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GUITTE

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La commune de Guitté (pucenoire.gif (870 octets) Gwitei) fait partie du canton de Caulnes. Guitté dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GUITTE

Guitté vient du nom de la famille bretonne Guitté.

Guitté est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Médréac. La seigneurie de Guité, puis de Guitté, a donné son nom à une ancienne famille chevaleresque, connue du XIIème au XVIème siècle et qui possédait jadis le château de Beaumont en Guitté. 

Eon de Guitté (Eudo de Guite) est témoin d’une donation à l'abbaye de Boquen en 1148. Herveus Guitei ou Herveus de Guiteio, l'un des barons de Rolland, seigneur de Dinan en 1164, est témoin de plusieurs donations à l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes et de Marmoutier en 1158 et 1164, puis de la fondation du prieuré de Bécherel, en 1170 (Anc. év. III, 223; VI, 131, 132).

Sous l'Ancien Régime, Guitté est une paroisse du diocèse de Saint-Malo et dépend de la subdélégation de Montauban et de la Juridiction royale de Dinan. Suivant le Pouillé de Tours, l'évêque de Saint-Malo conférait la cure, ainsi que la chapelle de Beaumont. Ogée met la cure de Guitté à l'alternative. Guitté élit sa première municipalité au début de 1790. En 1832 (arrêté du 3 octobre 1832 et loi du 25 mars 1835), les limites territoriales de Guitté sont modifiées et Guitté reçoit de Médréac les villages suivants : la Ville-Beaujonc, l’Orme, la Bourdonnais, la Fauvelais, le Tertre, le Fouy, la Hannelais et la Cholletais. En échange, Guitté cède à Médréac les villages de Courtus, de Carmorvan ou Carcouvrans, de Porte-Brosse, de Pisse-Pré, du Chesnot et du Lislou.

On rencontre les appellations suivantes : Guite (en 1148, en 1158), Guiteium (en 1164), Guteium (en 1170), Guite (en 1249), Guyte (en 1405), Guitte (au XVème siècle).

Note : la commune de Guitté est formée des villages : la Corgniais, les Champs-de-Rance, les Rochers, Bélêtre, Beauchêne, la Fauvelais, Piguelais, la Fouy, Ville-Gaucher, le Coudray, la Beaumenaie, Ville-Billard, Ville-Ramandé, la Souriaie, Trabaillac, la Ramée, Ville-Barbier, Pellan, le Loup, la Pinotais, etc...

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PATRIMOINE de GUITTE

l'église Saint-Servan (XV-XVIIème siècle), restaurée au XIXème siècle. Une restauration générale de l'édifice (avec exhaussement des murs et une réfection de la charpente) a eu lieu en 1890. Une autre restauration a eu lieu en 1970. Saint Servan est un saint écossais du VIème siècle, évêque de Culross, dans le comté de Fife. De l'édifice primitif, il ne subsiste que quelques éléments, dont le portail Ouest. La chaire et les statues de saint Servan et de saint Etienne remontent au XVIIème siècle ;

la chapelle Saint-Nicolas de Couëllan (1672). Il s'agit d'une ancienne chapelle privée reconstruite au début du XVIème siècle par Siméon Hay des Nétumières ;

la chapelle Saint-Mathurin (1744). La chapelle primitive du XIVème siècle était dédiée à saint Gourgon. La décision de reconstruire la chapelle date du 21 avril 1743. Le 20 mai 1744 est posée la première pierre de la chapelle. La chapelle est bénie le 26 septembre 1744. Au-dessus de la porte se lit "Saint Mathurin 1744". La table d'autel provient de l'ancienne chapelle privée du manoir des Touches ;

