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PLELO

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La commune de Plélo (pucenoire.gif (870 octets) Pleuloc'h) fait partie du canton de Châtelaudren. Plélo dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Trégor / Goëlo - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLELO

Plélo vient de l'ancien breton "ploe" (paroisse) et "loub" (étang).

Plélo est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Plélo, le territoire de Trégomeur et une partie du territoire de Châtelaudren (la partie située à l'est du Leff).

Ville de Plélo (Bretagne).

Plélo est mentionné pour la première fois vers l'an mille dans le cartulaire de l'abbaye de Marmoutier. L’église de Ploilou ou de Plelou est citée dès 1202 dans les chartes de l'abbaye de Beauport date à laquelle elle est donnée par le comte Alain à cette abbaye (Charte de fondation de l'abbaye de Beauport). Plélo est cité comme paroisse (" parrochia de Plelou ") dès 1224, lors d'une donation de Geofroi, fils du prévôt de Goudelin : " Notum sit, etc. quod ego Gaufridus, Alani prepositi de Godeline filius, dedi et concessi, pro salute anime mee et parentum meorum, Deo et abbacie Sancte Marie de Bello Portu et can. ord. Prem. ibidem Deo serv. terciam partem cujusdam campi in parrochia de Plelou, qui situs est in angulo prope Tremelgat [Note : la terre de Tremargat], in puram et liberam et perpetuam elemosinam, ab omni servicio et exaccione seculari : et ego et heredes mei guarantizabimus prefate abbacie predictam elemosinam contra omnes homines, etc. ; hiis testibus : Willelmo de Ploibanazlech, Johanne de Keriti sacerdotibus, Alano juvene de Pomerit, Eudone filio Gorit, Willelmo Cochunt, Willelmo le Noble. Actum est hoc anno ab Incarnacione Domini M° CC° vicesimo quarto " (Archives des Côtes-d'Armor). Cette paroisse était, sous l'Ancien Régime, un prieuré-cure de l'abbaye de Beauport.

Constitué en commune en 1790 et chef-lieu de canton jusqu'en 1801 (malgré sa suppression par la loi du 28 avril 1790), Plélo a vu son territoire modifié en 1804 (arrêté du 19 juillet 1804) par l'échange d'une partie du village de Goëllo en contrepartie d'un territoire près du village de Saint-Uriel (en Trémuson), en 1836, par l'annexion à Châtelaudren du quartier de la Rue Bertho (ordonnance du 6 mai 1836), en 1841, par le rattachement à Trégomeur des villages du Pré-Normand, de Quinio, des Landes, de la Demi-Ville et de Liffiac (loi du 25 juin 1841).

Ville de Plélo (Bretagne).

Le village de Saint-Jean-du-Temple témoigne de la présence des Templiers. Le lieu-dit Château-Goëllo a semble-t-il succédé à une forteresse féodale. L'ancienne paroisse de Plélo avait titre de comté, avec haute justice. Elle dépendait de l'évêché de Saint-Brieuc, qui était en même temps le siège de sa subdélégation et de son ressort. Le duc d'Aiguillon fut le dernier de ses seigneurs. La cure était au prieuré : elle était présentée par l'abbé de Beauport et desservie par un moine de son abbaye, de l'ordre de Saint-Augustin. Avant la Révolution, le roi y possédait plusieurs fiefs. Durant la Révolution, la paroisse de Plélo dépendait du doyenné de Châtelaudren.

Ville de Plélo (Bretagne).

On rencontre les appellations suivantes : eccl. de Ploilou, Plelou (en 1202), Pleilou (en 1206), Plelou (en 1206), Plelo (en 1211), par. de Plelou (en 1234, en 1235), Ploilou (en 1261), eccl. de Ploelou (vers 1330), Plelou (en 1366), Plelo (en 1490), Pleloch (en 1698).

Ville de Plélo (Bretagne).

Note 1 : la seigneurie du Plélo est donnée en dot le 3 novembre 1563 à Madeleine de Luxembourg suite à son mariage avec Georges de la Trémoille. En 1663, Louis de la Trémoille vend cette seigneurie à Maurille de Bréhand, seigneur de Mauron. Par lettres patentes données à Saint-Germain-en-Laye en février 1681, la terre de Plélo est érigée en comté en faveur de Maurille de Bréhand, baron de Mauron (Arch. des Cotes-d'Armor, AE 2455).

