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PLESLIN-TRIGAVOU |
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La commune de Pleslin-Trigavou ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLESLIN-TRIGAVOU
Pleslin vient du breton "ploe" (paroisse) et "lin" (étang) ou de saint Lin (variante probable de saint Léon ou de saint Hélen).
Trigavou vient du breton "treb" (village) et semble-t-il du saint gallois Caffo (patron de la paroisse de Llangaffo) ou de saint Gouesnou (évêque du Léon).
Pleslin est, semble-t-il, un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouër. Trigavou est, semble-t-il, un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploubalay. Une autre hypothèse est que les territoires actuels de Pleslin et Trigavou soient des démembrements d'une ancienne paroisse primitive de Pleslin. Trigavou est associé à Pleslin pour former Pleslin-Trigavou (par arrêté préfectoral du 29 décembre 1972).
Pleslin est une paroisse dès 1330 (lors du procès de canonisation de Saint-Yves) : un paroissien nommé Guillaume Chomet atteint de folie furieuse est alors conduit à Tréguier et guéri par l'invocation de saint Yves. Cette paroisse appartient, sous l'Ancien Régime, au diocèse de Saint-Malo. L'ancienne paroisse de Pleslin dépendait de la subdélégation et du ressort de Dinan. La cure était à l'alternative (suivant Ogée). Pleslin élit sa première municipalité au début de 1790.
Trigavou possède au milieu du XIIème siècle une église Sainte-Brigitte ou Sainte-Brigide de Kildare (eccl. Beatae Brigiddae de Tregavou), citée dans les chartes du prieuré de Léhon lorsque l'évêque de Saint-Malo fait don au prieuré de Saint-Magloire-de-Léhon de l'église de Sainte-Brigitte (Anc. év. IV, 359 ; VI, 127, 136). En 1181, les moines de Léhon se voient confirmer la possession de l'église, du bourg, du cimetière et de toutes les dîmes. Trigavou est, sous l'Ancien Régime, une paroisse du diocèse de Saint-Malo. L'ancienne paroisse de Trigavou dépendait de la subdélégation et du ressort de Dinan. Elle relevait du roi et la cure était à l'alternative. Le seigneur du Bois-de-la-Motte présentait pour les quatre chapelles de ce nom fondées dans l'église paroissiale, et l'évêque conférait. Trigavou élit sa première municipalité au début de 1790.
Pour Pleslin, on rencontre les appellations suivantes : Eccl. de Plelin (vers 1330), Pleli(n), Ployli(n) (en 1330), Plelin (en 1405, en 1780), Plelen (en 1407), Pleslin (au XVème siècle).
Pour Trigavou, on rencontre les appellations suivantes : Eccl. Beatae Brigiddae de Tregavou (au milieu du XIIème siècle), Tregavou (en 1156, en 1181, vers 1330), Tregavo (en 1405), Trigavou (au XVème siècle).
Note 1 : la commune de Pleslin est formée des villages : Tréhefour, la Lyonnais, la Rouxière, la Nunardière, Lauriais, le Gallery, Canada, Houyard, la Bigotière, la Herviais, le Chantelouais, Plaisance, le Vau-Gérier, la Vieuville, Cordel, la Poissonnais, la Bitais, le Bois-Ruffier, la Detourbe, les Aubriais, la Grignardais, Saint-Goda, etc ...
Note 2 : la commune de Trigavou est formée des villages : Pallué, la Mare-Denier, le Bois-Meen, la Ville-Piquant, la Beraudais, la Ville-Ocheday, la Ville-Tréguier, le Grand-Clos, la Ville-Tasset, la Rougerais, le Bois-de-la-Motte, la Croix-Piquart, la Ville-Neuve, la Hérissais, la Guyonnais, la Bautronais, la Quinois, les Voeux, le Grais, le Chenais, Lamennais, la Rochelle, le Tardivelais, etc ...
