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MEILARS-CONFORT

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La commune de Meilars-Confort (pucenoire.gif (870 octets) Meilar) fait partie du canton de Pont-Croix. Meilars-Confort dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MEILARS-CONFORT

Meilars-Confort ou Confort-Meilars vient de saint Mélar (fils du prince Méliau, traitreusement assassiné par son oncle Rivod) et du français « confort » (réconfort).

Meilars-Confort est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploulan. Au XIème siècle les templiers fondent un lazaret à la frontière des paroisses de Beuzec, de Pont-Croix et de Meilars. La paroisse de Meilars est constituée, avant le XIVème siècle, au détriment de la paroisse de Poullan, jadis Ploelan. La paroisse de Meilars-Confort dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille.

Meilars-Confort est une des treize paroisses du canton de Pont-Croix. Son territoire, d'une superficie de 1468 hectares, est limité au Sud par le Goyen, à l'Est par une ligne qui part de cette rivière et va droit au Nord, traverse le ruisseau de Kérinec, monte à la hauteur du bourg de Poullan et rejoint la route de ce bourg à Beuzec. Au Nord, la frontière est constituée par cette route. A l'Ouest, elle se confond avec le cours du ruisseau qui traverse la paroisse de part en part et qui va grossir le Goyen au bas de Lochrist, tout près de Pont-Croix (abbé Parcheminou).

Le patron de Meilars c'est Saint Mélar, le jeune prince martyr, fils de Saint Miliau, roi de la Domnonée. Son oncle Rivold, après avoir tué le père pour lui ravir sa couronne, fit mutiler l'enfant pour l'empêcher de reconquérir jamais le trône de Domnonée. Il lui coupa la main droite et le pied gauche. Mais, selon la tradition, la main d'argent et le pied d'airain qu'on lui donna à la place de ses membres de chair s'assouplirent par miracle. Et Rivold voyant que l'enfant serait à même de manier l'épée et de chevaucher lui fit subir le même sort qu'à Saint Miliau : il le tua. Le culte du petit prince est répandu dans les deux Bretagnes : patron de Meilars, de Lanmeur et de Locmélard, il l'est aussi de deux paroisses de Cornwall, Mylor et Linkinhorne, et d'Amesbury dans le Wiltshire (R. Doble, Saint Melor).

Depuis 1910, la chapelle Notre-Dame de Confort a remplacé comme église paroissiale l'église Saint-Mélar ou Saint-Méloire.

On rencontre les appellations suivantes : Meliar (vers 1330), Meilar (en 1368, 1405, 1535).

Note 1 : Depuis un siècle, Confort a pris de l'importance au long de la route départementale et Meilars en a perdu. La demande officielle de changement de Meilars-Confort en Confort-Meilars a été faite en novembre 1995. La nouvelle commune de Confort-Meilars, née officiellement le 1er février 2001.

