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PLESLIN-TRIGAVOU

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La commune de Pleslin-Trigavou (pucenoire.gif (870 octets) Plelin-Tregavoù) fait partie du canton de Ploubalay. Pleslin-Trigavou dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLESLIN-TRIGAVOU

Pleslin vient du breton "ploe" (paroisse) et "lin" (étang) ou de saint Lin (variante probable de saint Léon ou de saint Hélen).

Trigavou vient du breton "treb" (village) et semble-t-il du saint gallois Caffo (patron de la paroisse de Llangaffo) ou de saint Gouesnou (évêque du Léon).

Pleslin est, semble-t-il, un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouër. Il s'agit d'un ancien prieuré-cure de Beaulieu, érigé en succursale le 22 novembre 1803, par décret approuvé le 5 janvier 1804. Trigavou est, semble-t-il, un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploubalay. Une autre hypothèse est que les territoires actuels de Pleslin et Trigavou soient des démembrements d'une ancienne paroisse primitive de Pleslin. Trigavou est associé à Pleslin pour former Pleslin-Trigavou (par arrêté préfectoral du 29 décembre 1972).

Pleslin est une paroisse dès 1330 (lors du procès de canonisation de Saint-Yves) : un paroissien nommé Guillaume Chomet ou Chonet ou Chamet (frère d'Etienne Chamet, témoin n° 107, paroissien de Pleslin, âgé d'environ 35 ans) atteint de folie furieuse est alors conduit à Tréguier et guéri par l'invocation de saint Yves. Une déposition sur ce miracle est également fait par " Pierre Le Prévost, paroissien de Pleslin (diocèse de Saint Malo), âgé de 40 ans ou environ " (témoins n° 106). Cette paroisse appartient, sous l'Ancien Régime, au diocèse de Saint-Malo. L'ancienne paroisse de Pleslin dépendait de la subdélégation et du ressort de Dinan. La cure était à l'alternative (suivant Ogée). Durant la Révolution, la paroisse de Pleslin dépendait du doyenné de Ploubalay. Pleslin élit sa première municipalité au début de 1790.

Pleslin-Trigavou (Bretagne) : bourg de Pleslin.

Trigavou possède au milieu du XIIème siècle une église Sainte-Brigitte ou Sainte-Brigide de Kildare (eccl. Beatae Brigiddae de Tregavou), citée dans les chartes du prieuré de Léhon lorsque l'évêque de Saint-Malo fait don au prieuré de Saint-Magloire-de-Léhon de l'église de Sainte-Brigitte (Anciens Evêchés, IV, 359 ; VI, 127, 136). Dans une charte du prieuré de Saint-Magloire de Léhon, datée de 1156, on peut lire : « Jean, évêque de Saint-Malo, confirme à Durand, prieur de Léhon, les églises de " Sainte-Marie de Léhon, Saint-Pierre de Ivran, Saint-Juvat, Saint-Laurent de Tréveron, Saint-Malo de Blusweli, Saint-Melaine de Trélivan, Sainte-Marie de Coesmur, Sainte-Brigide de Tregavou ", ainsi que les cimetières, chapelles, dîmes, etc. Cette confirmation fut ratifiée par Josce, archevêque de Tours » Voici le texte : " Johannes, Sancti Maclovii episcopus, Durando priori Lehonensi et successoribus concedit ecclesias Beatae Mariae de Lehon, Sancti Petri de Juran, Sancti Juvati, Sancti Laurentii de Treveron, Sancti Maclovii de Bluscueli, Sancti Melonii de Trelivan, Beatae Mariae de Comur, Beatae Brigiddae de Tregavou, cum cimiterius capellis et decimis, eo tenore ut oblationes altaris et sacerdotalia beneficia monachicum sacerdotibus aequaliter dividant ; obeuntibus vero presbiteris substituendorum sacerdotum electio monachorum erit. Joscius, archiepiscopus idem confirmat " (Blancs-Manteaux, XXXIX, 209). En 1181, on retrouve " .. Habent et ecclesiam Sancte Brigitte de Tregavou cum burgo, cimiterio et omnibus decimis. .. " dans un traité entre le monastère Saint-Magloire de Léhon et le monastère Saint-Magloire de Paris.

Pleslin-Trigavou (Bretagne) : bourg de Trigavou.

