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QUEMENEVEN |
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La commune de Quéménéven ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de QUEMENEVEN
Quéménéven vient du breton "kemenet" (portion de territoire) et du nom du seigneur Maen.
Avant de devenir une paroisse indépendante vers le XIème siècle, le territoire de Quéménéven a fait partie successivement de la paroisse de Ploéven puis de celle de Plonévez-Porzay. Il sagit certainement dun ancien fief possédé par un seigneur du nom de Maen. La paroisse de Quéménéven dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille.
On rencontre les appellations suivantes : Kemenetmaen (en 1267, en 1285 et vers 1330), Quemenevan (en 1574), Quemenevain (en 1599).
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PATRIMOINE de QUEMENEVEN
l'église Saint-Ouen (XVIIème siècle-1786), reconstruite en 1860-1861. L'édifice, comprend, précédée d'un clocher, une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept et un choeur. Son clocher, à une chambre de cloches, est garni d'une seule galerie à balustres et couronné d'une flèche octogonale aux rampants à crochets : il porte sur un linteau de la chambre la date de 1618. Dans le fronton, au-dessus de l'entrée du porche, une niche contient la statue de saint Ouen. Un vitrail de la Crucifixion date du XVIème siècle et représente la Passion de Notre-Seigneur (suivant le carton de Jost de Negker) : en supériorité, se trouvent les armes des seigneurs du Gage. Les anciens vitraux retracent l'histoire de Joseph vendu par ses frères, le Jugement dernier,.... La plus ancienne verrière (XV-XVIème siècle) représente les Prophètes et les Apôtres. On remarque aussi deux tableaux du peintre Valentin. L'église abrite les statues anciennes de saint Méen en évêque, saint Pierre, saint Guénolé (XVIème siècle, en bois polychrome, H. 1,50 m, l'abbé est mitré, en habits sacerdotaux, tenant une crosse dans la main droite et un livre ouvert dans la main gauche), saint Enéour, saint Ouen, saint Laurent ; | |
la chapelle Notre-Dame de Kergoat (XVI-XVIIIème siècle). L'édifice, qui est lambrissé, comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés, sur lesquels, à l'aplomb de la cinquième travée, s'ouvrent deux chapelles en ailes formant un faux transept. La nef est terminée par un chevet à trois pans. La chapelle possède un clocher encastré à dôme et lanternons datant de 1742-1764. Le clocher, amorti primitivement par une haute flèche, a été frappé par la foudre le 10 décembre 1740, puis reconstruit : les travaux de reconstruction par Guillaume Salaun se sont déroulés de 1742 à 1764 ainsi que le confirme l'inscription "Don Ian Maillard Recteur de Quemeneven 1764. Gouascoz Ptre Larvor F. ". La sacristie octogonale porte l'inscription "Y. Le Douren F. 1675. M. P. Piederriere P(rêtre) C(hapelain).". Le maître autel à baldaquin date du XVIIIème siècle. Les verrières datent de la seconde moitié du XVIème siècle : un vitrail du Jugement dernier avec portrait du donateur (Henry Quoëtsquiriou, recteur de Quéménéven en 1566), un vitrail de l'histoire de Joseph (il s'agit de six panneaux) et une maîtresse vitre aux armes de Julien du Cleuz et de son épouse Claudine De Kergorlay. Les verrières sud sont restaurées en 1889 par Félix Gaudin. Trois verrières sont restaurées à nouveau en 1923 par Labouret et l'ensemble des verrières est restauré en 1954 par Grüber. Un bénitier en bronze sur le catafalque porte l'inscription "Laurans Kerivel Fabrique d'Itron Varia Kergoat fit ce lan Mil VCXXIX". La chapelle abrite les statues anciennes de Notre-Dame de Kergoat, sainte Marguerite, sainte Barbe, saint Joseph, saint François, saint Mathurin, saint Jean-Baptiste et Vierge (en kersanton au-dessus de l'entrée). D'autres statues ont été transportées au musée de Quimper : saint Sébastien, saint Roch, sainte Marie Madeleine, sainte Barbe, une Vierge Mère et un Ecce Homo ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Enéour (dite aussi Saint-Enegoret ou Saint-Grégoire), aujourd'hui disparue. Les pierres ont servi en 1860 à la restauration de l'église paroissiale ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Guénolé, située jadis à Trohalo et aujourd'hui disparue. Ses pierres ont servi également à la restauration de l'église paroissiale ; | |
le calvaire de Mezaudren ou Croaz-Guernévez (XVème siècle) ; | |
le calvaire de la chapelle de Kergoat (XVème siècle). Il s'agit d'un calvaire triangulaire avec un autel sur lequel ont été placées des statues en granit de kersanton de saint Jean-Baptiste, saint Guénolé (XVème siècle, H. 1,12 m, abbé en habits sacerdotaux, tenant une crosse dans la main gauche), saint Jean, et, à genoux, saint Avertin ; | |
le calvaire du placitre de l'église (XVème siècle) ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : Kerestou ou Croas-Nevez (1780), Kergoat (1550), Kerhoen ou Croas-Coadou (XIIIème siècle), Kerligonan (XVIème siècle), Landiviou (1885), Pennanrun (XVIème siècle), la croix du cimetière de Quéménéven (1888) ; | |
la fontaine Notre-Dame de Kergoat (XVIème siècle) ; |
A signaler aussi :
des tombes à coffre à Kerimanton ; | |
le manoir de Tréfry (1876), flanqué d'une tourelle provenant de l'ancien château du XVème siècle ; | |
les vieilles maisons rurales du XIXème siècle : Bohars, Kerguéban, Kergrignouz, Pon-Guen ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de QUEMENEVEN
(à compléter)
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