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Bienvenue chez les Quéménévenois

QUEMENEVEN

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La commune de Quéménéven (pucenoire.gif (870 octets) Kemeneven) fait partie du canton de Châteaulin. Quéménéven dépend de l'arrondissement de Châteaulin, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de QUEMENEVEN

Quéménéven vient du breton "kemenet" (portion de territoire) et du nom du seigneur Maen. Le mot Quéménéven, Quemenetmaen dans les anciens titres, signifie " terre appartenant en fief à saint Maen ou Méen ". L’éponyme de la paroisse est donc saint Méen, compagnon de saint Samson et abbé du monastère de Saint-Jean de Gaël (Ille-et-Vilaine). Le patron de Quéménéven est actuellement saint Ouen.

Avant de devenir une paroisse indépendante vers le XIème siècle, le territoire de Quéménéven a fait partie successivement de la paroisse de Ploéven puis de celle de Plonévez-Porzay. Il s’agit certainement d’un ancien fief possédé par un seigneur du nom de Maen. La paroisse de Quéménéven dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille.

Une note de M. le chanoine Peyron, empruntée aux Archives du Finistère (E. 544), nous apprend que deux foires furent établies à Kergoat par lettres patentes [Note : Nom qu’on donnait autrefois à toutes les lettres du roi, en parchemin, scellées du grand sceau, et par lesquelles le monarque accordait une faveur ou une grâce], en 1577. Au début du XXème siècle trois foires s’y tiennent annuellement : le lundi des Rameaux, le 2 juillet et le 29 août.

Vers 1928, cette paroisse a une superficie de 2.781 hectares et compte 1.700 habitants. Elle est bornée au nord par Cast, à l’est par Briec et Landrévarzec, au sud par Plogonnec et Locro­nan, à l’ouest par Plonévez-Porzay.  

On rencontre les appellations suivantes : Kemenetmaen (en 1267, en 1285 et vers 1330), Quemenevan (en 1574), Quemenevain (en 1599).

Ville de Quéménéven (Bretagne)

Note 1 : LISTE NON EXHAUSTIVE DES RECTEURS DE QUÉMÉNÉVEN AVANT LA RÉVOLUTION : — En 1566 : Henri Quoetsquiriou. — En 1580 : Jean Terrhay. — En 1596 : Pierre Le Marrec. — En 1671 : Yves Duchesne. — En 1690-1696 : Pierre de Kerguelen. — En 1702-1721 : Joseph Hurel. — En 1722-1725 : Pierre-Joseph Lair. — En 1726-1744 : Louis Bescond. — En 1744-1759 : Guillaume Changeon. — En 1759-1760. ... Floyd. — En 1761-1776 : Jean-Joseph Maillard. — En 1777-1788 : Nicolas Talhouarn. — En 1788-1792 : Michel-François Le Gall. Prêtre assermenté, M. Le Gall signe une dernière fois aux registres comme recteur à la fin de décembre 1792. Il y figure comme officier public, du 15 prairial an II (3 juin 1794) au 21 messidor an III (9 juillet 1795). — Décédé le 2 juillet 1805 à Plougastel-Daoulas, il y fut inhumé le lendemain. LISTE NON EXHAUSTIVE DES PRÊTRES ET CURÉS DE QUÉMÉNÉVEN AVANT LA RÉVOLUTION : — En 1646 : François Lagadou, prêtre. — En 1655-1702 : Pierre Piéderrière [Note : Pour satisfaire aux injonctions de Mre. De Piéderrière, Anne de Pièderrière établit, le 15 novembre 1702, une fondation en faveur de son parent « pour que le recteur et les prêtres chanteront un des trois nocturnes, diront une messe et feront la recommandation à la manière accoutumée à chaque premier dimanche de may à perpétuité sur la tombe dans laquelle le sieur Piéderrière a été inhumé »]. — En 1692 : Yves Hascoët, prêtre. — En 1721 : Laurent Pennanec’h. — En 1757-1777 : André Goascoz, chapelain de Kergoat, signe « prêtre et curé » à partir de 1774. — En 1770-1792 : Coatmen, signe « curé » à partir de 1778. Prêtre assermenté. Sa dernière signature comme curé est du 18 janvier 1792. Il est officier public du 29 frimaire an IV (20 décembre 1795) au 23 germinal an V (12 avril 1797). LISTE NON EXHAUSTIVE DES RECTEURS DE QUÉMÉNÉVEN DEPUIS LE CONCORDAT : — En 1804-1812 : Jean-François-Simon Porlodec [Note : Prêtre assermenté, se rétracta le 30 décembre 1806]. — En 1815-1823 : Jean-Marie Puissant. — En 1826-1831 : Pierre-Raymond Le Guillou. — En 1831-1833 : Guillaume Le Guen. — En 1833-1857 : Pierre-François-Louis Desquatrevaux. — En 1857-1859 : Jean-François-Julien De Launay. — En 1859-1869 : Guillaume Rolland. — En 1869-1884 : Grégoire Floc’h. — En 1884-1891 : Alain-Marie Labasque. — En 1891-1904 : François Coquil. — En 1904-1908 : Jean-Louis Floc’h. — En 1908-1916 : Jean-François-Marie Prigent. — En 1917-1922 : Jean-Marie Kervella. — En 1922-1928 : Jean-Joseph-Marie Le Stang, né à Plouider, en 1873, ordonné prêtre en 1898. Etc … LISTE NON EXHAUSTIVES DES VICAIRES DE QUÉMÉNÉVEN : — En 1831-1842 : René-Alphonse Jonquet. — En 1842-1841 : Guillaume Riou. — En 1847-1854 : Pierre-Marie Gourvez. — En 1854-1858 : Alain-Etienne Lozac’h. — En 1858-1862 : Louis-Auguste-Marie Le Menn. — En 1862-1865 : François-Marie Mescam. — En 1865-1868 : Claude-Alain-Marie Rolland. — En 1868-1869 : Jean-François-Marie Bizien. — En 1869 : Tanguy-Isidore-Marie Cueff. — En 1869-1870 : Sylvain-Marie-Ambroise Liscoat. — En 1870-1871 : Jean-Noël Thymeur. — En 1871-1872 : Paul-Marie Rouilly. — En 1872-1875 : Ambroise-Marie Parc. — En 1875-1876 : François-Marie Besnier. — En 1876-1881 : 0llivier Guillerm. — En 1881-1883 : Olivier-Marie Canévet. — En 1883-1884 : Charles-Marie Daré. — En 1884-1890 : Jean Kerlidou. — En 1890-1893 : Yves Martin. — En 1893-1896 : Joseph-François-Marie Le Marrec. — En 1896-1898 : Guillaume Le Séac’h. — En 1898-1901 : Jean-Louis L’Haridon. — En 1901-1903 : Jean-Marie Tallec. — En 1903-1907 : Yves Kérébel. — En 1907-1918 : Elie-Joseph Allain. — En 1919-1929 : Hervé Mao, né à Ploaré en 1878, ordonné prêtre en 1904. Etc …

