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PLANCOET |
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La commune de Plancoët ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLANCOET
Plancoët vient du breton « plaen » (plat) et « coët » (bois).
Plancoët, né d'un défrichement forestier, est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pluduno. Nazareth, le territoire de la commune actuelle de Plancoët situé à l'est de l'Arguenon, est une ancienne trève de Corseul, trève qui se retrouve d'ailleurs un temps rattachée à la commune de Pluduno avant que Plancoët n'acquiert son autonomie municipale.
Plancoët (Plancoit) apparaît dès 1179 dans une charte de Geoffroy de Dinan, en faveur de l'abbaye de Saint-Jacut, où Geffroy confirme les donations faites par ses ancêtres : entre autre l'église de Saint-Maur, située dans le bas de la rue de l'Abbaye, sur la rive droite de l'Arguenon, face au château ruiné en 1388 (Anc. év. IV, 280). Cette église est mentionnée parmi les biens du monastère dans une bulle papale en 1163 et devient le siège d'un prieuré. En 1665, le prieuré de Saint-Maur vaut 300 livres et jusqu'en 1680 "la paroisse est réprésentée par Saint-Jacut". Un autre prieuré, "Notre-Dame-du-Pont de Plancoët" est signalé dans un acte de 1239. Peut-être faut-il l'identifier avec l'ancienne chapelle Sainte-Marie-Madeleine.
Le château, siège d'une seigneurie qui possédait jadis sa propre mesure, est ruiné en 1388-1389. Des actes de 1232 et de 1246 parlent de "bourgeois" de Plancoët. Plancouet est cité comme ville et paroisse dès 1428 dans les actes du duc Jean V (n° 1793). La paroisse de Plancoët appartient, sous l'Ancien Régime, au diocèse de Saint-Brieuc. L'ancienne paroisse de Plancoët dépendait de la subdélégation de Lamballe et du ressort de Jugon. La cure était à l'alternative en 1648. Elle resta à la présentation de l'abbé de Saint-Jacut jusqu'en 1680. Plancoët élit sa première municipalité au début de 1790.
Par la loi du 19 mars 1841, le territoire de la commune de Plancoët est augmenté :
d'une partie de Corseul, avec les villages de Nazareth, les Evinais, les Traits, les Villes-Martin, Grafas, la Louverie, la Bardelais, Canlac, la Guérivais, la Ville-Mené, le Vauradeuc, la Ville-Morin, la Caunelaye, la Revaudais, la Grande Pouplinaye, la Glachais, la Flouriais, les Bois-Rolland, le Tertre et la Louvelais ; | |
du village du Verger en Pluduno ; | |
du village de la Gaterie et dune partie du bourg, précédemment en Saint-Lormel. C'est dans cette partie du bourg, détachée de Saint-Lormel, qu'est construite en 1885-1893, l'église paroissiale actuelle de Plancoët. |
Par ordonnance du 16 mars 1820 la succursale (ou paroisse) de Saint-Lormel est érigée et son territoire prélevé sur celui de la paroisse curiale de Plancoët. Par ordonnance du 9 mai 1821 est érigée la succursale de Nazareth, créée au dépens de Corseul mais dont le territoire est réuni à celui de la commune de Plancoët en 1841.
On rencontre les appellations suivantes : Plancoit (en 1179, en 1213, en 1220, en 1230), Plencoit (en 1227), Plancoet, Plancoit (en 1231), Plancoit (en 1239), Plankoet (en 1389), Plancouet (en 1428, en 1480, en 1514, en 1536).
Note 1 : en 1223, Roland de Dinan, chevalier, seigneur de Montafilant, donne à l'abbaye de Saint-Sulpice de Rennes, une mine de froment de rente annuelle et perpétuelle à prendre sur les moulins de Plancoët. En 1264, Geoffroi de Tournemine fait insérer la clause suivante dans son testament : "Je veux que de mes biens et revenus soient récompensés les paroissiens de Plancoët, de leurs maisons qui furent perdues, et autres choses brûlées en la guerre de leur ville". En 1339, le connétable de Clisson fait fortifier Plancoët et y met une bonne garnison. Le duc de Bretagne marche contre cette ville, assiége le château et le fait raser. En 1641 ou 1647, le 27 novembre, est fondée dans la rue de l'Abbaye, sous le nom de Nazareth, une communauté de Dominicains qui subsiste jusqu'à la Révolution. Cette communauté aurait été fondée par dame Pélagie des Rieux, marquise d'Asserac, à la famille de laquelle appartenait alors la seigneurie de Plancoët (ou d'après certains autres historiens, par Catherine de Rosmadec, baronne de la Hunaudaye, qui y aurait établis des Dominicains tirés de la maison de Dinan). En 1649, un arrêt du parlement ordonne l'établissement à Plancoët des frères prêcheurs de la congrégation de Bretagne. Sous la première République et pendant les Cent-Jours, les chouans s'emparent de Plancoët et l'occupent.
