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Bienvenue chez les Mézièrais

MEZIERES-SUR-COUESNON

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La commune de Mézières-sur-Couesnon (bzh.gif (80 octets) Magoerioù-ar-C'houenon) fait partie du canton de Saint-Aubin-du-Cormier. Mézières-sur-Couesnon dépend de l'arrondissement de Fougères, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MEZIERES-SUR-COUESNON

Mézières-sur-Couesnon vient du gallois "Mézière" (mur en ruine) et de la rivière de Couesnon. 

L'église primitive de Mézières-sur-Couesnon est attestée dès le XIème siècle. Elle devient la propriété des moines de l'abbaye tourangelle de Marmoutiers en 1197 (Pouillé de Rennes). Elle est réunie au prieuré de Sainte-Croix de Vitré au début du XIIIème siècle. La paroisse de Mézières-sur-Couesnon dépendait autrefois de l'ancien évêché de Rennes. 

Le Pouillé de Rennes précise en effet que dès les premières années du XIème siècle il est fait mention, au sujet du rétablissement du monastère de Gahard, du bourg de Mézières (Mézières-sur-Couesnon) et de son église, dédiée déjà à saint Martin, « ecclesia Sancti Martini vici qui Macerias dicitur » (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 360). Vers la même époque, Guiddenoch, à la recommandation de Rodald, Gérard, Geffroy et autres fils d'un nommé Adam, vendit aux religieux de Marmoutiers un terrain sur le bord de la rivière de Couasnon (Couesnon) pour y établir un moulin, et les autorisa à prendre dans son bois les matériaux nécessaires à sa construction (« Vendidit Sancto Martino ripaticum quoddam super fluvium Coisnonem ad faciendum molendinum et de suo bosco, » etc. ). Il reçut en échange des religieux deux belles coupes en corne et un cheval, et sa femme, appelée Roiantrich, une pièce d'étoffe d'excellente qualité. Sept ans plus tard, un autre habitant du pays, nommé Hervé, leur vendit un champ, avec le consentement de son frère Riculf, pour le prix de 10 sols, et Robert, surnommé Trossulard, leur céda également pour 20 sols un autre terrain au bord de la rivière, avec l'autorisation de Maurice, son fils, et de Main, du fief duquel il dépendait (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 390). Ces ventes eurent pour témoins le comte Conan et le comte Eudon, ce qui prouve qu'elles eurent lieu de 1040 à 1066. Les Bénédictins de Marmoutiers unirent ce moulin et ces terres à leur prieuré de Gahard, et ainsi fut créé le Moulin-aux-Moines, existant encore en Mézières-sur-Couesnon, et propriété des religieux jusqu'au XVIIIème siècle. Mais les moines de Marmoutiers ne se bornèrent pas à cela ; ils obtinrent la jouissance de l'église de Mézières, « ecclesiam de Macheriis », et en 1197 ils se firent confirmer dans sa possession et dans celle de ses dépendances, « cum