En 1181, les moines de Léhon se voient confirmer la possession de l'église, du bourg, du cimetière et de toutes les dîmes. Trigavou est, sous l'Ancien Régime, une paroisse du diocèse de Saint-Malo. L'ancienne paroisse de Trigavou dépendait de la subdélégation et du ressort de Dinan. Elle relevait du roi et la cure était à l'alternative. Le seigneur du Bois-de-la-Motte présentait pour les quatre chapelles de ce nom fondées dans l'église paroissiale, et l'évêque conférait. Durant la Révolution, la paroisse de Trigavou dépendait du doyenné de Ploubalay. Trigavou élit sa première municipalité au début de 1790.

Pour Pleslin, on rencontre les appellations suivantes : Eccl. de Plelin (vers 1330), Pleli(n), Ployli(n) (en 1330), Plelin (en 1405, en 1780), Plelen (en 1407), Pleslin (au XVème siècle).

Pour Trigavou, on rencontre les appellations suivantes : Eccl. Beatae Brigiddae de Tregavou (au milieu du XIIème siècle), Tregavou (en 1156, en 1181, vers 1330), Tregavo (en 1405), Trigavou (au XVème siècle).

Pleslin-Trigavou (Bretagne) : bourg de Pleslin.

Note 1 : Renseignements Economiques sur Pleslin. « En 1786, écrit le président Le Nepvou à l'intendant de Bretagne, Pleslin a pour seigneur et pour recteur des gens pleins de bonté, mais peu fortunés. Le recteur jouit d'un tiers des dîmes, valant de 1.000 à 1.200 livres, mais il a un vicaire à payer. Il ne se réserve absolument rien et meurt de faim. Je lui dois cette justice ». De son côté, le recteur écrivait à la même époque : « Le blé vaut 12 l. le boisseau, le blé noir 8 l. Une partie des habitants de Pleslin mendie. Autrefois, ils avaient tous les dimanches le pot-au-feu. Aujourd'hui, ils ne l'ont pas tous les mois. De plus, une épidémie désole la paroisse ». Ces deux suppliques avaient du reste pour but, l'une et l'autre, d'obtenir des secours pour les pauvres de Pleslin. (Archives d'Ille-et-Vilaine, C 1744).

Note 2 : Renseignements Statistiques sur Pleslin. — Superficie : 1.255 hectares. Population. — En 1778 : 26 naissances, dont 18 filles ; 25 décès ; 6 mariages (Archives d'Ille-et-Vilaine, C 1416). — En 1790 : 1.140 habitants, dont 340 hommes, sur lesquels 130 citoyens actifs, 349 femmes et filles, et 451 personnes au-dessous de 18 ans, la journée de travail estimée 10 sous. — En 1795: 1.120 habitants pour lesquels 24 naissances, 16 mariages, 18 sépultures. — En 1802 : 1.116 h. — En 1838 : 1.320 h. — En 1853 : 1.521 h. — En 1870 : 1.430. — En 1880 : 1.551. — En 1890 : 1.459. — En 1913 : 1.507. — En 1922 : 1.320. — Ainsi, dans une période de 33 ans, en pleine paix, de 1880 à 1913, non seulement le chiffre de population n'a pas augmenté, mais diminué à Pleslin. Impôts. — Nous ne répéterons pas ici les chiffres d'impôts sons l'ancien régime déjà donnés des Cahiers de doléances de la Sénéchaussée de Rennes, déjà cité. — En 1790 : Vingtièmes, 1.790 livres 14 sols ; capitation 706 livres ; fouages : 594 l. 9 s., soit 3.145 livres au total. — Contribution patriotique échelonnée du 30 août 1790 à avril 1792 : 1.226 livres 6 sols. — Contingent d'hommes à fournir pour la conscription, le 8 mai 1793 : 19. — En 1802 : contributions foncières, 4.800 frs. ; mobilières, 605 frs. ; Soit 5,405 francs au total. Défrichements. — De 1773 à la Révolution, une trentaine de journaux de terre en landes avaient été mis en culture par divers habitants de Pleslin (A. Lemasson).

Note 3 : la commune de Pleslin est formée des villages : Tréhefour, la Lyonnais, la Rouxière, la Nunardière, Lauriais, le Gallery, Canada, Houyard, la Bigotière, la Herviais, le Chantelouais, Plaisance, le Vau-Gérier, la Vieuville, Cordel, la Poissonnais, la Bitais, le Bois-Ruffier, la Detourbe, les Aubriais, la Grignardais, Saint-Goda, etc ...