Note 2 : la commune de Plancoët est formée des villages : le Cadre, Beauséjour, Nazareth, la Corbinais, la Porte-du-Clos, etc ...
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PATRIMOINE de PLANCOET
l'église Saint-Sauveur (1885-1893), oeuvre de l'architecte Franjeut. La première pierre de la nouvelle église est posée le 25 octobre 1885. L'église est consacrée le 11 juin 1893. La nef comporte seize piliers. Les fonts baptismaux datent du XIIème siècle. La chaire, oeuvre du sculpteur Eugène Ollivier, date de 1902 (les colonnes sont en marbre). L'église abrite les statues en bois polychrome de Notre-Dame de Plancoët (XVIIIème siècle) et du Saint Sauveur (XVIIIème siècle). On y trouve le gisant (XIVème siècle) de l'abbé Dubreuil ; | |
l'église Notre-Dame-de-Nazareth (XVII-XXème siècle), construit par les dominicains afin de remplacer une chapelle édifiée en 1664 ou 1644. La nef et le choeur datent du XVIIème siècle. On a placé derrière le maître-autel une petite statue de la Vierge, trouvée en 1621 dans une fontaine (appelée aujourd'hui Ruellan) depuis longtemps comblée, que les Templiers, dit-on, avait surmontée d'une croix. Des travaux sont entrepris à la fin du XIXème siècle, la nef est allongée de 5 mètres et la façade est refaite. La statue de Notre-Dame de Nazareth (XVème siècle) a été couronnée en 1928 par l'archevêque de Rennes. L'église est consacrée le 11 avril 1939 ; | |
la chapelle de la Caunelaye (XVIIIème siècle), chapelle funéraire autrefois située en Corseul, aujourd'hui sur la paroisse de Nazareth, en Plancoët ; | |
la chapelle des Eudistes (1880), située au n° 33 rue de La Madeleine. La communauté des Eudistes s'installe sur une propriété ayant appartenu à la famille Robinot. Les vitraux de la chapelle édifiée en 1880 mentionnent les familles donatrices ; | |
l'ancienne chapelle surnommée "Prieuré de Saint-Maur" et située rue de l'Abbaye. Elle dépendait de l'abbaye de Saint-Jagut, et jusqu'en 1806, époque où elle fut détruite, une autre chapelle, désignée sous le nom d'église de la Madeleine (attestée par des actes vers 1600), subsista à l'Est du cimetière actuel ; | |
l'abbaye Trinitaire (XIXème siècle). Les Trinitaires arrivent à Plancoët en 1843. Des soeurs assurent la première école de filles. La chapelle est commencée en 1855 sur ordre de l'abbé Samson, fondateur de la communauté. La chapelle des Trinitaires est bénie le 2 juillet 1856 ; | |
la croix de Nazareth (moyen âge) ; | |
la croix du presbytère de Nazareth (XVIIIème siècle) ; | |
la croix de la Ville-ès-Allain (moyen âge) ; | |
la croix du cimetière (XVème siècle). Cette croix se trouvait jadis face au portail de la chapelle de la Madeleine ; | |
la croix (XVème siècle), située jadis sur la place du marché ; | |
la fontaine Ruellan, située en face de l'église de Nazareth ; | |
le château de la Caunelaye (XVII-XVIIIème siècle), autrefois situé en Corseul (jusqu'en 1841). Cette seigneurie, qui possédait une haute justice, appartient du XVème au début du XVIIIème siècle à la famille Thomas. Propriété de la famille du Breil de Pontbriand en 1719. La partie principale du château est reconstruite au XIXème siècle ; | |
le manoir de la Ville-Hatte (XV-XVIème siècle), ancienne propriété de la famille Gautier de La Boulais. Propriété de la famille Carillet à partir de 1793 ; | |
le manoir du Cadre (1792), situé au n° 34 rue de la Madeleine. Ce manoir (encore surnommé Cadran) est reconstruit en 1792 par la famille Robinot de Plancoët ; | |
l'hôtel de Bameulle de Lantillais (XVIIIème siècle), situé place de la Liberté et édifié par Julien Bameulle de Lantillais, sénéchal de Plancoët de 1753 à 1757 ; | |
les maisons (XVIIème siècle), situées rue de l'Abreuvoir. Ces maisons sont édifiées à l'emplacement d'un château abattu en 1389, sur ordre du duc de Bretagne ; | |
la maison Hannelais (1808), située place de la Mairie et édifiée par François Hannelais ; | |
la maison Villedeneu (XVIIIème siècle), située au n° 45 rue de l'Abbaye et propriété de la famille La Villedeneu ; | |