Note 2 : la commune de Plélo est formée des villages : Très-le-Clos, Mare-Ronde, l'Hôtellerie, Saint-Bry, les Courtillons, Pré-Normand, Ville-Quénio, Saint-Jean, la Lande, les Touches, Lifrac, Ville-Alhen, Rue-au-Fou, Saint-Gouéno, Ville-Horet, la Braguette, Ville-Fumée, la Guerche, Ville-Balin, Saint-Avid, Ville-Rouault, Fontaine-Aurin, Ville-Pohay, Ville-Jégu, Saint-Nicolas, Bernier, Ville-Geffroy, Ville-Andonné, les Fontaines, Kerprat, Saint-Quay, la Saudraie. Parmi les villages : Le Minihy, Saint-Uriel, Saint-Brice, Tombelaine, nom introduit sans doute par les moines du Mont Saint-Michel.

Note 3 : en 1762, on découvre à La Ville-Alhen une mine de plomb argentifère. Après une interruption de l'exploitation, à la fin du XVIIIème siècle, les mines reprennent leur activité vers 1920-1930. Elles ont laissé quelques noms comme le Moulin-du-Val ou la Ville-Fumée.

Ville de Plélo (Bretagne) : les mines.

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PATRIMOINE de PLELO

l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (1872-1875), construite par l'architecte Théodore Maignan.  En forme de croix latine, elle comprend un clocher extérieur, une nef avec bas côtés de six travées, un transept et un choeur cantonné de deux chapelles ouvrant également sur la nef. Dûe aux plans de M. Maignan, l'adjudication de ses travaux eut lieu le 14 septembre 1871 et la bénédiction de sa première pierre le 4 avril 1872. Elle fut terminée et bénite le 13 juin 1875 et consacrée le 2 juillet 1899. La flèche est construite en 1887. " Statues anciennes de saint Pierre, au presbytère, et de la sainte Vierge, en albâtre et provenant de Saint-Bihy, la sacristie. Tableau du Rosaire, datant de 1671, timbré des armes de Maurille de Bréhand et de Louise de Quelen, dame de Plélo et de Saint-Bihy, mariés en 1654. Exécuté par M. César de Launay, il fut rafraîchi par Urbain Geffroy en 1688, par Hamonic en 1711 et par Le Moine, sr. du Plessix, en 1751. Peintures murales modernes d'André Laigneau, élève de Bouguereau et Février. Parmi les statues modernes : saint Yves " (R. Couffon). L'huile sur toile intitulée " la Donation du Rosaire ", oeuvre de César de Launay, date de 1671. Le calvaire, en bois polychrome, date du XVIème siècle. L'église primitive du XIIème siècle était jadis dédiée à saint Benoit, si on en juge par un acte de 1235. L'ancienne église renfermait jadis les tombeaux des seigneurs de Plélo, dont celui, encore visible, du comte de Plélo (1734) ;

Eglise de Plélo (Bretagne). Eglise de Plélo (Bretagne).
 

la chapelle Saint-Nicolas des Alleux (XIVème siècle). Edifice de plan rectangulaire avec chapelle privative au sud, séparée de la nef par deux arcades. Il date du XIVème siècle, a été restauré à la fin du XVIIème siècle, puis complètement en 1899 et enfin réparé en 1937. La chapelle avait été vendue nationalement sous la Révolution et fut donnée à la fabrique le 24 février 1817 par les sieurs Battas, Le Provost et la dame Leard, veuve Blouin. Mobilier : Statues anciennes de sainte Madeleine orante (XVIème siècle), saint Nicolas, Crucifix, sainte Anne, sainte Vierge, saint Jean, saint Clet (R. Couffon) ;

la chapelle Saint-Quay (1496) qui dépendait de la seigneurie de Kerprat et qui a succédé à la chapelle de " Saneta-Ke-Super-Lem ", mentionnée dans une charte de l'abbaye de Beauport en 1247. Edifice rectangulaire de la fin du XVème siècle, avec beau portail ouest de cette époque, mais reconstruit en partie au XVIIème siècle. Les remplages des fenêtres furent alors refaits. Les anciens, semblables à ceux réutilisés dans la longère sud de l'église de Plouagat, sont encastrés dans le mur de clôture. Au-dessus du portail, armes en alliance des Henry et Quelen, armes de Geffroy Henry, sr. de Kerprat, et de sa femme, Jeanne de Quelen, qui étaient décédés avant le 1er mars 1516, date de partage de leur succession. Sur l'autel, armes des Henry pleines et en alliance avec Rosmar, armes de Geffroy Henry sr. de Kerprat et de sa femme Alix de Rosmar, père et mère des précé­dents. Mobilier : Statues anciennes de la sainte Vierge, saint Quay, sainte Marguerite, saint Fiacre, saint Laurent, sainte Elisabeth (R. Couffon) ;