Voir aussi   Ville de Pleslin-Trigavou (Bretagne) " La paroisse de Pleslin durant la Révolution "

Pleslin-Trigavou (Bretagne) : bourg de Pleslin.

 

Pleslin-Trigavou (Bretagne) : gare de Pleslin.

Note 4 : Trigavou : Le 25 janvier 1767, le recteur Jacob écrivait à l'intendant de Bretagne : « Depuis quelques jours avant Noël, nous avons eu 129 malades dans une paroisse qui ne fournit pas 600 communiants. De ces 129 malades, il en est mort douze... Je fus appelé l'autre jour dans une maison où je trouvai 7 malades, dont 5 couchés ensemble, sans chemises, sans linceuls, sans couette et sans paillasse, point d'autre couverture qu'un tas de vermine qui les dévore et menace ceux qui veulent les approcher... Je leur fis faire deux lits de plus... J'invitais un médecin de Dinan à nous venir voir. Je fis avec lui la visite de 17 malades. Il donna une méthode qui, bien exécutée par une soeur de charité, sauva ces pauvres gens... ». Le gouvernement remboursa 841 livres de frais dépensés à l'occasion de cette épidémie, dont 200 livres à la Supérieure des Filles de la Sagesse pour remèdes et aliments fournis aux pauvres, spécialement attaqués par la maladie. L'intendant de Bretagne fit en plus envoyer pour 135 livres de pain, 30 livres de beurre, 60 livres de vin et 78 livres de viande, au total 323 livres 2 sols (Archives d'Ille-et-Vilaine, C 1360).

Note 5 : Renseignements Economiques et Statistiques sur Trigavou.Superficie : 922 hectares. Population. — En 1778 : 35 naissances, 19 décès, 7 mariages (Archives d'Ille-et-Vilaine, C 1416). — En 1795 : 20 naissances, 18 décès, 16 mariages. — En 1790 : 1.018 habitants, dont 264 hommes, sur lesquels 144 citoyens actifs, la journée de travail cotée 12 sous ; 313 femmes et filles ; 441 personnes au-dessous de 18 ans. — En 1795 : 977 habitants. — En 1803 : 1.094 habitants. — En 1838 : 1.243 h. — En 1851 : 1.222 h. — En 1880 : 1.209. — En 1890 : 1.136. — En 1913 : 1.038. — En 1922 : 1.627 h. — Il est intéressant de constater que la population de Trigavou, qui a diminué de plus de 200 unités sur le chiffre qu'elle atteignait en 1838, n'a perdu que 11 unités sur celui de 1913. Il faut aussi noter que cette commune est présentement ramenée comme population à un chiffre sensiblement égal à celui de 1790. Impôts. — En 1778 : 224 contribuables, dont 127 payant moins de 3 livres. — Capitation en 1770 : 719 livres 7 sols ; en 1790 : 643 l. 18 s. — Vingtièmes en 1787 : 1.150 l. 5 s. ; en 1790 : 1.165 l. 6 s. — Fouages en 1767 : 414 l. 18 s. ; En 1790 : 386 l. 18 s. — Total des impôts payés en 1790 : 2.196 livres. — En 1792, on comptait à Trigavou 12 livres pour le loyer du local où siégeaient les municipaux, 45 livres d'appointements pour le secrétaire greffier, et 21 livres pour ses frais de bureau. En 1803, la contribution foncière de cette commune atteignait 2.770 francs, et la mobilière 470 frs. (A. Lemasson).

Voir aussi   Ville de Pleslin-Trigavou (Bretagne) " La paroisse de Trigavou durant la Révolution "

Pleslin-Trigavou (Bretagne) : bourg de Trigavou.

Note 4 : la commune de Trigavou est formée des villages : Pallué, la Mare-Denier, le Bois-Meen, la Ville-Piquant, la Beraudais, la Ville-Ocheday, la Ville-Tréguier, le Grand-Clos, la Ville-Tasset, la Rougerais, le Bois-de-la-Motte, la Croix-Piquart, la Ville-Neuve, la Hérissais, la Guyonnais, la Bautronais, la Quinois, les Voeux, le Grais, le Chenais, Lamennais, la Rochelle, le Tardivelais, etc ...

Pleslin-Trigavou (Bretagne) : bourg de Trigavou.

