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PRIMELIN

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La commune de Primelin (pucenoire.gif (870 octets) Preveill) fait partie du canton de Pont-Croix. Primelin dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne).

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PRIMELIN

Primelin vient de saint Primel ou Primaël, contemporain de saint Corentin, le fondateur de l'évêché de Cornouaille.

Au Vème siècle, saint Primel, issu d'une noble famille du Pays de Galles, aurait évangélisé la région. Le territoire de Primelin faisait alors partie de l'ancienne paroisse primitive de Plougon-Plogoff (plou Collodan). Selon la légende, saint Primel aurait eu son ermitage à l'emplacement de la chapelle aujourd'hui détruite et qui porte son nom à Saint-Thois. Primel était boiteux et son voisin Goulven (Goulien) venait le voir en passant par Kergonvan et Rugolva, chemin devenu Hent Sant Goulven. Sa paroisse établie, il la quitta pour Landrevarzec dont il est aussi le patron, avant de se retirer dans les bois de Saint Thois. Saint Corentin qui venait le consulter, fit jaillir, pour lui, une source près de son ermitage pour éviter à son vieil ami un pénible trajet (vitrail à la cathédrale).

Ancienne trève de Primelin, Saint-Tugen, aujourd'hui village et chapelle de la paroisse de Primelin doit son nom à saint Tugen (moine irlandais et frère de sainte Brigitte de Kildare) qui, au VIème siècle, a construit son ermitage à l'emplacement de l'actuelle chapelle Saint-Tugen, mentionnée pour la première fois en 1118, date à laquelle l'évêque de Quimper, Robert, fait don à l'abbaye de Marmoutier, près de Tours, des deux tiers de la dîme de Saint-Tujan (archives de l'Evêché de Quimper). En 1626, lors de leur procès contre M Cupif, archidiacre de Cornouaille, les habitants de Saint-Tugen produisent un acte de 1418, où il est dit : " ... Quant à la première fondation de l'église de Saint-Tujan, elle est si antique que l'on ne trouve aucuns titres, mémoire, ni instruction ...".

Ville de Primelin (Bretagne) : Saint-Tugen.

La paroisse de Primelin dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille. La première mention écrite de la paroisse de Primelin remonte à 1368. La commune est érigée en 1790.

On rencontre les appellations suivantes : Lanprimel, Primel Lan, Primelen (en 1368) et enfin Primelin.

Ville de Primelin (Bretagne) : Saint-Tugen.

Nota 1 : Quiconque a le regard curieux et attentif observera, près du porche méridional de la chapelle de Saint-Tujan, une stèle polygonale en granit taillé, haute d'environ 0 m. 80. Une petite croix y est gravée. Hors du cimetière, du côté Midi, adossée au coin d'une maison, est une autre pierre, ayant la forme d'un gros galet, avec cupule à l'extrémité. Près d'elle, un bloc de granit, de forme oblongue, porte aussi une cupule au sommet. Au bourg de Primelin, au Sud-Est de l'église paroissiale, on aperçoit, encastré dans le mur du cimetière, un long et grêle menhir de pierre brute. Que l'on avance de quelques mètres dans le sentier qui borde le côté Sud du cimetière, on y découvre encore un gros galet, de forme ovoïdale, avec cupule au sommet. A 300 mètres environ au Nord du bourg, à droite de la route d'Audierne à la Pointe-du-Raz, dans ce que l'on appelle Parou Kerscoulet « les champs du village de Kerscoulet », se voient deux blocs de granit, à une distance d'une cinquantaine de mètres l'un de l'autre. Celui qui est voisin de la première maison est à peine taillé ; le second est taillé sur le plan d'une sphère, avec de 0 m. 50 à 0 m. 60 de diamètre. Un troisième bloc est en terre, un peu plus vers le Nord. Les trois pierres forment les sommets d'un triangle [Note : En ce qui touche les curieuses pierres de la région de Penmarc'h, voir Bénard, Favret... 2ème Campagne de Fouilles dans la région de la Torche et Iles Glénans, 1921]. Qu'est-ce à dire ? Ces pierres d'un genre particulier, surtout les stèles à pans multiples, et les pierres à cupule en forme de galets, se rencontrent assez souvent dans le voisinage de nos églises et de nos vieilles chapelles. Considérées comme l'habitat ou le symbole de la divinité, elles étaient jadis, aux temps préhistoriques ou protohistoriques, de façon ou d'autre, l'objet d'un culte païen. A l'époque chrétienne, l'Eglise en a fait disparaître un certain nombre, en les faisant briser ou enterrer. D'autres, elles les a christianisées, soit en y faisant graver une croix, ou en les couronnant du signe de la Rédemption. Dans d'autres cas, au lieu de supprimer les centres de culte païen, elle y a établi ses monuments religieux, églises, chapelles et calvaires [Note : A Penmarch, tout contre la base de la tour de l'église, est un gros galet ovoïdal avec cupule. On l'appelle « la pierre de Saint Nonna »]. C'est à la fin du Vème siècle qu'abordèrent en notre pays les Bretons d'Outre-Manche, chassés par les Anglo-Saxons. Ils apportèrent avec eux leurs traditions, leur langue, leur foi chrétienne. De pieux missionnaires les accompagnent, qui vont fonder nos premières paroisses. Pendant deux siècles encore le mouvement d'immigration va continuer, et le christianisme se développera en Armorique, jusqu'à l'époque de l'invasion normande. Aux préfixes de leurs noms Plou, Lan, Tré, on reconnait sans peine ceux de nos établissements religieux qui sont primitifs [Note : Largillière, Les Saints et l'organisation chrétienne primitive dans l'Armorique bretonne, pp. 27 ssq.]. Et ceci va nous aider à fixer l'époque à laquelle appartient Saint Tujan. Il existe, à notre connaissance, trois localités sous le vocable de Landujan. C'est d'abord notre Saint-Tujan de Primelin, qui, au XVème siècle, s'appelle Landujan. Il y a ensuite un Landujan à Mahalon, et l'on y voit encore les ruines d'une chapelle. C'est enfin le prieuré de Landujan, à Duault, près de Callac, dans le Poher, région de l’ancienne Cornouaille. En ce qui touche ce dernier, nous savons qu'il fut donné dans les années 1079-1084, par Hoël, duc de Bretagne, à l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé (Bull. Soc. Arch. Fin., 1916, p. 346). Saint Tujan appartient donc à la période des origines du christianisme, dans l'Armorique bretonne. M. Le Carguet a voulu démontrer qu'il venait d'Irlande, mais aucun de ses arguments n'emporte la conviction (Bull. Soc. Arch. Fin., 1916, p. 184) (H. Pérennès).