pertinenciis suis », par Herbert, évêque de Rennes (Bulletin archéologique de l'Association bretonne, III, 240). Toutefois, ils unirent cette église et ses dîmes à leur prieuré de Sainte-Croix de Vitré, et au commencement du XIIIème siècle, du temps de l'évêque Pierre et du trésorier Guillaume, le prieur de Sainte-Croix de Vitré fit un accord au sujet des dîmes avec Richard, chapelain ou recteur de Mézières-sur-Couesnon. Mais avant cette époque quelques difficultés s'étaient élevées entre les religieux de Marmoutiers et les seigneurs de Mézières, vers le XIIème siècle. Ceux-ci, nommés Robert et Jean, chevaliers, réclamèrent des moines, dit M. Maupillé, entre autres redevances, « les tétines des vaches, les côtelettes des porcs, le bouteillage, 10 sols de rente ou une fourrure, et deux hébergements par an pour eux et quatre chevaliers ». Le seigneur de Vitré, choisi pour arbitre, mit les parties d'accord, et il fut même convenu « que les seigneurs de Mézières pourraient mettre à perpétuité dans l'abbaye de Marmoutiers un moine de leur maison, qui ne serait obligé d'y donner autre chose que son équipage et 50 sols pour son habit ; — que si les sujets du prieuré de Gahard refusaient pour quelques raisons de se soumettre à la juridiction des moines, ils pourraient aller plaider à celle de Mézières ; — que si un homme de Gahard en maltraitait un de Mézières, ceux qui devaient rendre la justice de part et d'autre s'assembleraient sur les confins des deux juridictions pour juger l'affaire ensemble ; — enfin, qu'en temps de guerre les moines de Gahard et les seigneurs de Mézières se prêteraient mutuellement secours » (M. Maupillé, Notices historiques ms. sur les paroisses du canton de Saint-Aubin-du-Cormier). L'abbé de Marmoutiers conserva jusqu'au XVIIIème siècle ses droits à Mézières-sur-Couesnon ; il en présentait le recteur, et son prieur de Sainte-Croix de Vitré en levait les dîmes. Toutefois, ce prieur cédait une partie de ces dîmes au recteur pour sa portion congrue et à la fabrique. En 1771, toute la dîme de Mézières se divisait en six portions : le prieur de Vitré en levait trois, une quatrième appartenait à la fabrique, qui jouissait en plus de toutes les oblations, et les deux dernières portions, ainsi que quelques novales, restaient au recteur, qui devait entretenir un vicaire. Peu de temps après, en 1790, M. Crespel, recteur, déclara que son bénéfice se composait comme il suit : le presbytère et son jardin, estimés 72 livres ; — le tiers des grosses et menues dîmes, 800 livres ; — les dîmes novales, 100 livres ; — total de son revenu, 972 livres. Quant à la fabrique de Mézières-sur-Couesnon, elle avait à la même époque en dîmes et terres 420 livres de rente (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 13 H, 1 ; 1 V, 27).

