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PLOUARET |
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La commune de Plouaret ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUARET
Plouaret vient du breton "plou" (paroisse) et de saint Barvet., inconnu. En breton, "Barvet" s'applique au barbu.
Le nom de Plouaret, sous la forme Ploervet, est cité pour la première fois en 1270 dans un acte de donation en faveur du prieuré de Saint-Sauveur de Guingamp. La paroisse primitive de Plouaret englobe sans doute à l'origine Lanvellec (ancienne enclave de Dol) et Plounévez-Moëdec en plus de la trêve du Vieux-Marché (érigée en commune indépendante en 1866).
Plouaret est cité en 1330 dans l'enquête de canonisation de Saint-Yves sous le nom de "Parrochia Plebis Barbate". Le nom breton est Ploebarvet en 1441 et 1461. Ces deux formes permettent de retrouver l'éponyme dont le nom a subsisté comme patron d'une jolie chapelle du XVIème siècle. Cette chapelle de Plouaret est dédiée à Sainte-Barbe, mais le nom breton de cette chapelle n'est pas Santes-Barba, mais Sant-Barvet ou Sant-Barvoet. Le Sant Barvet est bien l'éponyme de la Plebs Barbata, Ploe barvet, Plouaret. Ce saint qui n'a pas son culte à l'église paroissiale de Plouaret, a été remplacé dans sa chapelle par Sainte-Barbe, personnage connue par les martyrologues.
Les Templiers et Hospitaliers, fondateurs de l'église paroissiale, possédaient jadis à Plouaret une commanderie, membre de celle de La Feuillée. Ils étaient également propriétaires de la chapelle Saint-Jean du Temple, et de huit tenures en quevaises.
Plouaret élit sa première municipalité en 1790. A Plouaret, le 10 novembre 1793, éclate une insurrection contre-révolutionnaire à l'occasion d'une levée d'hommes. L'insurrection s'étend aux communes voisines. Six meneurs sont condamnés à mort le 12 mai 1794 (Arch. des Côtes-d'Armor, 1Lm5 51).
La commune de Plouaret a échangé avec celle de Lanvellec, deux morceaux de territoire situés entre Kerlan (Plouaret) et Saint-Carré (Lanvellec) par une ordonnance datée du 28 avril 1819. Puis sest accrue du moulin de Stang-Angaron par ordonnance du 26 juillet 1826. Enfin, par la loi du 30 mai 1866, la commune du Vieux-Marché est détachée de Plouaret.
Les armes de Plouaret sont : bandé dor et de sable de six pièces, à un franc quartier vairé dargent et de gueules.
L'ancienne paroisse de Plouaret dépendait de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation de Lannion et du ressort de Morlaix. La cure était à l'alternative.On rencontre les appellations suivantes : Ploearvet (en 1270), Plebs Barbate (en 1330), Plebs Barbara (en 1330), Ploearmet (en 1441), Ploearvet (en 1477), Ploearet (en 1481, en 1554), Plouaret (en 1596).
Note 1 : la commune de Plouaret est formée des villages : Ar Pouldu, Kerbescont, ar Penquer, Kermelec, Kerlavrec, Keranré, Pors-Huon, Champ-Thomas, Bernantec, Keranguével, Launay, Kerjean, Kerdoualen, Stifel, les Sept-Saints, Kerhuelen, Traou-Leguer, Kerlohou, le Scaouet, Kermarquer, le Quinquis, Kermoguer, Kervoucher, le Vieux-Marché, Saint-Maudez, Kerandouf, Keronerziou, Kerouel, Keraudren, Coat-Morvan, Mezou-Troplong, Ros-an-Clan, Saint-Jean, Guergarellan, Kermocaër, Kerlad, Saint-Julien, Guernachannay, Guergolvez, Guerbastiou, Keravézan, Kervégan-Bras, Keriot, Goassalec, Kergestalen, Keraël, Traou an Goas, Saint Ignace, Pen-an-Gué. Plouaret a perdu une partie de ces villages au profit du Vieux-Marché.