Nota 2 : La Bretagne est le pays des légendes : La légende devait s'emparer de Saint Tujan . Voici ce qu'elle rapporte de lui et de sa sœur. Dans un moment de ferveur, le Saint avait voué à Dieu la virginité de sa sœur, et il se mit en mesure de pouvoir réussir dans son entreprise. Jour et nuit, dans son monastère, il la gardait près de lui, empêchant quelque homme que ce fût de s'approcher d'elle ou de lui parler. Quand il quittait son couvent, elle l'accompagnait. S'il se présentait un homme, il la chargeait sur ses épaules. Quand il ressentait de la fatigue, il s'asseyait, et avant de laisser s'écarter la jeune fille, il s'assurait qu'il n'y avait point d'homme dans le voisinage. Pour cela, il frappait de son bâton les broussailles et jetait des pierres par-dessus les talus. Si un oiseau s'envolait d'un champ, c'était signe qu'il n'y avait point d'homme à cet endroit, et le Saint permettait à sa sœur de s'y rendre. Or, la jeune fille était belle. La voyant passer avec son frère, un adolescent s'éprit d'elle. Ne pouvant toutefois lui parler, à cause de la vigilance du Saint, il usa d'un détour. Il prit un oiseau en main, et alla se cacher près de l'endroit où Saint Tujan et sa soeur avaient accoutumé de s'asseoir. Parvenu en ce lieu, le Saint s'arrêta et prit des cailloux qu'il lança autour de lui. A la première qui tomba dans son champ, le jeune homme lâcha son oiseau, et Saint Tujan permit à sa sœur de s'écarter. L'adolescent s'avança aussitôt vers elle et entama la conversation. Stupéfait d'entendre une voix étrangère, le Saint s'élança vers les jeunes gens, et, constatant que vaines avaient été toutes ses précautions, il s'écria dans un accès d'indignation : « Mieux vaut commander une bande de chiens enragés que garder une seule femme ! ». Après la mort du Saint, en raison de sa bonne volonté, Dieu lui donna la garde de tous les chiens enragés de la contrée (Bull. Soc. Arch. Fin., 1892, pp. 193-194). La clef de saint Tujan et la rage Saint Tujan a pour attributs spéciaux la clef et le chien. — 1°) Une clef, qui passe pour celle du Saint, est conservée au presbytère de Primelin. C'est un poinçon de fer, long de treize centimètres, muni d'une poignée en forme de double volute, rentrante, et longue de cinq centimètres. Elle est renfermée dans un étui de vieil argent qui a la forme d'une clef ordinaire [Note : En 1663, un orfèvre reçoit 40 sols « pour avoir accommodé l'estuy de la clef de saint Tujan »]. Cet étui porte gravées, sur le fond, les deux initiales R. B., puis, à l'extrémité supérieure, la lettre K, sur montée d'une couronne [Note : C'est une erreur de dire que cet étui « est monté sur un pied de calice »]. Ici encore la tradition populaire a brodé. D'après un vieux cantique breton, la clef viendrait directement du ciel : « Cette clef, chrétien, fut apportée à Saint Tujan par un ange du firmament, quand le Saint était en prière ». L'origine de cette clef demeure obscure, et l'on ne peut en préciser la date. Mais il y a là, note Mgr Barbier de Montault, comme la réduction d'un tau abbatial, ce qui viendrait en confirmation de la tradition qui fait de saint Tujan un abbé (Bull. Soc. Arch. Fin., 1916, p. 229). Une légende locale donne une autre explication qui se réfère à la construction de la chapelle. Ce sont les Anglais, affirme cette tradition, qui ont bâti l'église de Saint-Tujan. Parmi eux se trouvait un architecte fort habile, qui avant de jeter les fondations du monument, en avait taillé et disposé sur le sol toutes les pierres. Lorsque la construction fut commencée, on remarqua que, le terrain étant plus mou du côté Midi, la maçonnerie penchait. Que faire pour conserver à l'édifice sa solidité, sans rien démolir ? La solution était toute simple : au lieu de placer la flèche sur la tour, la mettre sur l'un des flancs. C'est ce qui fut fait, et voilà pourquoi nous voyons accolée à la tour massive, du côté Sud-Ouest, une élégante flèche hexagonale. Lorsque les Anglais, vaincus, durent quitter le pays, ne pouvant emporter la belle église dont il étaient si fiers, ils s'emparèrent de la clef. Or, au cours de la traversée de la baie du Cabestan, non loin de la côte, la clef tomba à la mer. Nul n'en savait rien dans le Cap-Sizun, lorsqu'un jour un pêcheur prit un magnifique « lieu ». Malgré lui, cet homme se sentait poussé vers la chapelle de Saint-Tujan. Il y ouvrit le poisson, et trouva dans son estomac une clef toute rouillée. Sous le coup d'une inspiration, il présenta la clef devant la serrure de la porte. Elle y entra toute seule. Tous crièrent au miracle. C'était la clef du Saint, qui montrait, par ce prodige, que son culte devait être conservé dans le pays. Dès ce moment, la clef devint l'emblème de la puissance de Saint Tujan, et sa chapelle où le miracle avait eu lieu fut dénommée : Ilis Sant Tujan an Alfe, « l'église de Saint Tujan (possesseur) de la clef » (Bull. Soc. Arch. Fin., 1891, pp. 195-196). — 2°) Le second emblème de Saint Tujan est le chien. Et ceci montre qu'il est invoqué contre les chiens enragés. Les cas de rage, jadis, étaient assez nombreux, et l'on a pu dire, à juste titre, que le Cap-Sizun était un domaine de choix pour les chiens enragés. Signalés dans les confins du Finistère et des départements voisins, on les retrouvait quelques jours après dans le Cap. C'est d'ailleurs une question de configuration territoriale. La presqu'île du Cap se soude au continent par une bande de terre large de trois kilomètres, qui va du coude de l'estuaire d'Audierne à la baie de Douarnenez, et qui forme comme une sorte de pont. Après avoir franchi ce pont, les chiens enragés parcouraient toute l'étendue du Cap-Sizun, sans trouver dorénavant d'issue pour en sortir. Ils s'ébattaient à droite et à gauche, mordant les personnes qu'ils rencontraient, et s'affolaient de plus en plus. Devant eux s'étalait la plaine de Saint-Tujan : finalement leur course devenait effrénée, leur rage s'accroissait et ils tombaient morts. L'idée dut venir de bonne heure aux fidèles du Cap d'invoquer contre ces bêtes malfaisantes la puissance de Saint Tujan, qui était le grand Saint de la région, et dont l'église constituait le centre pieux du pays. La prière, on le sait, obtient infailliblement son effet, si elle a pour objet des grâces spirituelles. Adressée à Dieu ou à ses Saints, elle n'atteint pas sûrement le résultat qu'elle vise, dès lors qu'il s'agit de secours d'ordre temporel. On comprend donc que Saint Tujan n'ait pas toujours obtenu la guérison des personnes atteintes de la rage pour qui on l'implorait. On a enregistré à cet égard des faits regrettables, et que seule la bonne foi saurait excuser. Mues par un sentiment de piété, allié à une sorte d'instinct de défense personnelle, certaines personnes, parfois des parents, étouffaient entre deux couettes de balle, surchargées de poids lourds, de malheureux enragés dans l'état d'inconscience (Témoignage de M. Le Carguet - Bull. Soc. Arch. Fin., 1891, pp. 198-199). La lugubre exécution avait lieu parfois au sein de lits-clos où l'on enfermait, garrottés, d'infortunés patients [Note : Attestation d'un prêtre âgé, originaire de Cléden-Cap-Sizun, qui tient le fait de son père]. A propos des chiens enragés, l'imagination populaire s'est encore donnée libre carrière. La rage, assure-t-on,. se déclare dans l'espace de neuf lunaisons, à partir du jour de la morsure. Avant de mourir, tous les chiens enragés doivent comparaître devant Saint Tujan, dans son église, pour lui rendre compte de leur conduite. Furieux de se sentir attirés dans cette direction, ils mordent tous ceux qu'ils trouvent. Malheur à qui les rencontre ! Vite il faut jeter devant l'animal la petite clef bénite le jour du « pardon ». Le chien enragé essaie de la broyer de ses dents, et l'on a ainsi le temps de se sauver. Pour éviter le châtiment qu'ils ont mérité, les chiens mentent à Saint Tujan. Il sera donc utile de les devancer près du Saint, pour le mettre en garde. Toute personne mordue doit courir immédiatement vers la chapelle en priant Saint Tujan. Dès son arrivée, elle contournera la fontaine à trois reprises et regardera au fond de l'eau. Si l'eau reflète une figure humaine, il n'y a rien à redouter : le chien n'est pas encore venu et le Saint a exaucé la prière. Si, par contre, l'eau reproduit l'image d'un chien, c'est que le chien a déjà passé et caché son méfait. Saint Tujan n'a pas pu prévenir le mal, et l'individu tombe en rage à l'instant (Bull. Soc. Arc. Fin., 1891, pp. 197-198). Quand on rencontre un chien enragé, il faut réciter la formule suivante : Ki klaon, kerz en da hent, - Sao er park ha torr da zent ; - Erru ar groaz hag ar baniel, - Hag an Otrou sant Tuchen. (Chien malade, passe ton chemin, saute dans le champ et brise tes dents ; voici la croix et la bannière, ainsi que Monsieur saint Tujan) (Revue celtique, tome IV, p. 5) (H. Pérennès)..