Ville de Quéménéven (Bretagne)

Note 2 : Liste non exhaustive des Morts pour la France. La piété des paroissiens de Quéménéven a voulu que le monument des morts de la Grande Guerre se dressât à l’ombre du vénérable sanctuaire de Kergoat, tout comme au bourg près de l’église. Voici les noms de certains soldats de la paroisse tombés an champ d’honneur ; ils sont inscrits sur une pyramide en kersanton, ornée d’une palme et surmontée d’une croix. — Classe 1891 : Philippe, Guillaume. — 1894 : Quelven, Jean-Marie. — 1897 : Quintin Jean-Marie. L'Helgoualc'h. Jean. — 1898 : Caporal Férec, René. — 1899 : Le Guillou, Jean-René. —1900 : Caporal Mauguen, François. — 1901 : Caporal Louboutin, Guillaume. Bossennec, Pierre. Le Gars, Jean-Marie. — 1902 : Caporal Garrec, Guillaume. Le Baut, François. Le Baut, Yves. Gourlay, Jean. Scordia, Louis-Marie. — 1903 : Briant, Jean-René. Louboutin, Pierre-Marie. Marchalot, René. — 1904 : Le Goff, Hervé. L'Helgoualc'h, Jean-François. Le Roux, Jean-Yves. Nicolas, Guillaume. Pelliet, Pierre. — 1905 : D'Hervé, Sébastien. Guillou, Guillaume. Marzin, Yves. Mauguen, Hervé. — 1906 : Le Goff, Pierre. Pelliet, Jacques. Rivoy, Pierre. — 1907 : Autret, Jacques. Coffec, Guillaume. Guidai, Sébastien. Mauguen, Yves. Poquet, François. — 1908 : Bernard, Corentin. Brélivet, Jean-Marie. Curunet, Jacques. L'Helgoualc'h, Jean-Marie. Le Marc'h, Pierre.  Le Noac'h, Yves. Moreau, Claude. — 1909 : Caporal Guillon. Corentin. Joncour, Joseph. Le Mat, René. Rolland, Jean-Louis. Trellu, Pierre. — 1910 : Trellu, Jean. — 1911 : Sergent Jaïn, Yves-Marie. Brigadier Capitaine, Jean-Joseph. Chatalic, Hervé. Le Page, Jean. Saliou, Henri. — 1912 : Sergent Bernard. Louis. Sergent Dorval, Mathurin. Muzellec, Alexandre. Pennanéac'h, Pierre-Marie. Poupon, Hervé. Quiniou, Pierre-Marie. Trellu, Sébastien. — 1913 : Daigné, Alain. Sévère, Jean. — 1914 : Sous-lieutenant Trellu, Yves. Chevalier, Mathurin. Curunet, Jean-Louis. L'Helgoualc'h, Joseph. Maguer, Pierre-Marie. Moreau, Pierre. Queffélec, Thomas. — 1915 : Le Bléis, Pierre-Marie. Gouriten, Jean-Louis. Hascoët, Guillaume. Marchadour, Pierre-Marie. Rivoy, François. — 1916 : Caporal Cariou, Jean-Guillaume. Cornic, Pierre. Floc'h, Jean-Marie. — 1917 : Cariou, Jean-Louis. Colin, Henri. Doaré, René. Le Men, Jean-Marie. Marzin, Jean-Louis. — 1920 : Poquet, Alain. Etc ....

Ville de Quéménéven (Bretagne)

Ville de Quéménéven (Bretagne)  Quelques faits divers historiques de Quéménéven.