Note 2 : Liste non exhaustive des RECTEURS DE MEILARS AVANT LA RÉVOLUTION : - En 1405. Alain de Penquelenec. - En 1405. Alain Guillou (Peyron, Actes du Saint-Siège). - En 1537. Jean Pencoet. - En 1547. Rouan Pencoet. - En 1561. Jehan du Guilly, fils d’écuyer Jehan-Agnès, sieur du Guilly en Pouldergat. - En 15.. Hervé Guinidec lui succède. - En 1588-1594. Louis Hémeri. Son nom figure sur la façade Ouest de l’église de Meilars. - En 1617. Dom Michel Le Nobletz. Le Vénérable qui habitait Quimper depuis un an fut, vers cette époque, chargé par l'Evêque de l’administration de la paroisse de Meilars, qui était dépourvue de recteur. Ne voulant pas restreindre ses travaux à une seule paroisse, il obtint, quelque temps après, d'être relevé de ses fonctions. - En 1619. Gabriel Hamon. - En 1651. A. Broneloc. — Son nom se voit au bas d’un vitrail de Confort. - En 1666. Robert Coléo. - En 1674. Yves Roux. Il était précédemment recteur de Langolen. - En 1688-1694. Pierre de Kerguelen, sieur de Kerfily, fils de Tanguy de Kerguélen, seigneur de Penanyeun en Gourlizon. - En 1695-1720. Hervé de Kerguélen, frère du précédent, docteur en théologie, auparavant recteur de Plozévet. Il fut enterré à Meilars le 12 Juin 1720, âgé de 76 ans. A sa mort, J. Savina devint curé d’office. - En 1723-1742. Joseph Le Dourguy, originaire du manoir de Trégué en Bodilis. Il fit reconstruire la flèche de Confort en 1736. Son nom est inscrit sur le croisillon Sud de la chambre des cloches. En 1744, le tronc de Confort fut volé et démoli. - En 1750-1758. Guillaume Geffrain. En 1754, la procession de Meilars se rend au pardon de la Trinité à Plozévet. Les porteurs de croix et bannières reçoivent 24 livres 9 sols 8 deniers. - En 1758-1768. Ambroise Le Pape. Il meurt le 16 Octobre 1768, à l’âge de 58 ans, et est enterré à Meilars. - En 1768-1772. Hervé Favé. Il meurt le 10 Août 1772, âgé de 57 ans. Il fit faire un cul-de-lampe, une sacristie neuve, de nouveaux autels dans le transept, répara l’église. - En 1772-1781. Nicolas Le Doaré. — Il eut de longs démêlés avec les héritiers de son prédécesseur au sujet des frais occasionnés par la réparation et l'embellissement de l’église. — Son bénéfice lui rapportait 208 boisseaux et quart de seigle, 27 boisseaux trois quarts d’avoine, une criblée de gruau et sept livres en argent, ce qui représentait une valeur approximative de 800 livres les années ordinaires. Par contre, il devait payer par an 50 livres de loyer, 70 livres d’impôts et 250 livres pour pension d’un curé. — Recteur de Plogonnec en 1781. En Septembre-Octobre 1779, une épidémie s’abattit sur la paroisse. Certains jours, on portait en terre sept ou huit cadavres à la fois.. Pour diminuer les chances de contamination, il fallut interdire de garder les corps plus de 24 heures, et ordre fut donné de les enterrer sans même les faire pas­ser par l’église. Une amende de 20 livres devait frapper tout prêtre qui contreviendrait à la défense. L’épidémie faucha 82 habitants de Meilars. Le fléau ne fut pas particulier à cette paroisse, presque toute la Bretagne fut atteinte. - En 1781-1789. Jean-Joachim Le Gall, originaire de Plogoff. Il fit faire la chaire à prêcher, oeuvre de Marc Le Normand, de Saint-Tujen, en Primelin, pour 450 livres, et il fit mettre des anges adorateurs à l’église paroissiale. Il meurt à Meilars le 27 Février 1789. En 1783, une gelée terrible suivie d’un été trop sec réduisit les cultivateurs à la misère. Heureusement, la fabrique qui était riche vint à leur secours. Elle distribua aux pauvres pour 240 livres de filasse (lin et chanvre). - En 1789-1791. Alain Pennanec’h, né à Edern. - En 1792-1794. Hervé Calvez, constitutionnel, né à Penanvoez en Saint-Nic. En quittant Meilars, il deviendra desservant de sa paroisse natale. Liste non exhaustive des CURÉS ET PRÊTRES RÉSIDENTS DE MEILARS AVANT LA RÉVOLUTION : - En 1540. Guillaume Elyas, prêtre, habitant Kernonen. - En 1686-1705. Jean Pichavant, curé en 1691. Il signe jusqu’à sa mort « prêtre indigne ». - En 1688-1693. Jean Maugain, prêtre. - En 1688-1715. Joachim Le Castrec, prêtre, de Lestreux. - En 1691. Guillaume Cozic. - En 1691. H. Cariou. - En 1700. R. Le Grand, curé. - En 1702-1715. Nicolas Coulloc'h, de Tromiliau. - En 1703. H. André. - En 1705. Jean Le Queffurus. Il devient curé de Mahalon, puis de Guiler. - En 1705. Guillaume Le Goff. - En 1705. Jean Ansquer. - En 1707. Jacques Le Mérour. - En 1707. Yves Le Bihan. - En 1707. A. Le Faucheur. - En 1708. H. Keryvel. - En 1708. A. Cariou. - En 1708. P. Gargadennec. - En 1709. Jean Savina. En 1720, il est curé d’office. - En 1710-1721. André Coulloc'h. - En 1715-1721. Alain Le Corre. Il meurt à 42 ans, en 1721. - En 1715. A. Melguen, prêtre. - En 1752-1775. Mathieu Keryvel, curé. Il meurt à Meilars le 9 Juillet 1772, âgé de 56 ans. - En 1755-1761. Guillaume Lavanan ou Laouénan, de Castellien. Il meurt le 25 Juillet 1761, à l’âge de 32 ans. - En 1754-1772. Guillaume Keryvel, de Poullan. Il meurt le 30 Août 1772, âgé de 63 ans. - En 1760. Le Coz [Note : Le 24 Août 1761, enterrement de Jean Le Moal, de Kervévan, étudiant au Collège de Quimper, 18 ans. — Le 2 Décembre 1763, enterrement de Daniel Le Goff, diacre, mort au presbytère]. - En 1764. Jourdain. - En 1765-1770. 0llivier Le Pappe. Après avoir été curé de Loctudy, il devient curé de Meilars. - En 1768. P. Larour. - En 1769. De Launay. - En 1769. G. Savina. - En 1770. Le Menn [Note : Le 1er Mars 1770, enterrement de mettre Jean Le Bot, de Kernoal, diacre, âgé de 25 ans]. - En 1772-1775. Benoît Duault. - En 1775. Piriou. - En 1775-1784. G. Le Fur, de Poullan, curé. - En 1787. Gloaguen, curé, ... (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

