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PLOURIN

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La commune de Plourin (pucenoire.gif (870 octets) Plourin-Gwitalmeze) fait partie du canton de Ploudalmézeau. Plourin dépend de l'arrondissement de Brest, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOURIN

Plourin vient du breton « ploe » (paroisse) et « rin » (lieu retiré) ou le nom d’un saint inconnu.

Plourin (ou Plourin-Ploudalmézeau) est une ancienne paroisse primitive qui englobait autrefois les territoires de Brélès (ancienne trève de Plourin ou Plourin-Ploudalmézeau), Porspoder, Lanildut, Landunvez et Kersaint-Trémazan (ancienne trève de Plourin ou Plourin-Ploudalmézeau et aujourd'hui en Landunvez) et Larret (aujourd'hui en Porspoder).

La paroisse de Plourin est fondée au VIème siècle par saint Budoc. Budoc (ou Buzeuc) est le fils de la comtesse Azénor (comtesse de Tréguier et Goëlo). Azénor ou Aliénor est la fille d'Even, comte de Lesneven. Azénor se marie vers l'an 537 au comte de Tréguier et Goëlo. Pour cause d'adultère, elle sera, d'après la légende, enfermée au château de Brest puis jetée à la mer dans un tonneau, avant d'aborder les côtes d'Irlande et donner naissance à Budoc en 538. 

Saint-Budoc devient abbé de Beauport, avant de se retirer à Plourin où il fonde un oratoire sur lequel est bâtie l'église actuelle de Plourin. La paroisse de Plourin - (Ploudalmézeau) dépendait autrefois de l'ancien évêché de Léon.

La maison principale de Plourin était Kergroadez, qui avait donné son nom à une famille fondue, en 1734, dans celle de Kerouartz, qui transmit par les D'Houchin cette seigneurie au duc de Roquelaure.

On rencontre les appellations suivantes : Ploerin (vers 1330), Pleberin (fin XIVème siècle), Guicrin (en 1427), Ploerin (en 1544), Plouerin Léon (en 1647).

Note : La légende de saint Budoc, prétend qu'après avoir séjourné à Porspoder, il fit charger sur un chariot attelé de quatre boeufs le cercueil de pierre qui lui avait servi d'embarcation pour traverser la mer et décida que là où l'essieu du chariot se romprait, il élèverait son église.

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PATRIMOINE de PLOURIN

l'église Saint-Budoc (1893-1894). Cette église a remplacé une ancienne église romane du XIIème siècle. Le transept, l'arc triomphal et le choeur de l'ancien édifice étaient du XIVème siècle. Un portail latéral avait été rajouté en 1695 (du temps du recteur Joseph de Kersaintgilly). L'édifice actuel comprend, outre la travée du clocher encastré, une nef de quatre travées avec bas-côtés, un transept, un choeur accosté de deux chapelles donnant sur le transept avec chevet droit. La bénédiction de la première pierre de l'église actuelle a eu lieu le 21 mars 1893 et sa consécration, le 20 septembre 1894. Les cinq panneaux de la chaire à prêcher retracent des scènes de la vie de saint Budoc et de sainte Azénor. Les vitraux modernes renferment les portraits de saint Goulven, saint Hervé, saint Azénor, saint Roch, saint Corentin, saint Pol de Léon, saint Yves et saint curé d'Ars. Le reliquaire de saint Budoc, en argent martelé, date du début du XVIème siècle. A l'intérieure de l'église, on voit une statue en pierre du XVème siècle représentant sainte Catherine. Du mobilier de l'ancienne église, on a conservé encore les quatre personnages (XVII-XVIIIème siècle) d'un rétable du Rosaire : la sainte Vierge portant l'Enfant Jésus, saint Dominique et sainte Catherine de Sienne (dans le transept, sur l'autel nord). L'église abrite aussi les statues de saint Budoc, saint Sébastien, la Vierge-Mère et une Pietà en kersanton avec écu en alliance de Pilguen et Keruzaouen. On y trouvait aussi autrefois les pierres tombales de Jehanna du Chastel et de Robert de Kergroadès (vers 1315) ;