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PATRIMOINE de QUEMENEVEN

l'église Saint-Ouen (XVIIème siècle-1786), reconstruite en 1860-1861. L'édifice, comprend, précédée d'un clocher, une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept et un choeur. Son clocher, à une chambre de cloches, est garni d'une seule galerie à balustres et couronné d'une flèche octogonale aux rampants à crochets : il porte sur un linteau de la chambre la date de 1618. Dans le fronton, au-dessus de l'entrée du porche, une niche contient la statue de saint Ouen. Un vitrail de la Crucifixion date du XVIème siècle et représente la Passion de Notre-Seigneur (suivant le carton de Jost de Negker) : en supériorité, se trouvent les armes des seigneurs du Gage. Les anciens vitraux retracent l'histoire de Joseph vendu par ses frères, le Jugement dernier,.... La plus ancienne verrière (XV-XVIème siècle) représente les Prophètes et les Apôtres. On remarque aussi deux tableaux du peintre Valentin. L'église abrite les statues anciennes de saint Méen en évêque, saint Pierre, saint Guénolé (XVIème siècle, en bois polychrome, H. 1,50 m, l'abbé est mitré, en habits sacerdotaux, tenant une crosse dans la main droite et un livre ouvert dans la main gauche), saint Enéour, saint Ouen, saint Laurent. " L’église, du XVIème siècle, a été presque entièrement reconstruite en 1860-1861. Elle possède un vitrail remarquable, du XVIème siècle, classé en 1906 comme monument historique. On y voit plusieurs scènes de la Passion : Le repas pascal ; Jésus en prières au Jardin des Olives ; l’ange lui apparaît, une coupe en main ; Jésus chargé de chaînes ; la flagellation ; Jésus devant Pilate ; la Mère de Douleurs ; Jésus crucifié ; cavaliers romains et soldats accompagnés de chiens ; en supériorité les armes des seigneurs du Gage. Dans le cimetière, avoisinant l’église, un haut calvaire en kersanton, porte d’un côté le Christ crucifié, de l’autre Notre-Dame de Pitié " (Pérennès) ;

Eglise paroissiale de Quéménéven (Bretagne)

la chapelle Notre-Dame de Kergoat (XVI-XVIIIème siècle). L'édifice, qui est lambrissé, comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés, sur lesquels, à l'aplomb de la cinquième travée, s'ouvrent deux chapelles en ailes formant un faux transept. La nef est terminée par un chevet à trois pans. La chapelle possède un clocher encastré à dôme et lanternons datant de 1742-1764. Le clocher, amorti primitivement par une haute flèche, a été frappé par la foudre le 10 décembre 1740, puis reconstruit : les travaux de reconstruction par Guillaume Salaun se sont déroulés de 1742 à 1764 ainsi que le confirme l'inscription "Don Ian Maillard Recteur de Quemeneven 1764. Gouascoz Ptre Larvor F. ". La sacristie octogonale porte l'inscription "Y. Le Douren F. 1675. M. P. Piederriere P(rêtre) C(hapelain).". Le maître autel à baldaquin date du XVIIIème siècle. Les verrières datent de la seconde moitié du XVIème siècle : un vitrail du Jugement dernier avec portrait du donateur (Henry Quoëtsquiriou, recteur de Quéménéven en 1566), un vitrail de l'histoire de Joseph (il s'agit de six panneaux) et une maîtresse vitre aux armes de Julien du Cleuz et de son épouse Claudine De Kergorlay. Les verrières sud sont restaurées en 1889 par Félix Gaudin. Trois verrières sont restaurées à nouveau en 1923 par Labouret et l'ensemble des verrières est restauré en 1954 par Grüber. Un bénitier en bronze sur le catafalque porte l'inscription "Laurans Kerivel Fabrique d'Itron Varia Kergoat fit ce lan Mil VCXXIX". La chapelle abrite les statues anciennes de Notre-Dame de Kergoat, sainte Marguerite, sainte Barbe, saint Joseph, saint François, saint Mathurin, saint Jean-Baptiste et Vierge (en kersanton au-dessus de l'entrée). D'autres statues ont été transportées au musée de Quimper : saint Sébastien, saint Roch, sainte Marie Madeleine, sainte Barbe, une Vierge Mère et un Ecce Homo. On jugera de l’importance de cette chapelle par le tableau suivant qui donne les rôles des Décimes pour Quéménéven, en 1789 : - La Fabrice : 8 livres 10 sols. - Le Sacre : 2 livres. - Notre-Dame de Kergoat : 23 livres 10 sols. - Les Agonisants : 2 livres. - Saint-Grégoire : 2 livres. - Saint-Guénolé : 2 livres ;

Nota 1 : NOTRE-DAME DE KERGOAT & LA GRANDE TROMÉNIE. On sait que la Grande Troménie de Locronan est une grande procession qui a lieu tous les six ans, les second et troisième dimanches de juillet. Elle touche successivement au territoire de Plonévez-Porzay, de Quéménéven où elle fait un crochet, et de Plogonnec. Douze stations y sont prévues. Le parcours de la procession, parfaitement déterminé par une antique tradition, est absolument immuable, et le cortège n’est arrêté ni par bois, ni par barrière, ni par prairie couverte de foin, ni par champ ensemencé. Le Troménie se fait aussi de façon privée, par une foule de pèlerins isolés ou en groupe, et cela non seulement aux deux dimanches des processions solennelles, mais chaque jour de la semaine. La paroisse de Quéménéven tient à honneur de venir saluer saint Ronan, lors de son passage dans la grande procession officielle. Plusieurs statues de la chapelle de Kergoat sont présentes sur le parcours : à Toul-ar-Stiff c’est saint Mathurin, à Trobalo saint Guénolé, non loin de Mézaudren Notre-Dame de Kergoat, avec la belle croix argentée de sa chapelle [Note : A cet endroit un prêtre fait baiser aux pèlerins les reliques de saint Ouen, patron de Quéménéven], à Guernévez c’est sainte Barbe. Pendant huit jours la Vierge de Kergoat bénira les pèlerins de la Troménie et recueillera leurs généreuses offrandes (Pérennès).