Note 2 : le 23 avril 1944, sept résistants sont arrêtés par les Allemands. Condamnés à mort, ils sont exécutés à Plouaret le 7 mai 1944.
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PATRIMOINE de PLOUARET
| l'église de Notre-Dame (fin XVème - début XVIème siècle), édifiée par l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui avaient leur monastère à Prat-Lédan. L'église remonte dans ses parties les plus anciennes au XV-XVIème siècle. La tour-clocher date de 1554 (on lit l'inscription "28e jour de février 1554 cette tour fut commencée.") : on y découvre une horloge de 1870. Les quatre cloches ont été rétablies après la Révolution. La nef a été restaurée ou reconstruite en 1829-1830 : les travaux de restauration se terminent le 5 mars 1830. La nef comprend neuf travées et possède des bas-côtés. L'édifice possède un chevet plat percé d'une maîtresse vitre et deux chapelles latérales. La chapelle de Keranrais (ou Keranré) possède deux sablières sculptées aux armes de la famille Keranré. Le retable du maître-autel et les stalles datent du XVIIème siècle. Le maître autel est restauré en 1872 par Jean Omnès de Plouaret. La chaire (XVIIème siècle) est restaurée au XXème siècle et une série de dix tableaux partant du bas de l'escalier vers le haut représente les prophètes d'Israël. Les fonds baptismaux datent du XVIIème siècle. Le sacraire date du XVIème siècle. Le cimetière qui entourait jadis l'église est démoli en 1872 pour agrandir la place du village. Les seigneurs de Guernachannay et Guernaham possédaient jadis des prééminences dans l'église de Plouaret ; | |
la chapelle de Sainte-Barbe (XVIème siècle), fondée par la famille Keramborgne à cause de leurs terres de la Haie-Keramborgne. Cette chapelle de plan rectangulaire possède un chevet plat, percé d'une fenêtre de style Renaissance. Ce lieu était, dit-on, d'abord dédié à saint Barvet. Elle prend le titre de sainte Barbe vers le XIV-XVème siècle. La chapelle abrite une statue de sainte Marie Madeleine, en bois polychrome et qui date du XVIIème siècle. Seule rescapée parmi les 15 chapelles de la commune de Plouaret, elle sert maintenant de salle d'exposition ; | |
la fontaine Saint-Jean-Baptiste (1645), édifiée par Jean Kervégan. Cette fontaine appartenait jadis à la seigneurie de Guernachanay. On y trouve une statue sculptée par Yves Hernot (1820-1890). Non loin de cette fontaine se trouvait jadis la chapelle Saint-Jean du Temple (aujourd'hui détruite), qui dépendait de la commanderie des Templiers de Plouaret ; | |
le calvaire armorié de Sainte-Barbe (1612) ; | |
la croix de Saint-Mathieu (époque carolingienne) ; | |
la croix de Maudez (XVIIème siècle). Cette croix dépendait autrefois de la chapelle Saint-Maudez, aujourd'hui disparue ; | |
le manoir de Guernachanay (XVIème siècle). C'est ici que naît Guillaume de Coëtmohen ou Coëtmohan, fondateur du collège de Tréguier en 1335. Propriété ensuite des familles Keranrais, Le Goales (XVème siècle), La Lande (XVème siècle), Coskaër, Baud, Loaisel et de la famille Robien (Paul de Robien de 1660-1744). On y voit un colombier daté du XVIème siècle ; | |
le manoir de Kerepol (XVI-XVIIème siècle). Propriété, à l'origine, de la famille Kergariou qui s'allie à la veille de la Révolution à la famille Kerauzon - Vieux-Chastel ; | |
les manoirs de Kerbridou (XVIème siècle), de Kerverziou (XVème siècle) ; | |
le groupe du cavalier et de l'anguipède (le terme d'anguipède désigne un être mythologique mi-homme, mi-serpent) de l'époque gallo-romaine sur la façade de l'église. Le groupe provient du lieu-dit Saint-Mathieu ; | |
la maison Le Houérou-Nicolas (XIIème siècle), située place de l'Eglise ; | |
18 moulins ont été recensés dont les moulins à eau de rivière tels que : Dinan, Trou, Ar-Bert, An-Coat, Plusquellec, Kerbiquet, Malchonnec, Kervegan (tous sur le Léguer),.... |
A noter que d'autres manoirs tels que Pont-Blanc, Guernahans, La Haie, Kercavily, Kerminihy, Goas-Froment et Kervillec, relevaient de la seigneurie du Vieux-Marché.