Nota 3 : Il est signalé dans un compte de 1537 que Saint-Tujan est une trêve, c'est-à-dire une partie spéciale de la paroisse de Primelin. La trève comportait une certaine autonomie, mais dépendait en définitive du centre paroissial. La trève de Saint-Tujan possédait une chapelle sous le vocable de Saint Tohou, située entre les villages de Kervran et de Kerhas-a-Bis. Cette chapelle, qui existait encore en 1625, se trouva ruinée en 1672. Le souvenir en subsiste toujours dans certains noms de lieux : Parc-ar-goz-ilis (Le champ de la vieille église) ; Parc-feunteun-sant-Toc'hou (Le champ de la fontaine de Saint Toc'hou) ; Ros-peulvan-Sant-Toc'hou (Le tertre du pilier de pierre de Saint Toc'hou) [Note : Mémoires de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Bretagne, tome X, pp. 9-10]. La statue de Saint Tohou aurait trouvé asile dans la chapelle de Saint-Tujan, où on l'aperçoit à gauche du maître-autel. Depuis 1672, la trève de Saint-Tujan possède la petite chapelle de Saint-Théodore, construite sous le rectorat de Messire Jean Pérennès, à quelques centaines de mètres à l'Est du bourg. On la voit très bien de la route d'Audierne à la Pointe-du-Raz. A 40 mètres Ouest de la chapelle se trouvait, au début du XXème siècle, un dolmen posé sur deux pierres ayant l'une 1 m. 15, l'autre 1 m. 20 de longueur. C'était une table carrée de deux mètres de côté. Le dolmen existe toujours, mais brisé en deux parties égales. Sous la table, quatre pierres posées de champ forment une sorte d'auge. De la trève de Saint-Tugen dépendait jadis quatre manoirs et quinze villages. Les manoirs de Saint-Tuguen (la Salle), Lézurec, Kérouil et Keroznou ou Keronou, ainsi que les villages du bourg de Saint-Tuguen, Kerlaouen-Huellaff, Kerreuc'hen, Kerhas-Izelaff, Kerhas-Huelloff, Kerhasbis, Kervran, Kerlazen, Kerscoulet, Kerazaouen, Kerloa, Loaval, Croissinis, Pennzer, Kercoetta.

Voir   Ville de Primelin (Bretagne) " Le cahier de doléances de Primelin en 1789 ".

Voir   Ville de Primelin (Bretagne) " Primelin durant la Révolution ".

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PATRIMOINE de PRIMELIN

l'église Saint-Primel (XVIIIème siècle). En 1372, l'église était si vétuste que le recteur demande au Pape, alors en Avignon, des indulgences pour inciter les gens à participer à la restauration. Il obtient cinquante jours pendant dix ans. En 1383, le taux est porté à 100 jours, sans limitation de durée. La restauration se fait avec l'aide de la fabrique de Saint-Tugen dont on trouve la trace en 1452 et 1613. En 1774, le clocher menaçant ruine, on décide de reconstruire une nouvelle église : le corps politique, réuni le 5 juin 1774, charge le Fabrique, Guillaume Quéré, de donner au recteur Jadé et au vicaire Goardon, les moyens de reconstruire l'église, en prenant l'argent nécessaire sur la fabrique de Saint Tugen (le 7 juillet 1775, le corps politique autorise le prélèvement de 3000 livres au coffre à Saint Tugen). Le 2 juin 1776, Jean Kerloc'h, qui remplace Guillaume Quéré décédé, manque de fonds, le corps politique lui accorde alors 390 livres, plus les arrérages du " constitut " (prêt) à Monsieur de Lézurec et à prendre le reliquat des fabriques du Rosaire et de Saint Théodore. L'édifice, dont les travaux sont terminés en 1776 (comme le montrent, au haut du retable de l'autel de la Vierge, les noms associés de Ian Jadé, recteur, et Jean Kerloc'h, Fabrique), comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés, un transept et un choeur : on a remployé quelques matériaux anciens, notamment trois chapiteaux. Le chevet et les ailes sont à pans coupés. La façade Ouest, de style classique, est surmontée d'un clocher à une galerie, à dôme et lanternon, qui porte la date de 1776. L'aile Sud porte la date de 1773. Le porche, très simple, est surmonté d'un tympan ajouré sur lequel une goélette est sculptée. La dernière marche de l'escalier qui y donne accès n'est autre que la pierre tombale de l'abbé Goardon, originaire de la paroisse de Primelin et vicaire de 1774 et jusqu'à la Révolution (il refusa le serment constitutionnel, fut déporté à Rochefort sur les pontons et mourut en 1806). A l'Est du porche se trouve une stèle de l'âge de fer qui était avant la réduction du placître, par suppression du cimetière, à l'angle Sud-Est de celui-ci. Au-delà du transept Sud, se trouve une sacristie carrée, et en contournant le chevet, on voit au Nord une porte bouchée (projet avorté d'une sacristie ou d'une chambre d'archives). L'angle Nord-Ouest du placître est occupé par une ancienne croix de mission en ciment sur un socle de pierre ancien. A l'intérieur, on y trouve un reliquaire du XVIème siècle. L'église abrite les statues de saint Primel (repeinte en 1622), la Vierge-Mère (1776), saint Yves, la Vierge en bois doré (XVIIIème siècle), saint Jean en évêque, saint Michel (repeinte en 1622) et une Pietà. Un catafalque détruit depuis peu, avait été construit en 1652 (ou 1642) : " L'église de Primelin possède un catafalque, daté de 1642 et où un distique, faisant allusion au miroir de la mort est coupé en quatre, de manière à présenter l'aspect d'une strophe : Qui speculum cernis - Cur non mortalia spernis ? - Tali namque domo - Clauditur omnis homo ". Le porche Sud (dont la porte est encore en place) est construit en 1624 et porte l'inscription "Ian Gloagen, Fa, 1624". Le lambris est refait en 1903. On doit au rectorat de Monsieur Abgrall, la rénovation du maître-autel et du choeur, les vitraux du transept (maintenant passés dans le choeur), le remplacement des chaises nominatives par des chaises uniformes. La chaire, la table de communion et les grilles des autels latéraux ont été démontés du temps de l'abbé Troadec (influence conciliaire), les chaises remplacées par des bancs et un autel placé face au peuple, le chemin de croix et des statues enlevées. De 1992 à 1995, la charpente est restaurée, le toit refait, le choeur et les retables latéraux restaurés dans l'esprit d'origine : l'autel est refait, ainsi que l'ambon, avec des panneaux de la chaire, le chemin de croix est restauré, et l'ange aux deux trompettes, qui dominait la chaire, est placé au-dessus de la tribune. Dans l'angle Sud-Ouest de l'église, des tables en marbre provenant de l'ancien monument aux morts rappellent les pertes subies dans les guerres du XXème sièvcle. Longeant le bas côté Sud, on voit les panneaux du chemin de croix du début du XXème siècle restaurés par un paroissien. Dans le transept, sur l'autel de la Vierge, la statue de la Vierge est supportée par deux angelots. De part et d'autre du tabernacle se trouve des bas-reliefs de Saint Michel et de Saint Marc, ainsi que des petites niches dans lesquelles on plaçait les petites statues de saints que l'on portait en procession lors des pardons (il en reste deux que l'on peut voir à Saint Tugen). A droite dans sa niche, se trouve un saint Alor (souvent confondu avec saint Eloi), évêque de Quimper et patron des agriculteurs. Dans l'angle Sud-Ouest, se trouve un joli confessionnal. A l'angle du choeur et du transept, se trouve une jolie Vierge en bois doré du XVIIIème siècle. En passant entre les deux autels, on peut voir le maître-autel de 1776 avec ses anges latéraux, son joli tabernacle et son élégant baldaquin, et derrière lui, une croix avec un Christ qui serait du XIIIème ou XIVème siècle. De part et d'autre se trouve Saint Yves, Saint Primel (jeune prêtre chauve), et de l'autre côté Saint Jean et Saint Michel. Face à l'emplacement de l'ancienne chaire, se trouve une croix au Christ très ancien. A l'angle, avant le transept Nord, se trouve une petite statue de Saint Joseph en plâtre. Dans le transept Nord, l'autel des trépassés a retrouvé son décor d'origine et la Piéta date du XVème siècle. Au Nord, se trouve Sainte Anne et sous la première station du chemin de croix, une tête de Christ (inspirée de Antonello de Messena) due à un artiste local. Les stalles, autrefois situées dans le choeur, sont dues à Godec de Pont Croix (celui qui a refait avant 1939 l'autel de la Vierge de Beuzec). En suivant le bas-côté Nord, on passe devant le baptistère, avec sa cuve en plomb, provenant de l'église primitive. Le vitrail est du milieu du XIXème siècle. A noter que dans le choeur, se trouve une dalle funéraire avec blason de la famille Du Menez ;