Nota 2 : FONDATIONS : - 27 avril 1526. — Le Chapitre de Quimper érige en chapellenie perpétuelle la fondation d’une messe basse à être célébrée, tous les vendredis, en la chapelle de Notre-Dame de Kergoat, fondation instituée par Marguerite Le Héno, et dont M. Alain Ballé est premier titulaire. - 31 janvier 1616. — Fondation faite par Alain Hascoët et Catherine Kerdrain sa femme d’un service à chaque jour de sainte Catherine en novembre. Ce jour-là seront chantés un nocturne des vigiles des morts et une messe de Requiem. Comme dotation Hascoët et son épouse donnent à l’église paroissiale et à la chapelle du Kergoat le fond de deux parées et demie de terre chaude en un grand parc nommé le Gonnidou au-dessus du village de Kerezequel contenant environ 84 sillons. Du prix de la ferme les fabriques des deux églises donneront 60 sols à être répartis entre les recteur, curé et prêtres pour leur peine et salaire. —Signé : QUOETSQUIRIOU et POULMARC, notaires. - 7 septembre 1628. — Testament par lequel messire Jean Toulguengat, sieur de Treffry, ordonne qu’il soit inhumé dans l’une de ses tombes au Kergoat, qui est au-dessous du crucifix. Il demande une messe chantée de Requiem avec vigiles et recommandations chaque dimanche, et lègue à cet effet une rente de 7 livres. — Signé : LOLLYER, notaire. - 17 juin 1655. — Ecuyer Guillaume Thépault et demoiselle Renée le Hec son épouse, seigneur et dame de la Porteneuve donnent 70 sols pour l’entretien de la chapelle et 20 sols pour les prêtres qui assisteront à l’office institué par les dits seigneurs et dame pour être célébré le jour de la Fête-Dieu sur la tombe de la maison de Le Nec. — Signé : TOULGUENGAT, notaire. — Pierre PIÉDERRIÈRE, chapelain, faisant pour les autres chapelains. - 30 mars 1669. — Fondation établie par Louis Maestrius et Jeanne Jouin sa femme : deux services par an, dont l’un en l’église paroissiale au jour de la Saint-Louis, et l’autre en la chapelle du Kergoat le jour de saint Jean-Baptiste, avec un Recorderis chaque dimanche sur la tombe d'Augustin Maestrius à Quéménéven. Louis Maestrius et son épouse donnent à cet effet sur le village de Leslia, 6 livres de rente à chacun des marguilliers des dites églises. Les marguilliers prendront de cette somme 70 sols, qu’ils remettront aux prêtres et chapelains de la paroisse en retour des services chantés. - 27 août 1675. — Fondation instituée par noble homme Louis Toulguengat, fils d'Alain (Pérennès).

Nota 3 : PROPRIÉTÉS ET RENTES DE LA CHAPELLE. La chapelle de Kergoat possédait à titre de propriété les biens suivants : Park-Nouel au village de Kerimanton, — Keredern et Botgars, — Park-ar-c’hoat sur lequel étaient dues 6 livres de rente, — Keranfeliën, — Kergoat-vian ou Timoal, — Park-an-Ilis au Kergoat, donnant du midi sur la route de la chapelle au bourg de Quéménéven, du couchant sur les issues et pourpris de Notre-Dame de Kergoat, du nord sur le chemin de Kergoat à Châteaulin, — Park-Kergoat, donnant d’orient sur le chemin de Pontlez à Châteaulin, du midi sur celui de Kersantec à Quéménéven, d’occident sur Karrent-Donnatz, du nord sur Pilader, — Toul-ar-Stif, — Trobalo, — Brunguennec, acheté en 1731, — une parée de terre au village de Keromnès, donnant d’orient sur un sentier conduisant à Kerbian, du midi sur Park-an-tirien-croaz, de l’occident sur le chemin de Châteaulin, — Park-ar-goarem-uella, donnant du midi sur le Bois-du-Duc, du couchant sur Park-Debat, du nord sur Park-Debat et Park-an-ti, — une maison à Locronan. Sur le village de Keranboberès, était due en 1719 une rente de 5 livres 12 sols ; sur celui de Leslia, les enfants de René Tanguy devaient, en 1775, 6 livres de rente. Le 11 octobre 1732, Jacques Le Goff, fabrique du Kergoat, prête la somme de 600 livres à Alexandre Le Floc'h, notaire royal de la sénéchaussée de Quimper, demeurant au château de Penquélenec en Peumerit, à condition qu’il lui verse une rente annuelle de 30 livres tournois jusqu’à extinction de la dette (Archives départementales, 221 G. 2).