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PATRIMOINE de PLESLIN-TRIGAVOU

l'église Saint-Pierre (1833) de Pleslin. Edifice en forme de croix latine avec tour extérieure. Le 10 mai 1821, le clocher de l'ancienne église étant en ruines et menaçant d'écraser les fidèles, les fabriques adressèrent une requête au cardinal de Talleyrand Perigord, archevêque de Paris, pour obtenir le secours de 1.200 fr. nécessaire à sa reconstruction. La nouvelle tour, commencée en 1827, porte cette dernière date, mais ne fut achevée qu'un an après et bénite le 27 mars 1829. Peu après, l'on décida de reconstruire l'église. La première pierre est posée et bénite le 27 mars 1833 et l'édifice consacré le 25 mars 1835. Les fonts baptismaux datent du XIIème siècle. Le bénitier, placé sous le porche, date du XII-XIIIème siècle. La tour de l'église est bénie le 27 mars 1829. Le maître-autel date du XVIIIème siècle. L'église abrite un aigle-lutrin (XVIIIème siècle), une statue en bois polychrome de saint Eloi (XVIIème siècle) provenant de la chapelle des Quinze-Croix, et les statues de saint Pierre et de la sainte Vierge. On y voit aussi un ex-voto (XIXème siècle) : il s'agit d'un bateau de pêche ;

Pleslin-Trigavou (Bretagne) : église de Pleslin.

l'église Sainte-Brigide ou Sainte-Brigitte de Kildare (1310), située en Trigavou et reconstruite au XIVème siècle. Cette église est fondée par les seigneurs du Bois-de-la-Motte. " L'édifice était en construction en 1310, année en laquelle Jean Goyon donnait cinq sols à l'oeuvre ; la fenêtre du chevet date de cette époque. Des restes de sablières et une fenêtre du choeur remontent au XVIème siècle. Le clocher date de 1651, et Bertrand Le Grand, couvreur à Saint-Malo, en achevait la couverture en 1653 ; il fut restauré en 1694. En 1774, l'église fut l'objet d’une visite de Louis-Marie Brillantais-Marion, architecte à Saint-Malo, qui trouva le choeur en bon état. La longère sud du choeur fut refaite au début du XIXème siècle (1811) ainsi que la sacristie. Cette dernière porte la date de 1816, mais a été modifiée en 1875 de façon assez malencontreuse puisque la maîtresse vitre fut alors obstruée. En 1845, la tour, menaçant ruines, fut restaurée ; enfin en 1938, l'on procède à diverses restaurations, notamment du choeur " (R. Couffon). L’édifice actuel est en forme de T, avec ailes séparées de la nef par deux arcades et présente des restes intéressants des XIVème, XVIème et XVIIème siècles. Il a été très remanié au XIXème siècle, et le portail ouest, entre autres, n’est plus actuellement dans l'axe. Cette église est desservie d'abord par les moines de Léhon, puis à partir de 1543 par les chapelains de la collégiale du Guildo. Une fenêtre du chevet date du XIVème siècle. Une fenêtre du choeur date du XVIème siècle. Le clocher date de 1651-1653. Le mur méridional est refait en 1835 : il présente un écusson portant les armes de la famille Beaumanoir. La chapelle Sud contient des poutres et sablières (XVIème siècle). On y trouve une statue de sainte Brigitte datant du XVIIIème siècle, ainsi que son buste reliquaire en argent, don de la marquise du Bois de la Motte (Guyonne de Montboucher, femme de Sébastien de Cahideuc) en 1688, dont il porte les armes en alliance. " On distingue en outre 3 poinçons : 1° un bateau, poinçon de Jurande, de Saint-Malo ; 2° les lettres B et R séparées par une fleur de lys avec le chiffre 9 au-dessous ; 3° les lettres G et H séparées par une hermine et surmontées d'une couronne, sans doute poinçon de l'orfèvre Guillaume Hamon, de Saint Malo, sous-fermier des droits de marque en 1698 " (R. Couffon) ;

Pleslin-Trigavou (Bretagne) : église de Trigavou.