Eglise de Primelin (Bretagne).

la chapelle Saint-Tugen ou Tujan (entre 1515 et 1535), édifiée à l’emplacement de l’ermitage de saint Tugen, par René du Menez (seigneur de Lézurec) et Marie du Faou (ou Fou) dont les armes décorent plusieurs des clefs du lambris. Saint Tugen, patron de Brasparts, succéda à saint Jaoua comme abbé de Daoulas. Saint Tugen guérit de la morsure des chiens enragés. L'emblème du pouvoir de saint Tugen est une clef, conservée au presbytère de Primelin dans un reliquaire en argent en forme de clef, monté sur un pied de calice et portant le poinçon R. B. du maître quimpérois René Blanchet. L'édifice de plan irrégulier comprend, précédé de la tour, un vaisseau de quatre travées avec bas-côtés et chevet droit. Au nord, au droit des trois dernières travées, se trouve une vaste chapelle en aile recoupée transversalement par deux arcades. Au sud, au droit de la dernière travée, se trouve une chapelle en aile, sur laquelle s'ouvre la sacristie et qui est alignée à l'est, comme la chapelle nord, sur le chevet de la nef de type obscure et lambrissée. L'édifice est agrandi en 1611 par Alain du Menez (gouverneur d'Audierne, époux de Marie de Gourcuff et arrière petit-fils du fondateur) : il fait édifier la chapelle nord-ouest et agrandir le bras nord du transept. La tour date de 1569-1582 : elle est commencée en 1569 et terminée en 1582 puis restaurée en 1770-1792. La tour a 22m10 de haut jusqu'aux galeries d'en haut, 28 m jusqu'au pied de la croix, sur 6m50 de large. On y monte à l'intérieur, par 123 marches. La plupart des fenestrages flamboyants accusent le début du XVIème siècle, mais une petite fenêtre du XIVème siècle a été remployée. La sacristie date de 1720-1721 : il fut payé aux maçons 148 livres 13 sols pour 148 journées, aux couvreurs 40 livres 12 sols pour 58 journées... (archives paroissiales). Le bras sud est très remanié entre 1749 et 1773. Le porche date du XVIIème siècle. La clôture peinte des fonts baptismaux date de 1674-1705. La chaire à prêcher date de 1766 et porte l'inscription "H. H. L. Riou. Fabrique". Le maître autel, daté de 1667, avec statues de Vierge-Mère, saint Corentin, saint Jean évêque et saint Tohou, est entouré de part et d'autre des statues de saint Michel (XVIIème siècle) et de saint Tugen (XVIIème siècle). Saint Vincent Ferrier (1357-1419) a sa statue derrière le grand autel, du côté de l'Evangile. L'autel de la très sainte Vierge (ou Notre-Dame de Grâce) est daté semble-t-il de 1610 ou 1694 et sur le devant de l'autel est représenté le Roi-Soleil couronné (Louis XIV). Nous y remarquons une belle Vierge, haute de 1m50, tenant, de la main gauche, l'enfant Jésus, et, de la main droite, le sceptre, symbole de sa dignité de Reine du ciel et de la terre. L'autel comporte plusieurs médaillons : Sainte-Thérèse, Saint-Pierre, Sainte Marie-Madeleine, Saint-Yves. Le retable Notre-Dame-de-Grâces date de 1694 : il porte l'inscription suivante "Fait en 1694 et restauré en 1860. Jean Gueguen recteur Manceaux Gueguen Fabrique". Sainte Marie Madeleine et Saint-Pierre sont placés en évidence aux extrémités du rétable, tandis que sainte Thérèse et saint Yves sont relégués aux angles. En 1757, on a pavé l'église, et fait le choeur et la balustrade du maître-autel. L'autel du Rosaire encadre un tableau de sainte Thérèse et saint Dominique (1170-1221) recevant le Rosaire des mains de la Sainte Vierge, et sainte Catherine de Sienne (1347-1380), dominicaine, le recevant des mains de l'enfant Jésus. Au bas du tableau, on voit imprimés ces mots : "Marie Priol, de Kerlaouen 1846" (nom de la donatrice). Le retable du Rosaire date de 1652. L'autel de Sainte Barbe est du XVIIème siècle, mais la statue est bien plus ancienne. Le retable de sainte Barbe, frappé des armes d'Yves du Menez et Marguerite du Bouilly, est postérieur à 1649. On y trouve un catafalque curieux avec les statues d'Adam et Eve symbolisant "le péché par lequel la mort est entré dans le monde". Ce catafalque n'a, sans doute pas, son pareil au monde. Il se compose de quatre parties mobiles et a, à peu près, la forme d'un cercueil. Il s'ouvre pour recevoir le cercueil, et, après la cérémonie, se ferme comme lui. Ce catafalque porte l'inscription suivante : "Qui speculum cernis, Cur non mortalia spernis. Tali namque domo Clauditur omnis homc" (Toi, qui voit ce miroir, Pourquoi ne méprises-tu pas les choses temporelles? Car c'est dans une telle demeure Qu'est enfermé ton mortel). Le catafalque date de 1642, mais les parties mobiles qui sont au-dessus, et les deux petites statues en bois d'Adam et Eve qui sont aux extrémités, sont plus anciennes. Dans le choeur se trouve le caveau des seigneurs de Lézurec, surmonté d'une grande pierre en marbre gris, avec leur devise : Fise et opere (c'est-à-dire par la foi et les oeuvres ...". Outre les statues déjà mentionnées, on peut voir sur la façade ouest, les statues des quatre évangélistes, et sur le porche méridional, les statues de saint Tugen et des apôtres. L'église abrite aussi une statue de saint Christophe (portant l'enfant Jésus sur ses épaules) qui date du XVIIème siècle, ainsi qu'un calice, l'un des plus beaux de Bretagne, portant le poinçon de l'orfèvre François Lapous, mentionné de 1585 à 1622. En vertu de la loi du 14 mai 1790, la chapelle de Saint-Tugen fut mise en vente, et c'est Simon Dagorn qui s'en rendit acquéreur le 11 thermidor an III (29 juillet 1795), pour la somme de 20 100 francs. Il la restaura (cloche, vitraux, ...) jusqu'à sa mort le 10 juillet 1848. L'acquéreur, qui avait alors 25 ans, avait douze ans pour payer le prix et c'est en 1813 que le compte fut définitivement réglé, et on lui remboursa alors 79 fr 33. La plus petite des trois cloches date de 1803 et porte le nom de Simon Dagorn, de Jean Thomas et de Jean Masson. Les deux autres cloches sont bénites en 1895 et la plus grande est dédiée à saint Tugen. Les fonts baptismaux étaient jadis entourés d'un grillage en bois aux balustres tournés : quatre sacrements y sont représentés, soit à l'extérieur, soit à l'intérieur. A l'extérieur, à gauche, le tableau représente un prêtre présidant un mariage (l'inscription est de 1705). A l'extérieur, encore, le second tableau représente un prêtre baptisant un enfant (l'inscription date de 1705). A l'intérieur de la petite chapelle, sur le lambris en planches formant voûte, sont peints trois tableaux : - le baptême de Notre-Seigneur par saint Jean Baptiste, - un prêtre, dans un confessionnal, confesse un seigneur, - un évêque, accompagné de deux prêtres, donne la confirmation à une femme. Aux fonts baptismaux, on voit, de plus, une cheminée, deux chenets énormes en fer et un auvent en pierre (à noter que jusqu'en l'année 1757, on enterrait les corps dans cette petite chapelle). On mentionne jusqu'en 1868 un ossuaire, situé dans le cimetière ;

Eglise de Saint-Tugen à Primelin (Bretagne). Eglise de Saint-Tugen à Primelin (Bretagne).