la chapelle Saint-Roch (1649). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire datant de 1649 et construit par Jean Ferelloc et Paul Cadiou, maçons. La chapelle abrite une statue de saint Roch ;

la chapelle Saint-Anne. Il s'agit de l'ancien ossuaire. L'édifice, de plan rectangulaire et percé de cinq arcades, a été bâti en 1671 et embelli en 1912. L'édifice sert de salle de catéchisme et se nomme aussi "chapelle de la Sainte-Famille". La chapelle abrite une statue de sainte Anne et deux saints, dont l'un appuyé sur une colonne ; 

la chapelle Saint-Charles (1644), édifiée en 1644 près du château de Kergroadez. François de Kergroadez y fonde une collégiale de deux prêtres, le 7 novembre 1644 ;

les anciennes chapelles, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle de Lochrist (ancienne dépendance de Saint-Mathieu), la chapelle Sainte-Barbe (située jadis à Kermaïdic), la chapelle Notre-Dame de Pitié (située jadis à Keruzaouen), la chapelle Saint-Sébastien (située jadis à Locquilec), la chapelle de Keriar (dédiée à Saint-Yves), la chapelle Saint-Yves (située jadis à Penandreff), la chapelle de Kergadiou, la chapelle de Lanlell ;

le calvaire du cimetière (1874), oeuvre de Yan Larchantec. Ce calvaire porte les armes de Mgr Nouvel, évêque de Quimper. Il est restauré en 1905. C'est au pied de cette croix que l'on retrouve aujourd'hui trois dalles funéraires des Kergroadès (Jehanna du Chastel, Robert de Kergroadès,..) ;

la croix de Mezyar ou Croas-an-Allouer (XVIème siècle) ;

la croix du bourg de Plourin-Ploudalmézeau (XVIème siècle) ; 

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix Croaz-Aoter (Moyen Age), la croix du Gouézec (Haut Moyen Age), la croix de Kergounézoc (Haut Moyen Age), la croix de Kervran (XVIème siècle), la croix de Kervrézel (Moyen Age), la croix de Keryard ou Croix-de-Mabetor (Haut Moyen Age), la croix située près de la chapelle de Keryard (XIXème siècle), la croix de Lanrinou (Haut Moyen Age), la croix de Pen-ar-Pont (Moyen Age), la croix de Pen-ar-Valy (XVIème siècle), la croix ou stèle située place de l'Hospice (Haut Moyen Age), la croix du vieil hospice (Haut Moyen Age), la croix de Roc'h-Jolis, la croix de Trégarn (Haut Moyen Age) ; 

le manoir de Kerenmeur (XVIème siècle), édifié par la famille Kergadiou ;

la mairie (XVII-XVIIIème siècle) ;

l'ancienne fontaine de Saint-Yves ;

le bras reliquaire de l’église Saint-Budoc (XVIème siècle). Archevêque de Dol, saint-Budoc mourut à Dol, non sans avoir recommandé, à l'un de ses familiers, Ildut, de séparer, après sa mort, son bras droit de son corps et de le porter à Plourin ;

le moulin proche de Tremazan ;

A signaler aussi :

le menhir de Kergadiou (époque néolithique). « Près du manoir de Kergadiou est placé le menhir de ce nom, le plus imposant monolithe du Finistère, avec celui de Plouarzel. Il est planté sur une colline élevée, entre le village de la Roche-Plate, auquel il semble avoir imposé son nom, et l'ancien manoir de Kergadiou. Il mesure 9 mètres de haut sur 8 de circonférence à sa base. Sa pointe grise, allongée et moussue, se détache d'une manière tranchée sur la campagne, alors surtout que le soleil est à son déclin, et que le ciel se charge d'orages. Le souvenir consacré par ce peulven s'est effacé, et la voix du héros dont il recouvre la dépouille, répète en vain avec Ossian : " O pierres, de concert avec le chant du barde, préserverez-vous mon nom de l'oubli ? ". Le menhir de Kergadiou, quoique très rapproché du manoir de ce nom, se trouve situé, non en Plourin, comme lui, mais en Portzpoder, paroisse limitrophe » (Bretagne contemporaine, t. II, pp. 118-119) ;

le menhir incliné de Kergadiou (9m20 x 3m20). Certains y ont vu un instrument de torture ;

la stèle du bourg (âge de fer) ;

les colonnes de Justice de Saint-Charles (XVIIème siècle) ;

l'ancien hôpital fondé en 1701 par un des derniers seigneurs de Kergroadès, et situé vis-à-vis du cimetière de Plourin ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOURIN

SEIGNEURIE DE PENNENDREFF. — Paroisse de Plourin, ancien évêché de Léon. Elle fut acquise, en 1583, à la branche de Kersauson-Penhoët, par le mariage de Guillaume IV, chef de ce rameau, avec Marie de Keringarz. Ledit Guillaume abandonna alors la terre de Penhoët et transporta au manoir de Pennendreff la boucle de Kersauson, qui y est toujours demeurée depuis. Si les armes de Kersauson décorent plusieurs salles du château de Pennendreff, le blason et la devise de la noble famille de ce nom sont encore gravés sur le fronton de la porte d'honneur. Ce blason est à peu près le même que celui de Keringarz : D'azur, au croissant d'argent, sauf les couleurs et émaux. Pennendreff portait : D'argent, au croissant de gueules, surmonté de deux étoiles de même, avec la devise : MAVVAISE LANGVE NE QVERELLEVX N'ENTRE (Que mauvaise langue ni querelleur n'entre). Deux autres phrases, l'une grecque, l'autre latine, accompagnent cette devise. Voici la phrase grecque : .... (Que les Dieux bienheureux soient avec nous, ou nous protègent). Et la latine : PAX HVIC DOMVI (Paix à cette maison). La famille de Keringarz, dans laquelle s'est fondue la branche aînée de Pennendreff, possédait la terre de ce nom depuis près de deux siècles, lors du mariage de Guillaume de Kersauson, en 1593, mais il est certain que le manoir est loin de remonter à une époque aussi reculée. Son architecture accuse la fin du XVIème ou même le commencement du XVIIème siècle, ce qui prouve qu'il fut reconstruit par les Keringarz, qui, en souvenir de ses anciens possesseurs, timbrèrent l'entrée de leur écusson. Quoique le château de Pennendreff dépende de la paroisse de Plourin, topographiquement parlant, les Kersauson obtinrent, à une époque assez reculée, qu'il en fût détaché au spirituel pour être annexé à celle de Lanrivoaré, dans le cimetière de laquelle reposent les cendres de beaucoup d'entre eux. Cette circonstance nous autorise à narrer au sujet de cette paroisse une légende qui s'y rattache. Nous empruntons le récit suivant à M. Pol de Courcy, dans son Itinéraire de Saint-Pol de Léon à Brest : « Le bourg de Lanrivoaré, situé à environ trois kilomètres du château de Pennendreff, doit son nom à saint Rivoaré, l'un des apôtres de l'Armorique, et sa célébrité à un cimetière dans lequel la tradition rapporte qu'une peuplade tout entière de la terre de Rivoaré aurait reçu la sépulture après avoir été massacrée par une peuplade encore païenne d'un pagus voisin. La même tradition fait monter à 7847, c'est-à-dire en breton : seiz mil, seiz cant, seiz uguent ha seiz (sept mille, sept cent, sept vingt et sept), le nombre de ces néophytes, qui furent considérés comme martyrs. Ce cimetière, dans lequel on n'a plus enterré depuis, est distinct du cimetière commun de la paroisse. Le jour du Pardon, on fait sur les genoux le tour du sanctuaire et l'on n'y entre que déchaussé. Sept pierres rondes, rangées sur les degrés de la croix, sont, au dire des habitants, autant de pains changés en pierres par saint Hervé, neveu de saint Rivoaré, pour punir un fournier de lui avoir durement refusé l'aumône. Contre la vieille croix est une vieille souche d'arbre, dont les fidèles détachent des parcelles qui ont, prétend-on, la vertu de préserver d'incendie le toit qui le recèle. Cet usage est encore un reste du culte rendu aux arbres par les Celtes, culte anathématisé par le concile de Nantes, en 658. En effet, le 20ème canon de ce concile [Note : Ce concile fut tenu sous l'épiscopat de Salapius ou Sérapius, évêque de Nantes, et auquel assista, avec les autres prélats bretons, saint Gouesnou, alors évêque de Léon] ordonne aux évêques et à leurs ministres de s'opposer avec le plus grand zèle à ce que le vulgaire, qui adorait et avait en si grande vénération les arbres consacrés aux démons, se permît d'en couper, soit un rameau, soit une greffe » (Dom Morice, Pr., t. I, col. 220 ; Bretagne contemporaine, t. II, pp. 119-120 ; enfin Bretagne et Vendée, t. VI, pp. 315-316). Fondations faites par les seigneurs de Pennendreff, et dont ils étaient présentateurs : 1° en Lannilis, chapellenie à laquelle étaient affectées des terres pour une valeur de 100 # de rente, avec charge de 80 messes basses aussi par an, dont 32 à être desservies à Lanrivoaré. — 2° Autre fondation appelée chapellenie de Keringars, en Plourin, de Léon, pour laquelle ils affectaient une maison et des terres de la valeur de 120 # de rente, à charge de desservir annuellement 40 messes basses à Plourin et 40 autres à Brelès. Enfin, une autre fondation à Lanrivoaré, appelée chapellenie de Pennendreff, avec un fond de rentes de 100 #, chargée également de 80 messes basses, dont 32 à Lanrivoaré. C'est peut-être la même que celle déjà signalée comme fondée à Lannilis. Autres fondations dans diverses paroisses où la maison de Kersauson possédait des fiefs, notamment à Plourin, Landunvez, etc., évêché de Léon.