Un château est édifié à Mézières-sur-Couesnon au XIIème siècle et appartient aux seigneurs de ce nom (Mézières) en 1070 et au XIIème siècle. C'était une châtellenie d'ancienneté, relevant de la baronnie de Vitré et possédant un droit de haute justice avec cep et collier et un droit de quintaine dans le bourg de Mézières-sur-Couesnon. Propriété des barons de Vitré au XIVème siècle et de la famille de Montbourcher seigneurs du Bordage en 1665. Le domaine est réuni en 1665 à la châtellenie du Bordage en Ercé-près-Liffré.

On rencontre les appellations suivantes : Ecclesia de Maceriis (au XIème siècle), Macheriœ (en 1197), Maceriœ (en 1516).

Note 1 : En 1790, la fabrique de la paroisse de Mézières-sur-Couesnon déclara jouir du « landier de la Maladrerie » (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 26), ce qui indique l'existence primitive d'un hôpital en ce lieu. Lorsque Mgr de Girac visita la paroisse de Mézières-sur-Couesnon en 1781, Charles Gondard, chirurgien, était maître d'école des garçons de cette paroisse et Anne Ruffault faisait l'école aux filles (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 G, 3). Une troupe de Royalistes attaqua Mézières-sur-Couesnon en 1795.

Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Mézières-sur-Couesnon : Richard (« capellanus de Maceriis », au XIIIème siècle). Georges Josse (prêtre d'Angers, en 150. ). Pierre Jouaud (il résigna en 1577). Thomas Mocqué (il résigna en 1593). Jean Gautrays (décédé en 1599). N... Rocher (décédé en 1636). Marin Vallée (1636, décédé en 1651). Julien Jolliff (1651-1665). Julien Daniel (1665, décédé en 1692). François Porteu (prêtre de Saint-Malo, présenté par l'abbé de Marmoutiers, il fut pourvu en avril 1692 et gouvernait encore en 1697). Michel Blanchard (il prit part au synode de 1701 ; décédé en 1711). Julien Gautrays (sieur de la Cour-Guérin, prêtre du diocèse, il fut pourvu le 27 mars 1711 ; décédé le 16 mars 1731). Pierre Serel (il fut pourvu le 25 avril 1731 et résigna en 1744). Pierre Crespel (prêtre du diocèse, pourvu en février 1744, il résigna en faveur du suivant avec rétention de 300 livres de pension). Joseph-Mathurin Crespel (pourvu le 30 mars 1787, il gouverna jusqu'à la Révolution). Alain Colombel (1803-1811). Michel-Pierre Cogranne (1811, décédé en 1816). Julien Théaudin (1817, décédé en 1818). Pierre-Jean Ramel (1818-1827). Jean-Marie Rouault (1827, décédé en 1835). Jean-Baptiste Beaumont (1835-1838). Jean-Baptiste Josse (1838, décédé en 1848). François Duval (1848, décédé en 1870). François Philouze (1870, décédé en 1880). François Aubert (à partir de 1880), ....

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PATRIMOINE de MEZIERES-SUR-COUESNON

l'église Saint-Martin (1890), oeuvre de  l'architecte Gelly. L'église primitive est attestée dès le XIème siècle, puis remplacée au XVIème siècle par une nouvelle église qui se composait d'une nef à chevet droit et de deux chapelles. Dédiée à saint Martin, évêque de Tours, dès le XIème siècle, l'église de Mézières-sur-Couesnon datée du XVIème siècle se composait d'une seule nef terminée par un chevet droit et accompagnée de deux chapelles dédiées à la Sainte Vierge et à sainte Anne. La grande arcade qui séparait la nef du choeur était semble-t-il du XVème siècle ; elle était soignée et reposait sur un tailloir soutenu par deux personnages grotesques qu'il était facile de reconnaître, l'un pour le Fou avec sa marotte, et l'autre pour le Sauvage avec son bâton. Les fenêtres de l'édifice étaient de style ogival, et la porte de l'Ouest, ornée de trois voussoirs toriques, était d'un effet assez agréable. En 1788, le recteur, M. Crespel, déclara qu'il avait coutume de donner la prière au marquis du Bordage comme seigneur supérieur de la paroisse de Mézières-sur-Couesnon, et au seigneur de la Hervoye comme seigneur fondateur (nota : La Hervoye, sise non loin de la Giraudaye et de la Motte, appartenait en 1513 aussi bien que la Ville-Ollivier, à Jean de Crochenne). A cette époque, en effet, le marquis du Bordage avait un banc à queue dans le chanceau de l'église de Mézières-sur-Couesnon, du côté de l'évangile, à cause de sa châtellenie de Mézières. En 1636, les Dominicains de Bonne-Nouvelle érigèrent, le 5 novembre, la confrérie du Rosaire en cette église ; il est aussi fait mention en 1781 des prévôts de Saint-Fiacre et de Saint-Roch, ce qui indique que des confréries de mêmes noms y existaient également alors (Pouillé de Rennes) ; 

l'ancienne chapelle Notre-Dame de Recouvrance, aujourd'hui détruite. Notre-Dame de Recouvrance se trouvait dans le haut du bourg, au milieu d'un cimetière dit « le Haut-Cimetière ». En 1673, le général déclara que cette chapelle était fort ancienne et qu'elle dépendait, quoique publique, des seigneurs de la Giraudaye, qui l'avaient bâtie ; les armoiries de ces derniers se trouvaient alors sur les murs du sanctuaire et sur une maison voisine affectée au logement du chapelain (Pouillé de Rennes). En 1641, Robert Pinel, présenté par M. de la Belinaye, seigneur de la Giraudaye, disait les messes fondées dans cette chapelle, que Julien Binois desservait avant lui (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 G, 38 ; 9 G, 44) ;