la maison du Dôme (XVI-XVIIème siècle), située Grande-Rue en 1926 et aujourd'hui au n° 25, rue de l'Abbaye. Cette maison ainsi que l'hôtel de Trémigon (1727) ont appartenu au XVIIIème siècle à l'amiral Comte de Trémigon ; | |
la maison Notre-Dame (XVIIème siècle), située au n° 41-43 rue de l'Abbaye. La maison, située au n° 41, a appartenu aux dominicains de Nazareth, avant d'être vendue durant la Révolution à Pierre Tranchant. La maison située au n° 43 dite "maison Notre-Dame" a été habitée jadis par le grand-père de Chateaubriand ; | |
la maison Durand de la Mare (XVIIème siècle), située au n° 47 rue de l'abbaye ; | |
le couvent des dominicains (XVIIème siècle). L'édifice est une ancienne succursale du couvent Saint-Jacques de Dinan. Le couvent est érigé en prieuré en 1688. Les bâtiments sont vendus pendant la Révolution, comme bien national ; | |
la mairie (1896), oeuvre de l'architecte Jossaume. Elle est édifiée sur l'emplacement de l'ancienne église et de la halle ; | |
un moulin (1913) et une minoterie (1867) située rue du Pont ; |
A signaler aussi :
la Motte-Rieux, motte castrale (moyen âge) ; | |
le tertre de Brandefer, où se trouve la roche de Velléda ; | |
la découverte d'une statuette en bronze de Diane, dans le vallon du Dôme ; | |
les vestiges d'une villa romaine, situés près du Grand-Trait ; | |
l'actuel Vieux-Pont qui existe déjà en 1213 ; | |
l'ancien château de l'Argentaie ou Largentaye (1840), édifié par M. Rioust de l'Argentaie ou Largentaye et situé aujourd'hui sur le territoire de Saint-Lormel. La famille de l'Argentaie (ou Largentaye) est très ancienne. En 1294, Roland de l'Argentaie, dans la baillie de Penthièvre, doit un chevalier et demi à l'ost (armée) du duc de Bretagne. En 1379, Pierre de l'Argentaie s'associe avec Charles de Dinan, sieur de Montafilant, Pierre de Tournemine, sire de la Hunaudaie, et une foule de chevaliers et écuyers bretons, "pour empêcher l'invasion de la Bretagne et prendre la défense du duché". Le 28 avril 1381, Pierre de l'Argentaie ratifie, à Lamballe, le traité de Guérande, et figure, à Térouane, à la montre de Jean de Tournemine pour les guerres de Picardie et de Flandre. En 1466, la capitainerie de Hennebont est donnée à un sieur de l'Argentaie ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLANCOET
Au début du XIIIème siècle, Marguerite de Dinan est dame de Plancoët. Elle fait son testament en 1237 (Anc. év. III, 86) en faveur de son fils Guy de Largentaye, sire de Plancoët. Guy de Largentaye entre en conflit (guerra de Plancoit), pour la possession de Plancoët, avec ses demi-frères Geffré et Olivier de Montfort. Des maisons de la ville de Plancoët sont incendiées. Les protagonistes font la paix le 30 juillet 1250 (Anc. év. III, 113). En 1389, le duc Jean IV assiége et prend le château de Plancoët sur le connétable de Clisson et le fait raser. Le 7 novembre 1406, Tiphaine du Guesclin, dame du Plessix-Bertrand (en Saint-Coulomb, Ille-et-Vilaine) et de Plancoët, vend la terre de Plancoët à Marguerite de Clisson, Comtesse de Penthièvre. Tiphaine du Guesclin, veuve de Pierre Tournemine, rentre en possession de la terre de Plancoët, qu'elle cède au duc Jean V par un échange le 3 juillet 1414. Le 4 novembre 1420, le duc de Bretagne, Jean V, cède Plancoët à Robert de Dinan, sire de Châteaubriand. Après le décès, le 3 janvier 1499, de Françoise de Dinan, Comtesse de Laval, fille et héritière de Robert de Dinan et dame de Plancoët, la terre de Plancoët devient la propriété de François de Laval, son fils aîné. Le 11 avril 1542, Jean de Laval, cède la terre de Plancoët à Claude d'Annebaud, maréchal et amiral de France, seigneur de la Hunaudaye (en Plédéliac). Jean Gustave, sire de Rieux, nouveau seigneur de Plancoët, en rend hommage le 9 novembre 1691. Le 7 août 1782, Louis François Comte de Rieux vend tous les droits de la seigneurie de Plancoët à Antoine-Bénigne de Bédée, seigneur de la Bouëtardaye.