Nota : NICOLAS, comte de Kersauson de Pennendreff, écuyer, sr. de Pennendreff et autres lieux, était né en 1711, le 1er mars. Entré dans la marine, il devint lieutenant de vaisseau, chevalier de Saint-Louis, en 1756, et se retira, en 1762 (14 juin), avec 1.200 # de pension sur le corps. Voici ses états de services, d'après Mazas : « Garde marine en 1732, lieutenant en 1754. En 1744, n'étant qu'enseigne, il était embarqué sur le Juste, vaisseau commandé par le marquis de Nesmond, faisant partie de l'escadre du comte de Roquefeuil pour la Manche. Les Anglais ayant passé la pointe de Saint-Pérès, où l'escadre était mouillée, M. de Roquefeuil mit flamme d'ordre. La mer était grosse et le Juste si éloigné du combat, que tout le monde craignait d'y aller. Nicolas de Kersauson se proposa, quoique ce ne fût pas son tour. En y allant, et voulant profiter de la lame pour sauter dans le canot, il eut les deux jambes écrasées entre le canot et l'échelle ; le canot s'étant retiré avec la lame, il tomba à la mer. A la suite de cet accident, ses jambes furent en si mauvais état qu'on fut sur le point de les couper. N'étant pas encore guéri, Nicolas s'embarqua sur la Vénus, où il se distingua de nouveau. En 1759, il se trouvait à bord du Formidable, commandé par M. de Saint-André du Verger, chef d'escadre sous les ordres de l'amiral Conflans. Enfin, Nicolas fut blessé légèrement au visage au combat du 20 novembre, et reçut une forte contusion à la tête. » (Mazas, Histoire des Chevaliers de Saint-Louis, t. II, p. 166). Nicolas de Kersauson épousa, âgé déjà, le 10 août 1762, Marie-Marguerite du Four, fille de feu le sr Louis-François du Four et de feue Marie-Anne  Hoger, demeurant à Brest. Suivant acte du 18 août 1755, Nicolas partagea avec le sr. et la dame du Fou de Kerdaniel la succession de l'abbé du Fou, leur oncle commun, en son vivant bachelier en théologie et chanoine de Léon. En 1773, mort d'écuyer Nicolas de Kersauson, enterré, dit le registre, en ses prééminences à Lanrivoaré : il était âgé de 62 ans. Sa veuve se retira alors en la petite ville de Saint-Renan, jusqu'à sa mort, arrivée vers 1796 (J. de Kersauson).