A signaler aussi :
| un menhir situé près de la gare ; | |
les souterrains de l'Armorique, de Pen-an-Vern et du Convenant le Balc'h (âge de fer) ; | |
le tumulus de Kerzistalen (âge de bronze) ; | |
la motte de Coat-Roué (Moyen Age) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUARET
La seigneurie de Keranrais possédait un droit de haute et moyenne justice au moment de la Révolution. Cette maison, qui s'étend sur Plounévez-Moëdec et Lanvellec, est fort ancienne : un de ses membres se croisait en 1248. Deux autres membres (Olivier et Alain de Keranrais) prenaient part au célèbre combat des Trente en 1351. Propriété de Pierre de Keranrais (époux de Tiefaine Le Vaier) en 1369, et de Eon de Keranrais (époux de Jeanne de Plusquellec). La seigneurie passe ensuite entre les mains des familles de Montauban (suite au remariage en 1432 d'Anne de Keranrais avec Jean de Montauban), Rohan-Guéméné (avant 1535, suite au mariage de Marie de Montauban avec Louis de Rohan, seigneur de Guéméné-Guingamp et de La Roche-Moisan), Tournemine (Jacques de Tournemine en 1583), La Béraudière (en 1635, suite au mariage de Jeanne de Tournemine avec Philippe de La Béraudière), de Gouzillon (en 1695), Boiséon (de 1699 à 1736, suite au mariage de Marie Anne de Gouzillon avec Hercule Charles de Boiséon), Hay (en 1756, suite au mariage de Marguerite Anne de Boiséon avec Joachim René Daniel Hay).
La seigneurie de Guernachannay (ou Kervern-Guernachanay) a vu naître Guillaume de Coëtmoan ou Coëtmohan, grand chantre de Tréguier, chanoine de Notre-Dame de Paris, conseiller au parlement, docteur régent en droit de la Faculté de Paris, et fondateur en 1335, du collège de Tréguier. Cette seigneurie possédait jadis un droit de moyenne justice qui s'exerçait à l'auditoire de Vieux-Marché. Propriété successive des familles Guernachanay, Coëtmohan (seconde moitié du XIVème siècle), Keranrais, Le Goalès (en 1452, suite au mariage de Marie de Keranrais avec Jean Le Goalès, seigneur de Kerversault), La Lande (en 1485, suite au mariage de Marie Le Goalès avec Guillaume de La Lande), Coskaër (suite au mariage de Constance de La Lande avec Michel du Coskaër), de Baud (suite au mariage de Anne du Coskaër avec Jean de Baud), Loaisel (suite au mariage de Mathurine de Baud avec François Loaisel). Guernachannay passe, avant la Révolution aux mains du président Paul de Robien (1660-1744). La famille Robien descend de Jacques Boucher, seigneur anglais, qui s'établit en Bretagne et épousa en 1212, Jeanne d'Avaugour, fille d'Etienne, comte de Penthièvre.