Note 3 : liste non exhaustives d'autres RECTEURS DE MEILARS APRES LA RÉVOLUTION : - En 1802-1809. Alain Pennanec'h. - En 1809-1813. René Rochedreux. - En 1814-... Abgrall. - En 1816-1818. Jean-Marie Clérec. - En 1819-1822. Madec. - En 1822-1824. Le Coz.  - En 1824-1829. Abgrall. - En 1829-1851. Jean-Corentin Bernard. - En 1851-1856. Jean-Martin Le Roux. - En 1856-1860. J.-L. Bourhis, de Ploudaniel. - En 1860-1863. Antoine-Marie Aballain, de Landerneau. - En 1863-1890. Alexis Mazéas, auparavant économe au Petit Séminaire de Pont-Croix. - En 1890-1905. Yves Guyonvarc'h, de Guilligomarc'h. - En 1905. Paul Lormier, ne prit jamais possession. - En 1905-1906. Michel Le Borgne, de Plouguerneau. - En 1906-1919. Louis Rolland, de Bodilis. - En 1919-1926. Jean-François Herry, de Lampaul-Guimiliau. - En 1926-1927. Jean Houel, de Tréboul. - En 1927. Louis Prijeac, de Saint-Méen, ... Liste non exhaustive des VICAIRES DE MEILARS APRES LA RÉVOLUTION : - En 1880. Pierre Mazéas. - En 1881. Jacques-Marie Duédal. - En 1884. Louis-Marie Laouénan. - En 1887. François Denniel. - En 1887. Jean-Marie Larhantec. - En 1893. Alexandre Guyomard. - En 1896. Joseph Amelin. - En 1898. Laurent Morvan. - En 1902. Olivier Le Bras. - En 1908. Jean Pemp. - En 1910. Michel L'Hénoret, ... (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

Voir aussi : Meilars-Confort "Meilars-Confort durant la Révolution

Voir aussi : Meilars-Confort "Meilars-Confort après la Révolution

Voir aussi : Meilars-Confort "L'école de Meilars fondée par l'abbé Rochedreux

Voir aussi : Meilars-Confort "L'abbé Rochedreux, instituteur et recteur, et ses successeurs