Nota 4 : CONFRÉRIES. - Confrérie le Jésus agonisant. Il existe dans nos Archives épiscopales un Bref d’indulgence concédé à perpétuité par le pape Innocent XII, le 6 mai 1695, à tous les fidèles qui se sont associés ou s’associeront dans la confrérie de Notre-Seigneur Jésus-Christ agonisant en croix et de Notre-Dame de Pitié [Note : Quatre calvaires en granit portent, dans la paroisse, la statue de Notre-Dame de Pitié . Ils se trouvent aux cimetières du bourg et de Kergoat, à Pont-Guen et à Ménerven], sa Mère, dans la chapelle de Notre-Dame de Kergoat. Voici la teneur de ce document : « Innocent Pape XII. Pour perpétuelle mémoire. L’office de Pasteur auquel il a plu à la divine providence de Nous élever pour le gouvernement de l'Eglise Catholique, demande de nous que nous écoutions favorablement les pieuses Requètes qui nous sont adressées par les fidèles : Et à cet effet, comme nous avons appris qu’il y avait dans l'Eglise ou chapelle de Quergoët, située en la paroisse de Q. dio. de Q. une dévote et pieuse confrérie érigée sous le Titre et Invocation de N. S. J. C. agonisant en croix, et de N.-D. de Pitié sa Mère, non seulement pour les hommes d’un art spécial, mais généralement pour tous ceux et celle qui y voudront entrer, afin que les Confrères et Soeurs puissent exercer plusieurs oeuvres de piété et de charité, comme ils ont accoûtumez. Nous pour l’augmentation de la ferveur des fidèles et de la Confrérie, appuyé sur la miséricorde de Dieu Tout Puissant et sur l’autorité des Bienheureux Apôtres S. P. et S. P., accordons à tous les fidèles de l’un et l’autre sexe qui entreront dans la dite Confrérie, le premier jour de leur entrée, Indulgence plénière, pourvu qu’ils soient véritablement pénitents, confesséz et repus de la Sainte Communion, et aussi concédons pareille indulgence à tous les Confrères et Soeurs qui sont déjà inscrits ou qui se feront inscrire, savoir à l’article de la mort de chacun d’iceux ou d’icelles, s’ils font véritablement pénitents, confesséz et repûs de la S. Eucharistie, et en cas qu’ils ne le puissent faire, qu’ils prononcent du moins de bouche le nom de Jésus, ou qu’ils l’invoquent dans le coeur. Accordons pareillement plénière indulgence et rémission de tous péchés à tous les Confrères et Soeurs qui vrayment penitens, confesséz et communiés, visiteront dévotement l'Eglise ou la chapelle de la dite Confrérie tous les seconds dimanches d’octobre de chaque année : En outre les dits Confrères et Soeurs qui véritablement pénitens, confesséz et communiés. visiteront avec piété et dévotion la dite Eglise ou Chapelle de N.-D. du Guergoët dans les 4 jours suivants : savoir le jour de Fête de Saint André, la Nativité de la Vierge Marie, le lundi de la 3ème semaine de Carême et le jour de l'Assomption de la Mère de Dieu, depuis les premières Vêpres jusqu’au soleil couchant du lendemain et y prieront Dieu pour la concorde entre les princes chrétiens, l’extirpation des hérésies, l'Exaltation de notre Mère la Sainte Eglise, gagneront 7 années d'Indulgences, et autant de quarantaines : Toutes les fois aussi que les dits Confrères et Soeurs assisteront aux Messes et offices divins qui se diront dans la dite Eglise ou Chapelle, ou mettront la paix entre ceux qui seraient en discorde, et aussi ceux qui enseveliront les morts, tant de leurs Confrères et Soeurs qu’autres, ou les accompagneront à la Sépulture, ou qui assisteront aux Processions qui se feront par la permission de l'Ordinaire, ou accompagneront le T. S. S. tant aux processions que lors qu’on le portera aux malades, ou étant empêchés, diront dévotement le Pater et l'Ave Maria lorsqu’ils entendront sonner la cloche, ou aussi réciteront 5 Pater et 5 Ave Maria pour le repos des âmes des défunts Confrères et Soeurs ou détourneront quelques-uns du chemin de la perdition, ou enseigneront les commandements de Dieu ou feront quelque autre oeuvre de charité, Nous leur accordons toutes les fois 60 jours d’indulgence. Ces présentes valables pour toujours. Or, nous voulons que s’il y avait une autre indulgence à perpétuité, ou pour un temps non encore expiré, que ces présentes soient nulles, ou que si ladite Confrairie seroit agrégée à quelque Archiconfrérie, ou unie en quelque façon que ce soit, ou seroit instituée en quelque manière, voulons que les premières lettres et toutes les autres ne leur puissent servir, mais qu’elles soient dès lors nulles. Donné à Rome à Saint-Marie Majeure, sous l’anneau du Pêcheur, le 9ème jour de May en l’an 4ème de Notre Pontificat. Signé : J. F. Cardinalis Albanus ». « Nous, François de Coëtlogon par la grâce de Dieu et du Saint-Siège Apostolique, Evêque de Quimper et Comte de Cornouaille, approuvons la bulle cy-dessus, après l’avoir examinée, selon la forme et teneur, et pour la fête principale de ladite Confrairie. Nous assignons le second Dimanche d'Octobre de chaque année, et pour gagner l’indulgence de 7 années, nous assignons les fêtes de Saint André, la Nativité de la Vierge, le lundy de la 3ème semaine de Carême, le jour de l'Assomption de la Vierge, jours choisis par les Confrères et permettons que cette bulle soit publiée dans Notre Diocèse et imprimée. Donné à Quimper dans Notre Palais Episcopal le 1695. S. : F. B., Evêque de Quimper ». Et plus bas : « Par Commandement de Monseigneur : J. CATTIER LOZELAYS, Secrétaire ». Par Bref du 24 août 1858, Sa Sainteté le Pape Pie IX renouvelait la Confrérie de Jésus agonisant, et Monseigneur Sergent, évêque de Quimper, deux ans plus tard (8 août 1860), arrêtait ce qui suit : - 1° La fête principale de la Confrérie de Jésus agonisant, établie dans la chapelle de Kergoat, est fixée au 3ème dimanche du mois d’août. - 2° Les jours déterminés pour gagner l’indulgence de sept ans et sept quarantaines sont : a) Le premier lundi de Carême. b) Le jour de la Compassion de la Sainte Vierge. c) Le dimanche de Quasimodo. d) La fête du 15 août. - Confréries du Rosaire et Du Scapulaire. Elles furent instituées à Kergoat le 5 octobre 1828.