Les maisons nobles de la paroisse de Plancoët étaient : Plancoët (avec haute justice), la Ville-Menue (avec haute justice qui s'exerçait à Plancoët et Pluduno), Cariquet (avec moyenne justice) qui appartenait à madame de Montbourcher en 1780, la Lande-Gruel (avec moyenne justice) qui appartenait à M. Lézard de la Lézardière, le Plessis-Bouexière (avec moyenne justice) qui appartenait à M. de Varennes, le Trait (avec moyenne justice) qui appartenait à M. Talhouet de Bon-Amour, la Ville-Varet (avec moyenne justice) qui appartenait à M. Tranchant de l'Evinair, le Vau-Joyeux (avec moyenne justice) qui appartenait à M. Bouen de la Ville-Bouquai, le Vau-Madeuc (avec moyenne justice) qui appartenait à M. Minet.
Lors de la réformation du 1er janvier 1428, plusieurs personnes de Plancoët se disent nobles : Thomas Painel, Guillaume Grisel, Robin Simon, Pierre Baliczon et Perrot Guiton. On signale aussi plusieurs contribuants : Guillaume Tribouquet, Robin Gouezel, Jehan Gouezel, Perrin Feriez, Jouhan Le Failli, Eon Gaultier, Jouhan Brugalec, Guillere Perigaut, Alain Foulerie, Guillaume Fournier, Hamon Talenaz, Etienne Morin, Guillo Francade, Jouhan Le Blanc, la déguerpie Jehan Charetier, Hovis Bruyalec, Guillaume Regnaud, la déguerpie Jouhan Margot, Girard Cobiche, la femme de Guillaume Tribouquet, Thébaud Fermar, la femme de Guillaume Barbedienne, Thébaud Bernard, la déguerpie Jouhan Fouriez, Jouhan Labbe, Perrin Rualen, Perrin Labbe, Guillaume Seguin, Roland Nouel, Jouhan Barbedienne, Jouhan Le Secretain, Perrin Ferma.
Lors de la réformation du 15 janvier 1514, plusieurs personnes de Plancoët se disent nobles : Jean Guyton (fils d'Olivier Guyton et sieur du Pré-Morel), François Martin (sieur de La Mettrerie et propriétaire de La Maison-Paynel), Marc Guiton (sieur de La Ville-Robert) et sa mère Gilette du Boisadam, Vincent Quenouar, Guyon Lucas, Jean du Rochier, Jacques Chappin (sieur du Tartas), Olivier de Richeboues, Guillemette Le Felle (veuve de Jacques Lucas), Nouël Le Roy. La Porte-du-Clos appartient au sieur de Chateaubriend.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 8 nobles de Plancoët :
Jehan CHAPIN : porteur d'une brigandine ; | |
Ponthus DE LA BOULLAYE : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
Marie DE LA RIPVIERE (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Jacques GIRART (30 livres de revenu) ; | |
Olivier GUYTON : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ; | |
Perrot GUYTON (12 livres de revenu) ; | |
Jacques LUCAS (5 livres de revenu) ; | |
François MARTIN : porteur d'une brigandine ; |
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