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PATRIMOINE de MEILARS-CONFORT

l'église Saint-Mélar ou Saint-Méloire (XIIIème siècle), remaniée au XVIème siècle. Cette église, paroissiale jusqu'en 1910, est en fait composée de quatre parties distinctes remontant aux XIIIème, XVIème, XVIIIème et XIXème siècles. L'édifice comprend une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept et un choeur à abside polygonale. La nef de l'église, qui comporte trois arcades en plein cintre, est du XIIIème siècle : de grosses piles romanes à section carrée supportent les arcades. Les restes de l'église semblent dater du XVIème siècle à l'exception du choeur qui date du XVII-XVIIIème siècle : à gauche de la porte ouest, on lit la date de 1588 (Louis Emeri, recteur) et sur le chevet, la date de 1771. Le clocher est édifié en 1837 par l'architecte Bigot à la place de celui détruit par la tempête en 1836. La chaire à prêcher, oeuvre de Marc Le Normand, date de 1780 environ. Le cadran solaire date de 1784. L'église abrite les statues anciennes de saint Mélar, sainte Catherine, saint Michel, la Vierge-Mère, saint Guinal en évêque, saint Sébastien barbu et la statue moderne de saint François Xavier. Du côté de l'épître, se trouve l'enfeu de la Maison de Rospiec ;