SEIGNEURIE DE COETANSCOURS. — Paroisse de Plourin, ancien évêché de Léon. Elle devint, en 1755, la propriété de Louis-François-Gilles, comte de Kersauson, cadet de la branche de Brézal, par son mariage avec Suzanne-Augustine de Coëtanscours, marquise de Kergean Saint-Vouzay. Le château de Coëtanscours n'étant pas habité par ses propriétaires qui lui préféraient depuis plusieurs générations la demeure presque princière de Kergean, finit par tomber en ruine, et lors de la mort sur l'échafaud de la dernière Coëtanscours, comtesse de Kersauson et marquise de Kergean, la terre de ce nom fut vendue par la nation.

Kergadiou (de), sr. dudit lieu et de Trégarn, en Plourin, — de Kermeur, — de Tromobihan, en Guipronvel, — du Dellec, en Saint-Rouel, — de Chateaumen, en Taulé, — de Kernéguez, en Saint-Mathieu de Morlaix, — de Coëtcongar, en Ploujean. Ancienne extraction chevaleresque. — Neuf générations en 1669. — Réformes et montres, de 1427 à 1534, en Plourin, évêché de Léon. Blason : Fascé ondé d'argent et d'azur, au franc canton d'hermines (Sceau de 1404) [Note : Les armes de Kergadiou se remarquent sur une console, à droite de l'arc triomphal, dans l'église de Plourin, l'une des plus vieilles du Finistère]. André de Kergadiou épouse, en 1365, Amice, dame de Trégarn, dont : Hamon, marié à Jeanne du Chastel. — André, prisonnier des Anglais, en 1427. — Un secrétaire du duc François II, en 1478. Fondue dans du Bois de la Maison-Fort.

François de Kersauson, sr. de Penhoët, Kerduer, Kerguérien, Quillien, etc., épousa Marie de Kergadiou. François de Kersauson-Penhoët mourut le 13 mars 1593, et fut inhumé le lendemain 14 (Reminiscere, 4ème dimanche du carême), à Saint-Frégan, ainsi qu'indiqué dans l'acte de tutelle, dont nous donnons le texte ci-dessous.

Nota : Copie de la tutelle des enfants mineurs de deffunt et noble homme François de Kersauson, sr. du Penhoat, et de dame Marie Kergadiou, sa compagne : « Aujourd'hui, quatorziesme de mars l'an mil cinq cent quatre-vingt-treize, à l'issue des obsèques de feu noble home François Kersauson, vivant seigneur de Penchoat, devant la principalle entrée du cymytière de l'église trefviale de Saint-Frégan, noble home maistre Hervé Kersaintgily, sr. de Keruzoret, M. le procureur du Roy en la cour et juridiction de Lesneven, a renconstré M. le séneschal de lad. cour, comme il avait esté adverty pour aucuns des parans des enfans mineurs dudict deffunct que damoyselle Marie de Kergadiou, dame douairière de Penhoat, et mère desd. mineurs avait esté instituée tutrice et curatrice testamentaire auxdits mineurs par sondict deffunct mary, etc. A mondict sieur le sénéchal demandé à ladicte dame de Penchoat si elle estoit contente d'accepter ladite charge suivant la volonté et institution de son dict deffunct mary, à quoy elle a respondu que ouy moyennant l'advis desd. sieurs parens et le support et ayde qu'elle en espère ; ouy laquelle déclaration, a mondit sr. le sénéchal, à ladicte requeste, prins les advis des cy-après nommez, scavoir : de noble et puissant François de Kersauson, seigneur de Kersauson, Olivier Kercoent, seigneur de Kergournadec'h, et Loys Barbier, seigneur de Kerjan, et de nobles personnes Jan Kerliver, sr. de Kerliver, mary de damoyselle Marie Kersauson, fille aisnée dudict deffunct ; Tanguy Kermeno, sieur de Kermeno, mary de damoiselle Guillemette Kersauson, soeur audict deffunct ; Jacques de la Bouexière, sr. de la Boixière, cousin-germain dud. deffunct ; Prigent Lescoët, sieur de Kergoff, cousin remué de germain audict deffunct ; Jean Kerbic, sieur de Kerbic, ayant esté à maryage par plusieurs années avecques deffuncte damoyselle du Boys, sr. et dame dudict lieu, cousin aussi au tiers degré audit deffunct ; Tanguy Kergadio, sr. de Tuonmaléjan ; Robert Kersaintgily, sr. de Kerouchant ; Jean Kersaintgily, sr. de Kervadeza, cousins-germains à ladicte veufve ; noble et vénérable messire Alain du Poulpry, sr. de Lannorgat, archidiacre de Léon, et conseiller à la cour de Parlement de ce pays ; des seigneurs de Kergadiou, Tuonmanoir, Kerouartz, Kerouazle, Lescouet, Kerrenez, Keranroux, Coatelez, Tuonblanzinz, Kercorlay, La Tour-Lezerdet, Kerpalen, Le Merdy, Kerezelec, Leslouc'h, Le Guergh. — Tous parans ou aliez dans le quart degré audict deffunct, comme ils affirment... ont tous, d'un accord dict et attesté que lad. dame de Penhoat est digne et capable d'avoir et garder la tutelle et administration des personnes et biens desdicts mineurs ses enfants... Faict comme dessus auxdicts jour, an et lieu... Ainsi signé : Dourdu, Kersaintgily et Morice de Kergadiou » (Archives de Pennendreff).