la chapelle Saint-Jean du Temple. Edifice rectangulaire avec chevet à pans coupés et pignon ouest surmonté d'un petit clocheton à double arcature ronde. Cette chapelle dépendait d'abord de Pont-Melvez puis devint membre de la commanderie de la Feuillée. L'édifice actuel date du XVIème siècle avec quelques restes du XIIIème siècle. Son chevet est orné de lourds écussons aux armes du Temple et aux armes de Quelen de Saint-Bihy « par tolérance du commandeur » ; dans le choeur, restes de sablières. En 1626, le pape accorda des indulgences aux pèlerins visitant ce sanctuaire ; il fut vendu sous la Révolution à Le Cardinal, procurateur d'Augustin Primault. Mobilier : Statues anciennes de : saint Jean-Baptiste, Pieta, (caricaturale), Crucifix, saint Jean évêque provenant d'une poutre de gloire ; plat en bois avec chef sculpté de saint Jean-Baptiste (R. Couffon) ;

la chapelle Saint-Blaise (XIV-XVIIIème siècle), précédemment appelée de Saint-Gouesnou (ou Saint-Gouéno). Saint Blaise est un ancien évêque de Sébaste, décapité en 316 sur ordre d'Agricola, gouverneur de Cappadoce. Edifice rectangulaire remontant au XIVème siècle, très restauré au XVIIIème et vendu nationalement le 25 nivôse an VII. Mobilier : Porte-cierge en fer forgé (XVIème) ; balustrade de choeur (XVIIème) ; statues anciennes de saint Gouesnou, de saint Blaise et de Notre-Dame de Délivrance (jolie statue du XVIIème : la sainte Vierge tient l'enfant de la main gauche et maintient son voile de la droite) (R. Couffon) ;

les anciennes chapelles aujourd'hui détruites ou disparues : - la chapelle de Beauchamp. Petit édifice presque carré du XVIème siècle, détruit vers 1925. Il renfermait d'élégantes boiseries et toute une série de statues anciennes intéressantes. L'évêque en avait demandé la réouverture le 11 janvier 1804. - la chapelle de la Ville-Geffroy, détruite au XXème siècle. Elle datait du XVIIIème siècle. - la chapelle Saint-Gilles, près de Châtelaudren. Détruite pendant la Révolution. - la chapelle Saint-Avit (XVIème siècle), située près du manoir de la Vile-Balin. Elle est devenue une grange vers 1930. - la chapelle de Château-Goello.. Les statues sont au château ainsi que celles de la chapelle Saint-Avit. - la chapelle de Saint-Bihy. - la chapelle de la Ville-Frehour. Une ancienne statue de sainte Barbe en provenant se trouve à la ferme. - l'oratoire de la Ville-Balin, dédié à saint Ivy. A mentionner aussi au XVIIème la chapelle Saint-Vincent, peut-être l'une des précédentes ;

les croix de Saint-Nicolas (XVIIIème siècle) et de Saint-Jean du Temple ;

la croix de 1684 située entre Château-Goëllo et Villepied ;

le château de la Villeneuve (1777) en ruines. Ce château garde le souvenir d'Anne-Louise de la Réale, comtesse de Geslin de la Villeneuve, fille du roi Louis XV ;

le manoir ou château de la Ville-Balin (XVI-XVIIIème siècle), ancienne demeure de la famille Boisgelin. Propriété de François Le Borgne en 1536 et en 1543. Propriété, en 1758, de Pierre Louis de Boisgelin, chevalier de Kerdu et de l'ordre de Malte. L'édifice est bâti à l'emplacement d'un site gallo-romain ;

le château de "Château de Goëllo" (XVII-XVIIIème siècle), édifié à l'emplacement d'un château primitif, ancien chef-lieu du pays de Goëllo. Il possédait jadis une chapelle privée dite "des Pouilleux". Il appartenait à Guillaume de Mordelles, sieur de Château-Goëlo, en 1300, à Roland de Mordelles en 1536 et en 1543, puis en 1700 à l'un de ses descendants, Louis de Mordelle (ou Mordelles), chevalier ;

le manoir ou château de Beauchamp (XVI-XVIIème siècle), ancienne propriété de la famille Henry de Beauchamp. Propriété de Geffroy Henry en 1543 ;