Nota 1 : Dans son vieux bourg, au milieu des tombes du cimetière, l'église de Meilars se dresse encore, malgré son grand âge, au-dessus de la vallée du Goyen. Elle a toute la douceur de nos chapelles de campagne, et toute la tristesse des choses qui ont eu une âme et gisent désormais sans vie. Délaissée en 1910 pour sa rivale de Confort, elle n'a plus qu'un pardon annuel, le troisième dimanche de Septembre. Elle redevient alors, pendant un jour, ce qu'elle fut pendant des siècles : l'église paroissiale, puis retombe dans le silence pendant une année entière. Elle se compose de trois parties différentes remontant respectivement aux XIIème, XIIIème et XVIIème siècles. Le clocher, très modeste, a été bâti en 1837, d'après les plans de l'architecte Bigot, pour remplacer celui qui fut renversé un jour de tempête, en Mars 1836. On y lit : « M. J. Bernard, recteur. Gloria in excelsis Deo. 1837 Jesus et Marie ». La façade Sud est flanquée d'un porche voûté en arcs d'ogive se terminant à un écusson central et précédé d'une arcade ajourée d'un bel effet. La porte d'entrée de l'église, aux vigoureuses moulures et en arc en anse de panier, est surmontée d'une Piéta en bois. La porte basse du fond de l'église est très ancienne. D'un beau style, fortement moulurée, elle appartient vraisemblablement au XIIIème siècle. Au-dessus de la porte se lit cette inscription : CASTREC F. LAN 1588 - LOVIS EMERI RECTOR 1588. L'intérieur conserve encore six arcades de l'ancienne église construite au début du XIIème siècle. L'église de Meilars fut, à cette époque, comme le premier effort d'un art encore à ses essais mais qui allait, expression nouvelle d'une admirable conception du roman ancien, s'amplifier, s'enhardir, s'affiner avec les maîtres d'oeuvre qui construisirent les nefs de Mahalon, de Pluguffan, de Languidou, de Kerinec, etc., et qui devait enfin, vers la fin du XIIème siècle, épuisé par ces réalisations successives, disparaître en nous léguant Pont-Croix (Abgrall). Et parce qu'elle garde, dans les six arcades de sa nef, la première pensée du maître anonyme qui fut le père de cet art nouveau — le roman dit de l'école de Pont-Croix —, l'église de Meilars, sans être un bijou d'architecture, est intéressante. Les piles du haut sont rectangulaires avec de petits chanfreins sur les arêtes et flanquées de deux colonnes engagées à leurs extrémités et dans le milieu de leur épaisseur. Les deux piliers du bas, plus grêles, sont formés du faisceau de plusieurs colonnes cantonnées en étoile. Toutes ces piles sont un peu fortes pour la hauteur et l'ouverture des arcades, mais il faut dire que les bases des colonnes, couvertes d'une ornementation variée, ont été enterrées quand le dallage fut relevé de plus de 60 centimètres. Malgré tout, l'ensemble possède une noble et simple élégance, rehaussée par quelques sculptures ciselées sur les tailloirs des chapiteaux. Déjà, la disposition du tailloir, indépendant du chapiteau, largement évasé pour recevoir les sommiers des arcs, est bien accusée, et on remarque, dans les piles en faisceaux du bas de la nef, la forme peu précise encore du chapiteau cubique si souvent employé dans la suite. Un cordon en pierre qui court au-dessus des cintres ajoute encore à la grâce de cet ensemble [Note : Ces travées sont les mieux conservées grâce à l'habile restauration de M. l'abbé Rolland. — Pendant qu'il était recteur de Meilars, M. l'abbé Rolland avait réuni un grand nombre de documents concernant l'histoire de cette paroisse. Nous y avons puisé beaucoup de renseignements que nous utilisons dans cette notice]. Autrefois, du côté du choeur, il existait d'autres arcades datant de la même époque : on en aperçoit les traces dans les constructions remaniées au XVIIème et au XVIIIème siècle. MOBILIER. A cette dernière époque, appartient aussi la plus grande partie du mobilier de l'église. Le tabernacle et la niche du maître-autel sont finement sculptés. Dans le choeur, se dresse la statue de saint Mélar, patron de la paroisse. Il est représenté en surplis et camail que recouvre un manteau vert. Ses mains ne sont pas mutilées. L'une d'elle tient le sceptre. La couronne royale repose sur ses longs cheveux. Une statue de Notre Dame des Grâces lui fait vis-à-vis. Elle porte l'Enfant Jésus qui lève la tête vers elle dans un mouvement d'une grâce exquise. Au-dessus du maître-autel, on