Note 1 : Dans des actes de 1626 et 1627, les habitants de Saint-Tugen (les Tréviens) déclarent que "la dite église est grande et spacieuse, en laquelle il y a neuf autels, auxquels se célèbre journellement la messe... Qu'il y a 10 grandes fenêtres vitrées, .... cinq confessionnaux, ... 2 croix d'argent pesant plus de 45 marcs (plus de onze kilos), 2 cloches de fonte pesant plus de 10 000 livres, un clocher fort élevé, un dôme couvert de plomb, avec 6 et 7 calices d'or et d'argent, et plusieurs beaux ornements ... ". En 1604, au prône de la grand'messe à Saint-Tugen, "le corps politique assemblé accepte la donation de la grande maison (an Ti Bras), faite par Alain du Ménez, seigneur de Lézurec, à l'église tréviale de Saint-Tugen". La confrérie du Rosaire fut établie, dans l'église de Saint-Tugen le 24 août 1649, par le révérend Père Binet, prieur du couvent de Saint-Dominique de Quimperlé. En 1652, est construite la balustrade qui est en face de l'autel du Rosaire. Le 26 septembre 1658, Mgr du Louët vient à Saint-Tugen baptiser René du Menez, fils de Yves du Ménez, seigneur de Lézurec, et de dame Marguerite du Bouilly. En 1656, le Père Maunoir honora de sa présence le pardon de Saint-Tugen : il était accompagné de M. de Trémaria.

Note 2 : Au Midi de l'église se dresse une porte monumentale du XVIème siècle. Du côté Sud, l'accolade de l'ogive est surmontée d'un Ecce Homo en kersanton. A l'Ouest de la chapelle, on voit un petit arc de triomphe en forme de port basse, terminée en demi-cercle. Les enfants y entrent tout droit, tandis que les grandes personnes sont obligées de s'incliner. Non loin de cette porte surbaissée, se dressait, au Sud-Ouest de l'église, un ossuaire gothique, contemporain de la chapelle actuelle, mesurant 7 mètres de long sur 3 mètres de large, avec sept ouvertures, en forme de coeurs. Désirant faire élargir la route et établir une prison dans le cimetière, le Conseil municipal de Primelin, au mois d'Avril 1862, fit une démarche près de la Préfecture pour en solliciter la démolition. Le recteur et le conseil de fabrique élevèrent à ce sujet une protestation (Arch. dép., série V, Eglises et Chapelles). Une solution fut trouvée : transférer l'ossuaire du Sud-Ouest à l'Ouest de la chapelle. Quelques années plus tard, le monument, tout ruineux, était envahi par des porcs, moutons, etc... Il masquait d'ailleurs l'église. On décida donc de le démolir, lors de la Mission de 1889, à Primelin. Les pierres qui en formaient les ouvertures furent transportées au bourg, où elles figurent aujourd'hui dans la clôture de la croix de mission (Témoignage de M. Bourvon, ancien recteur de Primelin). Outre les deux arcs de triomphe, il existe deux autres voies d'accès au cimetière, au Nord et au Sud-Est. La belle dalle de granit qu'il faut franchir au Sud-Est porte en relief l'inscription suivante : MARTIN GLOAGVEN 1702. Une pierre est encastrée dans la partie Sud du mur qui clôt le cimetière, on y lit : THI : HORELLOV - FAB : 1650. Sur ce mur, derrière le chevet de la chapelle, se voient deux pierres, où figurent les armoiries des seigneurs de Lézurec. L'une offre un écartelé de du Ménez et de Brézal, l'autre un mi-parti de du Ménez et de Gourcuff. L'une de ces pierres se trouvait, il y a quelques années, dans l'église même (H. Pérennès).

Note 3 : L'ENFEU DES SEIGNEURS DE LÉZUREC. Dans le grand chœur qui occupe le milieu du transept et une partie de la nef principale, une dalle en ardoisine surmonte le caveau des seigneurs de Lézurec. Ce caveau a 2 mètres de long et de large, et mesure 1 m. 20 de hauteur. On y accédait jadis par un escalier de quelques marches que dissimulait une trappe. L'entrée en a été scellée en 1922. L'une des pierres qui la ferment porte en mi-parti les armes de René du Ménez et de Jeanne Dourdu. Celle-ci avait comme blason : d'argent au lion d'azur et lampassé de gueules. A côté on voit un bloc de kersanton qui, avant 1922, servait de bénitier, à l'entrée de l'église. Un écusson y est sculpté, timbré d'un heaume, et entouré d'une sorte de collier de Saint-Michel. Il porte une croix adextrée d'une main, qui est du Ménez ; on y lit la devise Fide et opere (« Par la foi et les œuvres »). Un peu plus haut que cette tombe, la croix des Lézurec est sculptée à l'entrée du sanctuaire. Vers 1843, M. Pol de Courcy, visitant Saint-Tujan, descendit dans le caveau du chœur et n'y vit, au milieu des décombres, qu'une moitié de squelette dans une châsse vermoulue (Revue Bretonne, 1844, pp. 283-284). En 1907, l'abbé Abjean, vicaire, y signale la présence d'un crâne et de quelques ossements (H. Pérennès).

Note 4 : CONFRÉRIE DU ROSAIRE : La confrérie du Rosaire fut érigée en la chapelle Saint-Tujan le 24 Août 1649, par le Révérend Père Gilles Binet, docteur en théologie et prieur des Dominicains de Quimperlé. L'autel de Notre-Daine de Pitié fut affecté au service et aux offices de la confrérie. Les paroissiens de Primelin promettaient de l'orner d'un tableau représentant la Sainte Vierge donnant le rosaire à Saint Dominique, et dans la mesure du possible de faire figurer également à l'autel les quinze mystères du rosaire. Ils s'engageaient aussi à nommer un fabricien du rosaire. Le procès-verbal de l'instauration de la confrérie est signé par Yves du Ménez, seigneur de Lézurec ; Christophe Henry, recteur de Primelin ; Yves Blais et Jean Floch, ses prêtres ; Marguerite de Brézal, dame de Lézurec ; Marie du Menez, dame de Lezoualch ; Anna Le Rousseau, dame de Diarnelez...

Eglise de Saint-Tugen à Primelin (Bretagne). Eglise de Saint-Tugen à Primelin (Bretagne).

Voir   Saint-Tugen en Primelin (Bretagne) " Saint-Tugen et son église ".

Voir   Saint-Tugen en Primelin (Bretagne) " La chapelle Saint-Tugen ou Saint-Tujan de Primelin ".

la chapelle Saint-Chrysanthe (1856), situé dans la vallée nord-est du village de Kerscoulet. Saint Chrysante, martyr romain du IIIème siècle, est invoqué pour la guérison des rhumatismes. Il s'agit d'un petit édifice, de plan rectangulaire avec chevet arrondi et petit clocheton en dôme, construit autour d'une fontaine (avec statue en bois de sainte Chrysante). Cette chapelle a été reconstruite au XIXème siècle, ainsi que l'indique l'inscription "J. C. Gueguen. Rr. M. Dagor Maire 1856...." et restauré en 1958. La chapelle abrite une statue ancienne de sainte Chrysante ;

la chapelle Sainte-Marguerite (1626), située à Lézurec. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec chevet arrondi et clocheton à dôme. Il porte la date de 1626, au-dessous de la statue en granit de sainte Marguerite abritée dans une niche extérieure ;

Chapelle de Primelin (Bretagne).