Kerléan, sr. dudit lieu et de Kerverien, en Plourin, — de Lanvenec, en Lanrivoaré, — de Kerhuon, en Guipavas, — de Coëtmanac'h, — de Kermeur, — de Kerhuel, — de Kerimen, — de Kerassel et du Timen, en Taulé, — de Poulguinan, — de Keravel. Ancienne extraction. — Six générations en 1668. — Montres de 1503 à 1534, en Plourin et Brelez, évêché de Léon. Blason : Fascé ondé de six pièces d'or et d'azur. Cette famille portait autrefois le nom de Boc'hic. — Hervé Boc'hic, conseiller de Jean IV, enseigna le droit à Paris et composa, en 1349, un livre sur les Décrétales, imprimé en 1520. — Hamon et Even Boc'hic entre les nobles de Plourin, en 1443. — Sébastien, fils d'Hamon Boc'hic, sr. de Kerléan, ne garda que ce nom et épousa, en 1534, Marguerite Kerneau (Cornouailles). La branche aînée fondue dans Rodellec ; celle de Kerassel, dans Parcevaux. Sur les vitraux de l'église de Plourin on relève les armes de Kerléan, mi-partie Kerverien ou Kermérien (d'or à 3 chevrons d'azur au lambel de même), nom ancien des Kerléan ; sur un saint de pierre on remarque aussi l'écu de Sébastien de Kerléan et de sa compagne, Marguerite de Cornouailles. A signaler que Marie de Kersauson-Penhoët (fille aînée de François de Kersauson et Marie de Kergadiou), épousa, par contrat du 2 août 1577, Jean de Kerléan, sr. du Carpont, et demeuraient en la paroisse de Lampaul-Ploudalmézeau (J. de Kersauson).

Lors de la Réformation de l'évêché de Léon en 1443, plusieurs familles nobles sont mentionnées à Plourin :

Boc'hic, seigneur de Kerléan, paroisse de Plourin. Fascé ondé d’or et d’azur de six pièces. Hamon et Even se trouvent mentionnés entre les nobles de Plourin.

Brandigné, seigneur de Langonéry, paroisse de Plourin. Losangé d’argent et de sable au chef de gueules. Yvon se trouve mentionné entre les nobles de Plouzané et de Plourin.

Kerbriec (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Plourin. D’or à trois fasces d’azur. Jean se trouve mentionné entre les nobles de Plourin.

Kerdalaëz (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Plourin. D’or à deux fasces d’azur. Hervé se trouve mentionné entre les nobles de Plourin.

Kergadiou (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Plourin. Fascé ondé d’or et d’azur de six pièces, au franc canton d’hermines. Jean et Guyon se trouvent mentionnés comme écuyers en 1421 (Histoire de du Guesclin, p. 429) ; Hervé se trouve mentionné entre les nobles de Plourin.

Kergroadez (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Plourin. Fascé d’argent et de sable de six pièces. Robert se trouve mentionné entre les nobles de Plourin.