Ville de Plélo (Bretagne) : manoir de Beauchamps.

le manoir ou château de Liscineuc ou Lessineuc ou Lissineuc (XVII-XVIIIème siècle), ancienne propriété de la famille de Courson de Liscineuc (ou Lessineuc). Propriété d'Olivier de Courson en 1536. En 1800, près de 500 chouans passent la nuit au château. Propriété, en 1893, de Henri de Courson de Liscineuc, commandant de l'ordre de Malte. " 30 avril 1788. — Le comte de Courson de Lissineuc. — L'an mil sept cent quatre-vingt-huit, le vingt avril au matin, devant les nottaires soussignés de la juridiction du comté et baronnie de Plelo, avec soumission ; fut présent messire Jean-François Courson, chevalier, seigneur, comte de Lissineuc, demeurant en son château de Lissineuc, paroisse de Plelo, lequel a donné et délaissé, à titre de pure et simple ferme, pour le tems et espace de neuf ans et neuf parfaites jouissances, qui commenceront à la Saint Michel prochaine, pour finir à pareil jour, les dits neuf ans accomplis et révolus, à honorables gens Vincent Allain et Marie le Dû, sa femme, de son mary, elle le requérant, bien et duement authorisée, laboureurs et ménagers, demeurants à Liffiat, en la paroisse de Plelo, présents et au dit titre de ferme accceptants, scavoir est : La mettairie noble de Lissineuc ou de la porte du dit lieu, consistants en logements, terres arrables et non arrables, prés et prairies, en dépendants, possédés au même titre de ferme par Guillaume le Dû et Marie Robin, sa femme, Guillaume Corbel et Perinne le Dû, la sienne, sittué à Lissineuc etc. "  ;

le manoir ou château de Saint-Bihy (1681), ancienne propriété de la famille Bréhand de Plélo. Propriété de René de Quelen en 1536. Ce château était jadis la maison seigneuriale de la paroisse de Plélo. De la maison de Bréhand, famille très ancienne et qui tire son nom de Bréhand-Loudéac, il passa à M. le duc d'Aiguillon ;

le manoir de la Ville-Geffroy (XVIIème siècle), propriété au XVIIème siècle de la famille Botherel de la Ville-Geffroy. Propriété de Jacques Botherel en 1536 et de Jean Botherel en 1543 ;

le manoir de Kergario, ancienne propriété de la famille de Kerraoul ;  

les manoirs du Perron (propriété de René de Quelen en 1536 et de Guillaume Robert en 1569), de Kertudio (propriété de Laurent de Rosmar en 1543 et de Amaury de Rosmar en 1569) et de la Ville-Fréhour (propriété de Jehan Botherel en 1427, de Pierre Botherel en 1536 et de René Botherel en 1569) ;

les fermes de la Villeneuve (1774, 1786, 1799) ;

la maison de Bernier (1730) ;

la maison de Ville-Andon (XVème siècle). Il s'agit d'une ancienne maison fortifiée construite entre 1380 et 1420. Propriété de Jean  Botherel en 1428, de Guillaume Botherel en 1480, de François de Botherel en 1536 et en 1543. Elle appartient ensuite aux familles de Quelen, puis de Bréhant (seigneurs de Saint-Bihy) ;

16 moulins dont les moulins à eau de Geslin, Richard, du Temple, Bachelet, de la Villeneuve, de la Côte-Duval (XVIIIème siècle), de la Ville-Geoffroy, de Saint-Quay (1799), de Goelo,...