la chapelle Saint-Théodore (1672). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec chevet à pans et clocheton à dôme. Une poutre intérieure porte l'inscription "Ian Maubras 1672" et la porte sud, l'inscription "H. Legalic Fabrique 1672 M. I. Perenes Rec. de Primelin". La porte ouest est datée de 1676. La chapelle a été restaurée à la fin du XIXème siècle par les soins de Mgr Théodore Lamarche. La chapelle renferme un petit retable à colonnes torses (fin du XVIIème siècle), au milieu duquel trône la statue du saint patron, vêtu en guerrier romain. Sur l'accoudoir de la clôture du choeur, se trouve l'inscription "H. H. Ian. Le Gall. Fabrique 1681", et sur le chancel se trouve l'inscription "Iacques Le Maubras Fabrique 1681". La chapelle abrite une statue ancienne de saint Théodore ;

le calvaire (1821), situé sur le placitre de la chapelle Saint-Tugen Elle remplace une croix ancienne abattue en 1793. Les cinq statues sont très anciennes, deux surtout, remonteraient au XIIIème ou XIIème siècle. " Au Sud de l'église se trouve le calvaire en granit, composé d'un fût hexagonal assez moderne, posé sur le vieux socle quadrangulaire. Les faces de ce soubassement portent, au Midi un coeur sculpté, à l'Ouest un crâne et deux tibias, au Nord l'inscription M. PRIOL . 1821. A la face Est, on lit P : FRIANT : Aux quatre coins du socle figurent les statues anciennes de saints personnages, parmi lesquels on reconnaît saint Pierre à sa clef, et Madeleine à son vase d'aromates. A la face orientale est adossée une vieille et superbe Pieta en granit. La tradition veut que ce calvaire ait été situé jusqu'en 1821, en dehors du cimetière, face à la grande porte monumentale Sud. A cette époque, l'abbé Friant, recteur, le fit transférer à sa place actuelle " (H. Pérennès) ;

Calvaire de Saint-Tugen à Primelin (Bretagne).

d'autres croix ou vestiges de croix : Keronnou (1640, restaurée au XIXème siècle), Kerhaz-ar-Biz (XIXème siècle), Kerhas-Biliec (1807, portant l'inscription : "Joseph Y. Riou, XFol Moelic Pr : Servant de Lanir 1807", déplacée en 1944 du bourg à son emplacement actuel), Kerlazen (Moyen Age, croix déplacée en 1960 et restaurée par Joseph Normand en 1825), Kermaléro (1726, 1805), la croix de l'église de Primelin (1889, 1938), Kerlavénan (1939), la croix du cimetière de Primelin (1939) ;

le manoir de Lézurec (XV-XVIème siècle), propriété de la famille Du Menez (en 1483). On y trouve un colombier. En 1626, lors de leur procès avec M. Cupif, archidiacre de Cornouailles, les habitants de Saint-Tugen disent : "... que les prédécesseurs d'Alain du Ménez-Lézurec sont tenus et réputés, seigneurs-fondateurs de l'église tréviale de Saint-Tugen, qui est bâtie sur leurs terres ; il a dans l'église les tombes et enfeux de ses prédécesseurs, ses bancs et escabeaux ; il en est de plus, le bienfaiteur, ce qui se voit par les réparations qui y ont été faites, et par le bon état auquel elle est à présent ....". Un Yves du Menez, fils d'Alain et de Marguerite Gourcuff, épouse Marguerite de Brézal. De cette union, naît Yves, lequel épouse Marguerite de Bouilly. Yves et Marguerite de Bouilly ne deviennent seigneur et dame de Lézurec qu'à la mort de leur frère aîné, Vincent du Menez. C'est ce Vincent du Menez, qui, en 1657, fonde le couvent des Capucins à Audierne. Au moment de la Révolution, le manoir est habité par Mme veuve du Menez, née Le Gouvello de la Porte. Une demoiselle du Menez épouse plus tard un Bizien du Lézard. Propriété de la famille Quéinnec en 1922. " A 1.500 mètres environ, au Nord de la chapelle de Saint-Tujan, à droite de la route d'Audierne à la Pointe-du-Raz, se trouve le manoir de Lézurec, encore bien conservé. Le portail d'honneur, en contrecourbe largement moulurée et chargé de deux écussons martelés, est accosté d'une petite entrée ogivale. A droite du portail, une aile en retour, avec tourelle en encorbellement et toiture en poivrière forme saillie sur le mur d'enceinte. La haute lucarne du pignon accuse ici l'époque de la Renaissance. Dans le mur des bâtiments qui terminent à l'Ouest la cour principale sont encastrées deux pierres sculptées, au-dessus d'une porte cintrée donnant entrée dans l'ancien enclos. Celle de gauche offre un écusson mi-parti coupé au 1 d'une main, au 2 d'une croix, qui est de du Menez, parti au 2 d'une croix pattée accompagnée d'un croissant, qui est de Gourcuff ; la pierre de droite présente une main tenant une aiguière et versant de l'eau sur des fleurs, avec, au-dessous, une banderole fruste. A l'intérieur du manoir, au-dessus d'une porte qui donne accès du vestibule à la grande salle, on voit un écusson portant en relief ces mots : PAX : OPTIMA : RERVM (« La paix est la meilleure des choses »). Plus haut figure une autre inscription indéchiffrable. Nous y avons lu le mot : deus ; ce qui indique qu'elle est en latin. Dans la salle est une grande cheminée gothique assez simple. Un escalier en pierre à rampes droites mène au premier étage. Ici, sur le devant d'une cheminée figurent encore des traces d'un écusson dessiné et peint, encadré de deux palmes vertes réunies à leur base par un nœud d'or. Dans la même salle, on a employé à murer une porte trois pierres sculptées, dont l'une semble porter un écusson avec une croix pattée. Un pavillon a été démoli dans la partie Nord du manoir. L'ancien jardin est devenu un pré. On y voit un bassin de pierre rond, sans décoration, et une fontaine maçonnée, avec un lavoir. De cet endroit la vue s'étend par-dessus une verdoyante vallée, vers les hauteurs de Goulien. Tout près du manoir, au Sud-Ouest, se trouve la chapelle, dédiée à sainte Marguerite. Au chevet arrondi de l'édifice on voit, sculptée, la date de 1626, au-dessous d'un groupe en granit qui représente la Sainte terrassant un dragon. Celle-ci repose sur une console, dans une niche décorée d'une coquille. A la chapelle était accolée une petite sacristie, aujourd'hui ruinée, avec baie en anse de panier, lavabo et meurtrière. Il fallait y passer pour entrer dans la chapelle qui n'a aucune ouverture extérieure. A l'intérieur de la chapelle, on voit les débris du maître-autel, qui était surmonté d'un grand tableau, dont le cadre à denticules subiste seul. A une cinquantaine de mètres au Sud-Est du manoir s'élève, dans un champ, un colombier trapu. On sort du château pour aller vers Saint-Tujan, par une large avenue, longue d'environ 200 mètres, à l'extrémité de laquelle se profile un moulin à vent (Notes de M. Le Guennec) " (H. Pérennès) ;

Manoir de Lézurec à Primelin (Bretagne).

la fontaine Saint-Chrysanthe (XIXème siècle). Il s'agit d'une fontaine de dévotion ;

la fontaine sacrée de Saint-Tugen ou Saint-Tujan. " Passons sous la grande arcade triomphale du Midi et descendons l'étroit sentier qui mène à l'ancien manoir de la Salle ; à quelque quarante mètres, nous trouvons la fontaine de saint Tujan, monument du XVIème siècle. Chacune de nos églises de pèlerinage, chacune de nos chapelles de dévotion a sa fontaine sainte, qui est comme un complément du sanctuaire et où le fidèle, après avoir prié devant la statue vénérée du saint Patron ou de la sainte Patronne, ne manque pas de faire une station. La fontaine de saint Tujan est dominée par un édicule en pierres de taille où l'on remarque dans une niche une statue du Saint en kersanton. Elle est close de pierres, avec des bases également en granit." (H. Pérennès) ;

Fontaine de Saint-Tugen à Primelin (Bretagne).

