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PLUMAUGAT

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La commune de Plumaugat (bzh.gif (80 octets) Pluvaelgad) fait partie du canton de Caulnes. Plumaugat dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLUMAUGAT

Plumaugat vient du breton « ploe » (paroisse) et de Maugat (saint breton, fondateur de la paroisse).

Plumaugat est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis le territoire actuel de Plumaugat et le territoire de Lanrelas. Plumaugat remonte aux IV-VIème siècles. Plumaugat est l'objet de deux mentions dans des actes de l'Abbaye de Redon entre 846 et 863 et en 869. Dès le 24 avril 863, Roiantdreh, fille de Louwenan (ou Louvenan) et mère adoptive de Salomon, prince de Bretagne, demeure « in plebe Maelcat » (dans le plou Maugat). 

Une charte de 1182, mentionne parmi les biens des Templiers, l'aumônerie de Ploemagada. Devenue propriété des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, celle-ci va constituer le membre du Temple de Plumaugat, relevant de la commanderie de La Guerche. La paroisse de Plumaugat (parrochia de Plomagoat) est mentionnée dans le cartulaire de Saint-Aubin-des-Bois dès 1282 (Anciens Evêchés, III, 165) : un certain Pierre dit Davodec fait une donation (des dîmes dans le fief de Tremaudearn, noté Trémaudéart en 1776). L'église donnait un revenu de 1000 livres en 1600 (c'était à cette époque une somme considérable). Le seigneur de Plumaugat présentait à la chapelle de Sainte-Catherine, dans cette même église, et l'évêque de Saint-Malo conférait. 

Plumaugat formait anciennement deux communes : Plumaugat et Rougeul. La première comprenait tout le territoire situé au nord de la Rance, et la seconde la partie sud. Au Moyen Age, la paroisse de Plumaugat appartient au diocèse de Saint-Malo. Elle dépendait de la subdélégation de Montauban et ressortissait au siège royal de Ploërmel. La cure est à l'alternative en 1780. Durant la Révolution, la paroisse de Plumaugat dépendait du doyenné de Saint-Jouan-de-l'Isle. Plumaugat élit sa première municipalité au début de 1790 et devient dès lors chef-lieu d'un canton jusqu'en l'an X.

On rencontre les appellations suivantes : Plebs Maelcat (en 846-863, en 869), Ploemagada (en 1182), Par. de Plomagoat (en 1282), Plomaugat (vers 1330), Plumaugat (en 1405), Plumagad (au XVème siècle).  

Note 1 : la famille de Plumaugat, existe dès 1269. Elle descend d'Eon de Plumaugat, chevalier (Anc. év. III, 251, 292). Le 1er février 1369, Yvon de Plumaugat figure à la montre de Beaumanoir. En 1370, Caro et Macé de Plumaugat figurent à la montre de Du Guesclin. En 1379, Eon de Plumaugat fait partie de l'association de la noblesse contre l'invasion étrangère. Vers 1438, Jean de Plumaugat est l'un des cinq commandants de l'armée de Normandie et devient chambellan de François II. En 1483, Raoul de Plumaugat est capitaine de Fougères.

Note 2 : la commune de Plumaugat est formée des villages : le Brigneuc, Saint-Enogat, Quelaucouet, la Fleuriais, Ville-Guillard, Kergomac, Bas-Plessis, Quesnon, la Mêlais, la Rivière, la Touche, le Breuil, la Péruche, la Carêmetais, Payoux, la Pachois, Léquity, le Tybourais, Benin, le Val, le Crozat, Queneleu, Truet, Iffay, la Mardochère, la Vallée, la Martinais, la Clairière, le Mollay, le Châtel, le Boulay, la Jannay, Lépinay, Launay, Blouet, la Cassoire.

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PATRIMOINE de PLUMAUGAT

l'église Saint-Pierre (1877). L'église primitive, située au bord de la Rance et fondée au XIIIème siècle par des seigneurs de Plumaugat, est remplacée au XVème siècle par une autre église construite dans le bourg. Ce dernier édifice est remplacé par un nouvel édifice (par décision du conseil municipal du 2 février 1874). En forme de croix latine, elle comprend une nef avec bas côtés de quatre travées plus celle du clocher encastré, un transept et un choeur. La bénédiction de la première pierre eut lieu le 28 novembre 1877 ; mais, faute de fonds, les travaux traînèrent en longueur. En 1891, le ministère accorda un secours pour les terminer ; mais, à la veille de leur achèvement, le 17 novembre 1892, la tour s'écroula détruisant la plus grande partie de l'édifice. Les plans de reconstruction furent dressés par M. Morvan et les travaux, évalués à 60.000 francs, furent adjugés le 24 mars 1896 et commencés le 1er juin suivant. La bénédiction de l’église eut lieu le 17 novembre 1898 et sa consécration le 14 août 1927. Près de l'église, croix du XVIème siècle avec symbole des évangélistes (R. Couffon). L'église de Rougeul, située près du Châtel, est détruite lors de la réunion des deux paroisses. Le cadran solaire, oeuvre de l'abbé Martel (recteur de Plumaugat de 1695 à 1702, et décédé en 1718), date de 1713. Le vitrail date de 1926-1927 et représente l'Ascension du Christ et l'Assomption de la Vierge. L'église abrite des statues en bois polychrome : celle de la Vierge à l'Enfant (XVIIème siècle) et celle de sainte Anne ;