l'ancienne chapelle Saint-Modéran ou Saint-Moran, aujourd'hui détruite. Cette chapelle, fondée de deux messes par semaine par le seigneur de la Gahonière (?) avait pour chapelain en 1642 Jean Hux, successeur de Pierre Tual, qui en disait les messes en l'église paroissiale ; mais en 1762 Pierre Crespel, succédant à Julien Masson, prit possession de la chapelle même, que l'évêque ordonna de faire repaver et décorer en 1781. Le dernier chapelain, M. Pollet, déclara en 1790 que ce petit bénéfice valait 72 livres de rente. Saint-Modéran, regardé en 1781 comme chapelle frairienne, n'existe plus (Pouillé de Rennes) ;

la chapelle Saint-Pierre (1608) du château de la Sécardais ou Sécardaye. Saint-Pierre de la Secardaye fut bâtie près du manoir de la Secardaye en 1608, comme l'indique cette date gravée sur la porte principale. Fondée de deux messes pour tous les mercredis et vendredis de l'année, elle était desservie en 1734 par Louis Fouré, successeur de François Rimasson. Au point de vue architectural, elle est dépour­vue d'intérêt, mais elle renferme trois objets qui méritent d'être mentionnés. C'est d'abord une pierre ardoisine, descellée maintenant, mais placée jadis à droite de l'autel ; elle porte cette inscription : Tombeau de Escuyer Pierre de la Celle Sr de la Secardais, conseiller du Roy et son procureur aux Eaux et forests de Rennes, Saint-Aubin et Liffré. — Lecteur, tu apprendras en regardant ces vers — Que celui qui fonda jadis ceste chapelle — Portoit le très-beau nom de Pierre de la Celle, — Sieur de la Secardais, aymé de l'univers ; — Dans Mézières son corps est gisant à l'envers — Avec tous ses ayeux, desquels la race belle — Se rend de père en fils ici-bas immortelle, — D'autant que leur vertu s'épend en lieux divers, — Et furent valeureux et vaillants à la guerre. — Tout jeune il fist voeu en l'honneur de saint Pierre — Faire bastir ce lieu qui est devocieux ; — Il se montra toujours aux pauvres charitable — Aymant tous ses voisins dont il est regrettable. — Passant, tu prieras Dieu mettre son âme aux cieux. — Décédé le ..  Dans la pierre massive de l'autel est encastrée une plaque de martre présentant ces mots : Le 16 may 1609 R. F. Larchiver, évesque de Rennes, a consacré ceste chapelle en l'honneur de Dieu et de Monsieur saint Pierre, et reposent cy-dessoubs des reliques divines des Onze mille Vierges, et a concédé à jamais à ceux qui ce lieu visiteront le 16 may, jour de la dédicace, XL jours d'indulgence. Faict et fondé par Nobles gens P. de la Celle et F. de Porcon Sr et dame de la Secardais. Au-dessous est un écusson portant : mi-parti au 1er de sable au croissant d'or accompagné de trois quintes-feuilles de même, qui est de la Celle ; au 2ème d'or à la fasce d'hermines accompagnée de trois fleurs de lys d'azur, qui est de Porcon. Enfin, sur l'autel est un vieux tableau peint sur bois et représentant l'adoration de Jésus par les rois mages. A droite figure Pierre de la Celle, présenté par son saint patron, et à gauche est agenouillée comme lui sa femme, Françoise-Anne de Porcon, présentée par sainte Anne ; la robe de cette dame est blasonnée des armes de sa maison (Pouillé de Rennes) ; 

l'ancienne chapelle (XVIIème siècle), située au lieu-dit La Retaie. Cette chapelle sert aujourd'hui de cellier ; 

le calvaire (1875) du cimetière ; 

le château ou manoir de la Sécardais ou de la Sécardaye ou de la Scardaye (XVI-XVIIIème siècle). Il semble tirer son nom de N. Séquard, gendre de Haimerie Cordon, sénéchal de Fougères au XIIème siècle. L'édifice primitif est la propriété de la famille La Celle dès 1400. Il est réaménagé au XVIème siècle et dépend alors du marquisat du Bordage à Ercé-près-Liffré. Ce manoir est au XIXème siècle la propriété de la comtesse de La Celle de Châteaubourg, sœur de Chateaubriand ; 