la maison An Ty Bras (1583, 1635), utilisée, d'après la tradition, par les chapelains de Saint-Tugen comme presbytère et donnée en 1604 par Alain du Menez, seigneur de Lézurec. Elle est restaurée au XIXème siècle. Au Nord-Ouest de la chapelle, de l'autre côté de la route, se trouve cette maison en pierres de taille, du XVIème siècle, connue sous le nom de Ty-bras, « grande maison ». L'une des pièces du rez-de-chaussée est décorée d'une grande cheminée. Un escalier aux degrés de granit mène à l'étage. Sur une poutre au rez-de-chaussée, ainsi qu'à l'étage, est gravée la date de 1635, qui signale une restauration. " En 1604, Alain du Ménez fit donation à l'église tréviale de Saint-Tujan de la maison du XVIème siècle qui se trouve au Nord-Ouest de la chapelle, et qui est connue sous le nom de Ti-bras « la grande maison » ; elle était affermée comme cabaret, au prix annuel de 24 livres. En retour, tous les lundis, seront célébrés dans la chapelle un obit et une messe répondue par trois prêtres ou clercs : « avant de dire la messe sera dit sur la tombe du sieur de Lézurec par les prêtres ou clercs, des vigiles [Note : Il s'agit des vêpres des morts], et à la fin de la messe une prière de recommandation pour les trépassés, le tout à haulte voix ». D'après la tradition, cette maison aurait jadis servi de presbytère ; il se peut, en effet, que les chapelains y aient fixé leur résidence, particulièrement au XVIIème siècle. Celui qui avait loué la maison était chargé de fournir le vin de messe et de donner à déjeûner aux prédicateurs du Carême. Vers 1936 la maison sert encore d'auberge" (H. Pérennès);

la maison de saint Tugen (XVII-XIXème siècle) ;

la maison de Kerouil (1787) ;

la ferme de Kerodéven (1835) ;

9 moulins dont les moulins à vent de Saint Théodore, de Kerhas (1828, inscription "Joseph Yves Riou Marie-Anne Kersaudy") de Kerouil, de Lézurec, de Kerguivit, de Keroudevan, de Kerform ou Kerforn (1591, propriété des seigneurs de Lézoualc'h), et les moulins à eau de Kerscoule,...

Moulin de Primelin (Bretagne).

A signaler aussi :

la découverte de haches en pierre polie à Kastel (époque néolithique) ;

des cuves gauloises à Rugolva ;

une stèle à Saint-Tugen (âge du fer) ;

le dolmen an Arc’hig (âge du bronze) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PRIMELIN

Le manoir de Lézurec était habité, dès le XIVème siècle, par les du Ménez, famille ancienne, déjà représentée en 1294 par Jehan du Ménez (Lobineau, Histoire de Bretagne, II. Preuves, col. 440). Nous le savons par un accord fait le 18 Février 1383 sur le partage des biens de Gestin de Guillou et Marguerite de Keroüardar, sa femme, entre Prigent Manac'h, leur gendre et Guiomar du Ménez le Jeune, son beau-frère, sous l'autorité de Guiomar du Ménez le vieux son aïeul (Bibliothèque Nationale, Cabinet des titres, Carrés d'Hozier, 427, Melun, n° 30656, Titre du Ménez, fol. 221). Dans la seconde partie du XVème siècle, Lézurec est possédé par Jehan du Ménez. Celui-ci reçoit, à Nantes, le 11 Novembre 1462, d'Isabeau, duchesse de Bretagne, des lettres de retenue dans la charge de contrôleur de la Maison « sur le fruit de l'argenterie, dépense de bouche et garde robe » de la duchesse. Le 8 Octobre 1465, le duc François II l'institue contrôleur ordinaire et extraordinaire de la ville de Quimpercorentin (Ibid., fol. 222, 223). Dans la montre de 1481, il est qualifié d'archer en brigantine (Fréminville, Antiquités du Finistère, II, p. 333). Il dut mourir avant 1521, puisque le 20 Février de la même année a lieu le « partage noble des successions de nobles gens, Jean du Ménez vivant sieur de Lézurec et de Peronnelle Liziard sa veuve, fait entre Renez du Ménez leur fils aîné et Roland, Jean, Michel, Marie, Plezoue et Guiomarc du Ménez ses frères et soeurs juveigneurs » (Bibliothèque Nationale..., fol. 224). René du Ménez, fils de Jehan, épousa, le 16 Octobre 1524, Marie du Fou. De cette union naquirent René, Jacques et Roland. René se maria le 25 Septembre 1549, avec Françoise Trétout, et épousa, en secondes noces, le 20 Janvier 1558, Jeanne Rolland, veuve de noble Olivier de Kernéguez [Note : Bibliothèque Nationale..., fol. 227-228. — En 1568, Jacques du Ménez, sieur de Kerbeuzec, demeure au manoir de Poulgoazec, en Plouhinec. Quant à Roland, il habite, en 1580, le bourg de Poullan]. François du Ménez, son fils, s'unit à son tour avec Marguerite de Kernéguez, qui lui donna au moins trois enfants, Alain, Marie et Hélène. Il mourut avant 1581 et le 7 Janvier de cette année, Marguerite reçut la tutelle de ses enfants (Bibliothèque Nationale..., fol. 234). C'est donc en 1581 qu'Alain, « gouverneur d'Audierne et capitaine garde côte du Cap Sizun », devint propriétaire de Lézurec. Il épousa, vers 1600, demoiselle Marguerite de Gourcuff, du manoir de Tréménec en Plovan (Chanoine Pérennès, Plovan …, pp. 16-18). De cette union naquirent deux filles et deux garçons, Marie, Yves, Julien, Hélène. Marie épousa, le 22 Septembre 1618, Yves Autret, seigneur de Lezoualc'h, en Goulien, né du mariage de Claude et de Françoise de Clisson, fille de Jacques de Clisson, sieur du Ménez. Elle mourra à Tréméoc le 23 Janvier 1661 (D. Bernard, Le fief des Reguaires de Cornouaille - Bull. Soc. Arch. du Fin. 1911, p. 143). Quant à Yves, il s'unit en mariage, le 12 Juillet 1623, à Marguerite de Brézal (Bibliothèque Nationale..., ubi supra, fol. 236), qui mourra à Saint-Julien de Quimper, le 13 Août 1670 et sera inhumée le lendemain aux Cordeliers. En 1636, il appartient à l'arrière-ban de Cornouaille « faisant pour Alain son père ». Le 16 Septembre 1641 eut lieu le partage des biens d'Alain du Ménez et de sa femme « entre Yves du Ménez leur fils aîné ... et noble messire Julien du Ménez, sieur de Keronnou, recteur de la paroisse de Plougonver, évêché de Tréguier, noble homme Pierre du Couëdic et demoiselle Hélène du Ménez sa femme... frères et sœur juveigneur desdits Yves du Ménez... » (Bibliothèque Nationale..., ubi supra, fol. 237, 238). Yves du Ménez eut quatre enfants : Vincent, Marguerite, Yves et Françoise. Le 17 Mars 1656, ils héritèrent de son bien en concurrence avec sa veuve Marguerite de Brézal. A ce moment, Marguerite était l'épouse de Charles de la Rocherousse et Françoise avait comme mari Sébastien de Boisguehenneuc (Bibliothèque Nationale..., ubi supra, fol. 239). Vincent du Ménez fonda alors le couvent des Capucins d'Audierne. Il y entra et le 16 Juin 1657, à la veille de sa profession, par testament il disposa de ses biens et fit quelques legs pieux. Il désignait comme exécuteur testamentaire noble et discret messire Nicolas Saluden de Trémaria, prêtre, et signait : « Frère Vincent d'Audierne » (Bibliothèque Nationale..., ubi supra, fol. 240). Yves du Ménez épousa, le 4 Septembre 1657, Marguerite du Bouilly, dame des Portes (Bibliothèque Nationale, Carré d'Hozier..., fol. 241), qui lui donna au moins quatre enfants : René et Olivier, nés au manoir de Lézurec, le premier en 1658, le second en 1662, puis Anne et Yves, ce dernier né et baptisé en 1674 à Saint-Sauveur de Quimper. René du Ménez prit comme épouse Marie de. Penfenteunio de Kermorvan, qui, en 1684, lui donna une fille, Bonaventure (Registres de Primelin). Il se maria en secondes noces, le 26 Septembre 1689, avec Jeanne-Olive Dourdu, dame de Coatereu (Bibliothèque Nationale, ...., fol. 245). Ce fut une belle fête à Lézurec, quand, le 9 Mars 1704, messire Paillart, recteur de Ploaré, bénit dans la chapelle du manoir l'union de Bonaventure du Ménez avec Sébastien de Gouzillon, marquis de Quermeno, habitant la paroisse de Plougonver, au diocèse de Tréguier. Nous avons relevé au registre de Primelin, les noms de plusieurs membres de la noblesse présents à la cérémonie : René du Ménez et sa femme Jeanne Dourdu, le marquis de Névet, Marie-Corentine de Gouzillon, marquise de Névet et Marie-Agnès de Gouzillon, toutes deux sœurs du nouveau marié, Malo de Névet, Yvonne, René et Marguerite de Rospiec, le sieur et la dame de Lézardant, MM. de Trémaria et Quermabon, Claude de Tréanna, Thomas de Guermeur, Louis Le Rouge de Penfentenio, de Trolimon du Rit, du Frétay, Marie Luminic du Frétay. Quelques mois plus tôt, le 25 Novembre 1703, avait été bénit à Lézurec, par J.-B. de Kermelec, chanoine de Quimper, archidiacre du Poher, le mariage de Marguerite du Ménez avec Jean-Urbain de Kerléan, seigneur de Kerhuon, en Guipavas. La seconde femme de René du Ménez, Jeanne Dourdu, lui donna au moins sept enfants : Ollivier-Vincent, né en 1693, Giles, né en 1701, René-Jean, né en 1702, Jacques, Marie, Marguerite et Renée. En Août 1730, c'est le mariage de Jacques avec Marie-Marguerite de Bourgneuf, fille de Claude, seigneur de Kervenargant et de dame Aleno. Marie-Marguerite mourut à Saint-Matthieu de Quimper, le 10 Février 1739 et y fut enterrée. Olivier-Vincent du Ménez épousa Jeanne-Marguerite de Ravily et en eut au moins quatre enfants : René-Olivier, Pierre-Vincent, Charlotte et Françoise. En Mai 1754, René-Olivier se maria à Françoise-Perrine Le Chesey, demoiselle de Kerluttu. Charlotte épousa à son tour, le 10 Mars 1760, Hilarion-Toussaint Le Maignan de Châtillon du Houblec, lieutenant de vaisseau à Brest. Le mariage eut lieu dans la chapelle de Lézurec, et fut bénit par Frère Antonin de Tréguier, gardien des Capucins d'Audierne. L'acte de mariage est signé en particulier par Olivier-Vincent du Ménez, qui se qualifie de « seigneur de Kerodiern ». Le 26 Septembre 1778, nous trouvons à Primelin, à l'occasion d'une bénédiction de cloche, Marie-Céleste Le Gouvello de la Porte, épouse de messire Giles-Louis-Joseph-Marie du Ménez, seigneur de Lézurec, comte de Trébry, capitaine aide-major d'infanterie. En Novembre 1782, ils eurent un fils auquel on donna le nom de Yves (Registres de l'état-civil, Primelin). Giles du Ménez mourut en 1787. Dans les premières années de la Révolution, sa femme donna asile au recteur de Primelin, M. Hervian, et, à ce titre, elle fut mise d'abord à Pont-Croix, ensuite à Quimper, sous la surveillance du district (D. Bernard, Bull. Soc. Arch. Fin., 1908, p. 234). Les du Ménez de Lézurec blasonnaient : d'azur à la croix pleine d'or, cantonnée au premier canton d'une main d’argent posée en pal. Le manoir de Lézurec passa à la famille Bizien du Lézard par le mariage de Perrine du Ménez, fille de Giles, avec Jean-Baptiste de Bizien marquis du Lézard (1801). Perrine mourut le 4 Janvier 1850. Au début du XXème siècle, il appartient à la famille Quéinnec.