A signaler aussi :

les tombelles situées à l'ouest de la Fontaine-Audren (époque préhistorique) ;

l'établissement de Saint-Blaise (époque gallo-romaine) ;

le souterrain de Saint-Jean du Temple (âge de fer) ;

la découverte à Château-Goëllo d'un dépôt de haches à douilles (âge du bronze) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLELO

Etienne de Bréhand, seigneur de Plélo, suivit Philippe Auguste à la Terre Sainte et y mourut en 1270. Il avait épousé N. de Rohan, fille d'Alain de Rohan et d'Eléonore, deuxième fille d'Eudes, vicomte de Porhoët. Les seigneurs de Plélo qui lui succédèrent, occupèrent tous des emplois près des ducs de Bretagne. En 1223, Louis Robert Hippolyte de Bréhand (1699-1734) était comte de Plélo. Ce dernier épousa Louise Phelipeaux de la Vrillière, soeur du comte de Saint-Florentin. Six ans plus tard, il fut envoyé en ambassade à la cour de Danemark par Louis XV, puis en 1734 pendant la guerre de Succession de Pologne, au secours de Stanislas Leczinski (beaufrère de Louis XV), assiégé dans Dantzic. Il mourut sous les murs de cette ville dans une sortie contre les Prussiens. En 1740, Louise Félicité de Bréhand, seule héritière du comté de Plélo, épousa Emmanuel Armand du Plessis-Richelieu, duc d'Aiguillon, pair de France, à qui il apporta en dot les terres de Plélo, de Saint-Bihy, de Pordic et plusieurs autres.

La terre noble de Lessineuc (ou Lissineuc) appartient en 1450 à la famille Courson de Lessineuc. La Guerche appartient en 1490 à la famille de Parcevault. La terre de Villeneuve appartenait jadis à la famille Villeneuve-Geslin. " Les métairies de Lissineuc et de Liffiac, en Plelo, appartenant à Ollivier Courson, noble homme, le 17 mars 1535. En 1535, la métairie et la maison de la Villeneuve, appartenante à François Courson, Saint-Brieuc, cote 2081. — En 1469, Montres de l'évêché de Saint-Brieuc, tenues les 8, 9 et 10 janvier 1469 : Jehan Courson, taxé 40 livres et défaillant ; Sévestre Courson, pour luy et pour Jehanne, taxé 12 livres, en brigandine, salade, épée et trousse, Jehan le Faubvre, pour les hoirs Courson, taxé soixante sols, en paltoc et salade, Jehan le Parco, pour le fils de Guillaume Courson, en archer et en paltoc ". 

Archives de l'abbaye de Beauport. — Plusieurs titres prouvent que Mathilde de Ploha, épouse de Hervé le Clerc, possédait la métairie de Lissineuc, sur laquelle elle fait donation à l'abbaye de Beauport de 40 bouessauds de froment, en 1212 et 1216. Le 10 mai 1575, noble homme Jean Courson Portandré, fils juveigneur de François Courson et de Françoise Taillart, assistait à un acte relatif au recteur de Plouha ; original sur papier et signé. Par un compte de l'abbaye de Beauport, de 1499, au folio 6, verso, se trouve en Plelou (Plélo) : Guillaume Courson, fils de maître Jehan, redevable de 3 bouessauds de froment. — Par un compte, sur un grand livre, cotté sur le couvert : compte de la recette des Fontaines, depuis 1483 jusqu'à 1496, au folio 2, verso, Plelou, année 1483 : le lieu de Kerdouenon à Sévestre Courson, 11 R., 8 bouessauds de froment. — Au même rentier, folio 6, verso, est dit maître Jehan Courson devoir 3 bouessauds de froment.

Branche Courson de Liffiac, en Plélo. — Jehan Courson, Margelie Henry, Sr. et dame de Liffiac ; Guillaume Courson, Ollivier Courson, François Courson, leurs enfants. Jean Courson doit être le premier employé à Plouha, en 1474. — Guillaume Courson, Perrine de la Puville, Sr. et dame de Liffiac ; Olivier Courson, Tanguy Courson, leurs enfants. — Olivier Courson, Catherine Mérien, Sr. et dame de Liffiac ; Marc Courson, Alain Courson, François Courson, leurs enfants. — Marc Courson, Vincente de Kergorlay, Sr. et dame de Liffiac ; Alain Courson, Claude Courson, leurs enfants. - Alain Courson, Marie Guytière, Sr. et dame de Liffiac ; Alain Courson, Vincent Courson, leurs enfants. — Alain Courson, Louise de Perien, Sr. et dame de Liffiac ; François Courson, mort sans hoirs, Marie-Jeanne Courson, Peronnelle Courson, leurs enfants. — François Houis, Marie Jeanne Courson, Sr. et dame de Beaulieu. Voilà où l'on voit Liffiac tombé en quenouille et entré chez les Houis.