le château de la Ville-Olivier (XVIIIème siècle). Ce domaine relevait du marquisat du Bordage à Ercé-près-Liffré. Propriété successive des familles de Crochenne seigneurs de la Hervoye (en 1513), Frémont seigneurs de la Hervoye (en 1680), Védier (en 1701), de Monti seigneurs de Friguel, Moraud, Fleuriot seigneurs de Langle (en 1766), Hay seigneurs de Bonteville (en 1789), Pantin de Landemont ;

le manoir de la Chaîne-Rambourg (XVIIIème siècle). On y trouve un cadran solaire qui date de 1707. Propriété de la famille Perrin du XVIIIème siècle jusqu'au début du XXème siècle. François Perrin épouse Françoise Juzel le 17 juin 1749. Leur fils Julien Perrin leur succède ; 

des maisons du XVIIIème siècle ; 

A signaler aussi :  

l'ancien manoir de la Touche-Huet, situé au bourg de Mézières-sur-Couesnon. Propriété d'Amette du Boishamon épouse de Jean de Beaumanoir en 1440, puis de la famille de la Corbinais en 1672 ;

l'ancien manoir de la Hervoye, situé route de Gosné. Propriété successive des familles Bouteiller (en 1465), Lallemant (en 1496), de Crochenne (en 1513), Gédouin seigneurs de la Dobiaye (en 1546), Frémont seigneurs du Verger (en 1680), Védier seigneurs de la Ville-Olivier (en 1710 et en 1779) ;

le manoir de la Giraudaye. Il possède une chapelle privée dédiée à Saint-Sébastien. Pierre Bonnier, conseiller au Parlement, et Françoise Audren, sa femme, seigneur et dame des Grées, demeurant à leur manoir de la Giraudaye, firent « bastir à neuf » une chapelle près de cette maison avec la permission de l'ordinaire ; puis, par acte du 2 octobre 1653, ils y fondèrent une messe pour tous les dimanches. Cette chapelle fut reconstruite plus tard, car le recteur de Mézières, M. Crespel, en fit la bénédiction le 18 octobre 1785, à la requête de Charles Tuffin, seigneur du Breil, la Hervoye, la Giraudaye, etc. (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 18, 44). La chapelle datée de 1785 a été restaurée à la fin du XIXème siècle  (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles Brochereul seigneurs de Sens (en 1380), Léziart (en 1470), Moutart (en 1513), du Pont sieurs du Petit Montbarot, de la Belinaye (au début du XVIIème siècle), Bonnier seigneurs des Grées (en 1647), Tuffin seigneurs du Breil (en 1789), Lefas ;

l'ancien manoir de la Roche, situé route de Saint-Ouen-des-Alleux. Propriété successive des familles de Crochenne juveigneurs des seigneurs de la Hervoye (en 1513), Védier seigneurs de la Ville-Olivier (en 1701). Il reste entre les mains des seigneurs de la Ville-Olivier jusqu'en 1789 ;

l'ancien manoir de la Restaye, situé route de Saint-Ouen-des-Alleux. Ce domaine relevait du marquisat du Bordage à Ercé-près-Liffré. Propriété successive des familles Pinel seigneurs de Chaudeboeuf (en 1460 et en 1575), Bonnier seigneurs des Grées (en 1696 et en 1767), de la Celle de Châteaubourg seigneurs de la Scardaye (en 1789) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de MEZIERES-SUR-COUESNON

