donné à Châteaubriant, ordonne que la juridiction royale de Jugon soit unie et incorporée au siège royal de Dinan, mais cet édit n'est pas exécuté. En 1794, le 17 décembre, les Royalistes (chouans de Boishardy) pénètrent à Jugon et pillent les maisons. Après les Cent-Jours, Jugon est occupé militairement par des troupes russes.

Note 2 : Jugon-les-Lacs (Jugon) a absorbé l'ancienne paroisse de Coëtivi, qui existait encore au XVIème siècle. Cette petite paroisse devait son nom au cardinal Alain de Coëtivi, qui fut évêque de Dol, de Quimper, de Nismes, de Sabines et archevêque d'Avignon. Il mourut à Rome le 22 juillet 1477. Il était le frère de l'amiral Prégent de Coëtivi, et d'Olivier, comte de Taillebourg, grand sénéchal d'Aquitaine. Jugon-les-Lacs est aussi la patrie de Toussaint de Beaumanoir, vicomte du Besso, baron du Pont et de Rostrenen, baptisé dans l'église de Jugon-les-Lacs le 1er septembre 1554.

Note 3 : la commune de Jugon-les-Lacs est formées des villages : le Marchix, le Pont-de-la-Marette, le Bourgneuf

Voir   Jugon-les-Lacs " Le doyenné de Jugon durant la période révolutionnaire ". 

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PATRIMOINE de JUGON-LES-LACS

l'église Notre-Dame (XIIème siècle). Il s'agit de l'ancienne église du prieuré Saint-Etienne, fondée au XIIème siècle par les moines de Marmoutier et reconstruite de 1850 à 1858 par J. Jamard, architecte à Dinan, en conservant le bras sud du transept et la tour-clocher du XIVème siècle. Olivier de Dinan en posa la première pierre en 1109. Le portail est un remploi du XVIème siècle. La porte date du XXème siècle. Le tabernacle, inclus dans le pilier support de la grande arcade ouvrant sur le choeur, date du XVème siècle. La statue en granit de la "Vierge du prieuré" date du XVII-XVIIIème siècle. Le bénitier date de 1790. Le vitrail représentant les morts de la Première Guerre mondiale, oeuvre du maître-verrier G. Leglise, date de 1920 (ce vitrail est inauguré le 29 août 1920). Le vitrail représentant la naissance de Jugon, oeuvre du maître-verrier G. Merklen, date de 1921. L'église abrite une statue en bois polychrome de la "Vierge à l'Enfant" fixée à l'autel latéral Sud et qui date du XVIIIème siècle ;

l'église Saint-Ignace de Saint-Igneuc (1855 à 1859). La première pierre de l'église est posée fin mai 1855. L'église est bénie le 23 juin 1861. Cette église a remplacé, semble-t-il, une église du XIIème siècle, dédiée à saint Igneuc. Des colonnes de la fin du XIIème siècle auraient été réemployées au porche sud ;

l'église Saint-Jean-Baptiste (1822), située à Lescouët-Jugon. On mentionne un lieu de culte à Lescouët, alors trève de la paroisse primitive de Plorec (aujourd'hui, Plorec-sur-Arguenon), dès 1380. Cet édifice, dédié à saint Malo par le seigneur de Parga, est dévasté en 1794 et rasé par la suite. La première pierre de l'église actuelle de Saint-Malo (en Lescouët) est posée le 2 février 1822 : cette église est fondée par la famille de Broons de Vauvert. L'église est bénie le 13 octobre 1823 et dédiée à saint Malo. L'église est consacrée le 30 septembre 1838. Le cadran solaire, situé sur le pignon Sud, date du XIXème siècle. Le retable en bois, qui comporte une statue de saint Jean-Baptiste, date du XIXème siècle ;

la chapelle Saint-Sébastien (XVIIIème siècle), située dans le cimetière de Saint-Igneuc ;

la chapelle de la Jarretière (1506), située à Saint-Igneuc et restaurée au XVIIIème siècle. Le bénitier, situé près de la porte, date du XVIème siècle ;

la chapelle de Lorgeril (XVIème siècle), située à Saint-Igneuc et restaurée en 1833 ;

la chapelle de Ranléon (1836) ;

la croix du cimetière de Jugon (XVIème siècle) ;

la croix de Ranléon ;

la croix de la Salette (XVIIIème siècle) ;

un socle de croix (XVIIème siècle) ;

le château de Vauvert (XVIIIème siècle), remanié en 1816 et situé à Lescouët ;

le manoir de Ranléon (XVIIIème siècle), situé à Saint-Igneuc. La demeure est la propriété d'Olive Rouxel en 1460, de Jehan Poullain en 1536 et de Georges Poullain en 1569 ;

le manoir de la Jarretière ou Gretière (XVIIIème siècle), situé à Saint-Igneuc. Propriété de Robert Rouxel en 1460 et de Jehan Rouxel en 1536. Au XVIIIème siècle subsiste encore le manoir avec sa chapelle privée dans "une large enceinte close fortifiée de tours carrées" ;

le manoir du Verger (1551-1729), situé à Lescouët-Jugon et édifié en 1551 par Jean Quétier. L'architecture d'une des ailes du manoir est typique du XVIème siècle. Il a été reconstruit en partie ou restauré, semble-t-il, en 1729 par Louis-Jean Brunet, seigneur du Hac et sénéchal de Jugon pendant plus de trente ans. On voit une tour carrée à deux étages à l'arrière de l'édifice ;

le manoir des Loges (XVII-XVIIIème siècle), situé à Saint-Igneuc. Le porche date du XVIIème siècle. Le domaine est la propriété de Perrot Riaczon en 1460 et celle du sieur de Kergu en 1536 ;