voit un grand tableau représentant l'adoration des Bergers, offert en 1842 par Louis-Philippe au sanctuaire du petit roi martyr, et provenant du musée du Louvre. C'est la reproduction partielle de l'oeuvre de Velasquez. Dans le transept Nord se trouve une remarquable figure de Sainte, oeuvre du peintre Massé (1884). L'autre latéral du côté de l'Evangile est surmonté de trois statues : - Sainte Catherine d'Alexandrie, une épée dans la main droite, un livre dans la main gauche, écrase un docteur minuscule coiffé du turban et armé d'une pique qui s'appuie sur la roue qui servit à martyriser la Sainte. - Notre Dame de Bonnes-Nouvelles portant l'Enfant-Jésus. - A côté d'elle, saint Guinal, crossé et mitré, a une belle physionomie triste. L'autel latéral Sud nous offre deux autres statues : A gauche, Notre Dame de Bon-Secours, aux longs cheveux dénoués, porte l'Enfant-Jésus d'une main et, de l'autre, lui présente une figue. Les trois statues de la Vierge de l'église de Meilars, sans grande expression d'ailleurs, rappellent l'école flamande. A droite, saint Michel, cuirassé, armé d'une pique, tient une balance et terrasse un diable très laid qui essaie de l'agripper. Entre ces statues, des restes de peinture recouvrent encore le mur. Dans la nef, côté de l'Evangile, saint Sébastien, nu, lié à un arbre, est percé de flèches dont l'une est fixée dans le côté ; d'autres gisent à ses pieds. Du côté de l'Epitre, saint François-Xavier, en surplis et étole, montre un crucifix. Le baptistère, au fond de l'église, est peu ordinaire. La cuve baptismale est couverte d'une ornementation du XVIIème siècle, un peu barbare peut-être, mais très originale. Sur la base et la piscine courent des boudins taillés en torsade. Le fond de la cuve est formé de godrons, et sur la paroi cylindrique on voit d'étranges sculptures parmi lesquelles le soleil, la lune, des étoiles, des rosaces, des bouquets de fleurs. Au fond du transept Sud, existe encore un enfeu. C'était la tombe de la famille de Rospiec. Au-dessus de l'autel Saint-Michel, sur la sablière, un écusson encadré par des monstres semble porter trois gants d'épervier en pal. La famille de Rospiec, en vertu de ses droits sur le manoir de Kernouen, possédait certaines prééminences dans l'église de Meilars. Les voici, d'après une déclaration de 1703 : « ... En la chapelle de Saint Michel, côté de l'Épître, deux vitres, l'une au pignon de ladite église, et l'autre sur le côté méridional de ladite chapelle, armoiriées des armes de ladite maison de Kernouen qui sont d'or à une croix d'azur chargée de cinq quintefeuilles d'argent dont une au milieu de ladite croix, et les quatre autres aux extrémités d'icelle. Une tombe eslevée de deux pieds et demi, étant sous la proéminence ou cadre de ladite église dans ladite chapelle de Saint Michel... cinq écussons en alliance... Et au pilier sousain de ladite tombe, il y a un bénitier en pierre portant un écusson de pareilles armes en relief, et au-dedans du chœur de ladite église une pierre tombale du côté de l'Evangile au raz du premier marchepied du grand autel. Plus au chœur, du côté de l'Evangile, deux autres tombes de pierre ayant en relief un écusson de pareilles armes ; Et sur la croix de pierre étant au-devant de ladite église, il y a d'un côté au haut d'icelle deux écussons de pareilles armes... ». Les sieurs de Kervénargant possédaient dans l'église de Meilars « une tombe eslevée faisant le côté méridional du chœur de ladite église armoyée de divers armes avec un escabeau et deux tombes basses aussi armoyées, l'une sous ledit escabeau et l'autre au costé » (Archives départementales du Finistère, E. 229, 427). Enfin le manoir noble de Trévien possédait droit de prééminence, d'armoiries et d'enfeu dans l'église de Meilars, ainsi que le seigneur Gourcuff de Tréménec. La croix du cimetière, dont seul le socle est ancien, date de 1867. Sur le soubassement on lit cette inscription : MOALIC FAIT 1655. L'ancien calvaire, en granit, fut transporté, à l'occasion d'une mission, entre Meilars et Confort, à l'embranchement de la route de Kerscao. On l'appelle Ar Groaz vat. D'un côté il porte le Christ crucifié, de l'autre la Vierge avec l'Enfant-Jésus dans les bras. Au chevet de l'église, se trouvait un peulven, ou pierre levée. On s'en est servi pour faire le monument commémoratif des morts de la guerre (M. Parcheminou).