Branche Courson de Lissineuc, en Plélo, sortie de Liffiac. — Vincent Courson et Jeanne-Marie Bobillé, Sr. et dame de Lissineuc ; Pierre-Louis Courson leur fils. — Pierre-Louis Courson, Marie-Anne du Halgouet, Sr. et dame de Lissineuc ; Olivier-Marie Courson leur fils. — Olivier-Marie Courson, Barbe-Marie le Sauxnier, Sr. et dame de Lissineuc ; Jean-François Courson, leur fils. — Jean-François Courson, Hyppolite de Loz, Sr. et dame de Lissineuc ; Hiacinte-René-Marie Courson, Yvonne-Olive Courson, Renée-Barbe Courson, Marie-Françoise Courson, leurs enfants.

Courson de la Villeneuve, en Plélo, sortie de Liffiac. — Ollivier Courson, Jeanne Tual, Sr. et dame de la Villeneuve, Christophe Courson, leur fils. —Christophe Courson, Catherine de Ploesquellec, Sr. et dame de la Villeneuve ; François Courson, Jean Courson, leurs enfants. — François Courson, Marie le Paige (en 1er mariage) Sr. et dame de la Villeneuve, Nicolas Courson, leur fils, du 1er mariage. — François Courson, Jeanne de Callac, Sr. et dame de la Villeneuve ; Marc Courson, François Courson, Olivier-Claude Courson, Bertrand Courson, Louise Courson, Anne Courson, Michel Courson, leurs enfants, tous morts sans enfants, excepté Louise qui épousa François Geslin, Sr. de la Villeprigent. Cette branche Courson, tombée en quenouille, est passé chez les Geslin.

Branche Courson des Gardebois, sortie de Liffiac, en Plélo, établie à Lesneven, en Léon. — Jean Courson, Aliette Bellegout, Sr. et dame de Garbebois, Jacques Courson, René Courson, leurs enfants. — Jacques Courson, Jeanne Robien, Sr. et dame des Gardebois ; Ollivier Courson, leur fils. — Olivier Courson et … Sr. et dame des Gardeboies ; Jean Courson, Jacques Courson, Yves Courson, leurs enfants.

Lors de la réformation du 14 juillet 1427, sont mentionnés à Plélo les nobles suivants : Alain de Mordelles, Alain Gouriou, Juhel Gouriou, Perrot Conen, Alain Le Villour, Guillaume Videllou, Jehan Botherel (la Ville-Fréhour), Juhel Boterel, Guill. Gelin, Alain Gelin, Jehan Gelin, Roland Thomas, Richard Courson, Charles de Pluscqualeuc, Jean Boterel, Geffroy Henry, Geffroy Botherel, Jean Le Borgne, Morice Gelin. Se disent nobles : Guillaume Regnault, Guillaume Le Villoux, Alain Derien, Jean Courson, Geffroy du Rufflay, Guill. Pridou, Guillaume de La Lande, Geffroy Hallenaut, Geffroy Buent, Guillemette Hamon, Guillaume Le Paige, Jean Le Paige, Alain Hidriou (sergent de Richemont), Jean Tual, Jean Tual fils, Perrot Tual, Guillaume Tual, Guillaume Garrel.

Lors de la réformation de février 1428, sont mentionnés à Plélo les nobles suivants : Guillaume de Quellen, Alain de Mordelles, Jehan Le Borgne, Jehan Le Floch, Jehan Boterel (La Ville-Andon), Jehan Boterel (La Ville-Fréhour), Geffroy Boterel, Alain Gourio, Juhel Gourio, Geffroy Henri, Alain Gelin, Morice Gelin, Roland Thomas, Juhel Boterel, Jehan Gelin, Alain Hidrio. Se disent nobles : Guillaume Tual, Perrot Tual, Jehan Tual, Jouhan Tual, Guillaume Garrel, Geffroy Halenaut, Jouhan Le Page, Guillaume Le Page, Guillaume Visdelou, Jehan Courson, Charles avoué Plouesquelleuc, Alain Le Villours, Alain Derian, Richard Courson, Geffroy Courson, Guilletin Prido, Guittetin avoué de La Lande, Geffroy Brient et son fils, Geffroy du Ruflay, Guillaume Le Villours, Guillaume Bernart, Guillaume Dalbin.  