Châtellenie d'ancienneté, Mezières relevait de toute antiquité de la baronnie de Vitré. Elle avait au XIIème siècle des seigneurs particuliers qui habitaient un château dont on voyait encore en 1656 des vestiges sur la lande de Mezières, entre le bourg de ce nom et la forêt de Haute-Sève. Ces seigneurs, nommés Robert et Jean, chevaliers, eurent une contestation avec le prieur de Gahard, et ce fut le baron de Vitré qui mit les parties d'accord. Il fut convenu, entre autres choses, que les seigneurs de Mezières pourraient mettre à l'abbaye de Marmoutiers — dont dépendait Gahard — un moine de leur maison sans donner autre chose que son équipage et 50 sols pour son habit ; — qu'en certain cas les vassaux de Gahard pourraient recourir à la juridiction de Mezières ; — enfin, qu'en temps de guerre les moines de Gahard et les seigneurs de Mezières se prêteraient mutuellement secours (Maupillé, Notices sur le canton de Saint-Aubin-du-Cormier). Cette famille des premiers seigneurs de Mezières n'a pas laissé d'autres traces de son existence. A sa disparition les barons de Vitré devinrent possesseurs de la châtellenie de Mezières, pour laquelle nous les voyons rendre aveu au roi en même temps que pour leur baronnie. Le dernier aveu de Mezières, rendu par un sire de Vitré et venu à notre connaissance, est celui de Guy, comte de Laval, du 11 avril 1542. Neuf ans plus tard François de Montbourcher, seigneur du Bordage, acheta, par contrat du 27 juillet 1551, la châtellenie de Mezières, pour laquelle il rendit aveu au baron de Vitré en 1559. Les seigneurs du Bordage conservèrent la châtellenie de Mezières jusqu'à la Révolution, après l'avoir fait unir en 1565 aux seigneuries du Bordage et de Chasné pour former leur marquisat du Bordage, érigé seulement en 1656. La châtellenie de Mezières ne semble avoir eu — dans les derniers siècles au moins — comme domaine proche que la lande renfermant les derniers débris de l'ancien château seigneurial et à côté un étang et un moulin sur le Couasnon. La juridiction était une haute justice s'étendant sur deux bailliages : le Grand Fief de Mezières et le fief de la Châtellenie, l'un et l'autre en Mezières. De la seigneurie de Mezières relevaient les moyennes justices de la Hervoye, de la Giraudaye et de Saint-Etienne, les manoirs de la Scardaye, de la Retaye et de la Ville-Olivier, et partie des seigneuries de Saint-Jean-sur-Couasnon et d'Orenges. Tous les chasseurs prenant « bestes sauvages, rousses et noires », sur le territoire de la châtellenie de Mezières devaient offrir au seigneur « scavoir de chacun cerf le cuir et les perches, de la biche le cuir, et de chacune beste noire la hure et les quatre trottins ». Devaient courir quintaine « chacun nouveau marié de bas estat qui couche en la paroisse de Mezières ô sa femme la première nuit de ses nopces ». Pour faire cette course, le mardi de la Pentecôte, le seigneur de Saint-Etienne devait fournir « l'escu de bois et le rocquet », mais en revanche il pouvait « mettre deux hommes. à aller quant et celuy qui va courir ladite quintaine, dempuis qu'il est monté à cheval, et chacune fois qu'ils peuvent le prendre le pied hors de l'estrier, appartient audit seigneur de Saint-Etienne deux deniers ». Quant aux coureurs, chacun d'eux devait, outre la course, un boisseau d'avoine grosse, mesure de Saint-Aubin-du-Cormier, et ceux qui étaient trop maladroits ou qui négligeaient de se présenter étaient tenus à payer une amende (Archives du château de la Magnane). Au seigneur de Mezières appartenait sans conteste la supériorité de l'église de la paroisse. Il prétendait aussi au droit de fondation, mais le seigneur de la Hervoye le lui disputait. Enfin il avait au chanceau son banc à queue du côté de l'évangile et ses armoiries « ès lieux éminents ». Des rentes par deniers et certaines redevances de coutumes complétaient, avec un droit de guet et un droit de menée à la cour de Vitré, l'ensemble des droits et des revenus de la châtellenie de Mézières (abbé Guillotin de Corson). 

(à compléter)

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