l'église Notre-Dame-de-Confort (1528-1544), édifiée par Alain de Rosmadec, marquis de Pont-Croix et comte de Molac (époux de Jeanne du Chastel), et restaurée au XVII-XVIIIème siècle. La date de fondation de 1528 est inscrite sur le chevet. Les nombreux poissons et les caravelles sculptées sur le tympan du portail Ouest montrent la participation importante à l'édification et/ou à la restauration des pêcheurs et armateurs de la région. De l'extérieur, on remarque d'abord de nombreuses fenêtres, toutes surmontées de frontons triangulaires, avec crosses végétales, croix et bouquets trilobés. L'abside, à pans coupés, offre une ordonnance remarquable : les contreforts, malgré leur grande solidité, n'ont rien de disgracieux. Les pinacles sont assemblés par des trèfles à quatre feuilles, au bas desquels sont placées des gargouilles. L'une des fenêtres de l'abside, celle du Nord, s'orne d'une magnifique fleur de lys. Au Sud, à la base de chaque fronton, on aperçoit des cariatides aux figures grimaçantes : elles représentent certains péchés capitaux. Le fronton principal à l'Ouest, près du calvaire, est garni de 13 statues du XVIème siècle, dont un superbe saint Michel Archange. Des travaux de restauration ont eu lieu en 1651, comme l'indique l'inscription "1651 M. A. Broneloc, recteur Jean Donar F." sur la première fenêtre de la façade nord, et au XVIIIème siècle (la façade sud) comme l'indique la date de 1707 sur l'un des pignons de la façade sud. La façade ouest est surmontée d'un clocher à galerie (tourelle cylindrique avec escalier conduisant aux cloches) et flèche octogonale : le clocher est reconstruit au XVIIIème siècle (entre 1711 et 1714). En 1736, est reconstruit, pour une raison inconnue, le haut de la tour : le beffroi porte l'inscription "M. Joseph Le Dourguy recteur 1736". L'édifice actuel comprend une nef de quatre travées avec deux bas-côtés avec chevet à noues multiples. Les piliers, les uns cylindriques, les autres octogonaux, supportent les arcades à moulures prismatiques et à gorges largement creusées. Du côtés sud du clocher, se trouve l'ossuaire ajouré de deux baies donnant sur l'intérieur et du côté nord du clocher, se trouve la chapelle des fonts baptismaux. Le chevet est de type Beaumanoir. Les vitraux des fenêtres latérales sont consacrées à l'enfance du Christ. Les vitraux datent de 1537 et sont l'oeuvre de l'artiste quimpérois R. de Loubes. Le premier vitrail, situé à gauche de la partie médiane de la nef, montre des scènes de la Sainte Famille : - dans un médaillon supérieur, on voit la Vierge assise et occupée à un travail de broderie, - au-dessous, on voit, à gauche Marie entrain de coudre une chemise, et à droite, Joseph en train de travailler une poutre de bois, - sur la partie inférieure, on voit l'Enfant Jésus à 12 ans prêchant dans le Temple. L'autre vitrail, celui de gauche, représente la Résurrection du Christ, avec sur la gauche, les disciples se rendant au tombeau du Christ, et à droite, le couronnement de Marie. La maîtresse-vitre, celle de l'abside, renferme un arbre de Jessé (arbre généalogique de Jésus) signé de l'artiste R. de Loubes (signature visible sur la tunique du roi Joram) : en haut, on voit Jésus en Croix, et Marie et Jean se tiennent debout à droite et à gauche de la Croix. L'arbre sur les branches duquel sont représentées les 12 tribus d'Israël, sort de l'épaule de Jessé. Il est à remarquer dans la maîtresse vitre, en bas à gauche, le portrait d'Alain de Rosmadec (en habit de renaissance), et, en bas à droite, le portrait de Jeanne du Chastel présentés par Isaïe et Jérémie. Au-dessus de la donatrice, se trouve le prophète Isaïe avec l'inscription "un rameau sortira du tronc de Jessé". Au-dessus du donateur, se trouve Dieu avec l'inscription "Dieu créa le ciel et la terre". On y trouve aussi une roue à carillon ou à clochette (XVIème siècle) qui a deux mètres de diamètre : sur le pourtour extérieur sont fixées 12 clochettes de taille et de son différents. On y trouve aussi un reliquaire en argent du XVIIème siècle, une croix de procession du XVIIIème siècle et une bannière de procession, en broderie, de Saint-Michel. L'église abrite des statues pour la plupart du XVIIème siècle : saint Tugen, la Vierge-Mère, saint Servais, saint Herbot, saint Anne (1766), saint Eloi, saint Corentin, La Vierge de l'Annonciation, saint Michel terrassant le dragon (à l'extérieur), saint Mélar (plus récente), un Christ glorieux et une Pietà. A l'entrée de l'abside, sur la gauche voici la statue vénérée de Notre-Dame de Confort. Sont également très belles les statues Notre-Dame de Bonne Nouvelle et de Sainte Anne. On trouve des gisants sous les autels latéraux. Au bas des lambris, l'on découvre des sablières, élégamment sculptées et datées du XVIème siècle. Courant le long des murs, elles représentent aussi bien des personnages humains que des animaux fantastiques. Au dessus de la roue à carillon, se trouve une très belle tête de mandarin chinois : deux Incas à la bouche toute ronde le regardent. A côté, un tigre à la tête humaine croque la queue d'une chimère. De l'autre côté, en face de la roue, c'est le domaine des dragons : l'un a une tête horrible et la queue enroulée, l'autre a une tête de sorcière, entre les deux se trouve le bouffon de la cour. A gauche, voici l'homme en difficulté : pour échapper au dragon qui s'intéresse à ses pieds, il voudrait bien avancer, mais il se trouve en face d'une gueule grande ouverte qui crache des flammes (c'est sans doute le départ pour l'enfer). Au-dessus des confessionnaux, d'une part, les salamandre de François Ier, et de l'autre la trompette du jugement dernier. Plus loin, dans les bas-côtés, on peut voir les gauchos de Colombie, un aigle, une amanite, un Mongol, un moine. Vous pouvez voir encore un naufragé (peut-être Jonas) et une tête humaine dans la gueule d'un hippopotame. De belles têtes d'anges encadrent les vitraux. Dans la nef, les sablières ont eu des aventures : au Sud, elles ont été enlevées et remplacées, et au Nord, on a gommé les dessins, jugés probablement trop crus (c'était la Renaissance). Deux superbes piédestaux en pierre ont été abîmés : celui de Saint-Tugen et celui de Saint-Servais. L'un représente un prêtre en chape portant l'ostensoir, et l'autre, deux lions encadrant une tête humaine, et soutenant peut-être le blason des fondateurs ;