Ville de Quéménéven (Bretagne)  La chapelle Notre-Dame de Kergoat.

Chapelle Notre-Dame de Kergoat de Quéménéven (Bretagne)

Quéméneven (Bretagne) : Notre-Dame de Kergoat et la Grande Troménie

La Grande Troménie

 Notre-Dame de Kergoat

Ville de Quéménéven (Bretagne)  Les pardons et dévotions à Notre-Dame de Kergoat.

Ville de Quéménéven (Bretagne)  Les tableaux de l'artiste-peintre breton Valentin.

l'ancienne chapelle Saint-Enéour (dite aussi Saint-Enegoret ou Saint-Grégoire), aujourd'hui disparue. Les pierres ont servi en 1860 à la restauration de l'église paroissiale. " Ancienne chapelle, située à un kilomètre environ au sud du bourg. Au rôle des Décimes [Note : Les Décimes étaient une contribution volontaire que le clergé s’imposait pour venir en aide à l’Etat] elle est dite de Saint-Grégoire. Les anciens l’appelaient aussi de Saint-Enégoret. Déjà en 1804, la chapelle Saint-Enéour, fort délabrée, ne servait plus au culte. On en a utilisé les pierres en 1860 pour la restauration de l’église paroissiale. De la chapelle il ne reste plus trace. La fontaine existe toujours : feunteun sant Veneour " (Pérennès) ;

l'ancienne chapelle Saint-Guénolé, située jadis à Trohalo et aujourd'hui disparue. Ses pierres ont servi également à la restauration de l'église paroissiale. " Cette chapelle se trouvait non loin du village de Trobalo, à la limite de Locronan. Les pierres de l’édifice sont entrées dans les murs de l’église paroissiale en 1860, lors de la reconstruction. La chapelle Saint-Guénolé fut vendue nationalement avec son placître le 19 thermidor an IV (16 août 1796) pour la somme de 153 livres 2 sols, à Noël Saliou, demeurant à Kergoat-Bian, en Quéménéven [Note : Archives départementales. Procès-verbaux d’adjudication des domaines nationaux. Reg. N° 10, Procès-verbal N° 1865] " (Pérennès) ;

le calvaire de Mezaudren ou Croaz-Guernévez (XVème siècle). Elle se trouve à 3 ou 400 mètres au sud-ouest de la chapelle de Kergoat à l’entrée du vieux chemin qui conduit au village de Guernevez. Le bras gauche de la croix a disparu avec celui du Christ. Au revers, on aperçoit la Vierge portant l'Enfant Jésus. Le fût est orné d’un chapiteau rond à godrons ;

le calvaire de la chapelle de Kergoat (XVème siècle). Dans le cimetière, du côté midi de la chapelle, on aperçoit une calvaire, dont le long fût en kersanton repose sur une base triangulaire à trois degrés, qui porte sur les angles trois pinacles gothiques. Il s'agit d'un calvaire triangulaire avec un autel sur lequel ont été placées des statues en granit de kersanton de saint Jean-Baptiste, saint Guénolé (XVème siècle, H. 1,12 m, abbé en habits sacerdotaux, tenant une crosse dans la main gauche), saint Jean, et, à genoux, saint Avertin. " Cette base granitique est occupée par un groupe de Notre-Dame de Pitié, un grand saint Jean-Baptiste avec son agneau sur un livre, un petit saint Guénolé [Note : Cette statue a une inscription gothique que M. Le Guennec a lue : S. Gren... ap] et un saint encore plus petit ; ce dernier est assis, la tête appuyée sur l’une de ses mains : ne serait-ce pas saint Avertin ? " (Pérennès) [Note : Saint Avertin, compagnon de saint Thomas de Cantorbéry (XIIème siècle), honoré dans le Finistère et les Côtes-d’Armor, est prié pour les maux de tête et d’oreilles]. Trois anges voltigent autour des branches de la croix, recevant dans des calices le sang des plaies du Sauveur ; 

Calvaire de Kergoat à Quéménéven (Bretagne)

le calvaire du placitre de l'église (XVème siècle) ;

le calvaire appelé autrefois Kroaz-Kervouzaillet et aujourd’hui Kroaz-Pellen, est situé sur la route de Châteaulin, à 200 m. environ au nord-est de la chapelle de Kergoat. D’un côté le Christ en croix, de l’autre une Vierge tenant de le main gauche l'Enfant Jésus qui porte le globe du monde ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Kerestou ou Croas-Nevez (1780), Kergoat (1550), Kerhoen ou Croas-Coadou (XIIIème siècle), Kerligonan (XVIème siècle), Landiviou (1885), Pennanrun (XVIème siècle), la croix du cimetière de Quéménéven (1888) ;  

la fontaine Notre-Dame de Kergoat (XVIème siècle). La fontaine sainte qui, selon l’usage, accompagne toujours en Bretagne les lieux de pèlerinage, se trouve ici à près d’un kilomètre de la chapelle, dans la direction du sud, non loin du village de Bohars, au pied du Bois-du-Duc. On y accède par un sentier boisé et pittoresque. C’est un édicule à fronton, encadrant une large niche pratiquée au ras du sol, et abritant un groupe en granit de sainte Anne, de la Sainte Vierge et de l'Enfant Jésus, d’une allure archaïque. On lit sur le linteau : JESV : MARI - ANNA 1781. Une autre date, 1827, sculptée au sommet du fronton rappelle l’époque où le monument fut restauré. L’eau s’écoule dans un petit bassin rectangulaire. Des paralytiques font tremper leurs chemises dans cette eau, pour s’en revêtir dès qu’elles sont sèches. Jadis, les pèlerins étrangers, arrivés la veille du Pardon, allaient dans la soirée même de ce jour s’abreuver à la fontaine. L’eau leur était offerte dans des bols par des enfants ou des pauvres de Kergoat, qui en échange du service rendu, recevaient une légère obole. Certains fidèles, aux jours de forte chaleur, après avoir bu à la source sainte, répandaient de l’eau dans leurs manches, pour se rafraîchir (Pérennès) ;