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PATRIMOINE de PLESLIN-TRIGAVOU
l'église Saint-Pierre (1833) de Pleslin. La première pierre de l'église est posée le 27 mars 1833. Les fonts baptismaux datent du XIIème siècle. Le bénitier, placé sous le porche, date du XII-XIIIème siècle. La tour de l'église est bénie le 27 mars 1829. L'église est consacrée le 25 mars 1835. L'église abrite un aigle-lutrin (XVIIIème siècle) et une statue en bois polychrome de saint Eloi (XVIIème siècle). On y voit aussi un ex-voto (XIXème siècle) : il s'agit d'un bateau de pêche ; | |
l'église Sainte-Brigide ou Sainte-Brigitte de Kildare (1310), située en Trigavou et reconstruite au XIVème siècle. Cette église est fondée par les seigneurs du Bois-de-la-Motte. L'église conserve des restes des XIVème, XVème et XVIème siècles. Cette église est desservie d'abord par les moines de Léhon, puis à partir de 1543 par les chapelains de la collégiale du Guildo. Une fenêtre du chevet date du XIVème siècle. Une fenêtre du choeur date du XVIème siècle. Le clocher date de 1651-1653. Le mur méridional est refait en 1835 : il présente un écusson portant les armes de la famille Beaumanoir. La chapelle Sud contient des poutres et sablières (XVIème siècle). On y trouve une statue de sainte Brigitte datant du XVIIIème siècle, ainsi que son buste reliquaire en argent, don de la marquise du Bois de la Motte (Guyonne de Montboucher) en 1688 ; | |
la chapelle Sainte-Appoline des Vaux ou Vaux-Garou (fin du XVIIIème siècle). Il s'agit d'un ancien oratoire du manoir de même nom, situé en Trigavou et reconstruit au XIXème siècle. La chapelle abrite une statue en bois polychrome de sainte Appoline (XV-XVIème siècle) ; | |
la chapelle de la Motte-Olivet, bénie le 5 octobre 1889 ; | |
l'ancienne Chapelle-des-Quinze-Croix, située jadis en Pleslin ; | |
la croix de la Rougerais (IIIème siècle et XVIIIème siècle), située en Pleslin ; | |
la croix du Chesnay (en Trigavou) ; | |
la croix située près de léglise Sainte-Brigitte (XVIIIème siècle) ; | |
le château de la Motte-Olivet, en Pleslin (XIXème siècle) ; | |
le château du Bois de la Motte, en Trigavou (XVI-XVIIème siècle). Il s'agit de la maison seigneuriale de Trigavou. Le château est édifié à la place d'un manoir qui a appartenu pendant tout le Moyen Age à une branche de la famille de Beaumanoir. Il est érigé en bannière par lettres du duc Jean V, en date du 21 juillet 1433, puis plus tard en marquisat. En 1633, il passe dans la maison de Cahideuc par le mariage de Guyonne de Montbourcher, marquise du Bois-de-la-Motte, avec Sébastien René de Cahideuc. Ce château était alors entouré d'un bois qui avait plus de 8 kilomètres de circuit. En 1780, il a haute justice et appartient au marquis du Bois-de-la-Motte ; | |
le moulin à eau de la Marche (en Trigavou). Pleslin renfermait 4 moulins ; |
A signaler aussi :
le menhir de la Roche-Bise (en Pleslin) ; | |
le menhir de Trigavou (ou Pierre d'Appolon), situé au Pont-des-Ecouailles ; | |
l'alignement de mégalithes de la Ville-Croch ou le Champ-des-Roches (ou cimetière des Druides) en Pleslin. Cet alignement comporte, disposés en cinq rangs, 65 menhirs dont 55 sont renversés ; | |
la motte castrale du Bois de la Motte ; | |
la découverte, à Pleslin, de hache à douilles (âge de bronze) ; | |
l'ancienne école des surs de Trigavou (1704-1756) ; | |
le manoir de la Rougerais, aujourd'hui disparu, a servi de quartier général, pendant la Révolution, au lieutenant général royaliste la Baronnais ; | |
l'ancien manoir de La Mennais ou Lamennais, incendié au XIXème siècle. Il ne subsiste que le bâtiment qui faisait fonction de chapelle (XVIème siècle) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLESLIN-TRIGAVOU
Le 21 juillet 1433, le sire du Bois de la Motte, qui est Jean de Beaumanoir, est créé banneret par le duc Jean V. Par lettres patentes données à Paris au mois d'avril 1621, la terre du Bois de la Motte est érigée en marquisat pour Robert d'Avaugour, seigneur de Saint-Laurent et baron du Guildo. Jean d'Avaugour de Saint-Laurent né vers 1550, fils de Bonne de Bellouan, dame du Bois de la Motte, est commandant de la place de Dinan (en 1585), gouverneur de Dinan, Moncontour, Lamballe (1591-1592), lieutenant général en Bretagne de l'armée du duc de Mercoeur (en 1596). Il est inhumé à Trigavou en 1617.
En 1342, Auffroy de Montbourcher, chevalier, attaché à Charles de Blois, assiste au deuxième siège d'Hennebont. En garantie du traité d'Evran, le comte de Montfort donne huit seigneurs, à la tête desquels se trouve Jean de Montbourcher. En 1380, le duc de Bretagne envoie complimenter les Anglais qui viennent à son secours. Ce fut Jean de Montbourcher qui porte la parole. En 1390, le roi engage le duc de Bretagne à le suivre en Italie pour une expédition contre la pape Boniface et les cardinaux. Le duc fait appel au sire de Montbourcher. En 1419, Bertrand de Montbourcher commande une compagnie pour accompagner le prince Richard de Bretagne dans son ambassade en France. En 1593, Cahideuc est un des capitaines qui soutiennent la cause royale.
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 4 nobles de Pleslin :
| Richard ANDRE (10 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Catherine DE COUVRAN du Boays, veuve Gilles RUFFIER (300 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Vincent DU CHASTELLIER de Villeneuve (60 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune jusarme ; | |
| Raoul RUFFIER du Boays (800 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie dordonnance ; |
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêché de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 3 nobles de Trigavou :
Jehan AVONDE (30 livres de revenu) : comparaît revêtu d'une robe ; | |
Jacques DE BEAUMANOIR du Bois de la Motte, mineur (2000 livres de revenu) : excusé ; | |
Isabeau DE MALESTROICT du Bois de la Motte, veuve de Guillaume DE BEAUMANOIR (1477) (400 livres de revenu) : défaillant ; |
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