Keriar (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Plourin, et de Kergoëzel, paroisse de Lanildut. D’or à un arbre de sinople. Yvon se trouve mentionné entre les nobles de Plourin et Lanildut.

Kerménou (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Plourin, et du Délé, paroisse de Plouarzel. Fascé ondé d’or et d’azur de six pièces. Hervé se trouve mentionné entre les nobles de Plouarzel.

Kermérien (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Plourin. D’or à trois chevrons d’azur. Catherine se trouve mentionnée entre les nobles de Plourin, et Hervé se trouve mentionné entre les nobles de Plouzané.

Kermeur (an), seigneur dudit lieu, paroisse de Plourin. Fascé de gueules et d’or de six pièces. Guillaume se trouve mentionné entre les nobles de Plourin.

Penmezhir (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Plourin. Alain se trouve mentionné entre les nobles de Plourin.

Pilguen, seigneur de Keruzaouën, paroisse de Plourin. De sable au léopard d’argent. Jean se trouve mentionné entre les nobles de Plourin.

Pulier Jean se trouve mentionné entre les nobles de Plourin.

Tour (de La), seigneur dudit lieu, paroisse de Plourin. D’argent à trois tours d’azur. Bernard qui se trouve mentionné comme écuyer dans une montre de 1378, semble être de ceux-ci ; Bernard se trouve mentionné entre les nobles de Plourin.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 44 nobles de Plourin :

Even BOHIC (60 livres de revenu), remplacé par Christophe Manach : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Yvon BOHIC (40 livres de revenu), malade, remplacé par Guillaume Goffic : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan BOHIC (20 livres de revenu), de l'ordonnance du duc ;

Prigent BOHIC (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Christophe BONSOURTRAINE (7 livres de revenu), remplacé par Guillaume Heldut : porteur d'une jacque, comparaît armé d'une vouge ; 

le seigneur du CHASTEL (2 500 livres de revenu), accompagné de Guillaume Kerlech, Jehan Cazre, François Kercadiou, Ollivier Le Roz, Hervé Kermenou, Yvon Kermenou, Hervé Kermenou, Jehan du Boys et Robert Pichart : porteurs d'une brigandine, comparaissent en archers. Il s'agit semble-t-il d'Olivier, seigneur du Chastel, vivant en 1476, ou de son fils Tanneguy, décédé en 1521 ;

Marguerite COËTQUELFEN (10 livres de revenu), absent ;

Jehan DE LA TOUR (76 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan FLOCH (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Hamon FLOCH, mineur (60 sols de revenu) : absent ;

Morice GOZEARN (8 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Guyhomar GOZEARN (7 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Hervé GOZEARN (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume HERGUIN (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Tugdual KERBEZCAT (33 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

le sire de KERGROAZES (250 livres de revenu), malade, remplacé par Guillaume Lanhuzel et Guillaume du Moulin qui porte une brigandine et comparaît en archer. Il s'agit semble-t-il de Robert, seigneur de Kergroadez, marié le 14 juillet 1461 avec Anne du Chastel (fille d'Henry II du Chastel, seigneur de Mesle, et d'Ysabeau de Kermellec, vicomtesse de Coëtmen et de Tonquédec) ;

le sire de KERCADIOU (800 livres de revenu), de la maison du duc : absent ;

Ollivier KERMENOU (100 livres de revenu), remplacé par Jehan Kerlozreuc : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan KEROULAS (70 livres de revenu), malade, remplacé par Allain Keryly : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon KERENGAR (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Guillaume du KERMEUR (72 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Henry KERANRAES (31 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Allain KERUZOUAN (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Morice KERLOZREUC (61 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en arbalétrier ;

Maistre Guillaume KERCADIOU (30 livres de revenu), malade, remplacé par Ollivier du Tertre : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan KERANFLECH, mineur (25 livres de revenu), remplacé par Ollivier Le Lan : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Even KERDALAHEZ (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Thomas KERMERDIC (20  livres de revenu), malade, remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Yvon advoué KERIBER (60 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Even KERENGAR (31 livres de revenu), de l'ordonnance du duc ;