la chapelle Sainte-Appoline des Vaux ou Vaux-Garou (fin du XVIIIème siècle). Il s'agit d'un ancien oratoire du manoir, de plan rectangulaire, de même nom, situé en Trigavou et reconstruit au XIXème siècle. La chapelle abrite une statue en bois polychrome de sainte Appoline (XV-XVIème siècle) ;

la chapelle de la Motte-Olivet, située en Pleslin. Dédiée à saint Blaise et à Notre-Dame de l'Assomption. Existante dès le XVème siècle, elle était en ruines en 1720 et a été reconstruite au XIXème siècle. L'édifice actuel, de plan rectangulaire, commencé en février 1886, fut terminé en août 1888 et bénit le 5 octobre 1889 ;

l'ancienne Chapelle-des-Quinze-Croix, située jadis en Pleslin, dédiée à saint Eloi et mentionnée en ruines en 1940 ;

les anciennes chapelles de Pleslin, aujourd'hui disparues : - la chapelle de l'Abbaye, dédiée à saint Etienne (déjà détruite en 1935) ; - la chapelle de la Gorandière, dédiée à saint Gourgon (déjà détruite en 1935) ; - la chapelle de la Bigottière, mentionnée comme désaffectée en 1940 ;

la croix de la Rougerais (IIIème siècle et XVIIIème siècle), située en Pleslin ;

la croix du Chesnay (en Trigavou) ;

la croix située près de l’église Sainte-Brigitte (XVIIIème siècle) ;

le château de la Motte-Olivet, en Pleslin (XIXème siècle). Louis Du Breil de Pontbriand, seigneur châtelain de la Motte-Olivet, la Roche, la Sandrais, la Ricoulais et le Boisruffier, était fils aîné de Tanneguy, seigneur de Belleville et de la Motte-Olivet, colonel d'un régiment d'infanterie, et de Marie du Coudray, et petit-fils de Julien, seigneur de Pontbriand. Né au château de la Motte-Olivet, au mois de décembre 1620, il fut baptisé en l'église de Pleslin, le 21 janvier 1621, et tenu sur les fonts du baptême par Louis de Bréhand, seigneur de Galinée, et demoiselle Françoise d'Yvignac. Par contrat du 7 mars 1646, au rapport de Berthelot et Duchemin, notaires royaux à Rennes, il fut marié à Servanne Gesdouin de la Dobiais, fille de feu haut et puissant messire Julien Gesdouin, chevalier, seigneur de la Dobiais (érigée en marquisat au mois de mai 1645), président à mortier au parlement de Bretagne, et de Françoise Frotet, celle-ci soeur de Servanne Frotet, femme d'Urbain d'Espinay, marquis de Vaucouleur ; Julien Gesdouin était lui-même fils de Claude, aussi président au parlement de Bretagne, et de Marguerite du Bellay, de l'illustre maison de ce nom, et arrière petit-fils de Guillaume, sénéchal de Rennes en 1490, et de Jeanne du Boisbaudry. On ne sait à peu près rien des services militaires de Louis du Breil, dont la carrière fut assez courte ; il y a toutefois apparence que l'ordre du Roi en date du 6 janvier 1642, « donné tant au seigneur de Belleville-Pontbriand qu'aux seigneurs du Bois de la Motte et du Gage-Perronnay pour faire une levée de quatre mille hommes de pied », le concernait plutôt que son père, lequel était alors presque septuagénaire. Quant à son admission dans l'Ordre de Saint-Michel, un monument qui donne tout lieu de la présumer est un bel écusson de ses armes, avec celles de Gesdouin en alliance, qui se voit au château de la Motte-Olivet, sculpté sur pierre et entouré du collier de Saint-Michel. Il mourut à Rennes, où ses funérailles eurent lieu en l'église de Bonne-Nouvelle, le 18 février 1652, âgé seulement de trente et un ans, et ses restes, rapportés à Pleslin, y furent inhumés au choeur de l'église de cette paroisse, le 4 mars suivant. Il laissait trois fils qui furent mis sous la tutelle de leur mère par acte du présidial de Rennes du 10 avril 1652, et dont l'aîné survivra, les deux autres étant morts en bas âge (Vicomte du Breil de Pontbriand) ;

Pleslin-Trigavou (Bretagne) : château de la Motte-Olivet.