Fontaine de Kergoat à Quéménéven (Bretagne)

A signaler aussi :

des tombes à coffre à Kerimanton ;

le manoir de Tréfry (1876), flanqué d'une tourelle provenant de l'ancien château du XVème siècle. Le manoir de Treffry, situé a un kilomètre nord-est de la chapelle de Kergoat, était habité aux XVème et XVIème siècles par la famille Le Ferrec, et dans la première partie du XVIIème par les Toulguengat. Il devint, vers 1650, la propriété des seigneurs de Keroullas, par le mariage de Claude de Toulguengat avec Charles de Keroullas, fils cadet de Bene, sieur de Coathars, et de Marie de Penfeuntenio. Habité, dès la fin du XVIIIème siècle, par la famille Trémaria de Laroque, il passa aux de Poulpiquet, vers 1875, par suite du mariage de Félicie de Laroque avec Césaire de Poulpiquet. " C’est une modeste gentilhommière qui porte la date de 1736. Sur un bloc de granit encastré dans la façade, et provenant de l’édifice antérieur, on peut lire l’inscription suivante, éloge de la maison bien unie et flétrissure de la discorde qui vient la mettre en lambeaux : - A : D IHS : MAR : 1622 - ABCTA SEIPSA DOMVS NEC INANIS - SPLENDIDA LVX V.... - SI MODO DIVISA EFLVAT ESTO SATIS. A gauche, sur la cheminée, on voit un cadran solaire. Un puits peu profond se trouve au milieu de la cour, à laquelle on accède par un portail à plein cintre de 5 m. de hauteur. La porte de service est de forme quadrangulaire ; un coeur en pierre fait saillie au milieu du linteau. Le manoir a perdu son escalier de granit. Il a été démuni de sa ruineuse tourelle et quelque peu remanié en 1875, lors de la construction du nouveau château " (Pérennès) [Note : Ce château, habité dès 1879, porte les armes des Poulpiquet : D’azur à 3 pies de mer becquées et membrées de gueules. Le vieux manoir est occupé par des fermiers]. Le 19 floréal an II (21 avril 1794), la métairie de Treffry fut vendue nationalement au citoyen Laroque (De la Roque Trémaria), après 15 feux, pour la somme de 32.700 livres. Le moulin de Treffry devint également sa propriété, moyennant 1.980 livres (Archives départementales. Domaines nationaux du district de Châteaulin, n° 77) ;

les vieilles maisons rurales du XIXème siècle : Bohars, Kerguéban, Kergrignouz, Pon-Guen ;

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ANCIENNE NOBLESSE de QUEMENEVEN

Voici quelques actes, empruntés à l'état-civil de Quéménéven, qui intéressent la famille de Keroullas dans ses rapports avec Notre-Dame de Kergoat. Nous les donnons par ordre chronologique.

29 juillet 1744. — Inhumation à Kergoat de Mathurine-Marguerite Ansquer de Parcpoulik, épouse d’écuyer Louis de Keroullas, seigneur de Kerverziou, âgée de quarante-quatre ans, morte au manoir de Treffry, après y avoir reçu le sacrement de Pénitence. — Ont signé : DE LEISSEGUES DE KERCADIO. — GUY DE MOELLIEN. — HEUSSAF D’OIXANT. — CHARDON. — HEUSSAF D’OIXANT, recteur de Plogonnec. — DE ROSPIEC DE TRÉVIEN. — CHANGEON, recteur [Note : Marie-Marguerite-Charlotte de Keroullas signe comme marraine le 21 avril 1749].

23 mai 1756. — Mariage, à Notre-Dame de Kergoat, de Ronan-Mathurin de Keroullas, fils de feu Louis et de Mathurine Ansquer de Parcpoulik.

7 janvier 1757. — Inhumation à Kergoat de Louis de Keroullas, sénéchal des juridictions de Guengat et Lezascoet et du prieuré de Locronan des Bois, capitaine de garde-côte, âgé de 72 ans.

5 septembre 1761. — Par autorisation de M. Descognets, vicaire général de Cornouaille, en date du 30 août 1761, M. Heussaf d’Oixant, recteur de Plogonnec, supplée dans la chapelle de Kergoat, les cérémonies du baptême de Marie-Jeanne-Josèphe, « fille de René-Louis de Keroullas, seigneur du Parcpoulik et de Treffry, enseigne des vaisseaux du roy, chevalier de l’ordre militaire de Saint-Louis, et de dame Marianne de Musuillac dame de Keroullas ». Le baptême avait eu lieu à Cléden-Poher le 1er septembre 1757. Parrain et marraine furent « Guillaume de Keroullas, chevalier et seigneur du dit, conseiller en grand chambre au Parlement de Bretagne, et dame Marie Suzanne Harcain, épouse de messire Jacques-Joseph de Musuillac, chevalier, seigneur du dit lieu, capitaine de dragons, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint Louis ». L’acte est signé : DE KEROULLAS. — Marquis DE MUSUILLAC. — MUSUILLAC KEROULLAS DE KERVERSIOU. — Manon DE MUSUILLAC, DE KEROULLAS KERVERSI0U. — MAILLARD, recteur de Quéménéven. — HEUSSAFF. — André GOASCOZ, prêtre [Note : Le 17 septembre 1761 eut lieu, en l’église paroissiale de Quéménéven, le baptême de Marie-Charlotte, le 15 septembre 1762 celui de Marie-Suzanne, toutes deux filles de René de Keroullas].