Marguerite KERMENOU (11 livres de revenu) : absent ;

Jehan L'ABBE (27 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Aliz LE BARBU (60 livres de revenu), remplacé par Allain Picabourdin : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan LE GOEZOU (10 livres de revenu), malade, remplacé par Jehan Manach : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan MESCOUAL (100 sols de revenu) : porteur d'un corset, comparaît armé d'une vouge ; 

Guillaume PRIGENT (8 livres de revenu), décédé ;

Allain PENMEASHIR, malade, remplacé par Jehan Lescoët : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Robert PRIGENT (8 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Morice SAINCT (10 livres de revenu) : porteur d'une jacque, comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume TANGUY (10 livres de revenu) : porteur d'un corset et d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan TANGUY (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Michel TANGUY (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;  

Prigent TANGUY, mineur (22 livres de revenu), remplacé par Prigent Ploerin : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Even TALEUC (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven le 25 septembre 1503, plusieurs nobles de Plourin (Plourin et ses feillettes) sont mentionnés :

Le sieur du Chastel, commissaire ;

Henry, sieur de Kergroazez, lance o deux archiers (archers) et goustilleur (coustilleurs) ;

François Kergroazez, mineur, sieur de Kerbastret, a présenté deux hommes en habillement d'archer, et luy est enjoinct faire homme d'armes ;

Le sr. de Kergadiou, homme d'armes ;

Olivier Kermenou, sr. du dict lieu, en habillement d'archer. Enjoinct fournir autre homme en habillement ;

Le sr. de Keroulas, en habillement d'archer à trois chevaux. Enjoinct lance ;

Tanguy Bochic, mineur, sieur de Kerlean, représenté par Hamon le Vayer, en archer à trois chevaux ;

Guillaume de Kermeur, en habillement d'archer. Injonction de paige ;

Henry Keranraes, représenté par Hervé son fils, en habillement d'archer. Injonction de mettre autre homme en habillement ;

Yvon Kerangar, absent, représenté par Jehan Champion, en habillement d'archer ;

Alain Keruzouan. Enjoinct de s'habiller ;

Morice Kerlozrec, représenté par Jehan son fils, en brigandine ;

Guyon Kergadiou, en habillement d'archer ;

Jehan Keranflech. Injonction de s'habiller ;

Olivier Duval, en brigandine. Injonction de paige ;

Guillaume Tanguy, représenté par Derrian Kermenou, en habillement d'archer ;

Jehan Tanguy, représenté par Yvon Tanguy, en vougier ;

Robert Tanguy, default ;

François Kermeleuc, en vougier ;

Jehan Kerdelaher. Injonction de s'armer ;

Tanguy de la Tour, sur mer, représenté par Jehan Bleiz, en abillement d'archier et injonction de paige ;

Tanguy Penmenhir, en vougier ;

Jehan Bochic, en habillement d'archer et enjoinct paige ;

Hamon Flouch, représenté par Jehan Kermorgant, en vougier ;

Olivier Guerault. Enjoinct de s'habiller ;

Jehan Kermeydic, en vougier ;

Jehan Meascoual, en vougier ;

Hamon Bochic, en vougier ;

Paul Kerpezcat, en archer ;

Nicolas Prigent, en vougier ;

Morice Gozern, en vougier ;

Yvon Campir, en vougier ;

Vincent Kerdignan. Injonction de s'habiller ;

Jehan Touronce, en archer ;

Even Talleuc, représenté par François son fils, en vougier ;

Jehan Labbé, vieil homme. Enjoinct de s'habiller ;

Guyomarc'h Goazern, représenté par André Cann, en vougier. Enjoinct servir par noble homme ;

Jehan Autret. Enjoinct de s'habiller ;

Hervé Goezenn, en vougier ;

Guillaume Harequin, en vougier ;

Even Kerangar, sans habillement. Enjoinct de s'habiller ;

Briand le Marc'hec, en vougier ;

Hervé Kerbriec, en vougier ;

Jehan Julien, en vougier ;

Guillaume Goezern. Enjoinct de s'habiller ;

Olivier Keryar, en habillement d'archer o son paige ;

Aufroy le Vayer, en brigandine.

(à compléter)

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