 

Pleslin-Trigavou (Bretagne) : château de la Motte-Olivet.

le château du Bois de la Motte, en Trigavou (XVI-XVIIème siècle). Il s'agit de la maison seigneuriale de Trigavou. Le château est édifié à la place d'un manoir qui a appartenu pendant tout le Moyen Age à une branche de la famille de Beaumanoir. Il est érigé en bannière par lettres du duc Jean V, en date du 21 juillet 1433, puis plus tard en marquisat. En 1633, il passe dans la maison de Cahideuc par le mariage de Guyonne de Montbourcher, marquise du Bois-de-la-Motte, avec Sébastien René de Cahideuc. Ce château était alors entouré d'un bois qui avait plus de 8 kilomètres de circuit. En 1780, il a haute justice et appartient au marquis du Bois-de-la-Motte. Sa chapelle privée est un édifice rectangulaire avec chevet à pans coupés paraissant du XVIIIème siècle ;

Pleslin-Trigavou (Bretagne) : château du Bois de la Motte.

le moulin à eau de la Marche (en Trigavou). Pleslin renfermait 4 moulins ;

A signaler aussi :

le menhir de la Roche-Bise (en Pleslin) ;

le menhir de Trigavou (ou Pierre d'Appolon), situé au Pont-des-Ecouailles ;

l'alignement de mégalithes de la Ville-Croch ou le Champ-des-Roches (ou cimetière des Druides) en Pleslin. Cet alignement comporte, disposés en cinq rangs, 65 menhirs dont 55 sont renversés ;

la motte castrale du Bois de la Motte ;

la découverte, à Pleslin, de hache à douilles (âge de bronze) ;

l'ancienne école des sœurs de Trigavou (1704-1756) ;

le manoir de la Rougerais, aujourd'hui disparu, a servi de quartier général, pendant la Révolution, au lieutenant général royaliste la Baronnais ;

l'ancien manoir de La Mennais ou Lamennais, incendié au XIXème siècle. Il ne subsiste que le bâtiment qui faisait fonction de chapelle (XVIème siècle). La chapelle, dédiée à saint Yves, est un édifice de plan rectangulaire sans style (XIXème ?) ;

Pleslin-Trigavou (Bretagne) : procession à Trigavou.

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ANCIENNE NOBLESSE de PLESLIN-TRIGAVOU

Le 21 juillet 1433, le sire du Bois de la Motte, qui est Jean de Beaumanoir, est créé banneret par le duc Jean V. Par lettres patentes données à Paris au mois d'avril 1621, la terre du Bois de la Motte est érigée en marquisat pour Robert d'Avaugour, seigneur de Saint-Laurent et baron du Guildo. Jean d'Avaugour de Saint-Laurent né vers 1550, fils de Bonne de Bellouan, dame du Bois de la Motte, est commandant de la place de Dinan (en 1585), gouverneur de Dinan, Moncontour, Lamballe (1591-1592), lieutenant général en Bretagne de l'armée du duc de Mercoeur (en 1596). Il est inhumé à Trigavou en 1617.

En 1342, Auffroy de Montbourcher, chevalier, attaché à Charles de Blois, assiste au deuxième siège d'Hennebont. En garantie du traité d'Evran, le comte de Montfort donne huit seigneurs, à la tête desquels se trouve Jean de Montbourcher. En 1380, le duc de Bretagne envoie complimenter les Anglais qui viennent à son secours. Ce fut Jean de Montbourcher qui porte la parole. En 1390, le roi engage le duc de Bretagne à le suivre en Italie pour une expédition contre la pape Boniface et les cardinaux. Le duc fait appel au sire de Montbourcher. En 1419, Bertrand de Montbourcher commande une compagnie pour accompagner le prince Richard de Bretagne dans son ambassade en France. En 1593, Cahideuc est un des capitaines qui soutiennent la cause royale.

Les nobles à Pleslin en 1513. « Noble et Puissant Jacq. de Beaumanoir, possède le manoir de Plaisance ; Jean de Burie : le Bois-Ruffier ; Gilles de Chastelier : le manoir de la Motte-Olivet ; Alain de Porcon et Jeane de Hirel : la métairie de la Garaudière ; Robert André, sieur de l'Abbaye, y demeure » (D'après Des Salles).

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 4 nobles de Pleslin :

Richard ANDRE (10 livres de revenu) : défaillant ;

Catherine DE COUVRAN du Boays, veuve Gilles RUFFIER (300 livres de revenu) : défaillant ;

Vincent DU CHASTELLIER de Villeneuve (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Raoul RUFFIER du Boays (800 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d’ordonnance ;

 

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêché de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 3 nobles de Trigavou :

Jehan AVONDE (30 livres de revenu) : comparaît revêtu d'une robe ;

Jacques DE BEAUMANOIR du Bois de la Motte, mineur (2000 livres de revenu) : excusé ;

Isabeau DE MALESTROICT du Bois de la Motte, veuve de Guillaume DE BEAUMANOIR (1477) (400 livres de revenu) : défaillant ;

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