le manoir des Touches (XVIIIème siècle), situé à Saint-Igneuc. Propriété d'Olivier Le Galays (ou Galais) en 1460, de Guillaume Le Gallays en 1536, puis de la famille de Leffroy, hommes de loi à Jugon ; 

l'hôtel Sevoy (1634), situé rue des Châteaux et édifié par la famille Sevoy. Une inscription stipule : "Honorables gens Me Jean Sevoy et Guillemette de la Marre sa compagne, sieur et dame des Courtillons, de Recouvrée et de Bouta m'ont faict bastir par Maistre Charles Lebec 1634" ;

l'hôtel de l'Ecu (XVème siècle). Il tire son nom d'une famille de l'Escu, alliée à la famille Du Breil ;

l'hôtel de la Tête Noire (XVIème siècle), situé au n° 5, rue du Four. Une des portes date du XVIIIème siècle. ;

le presbytère (1757), situé au n° 3 place du Martray ;

le manoir de Parga (XVI-XVIIIème siècle). Il ne subsiste que des ruines. La chapelle privée a disparu. Une des pierres de la façade comporte la signature gravée d'un certain P. Buard ;

la maison (1711), située au n° 3 rue du Poudouvre ;

la mairie (XIXème siècle), située place du Martray. L'emplacement était occupé jadis par l'ancienne chapelle Sainte-Anne, fondée en 1644 par Julienne Urvoit, épouse de François Brunet de La Pironnaye. L'ensemble est détruit en 1860. Quelques pierres gravées du XVIIème siècle sont encore visibles ;

la ferme de la Chapelle-aux-Bodins, située à Lescouët ;

6 moulins dont le moulin à vent du Guillier (XIXème siècle), situé à Saint-Igneuc et dépendant du château du Guiller en Plédéliac, et le moulin de Lorgeril dépendant du manoir de Lorgeril-Follideuc ;

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ANCIENNE NOBLESSE de JUGON-LES-LACS

La haute justice de Jugon(-les-Lacs) appartenait au duc de Penthièvre. La moyenne justice du prieuré de Notre-Dame appartenait au prieur. La haute justice de Lorgeril appartenait à M. de Lorgeril-Lambert.

Lors de la Réformation du 18 octobre 1438, on cite plusieurs nobles de la paroisse de Notre-Dame de Jugon : Jean de L'Orgeril (ou Lorgeril), Jean Huchet, Guillaume Dié demeurant en l'hôtel Jean Cadier, Geffroy Roussel, Jehan Riaczon, Perrot Riaczon, Jeanne Brecart, Pierre d'Olbel, Olivier Le Galoys (ou Le Galays). 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 7 nobles de Jugon(-les-Lacs) :

Guillaume DE LORGERIL (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan DU BREIL (3 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et comparaît armé d'une jusarme ;

Guillaume ESPEE ;

Pierre FERRON (80 livres de revenu) :  porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan LE MOENNE (50 livres de revenu) :  porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan QUETIER de Villeguillaume (40 livres de revenu) :  porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Roland ROUXEL (80 livres de revenu) : porteur d'une salade (casque) et comparaît armé d'une vouge ;

Lors de la Réformation du 10 juillet 1427, on cite plusieurs nobles de la paroisse de Saint-Igneuc : Thébaud Le Borgne, Eon du Clos, Henri Quetier, Guillaume Dié, Perrot Le Galays et son fils, la déguerpie Guillo Fessart. En 1460, les maisons nobles de Saint-Igneuc sont : La Jarretière (à Robert Rouxel), Ranléon (à Olive Rouxel), La Brousse (à Bertrand du Breil), Follideu (à Jean Quetier), La Barre (à Thomas de La Roche), La Prévautais (aux héritiers d'Olivier Guyemet), Les Loges (à Perrot Riaczon), Peyrousse (au sieur de Pargat), La Ville-Helle (à Guillaume Dye ou Dié), La Touche (à Olivier Le Galays), La Lande (à Guillaume Dye ou Dié), La Ville-Guillaume (à Jean Quetier), Follide (à Guillaume Dye ou Dié).

Lors de la Réformation du 13 mars 1536, on cite plusieurs maisons nobles de la paroisse de Saint-Igneuc : La Jarretière en Jugon-les-Lacs (à Jehan Rouxel), Ranléon en Jugon-les-Lacs (à Jehan Poullain), Follydeu (à Alain Quetiez), La Lande en Jugon-les-Lacs (à Pierre Le Texier et son épouse Jehanne Le Gallays), La Ville-Helle en Jugon-les-Lacs (à Regnault Rouxel, fils de Guyon Rouxel), Peyrouse en Jugon-les-Lacs (à Regnault Rouxel), La Barre en Jugon-les-Lacs (à Olivier Rouxel, frère de Rolland), Les Loges en Jugon-les-Lacs (au sieur de Kergu), La Brousse en Jugon-les-Lacs (à Georges du Breil), La Prévotais en Jugon-les-Lacs (à Françoise Guillemect), La Touche en Jugon-les-Lacs (à Guillaume Le Gallays), La Ville-Guillaume en Jugon-les-Lacs (à Pierre Quetier).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 6 nobles de Saint-Igneuc :

Thomas DE LA ROCHE (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Margot DU BREIL (20 livres de revenu), veuve de Bertrand DUBREIL : défaillante ;

Olivier LE GALAES de la  Touche (30 livres de revenu), remplacé par Etienne GALAES : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Roland POULLAIN (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan QUETIER de Sollideuc (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Robert ROUXEL de la Jartière (120 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

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