la chapelle Notre-Dame de Bonne-Rencontre (1583 ou 1585), située route de Saint-Méen, dédiée à Notre-Dame du Mont-Carmel et entourée jadis d’un cimetière. Elle date du XVIème siècle, mais a été très restaurée. De plan rectangulaire, elle porte l’inscription : « EN L HONNEUR DE DIEU N(OT)RE DAME DE BONNE RA(N)CONTRE PRYE EN CE LYEU MYS 1585 ». En 1784, l'évêque de Saint-Malo prescrivit de réparer le retable et le tableau de saint Yves, et ordonna d'enlever de la chapelle toutes les statues indécentes ou de saints inconnus ainsi que celle de saint Fiacre dont la tête était fendue. Elle fut vendue le 6 octobre 1791. L'autel date du XVIIIème siècle. Un bénitier date de 1585. La chapelle abrite une statue de la Vierge à l'Enfant. On y remarque une plaque portant l'inscription " Servais Androuet chapelain de cette chapelle 1776-1794 guillotiné le 30 mai 1794 " ;

la chapelle Saint-Yves de Bénin (1609), située route de Saint-Méen et édifiée par les habitants de Benin. Edifice de plan rectangulaire avec chapelle au nord, daté de 1609. Il dépendait de la Nouée et fut vendu en septembre 1791. Tout près, croix du XVème siècle. Mobilier : Retable du XVIIème siècle ; statues de saint Yves, sainte Vierge, saint Joseph, saint Jean-Baptiste, sainte Emerance, sainte Appoline (R. Couffon) ;

la chapelle de l'Hozier ou l'Ozier (XVI-XVIIème siècle). Petit édifice rectangulaire renfermant les statues anciennes de saint Nicolas et sainte Marguerite. Près du château, source dite « source aux cochons » ;

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : - la chapelle Saint-Enogat, détruite au XIXème siècle. - la chapelle de la Godaissière. - la chapelle d'Epinay, édifice de plan rectangulaire, mentionnée comme désaffecté en 1938 ;

le calvaire (XVIème siècle), situé près de l'église Saint-Pierre ;

la croix de Bénin (1605), située route de Saint-Méen ;

la croix de la Meslais (XVI-XVIIème siècle) ;

la croix (XVIIème siècle), située entre le Haut-Bénin et la Ville-Besnard ;

la croix de Saint-Ideuc, à double croisillon (XVIème siècle) ;

le presbytère (1678), situé route de Trémorel. Il s'agit de l'ancien manoir de la Rivière édifié par la famille de La Châtaignerais et restauré au XXème siècle ;

le château de l'Hozier (XVI-XVIIème siècle), situé route de Plumaugat à Lanrelas. Propriété du Comte du Bois-Guéhéneuc, puis de la famille de Mellon ;

le manoir du Chesnay (1573). Une lucarne date de 1666. La souche de cheminée date de 1672 ;

le manoir de la Gaudésière (XVIème siècle), situé route de Plumaugat à Saint-Méen et édifié par la famille de La Moussaye. Jacques de La Lande (1768-1828) y est né ;

le manoir ou château de la Touche (XVIIème siècle). On y trouve la date de 1696. Propriété de la famille Branbuant, puis de la famille Le Péchon ;

le manoir de la Rouairie (1735) ;

le colombier et la chapelle du manoir de l'Epinay (XVIIIème siècle). Propriété successive de Julien Guillemois, écuyer et sieur de l'Epinay, époux d'Hélène Dibart Dame de la Villetanet (1612), Louis Guillemois, écuyer et sieur de l'Epinay et des Rosais (1641-1683), époux de Françoise Bouton de la Mégrière (1645), Pierre Guillemois, sieur de l'Epinay (1649), époux de Françoise Borgnet (1657-1721) et Julien Guillemois, sieur de l'Epinay et du Fresche (mort en 1739). (ref. registres paroissiaux de Caulnes) ;

la ferme de la Basse-Touche (XVIIIème siècle) ;

une maison du bourg (1690) ;

la fontaine Saint-Nicolas de l'Hozier (source aux cochons) ;

la fontaine de Bénin ;

6 moulins dont les moulins à eau du Tord, du Temple, de la Chèze, de la Pierre, ...

A signaler aussi :

l'enceinte de la maison seigneuriale de Plumaugat, entourée de douves. Le château fort de La Maison, construit vers 950 et détruit vers 1372, était habité jadis par la famille de Plumaugat ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLUMAUGAT

La Ville-Nard, autrefois commanderie de Malte, appartenait à Olivier Brunard. Le château du Lozier appartenait en 1780 à du Bois-Huc Gueheneuc. Le Goulic appartenait à Jean du Rocher. La Ville-Jarno appartenait, très anciennement, à Alain Beylève. Le Bouet appartenait à Jean Thebaud. 

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 10 nobles de Plumaugat :

Alain BERNARD (25 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Pierre BOURYCHON (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Guillaume DE LA HOUSSAYE (10 livres de revenu) : défaillant ;

Gilles DE LA MOUSSAYE (100 livres de revenu) : défaillant ;

Raoul DE PARTENAY (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine ;

Pierre DE PLUMAUGAT de Plumaugat (500 livres de revenu) : comparaît comme homme d’armes ;

Alain DE PLUMAUGAT de la Chaerre (400 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d’ordonnance ;

Raoul DE QUELINEUC (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Raoul DE TREHIEU (100 livres de revenu) : défaillant ;

Eustache LABBE (10 livres de revenu) : excusé ;

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