12 avril 1764. — Mariage de René de Keroullas, veuf, avec Marie-Anne de Létang, du château du Rusquec en Plouvorn [Note : Le 5 avril 1767 baptême de Jean-Marie, fils de René de Keroullas et de Marie-Anne de Létang].

11 août 1778. — M. Talhouarn, recteur de Quéménéven, bénit, dans la chapelle de Kergoat, le mariage de messire Louis-François-Marie Prévost, chevalier, seigneur de la Touranday, de la Haute Rivière et autres lieux, demeurant au château de la Haute Rivière, paroisse d'Evran, diocèse de Saint-Malo, et de demoiselle Françoise de Keroullas, fille de René et de défunte dame Marie de Musuillac, demeurant au château de Treffry. L’acte de mariage est signé : Louis DE KEROULLAS. — PRÉVOST DE LA TOURANDAY. — Marie-Françoise DE KEROULLAS. — Comte DE MUSUILLAC. — DE L'ETANG DE KEROULLAS Marie. — Marie-Suzanne DE KEROULLAS. — Marie DE KEROULLAS.

15 mars 1780. — Inhumation au cimetière de Kergoat de René-Henry-Louis de Keroullas, décédé la veille, à l’âge de 55 ans, au manoir de Treffry. Assistèrent aux obsèques : Guillaume-Louis de Leissègues de Rozaven, Pierre-Elie Chardon, Yves-Jean-Manuel et Pierre le Roy, qui signent. Ont signé en outre : Gabriel François de Sales-Corentin DE MOELLIEN, prêtre. — LE MAITRE, recteur de Plonévez Porzay. — JACOB, recteur de Locronan. — HOURMAN, recteur de Ploéven. — LE BAUT, recteur de Cast. — LAGADEC, curé de Juch. — Y. KERDANET, curé de Locronan. — Jean BURLOT, prêtre. — COATMEN, curé de Quéménéven. — TALHOUARN, recteur [Note : Le 15 mai 1782, Jean-François-Marie-Louis de Keroullas et Mathurin de Keroullas signent l’acte de fiançailles d'Yves Le Breton et de Louise Ligavan. — Marie-Anne de L'Etang de Keroullas est marraine le 1er avril et le 20 mai 1784 aux baptêmes de Marie Pédron et de Marie-Louise Piriou, nées au château de Treffry].

Voici maintenant une note sur la famille de Keroullas que nous a gracieusement communiquée M. l'abbé Lozac'hmeur, professeur au Collège Saint-François, à Lesneven.

Louis de Keroullas épousa le 18 juin 1703 Mathurine Ansquer. De ce mariage naquirent René-Henry-Louis et Ronan-Mathurin.

1° René s’unit à Marie-Anne de Musuillac, et, en secondes noces, à Marie-Anne-Elisabeth de Létang du Rusquec.

Du premier lit naquirent Marie-Françoise, qui épousa Louis Prévost de la Touranday, Marie-Charlotte et Marie-Suzanne ; du second lit Jean-François-Louis-Marie, mort à Tréflévenez le 9 février 1814.

2° Ronan-Mathurin, acheta Talaros, en la paroisse du Juch, en 1777, et mourut le 23 août 1811.

Mathurin-Ronan, fils du précédent eut 4 enfants de Anne Hascoët : Mathurin, Joseph-Ronan, Anne et Armande-Marie-Louise.

Du mariage de Joseph-Ronan avec Marie-Anne Le Joncour naquirent François-Mathurin et François-Thibaut. Celui-ci épousa Marie Hémon, qui lui donna Mathurin de Keroullas, aujourd’hui prêtre, et Marie-Anne de Keroullas, mère de l’abbé Lozac'hmeur.

Les de Keroullas ont comme devise : En Dieu mon coeur.

 

A la "Réformation des fouages" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1426, sont mentionnés à Quéménéven : 4 nobles (Coetsquiriou, Heuc, Guern, Kermodiern), 9 métayers, 75 contribuants. Il y avait en outre 23 feux ramenés à 25 feux. Les propriétaires suivant sont mentionnés à Quéménéven :

la déguerpie Nouel Kermodiern et ses enfants ;

Gormaelon Coetsquiriou, propriétaire du manoir de Coetsquiriou ;

Alix Kerdrehennec et Alix le Rochou (épouse de Pierre Tréouret), propriétaire des manoirs de Kerlegonan ;

Pierre Tréouret, propriétaire du manoir de Pouldu ;

Alain Nouel, propriétaire du manoir de Pontigou ;

Jehan Campion, propriétaire du manoir de Penancoet ;

Conan Moellien, propriétaire du manoir de Pencoet ;

Henry le Hec (ou Heuc), propriétaire du manoir du Heuc ;

Geffroy Pontles, propriétaire du manoir de Kercaradeuc ;

Alain de Kercadou, propriétaire de Kergaguel ;

Jehan du Guern. 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivants de Quéménéven étaient présents :

Riou Coastquiriou, archer en brigandine ;

Olivier Coastquiriou, représenté par Hervé son fils, archer en brigandine.

(à compléter)

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