Note 5 : Les archives de Primelin conservent le registre des baptêmes administrés à Saint-Tujan de 1654 à 1659. En 1658, Mgr du Louet, évêque de Cornouaille, y baptise René du Ménez : « Le 26 Septembre 1658 a été baptisé par Illustrissime et Révérendissime René du Louet evesque de Quimper et comte de Cornouaille René fils légitime de messire Yves du Menez et dame Marguerite du Bouillye, sieur et darne de Lézurec, la Salle, Kerouil, Keronnou dont le parrain et la marraine ont été haut et puissant messire René du Louet chevalier de l'ordre du roy et Marguerite de Brézal dame douairière dudit Lézurec, Kerouil, Keronnou ». Suivent les signatures : « René du Louet evesque, Mével (recteur), Goas (prêtre), etc... ». — En 1662, l'abbé Julien du Ménez, recteur d'Esquibien, baptise à Saint-Tujan Ollivier du Ménez, de Lézurec [Note : Le dimanche 20 Février 1656, M. du Ménez, alors recteur de Plougonver, au diocèse de Tréguier, avait chanté la messe à Saint-Tujan]. — Le 1er Juin 1702, Giles-Yves du Ménez, fils de René et de Jeanne Dourdu, né le 10 Juillet 1701, reçut le baptême des mains de Joachim du Livec, recteur d'Esquibien. Les parrain et marraine de l'enfant furent Giles de Lestu, comte de Beauvais, conseiller du Roi au Parlement de Bretagne, et sa femme Marguerite du Bouilly. — Le 25 Novembre 1703, a lieu le baptême de Jacques du Ménez, né le 3 du même mois, fils de René et de Jeanne-Olive Dourdu, Le sacrement est administré par Jean-Baptiste de Kermelec, chanoine de Quimper, archidiacre du Poher. Parrain et marraine : Jean-Urbain de Kerléan, seigneur de Kerhuon en Guipavas, et Marguerite-Yvonne du Ménez, mariés tous deux le matin du même jour dans la chapelle du manoir de Lézurec. — Le 22 Septembre 1710, l'abbé François Jannier, recteur de Primelin, confère le baptême à Renée-Marie-Thérèse du Ménez, fille de René. Jacques et Marie du Ménez, frère et soeur de l'enfant la tinrent sur les fonts baptismaux. Le même jour, les cérémonies du baptême furent suppléées à Marguerite-Clémence du Ménez, ondoyée le 29 Mai 1708. — Le 23 Juin 1714, Françoise-Jeanne-Marie, fille de René, est baptisée à Saint-Tujan. Parrain et marraine : Jean Berne, chirurgien de la marine, et Marie-Josèphe du Ménez. — Le 24 Décembre 1736, René-Olivier du Ménez, fils aîné d'Olivier-Vincent, est parrain à SaintTujan d'un enfant aux métayers de Lézurec. — Le 2 Août 1737, eurent lieu à Saint-Tujan les obsèques de Jeanne-Marguerite de Ravily, épouse d'Olivier-Vincent du Ménez, dame de Lézurec, décédée la veille au manoir, à l'âge d'environ 35 ans. La cérémonie fut présidée par Joseph de la Marche, docteur en Sorbonne, recteur d'Esquibien, et l'inhumation se fit dans l'enfeu des seigneurs de Lézurec, au choeur de la chapelle. — Le 8 Octobre 1750, un enfant de la métairie de Lézurec fut tenu sur les fonts du baptême par Vincent-Olivier du Ménez, chef de nom et d'armes, et sa fille Charlotte-Françoise. — Enfin, le 26 Novembre 1782, M. Hervian, recteur de Primelin, baptise à Saint-Tujan Yves-François-Gilles-Marc du Ménez, fils de Gilles et de Marie Le Gouvello de la Porte. (H. Pérennès).

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivants de Primelin étaient présents :

Jehan du Mené, représenté par Hervé Salaün, archer en brigandine ;

Jehan du Mené Lesurec, archer en brigandine.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Primelin apparaissent :

la dame de Lesurec, mineure, représentée par Jacques du Mené son oncle, sous l'edict ;

René Jaouen, présent, sous l'esdict ;

François le Doulic, sieur de Kermaban, représenté par Yvon le Cleuziou, et en estat de corselet ;

Jehannette Trenye, garde du mineur de Gerlouarnec, default ;

Yvon le Cleuziou, sieur de Saint Spez, présent, dict qu'il est sous l'esdict.

(à compléter)

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