Lors de la réformation du 20 mars 1536, sont mentionnées à Plélo les maisons nobles suivantes : Saint-Bihy (à René de Quelen), La Ville-Geffroy (à Jacques Botherel), Kerprat (à François Henry), La Ville-Badin (à François Le Borgne), Trémargat (à Pierre Gelin), La Ville-Audon (à François Botherel), La Ville-Fréhour (à Pierre Botherel), Ville-Colvé (à Pierre Halnault), Beauchamp (à Geffroy Henry), La Saudraie (au sieur de Kerloue), La Ville-Urvoy (à François Le Paige), une autre maison La Ville-Urvoy (à Jehan Berthelot), Ville-aux-Fèves (aux enfants d'Olivier Le Gonydec ou Gonidec), Noëmen (à Françoise Espinay, épouse d'Alain du Boisgelin), Kersainct et Trégan (à Yvon Garrel), Très-les-Clos (à Guillaume Gelin), L'Hôtellerie (à François Perrot), L'Etang (à Olivier Le Paige), Porte-Hamon (à Jacques Botherel), Château-Goëlo (à Roland de Mordelles), Liscineuc (à Parctevault Berthelot), autre maison Liscineuc (à Yvon Le Viroux), autre maison Liscineuc (au sieur de La Noe), autre maison Liscineuc (à Olivier Courson), Liffiac en Trégomeur (à la famille Courson), Saint-Thuriau (à Jacques Tournegouet), Beauvoir (à Alnecte de La Marche), Kerbieuc (à un nommé Berard de Planguenoual), La Ville-Neuve (à François Courson), La Ville-Rio (à Louise de Kersauson), La Ville-Aubert (à François Le Borgne, sieur de La Ville-Balin), La Demi-Ville en Trégomeur (à Jehan de Lanloup), Liffiac en Trégomeur (à Silvestre Le Borgne), La Guerche (à Pean Perthevaulx), Le Perron (à René de Quelen).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 52 nobles de Plélo :

Jehan BERTHELOT (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

François BOTEREL (50 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume BOTEREL de Ville-Fréhou (80 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume BOTEREL de Villeaudon : excusé comme appartenant à la maison du seigneur de Quintin ;

Jehan BOTEREL (60 livres de revenu) : défaillant ;

Nicolas BOTEREL de Villegeffroy (140 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Richard BOTEREL (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

François BRIEND (1 livre de revenu) : défaillant ;

Jehan CHARLES (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Bienvenue CORBEL (1 livre de revenu) : défaillant ;

Selvestre COURCZON de Kerdouenon (12 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan COURSON de Liffiac (40 livres de revenu) : défaillant ;

COURSON (3 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une pertuisane ;

COURSON : porteur d’un paltoc et comparaît en archer ;

Estienne DE LA LANDE (3 livres de revenu) : comparaît armé d’une pertuisane ;

Guillaume DE MORDELLES de Château-Gouellon (80 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Herve DE QUELEN de Saint-Bihy (200 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jacques DERYEN (3 livres de revenu) : défaillant ;

Thomas DERYEN (10 livres de revenu) : défaillant ;

Thomas DERYEN : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Yvon DU RUFLAY (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Jehan ESPIVENT : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Amaury GAREL (50 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Estienne GELIN (15 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une pertuisane ;

Jehan GELIN de Pontanio (10 livres de revenu) : défaillant ;

Morice GELIN (200 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Olivier GELIN (10 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une vouge ;

Marie GOURIO (50 livres de revenu) : défaillant ;

Silvestre HALENA (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan HALENAUST (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Geoffroy HENRY de Keprast (80 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan KERAHUYS (3 livres de revenu) : défaillant ;

Olivier LE BILO (2 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Eonnet LE BORGNE (3 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Jehan LE BORGNE (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Selvestre LE BORGNE de la Ville-Balin (140 livres de revenu) : défaillant ;

Olivier LE PAGE (50 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Roland LE PAGE (30 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan LE PIQUART de la Demi-Ville (100 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume LE VILOUX (1,5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Morice LE VILOUX (1,5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Pierre LE VILOUX (1 livre de revenu) : défaillant ;

Jehan MARION (3 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une pertuisane ;

Richard MARION (2 livres de revenu) : défaillant ;

Jacques OLLIVIER (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Guillaume PEDRON (1 livre de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une vouge ;

Geoffroy PERCEVAULT (1 livre de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en arbalétrier ;

Pierre PERRET (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Yvon REBILLART (10 livres de revenu) : défaillant ;

Roland THOMAS (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Guillaume TUAL (40 livres de revenu) : défaillant ;

Perrot TUAL (50 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

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