le château de Beaumont (XV-XVI-XIXème siècle), édifié sur des terres ayant appartenu à une famille Beaumont et berceau de la famille Guitté. Le portail date du XVème siècle : deux tourelles encadrent le portail. Il est restauré au XIXème siècle. En 1158, ce château appartient à Hervé de Guitté, qualifié baron dans l'acte de Conan IV, confirmatif des droits de Saint-Melaine de Rennes sur la monnaie de cette ville. En 1148, Eudes de Guitté est témoin d'une donation faite par Roland de Dinan à Boquen. En 1157, Hervé de Guitté est cité parmi les conseillers du duc de Bretagne : il est le premier témoin à la fondation de Beaulieu en 1170. En 1239, Olivier de Guitté consent à faire hommage au prieur de Léhon pour le fief de la Bréhesaie, en Plouasne. Le 1er mai 1371, Robert de Guitté est un des 27 chevaliers à la montre du connétable de France. Le 1er octobre 1374, Charles V ordonne de rendre à l'évêque et au chapitre de Saint-Malo la garde de cette ville, dont Robert de Guitté s'était emparé par surprise. En 1475, Jean de Rosnevinen et Béatrix de Guitté sont autorisés à relever la justice patibulaire de leur seigneurie de Vaucouleurs. Cette demeure échoit plus tard à la famille de Carné, à la suite du mariage, en 1832, de Louise Marie Léonie de Chappedelaine de Limoëlan, héritière de Beaumont avec Henri Marie Toussaint de Carné-Coëtlogon. Le château est restauré par le fils de ces derniers, Léon, comte de Carné-Trécesson ;

le château de Couëllan (XVIème siècle), propriété de Siméon Hay des Nétumières (au XVIème siècle), puis de René de Saint-Pern (au XVIIIème siècle) qui entreprend des travaux d’agrandissement entre 1775 et 1777. Le manoir primitif du XVème siècle est d'abord occupé par Guillaume L'Hermine avant d'être détruit en 1591, après la bataille de Saint-Jouan-de-l'Isle. Ce château, restauré vers 1620, est agrandi vers 1672, puis de 1775 à 1777. Lors de la Révolution, le marquis de Saint-Pern est emprisonné (il meurt le 4 octobre 1795) et son épouse est décapitée à Paris le 20 juin 1794. Vendu comme bien national, le château est racheté en 1805 par Jean de Saint-Pern. Il passe ensuite par alliance, entre les mains de Mme Jourdain de Coutances, puis à une de ses filles. Il devient la propriété de la famille Dorange en 1936. Ses façades et toitures, celles du pavillon adjacent datent de 1748. Les communs transformés en serre ou orangerie datent de 1758. Le château possède une chapelle privative ;

le château de la Perchais (1725), édifié par Henri Hingant de Saint-Maur (époux de Françoise de Botherel). Propriété d'Hilarion Henry Hingant, sous la Révolution, le domaine est confisqué en 1800 et vendu comme bien national à Jean Joseph Nicolas Baudouin. Il devient ensuite la propriété successive des familles Baudoin, Le Gyemare, Sebret, Carné de Trécesson et Aubrée ;

le manoir des Touches (XVII-XVIIIème siècle), propriété de la famille Lamour (au XVII-XVIIIème siècle). L'ancienne chapelle privée, qui datait du milieu du XVIIème siècle, est détruite au XVIIIème siècle ;

l'ancien presbytère (1761) ;

le manoir de la Ville-Férier (1607) ;

3 moulins à eau : de Beaumont, du Pré-au-Coq, de Néal ;

A signaler aussi :

le menhir de la Pierre Longue (époque néolithique), situé route de la Vieux-Ville ;

les alignements de mégalithes ;

les retranchements de la Suais ;

la présence de substructions romaines au Clos-Long ;

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ANCIENNE NOBLESSE de GUITTE

Le 28 décembre 1557, le seigneur de Beaumont de Guitté est appelé à la montre de Dinan, avec la dame de la Touche-à-la-Vache, le seigneur du Lair, l'héritière de Trégoumen, le seigneur de Pontcornou, etc. Ils comparaissent encore à la montre de Saint-Malo, le 30 dudit mois de décembre 1557. Les autres terres nobles de Guitté étaient : le Beau-Chêne, le Bel-Etre, la Lande, la Péchaie, Boais, la Haye, la Seunais, le Loup et Couellan. Cette dernière appartenait à Guillaume de l'Hermine, qui était à la montre d'Olivier de Mauni en 1371. Guillaume de l'Hermine a fait construire le manoir des Landes-de-Causne, et Raoul de l'Hermine celui de Raoul Guneral, en 1442.

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 5 nobles de Guitté :

François DE BEAUMONT de Beaumont (1000 livres de revenu) : excusé comme appartenant à la maison du comte de Laval ;

Guillaume DE BOGIER de le Boays (500 livres de revenu) : excusé comme appartenant à la maison du Maréchal (Jean de Rieux) ;

Alain DE LISTRE de Belestre (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Alain LERMINE de Couellan (100 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Jehan LERMINE de la Villée (60 livres de revenu) : défaillant ;

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