La seigneurie de Keramborgne (ou la Haye-Keramborgne) possédait jadis une haute, moyenne et basse justice qui s'exerçait au bourg de Plouaret, et appartenait à M. de Perrien, marquis de Crenan. Cette maison était alliée à celles de Clisson, de Rohan, du Châtel, Canebout, ... Les Keramborgne, précédents propriétaires de la terre de ce nom, ont produit un chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, commandeur de la Feuillée et du Palacret en 1463, un abbé de Bégard en 1428, un abbé du Relecq en 1479. Propriété de Merien de Keramborgne (en 1437), Jean de Keramborgne (époux d'Anne Loz), Guillaume de Keramborgne (époux de Catherine de Coatvoult), Pierre de Keramborgne (en 1498). La seigneurie passe ensuite entre les mains des familles La Haye (suite au mariage de Jeanne de Keramborgne avec Jean de La Haye), de Bellisle (en 1526 et en 1556), Perrien (en 1583, suite au mariage de Louise de Bellisle avec Charles de Perrien).
La seigneurie de Kerdoualen (ou Kerdouallan) possédait jadis un droit de moyenne et basse justice qui s'exerçait au Vieux-Marché, et s'étendait à Plouaret, Lanvellec, Trégrom, Guerlesquin et Belle-Isle. Cette seigneurie est unie vers 1608 à celle de Keriavilly. Propriété d'Henry de Kercabin en 1535, puis de Tanguy du Chastel (époux de Françoise de Kerbrigent) en 1668.
La seigneurie de Pont-Blanc possédait jadis un droit de haute, moyenne et basse justice qui s'exerçait à Tonquedec en 1710 puis à Guingamp vers 1770, et s'étendait sur Plouaret, Lanvellec et Ploumilliau. La famille de Pont-Blanc est très ancienne : en 1346, Geoffroy du Pont-Blanc est tué au sac de Lannion. En 1351, Guyon de Pont-Blanc est un des champions du combat des Trente. En 1352, une demoiselle de Pont-Blanc est abbesse de Saint-Georges de Rennes. Propriété successive des familles Plusquellec, de La Villeblanche (en 1526), de Cléauroux (en 1556).
La seigneurie de Kermellec possédait jadis un droit de haute justice qui s'exerçait à l'auditoire de Vieux-Marché. Cette seigneurie est annexée à celle de Rosambo au XVIIIème siècle. Propriété d'Alain de Kermellec (avant 1497), puis des familles Loz (vers 1530, suite au mariage de Jeanne de Kermellec avec Guillaume Loz), du Hallay (avant 1674), du Rufflay (en 1674), Le Pelletier, marquis de Rosambo (dès 1748).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 14 nobles de Plouaret :
| Jehan BERTHEVAULX (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan BERTHEVAULX : porteur dune brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan de COETGOURHEDEN (120 livres de revenu) : comparaît comme homme darmes ; | |
Yvon GOELOU (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine, comparaît armé dune pertuisane ; | |
Guillaume de KERAMBORGNE de Keranborgne (400 livres de revenu) : comparaît comme homme darmes ; | |
Robert de KERANRAES (100 livres de revenu) : porteur dune brigandine, comparaît en archer ; | |
Richard de KERMELEC de Kermelec (300 livres de revenu) : comparaît en homme darmes ; | |
Jehan de LA HAYE de La Haye (160 livres de revenu) : porteur dune brigandine, comparaît en archer ; | |
Morice de LA HAYE de Kermauran ? (120 livres de revenu) : porteur dune brigandine, comparaît en archer ; | |
Tanguy de LA HAYE (40 livres de revenu) : porteur dune brigandine, comparaît en archer ; | |
Yvon LE LAY de Kermabon (30 livres de revenu) : porteur dune brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan LE ROUX de Locqui (20 livres de revenu) : porteur dune brigandine, comparaît en archer ; | |
Guillaume PRIGENT (80 livres de revenu) : porteur dune brigandine, comparaît en archer ; | |
Alain ZIEZEQUEL (20 livres de revenu) : porteur dune brigandine, comparaît en arbalétrier ; |
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