Meilars-Confort : Notre-Dame de Confort

Notre-Dame de Confort.

Nota 2 : C'est aujourd'hui l'église paroissiale. Elle fut construite par Alain de Rosmadec, Baron de Molac. L'édifice appartient donc à la première moitié du XVIème siècle et présente tous les caractères de la dernière période du style ogival. Les murs sont en pierres de taille, dont plusieurs mesurent jusqu'à 2 mètres de longueur. La façade occidentale, accostée de contreforts garnis de statues et couronnés de pinacles feuillagés, est très belle avec sa porte ornée de moulures et de colonnettes, surmontée d'un gable aigu sur lequel se dresse une statue de saint Michel, d'attitude très mouvementée, armé en chevalier et terrassant le Dragon. Dans le champ du fronton sont sculptés des bateaux et des poissons, genre de représentation que l'on trouve sur la plupart des églises du littoral, depuis la Pointe du Raz jusqu'à Penmarc'h. Sur la même surface il y a une longue inscription gothique devenue malheureusement trop fruste pour être déchiffrable. Le joli clocher ajouré, haut de 32 mètres, qui couronne dignement cette façade a bien les apparences des clochers du Moyen-Age, mais ses galeries saillantes formées de balustres, ses baies à plein cintre, ses pilastres indiqueraient plutôt le XVIIIème siècle, ainsi que semble d'ailleurs le prouver l'inscription placée au côté Sud, sur le croisillon de la chambre des cloches : Mre JOSEPH LE DOURGUY. Rr. 1736. Dans la flèche, élégante et fine, nous trouvons pourtant encore les crossettes garnissant les arêtes et les quatre petits pinacles d'angles et qui sont bien dans la donnée gothique. Une tourelle cylindrique, terminée par un dôme, flanque le clocher et sert de cage à l'escalier dont toutes les marches sont sculptées. Ce qui frappe le plus, dans l'extérieur de cette église, c'est le grand nombre de fenêtres. Toutes possèdent des frontons triangulaires dont les chevrons, hérissés de crosses végétales, ont pour couronnements, d'un côté, des croix, de l'autre, des bouquets trilobés. Du côté Sud, on peut admirer, à la base de chaque fronton, des cariatides aux figures grimaçantes, réalistes à l'excès, qui semblent représenter les principaux vices de l'humanité, particulièrement les péchés capitaux. L'abside à pans coupés est remarquable par ses gables élancés, ses contreforts à la fois gracieux et solides, ses pinacles assemblés par des trèfles à quatre feuilles au bas desquels se tordent des gargouilles grotesques, et aussi par ses trois fenêtres flamboyantes dont l'une possède un tympan à fleur de lis, d'un galbe admirable : c'est, entre tous les modèles, le plus pur qui existe dans le pays. Sur la paroi Nord de l'abside se déroule cette inscription en lettres gothiques : EN LAN MVCXXVIII (1528) - LE SECOND DIMANCHE DAVST (Août). A la première fenêtre Nord, cette autre inscription : 1651. — M : RECTEVR. A. BRONELOC. - JEAN DONAR. F. L'intérieur de l'église comprend une nef et deux bas-côtés, séparés par des piliers cylindriques et octogonaux, sans chapiteaux, supportant des arcades à moulures prismatiques et gorges largement creusées. Les principales statues qu'on y vénère sont :  Celle de la Patronne, Notre Dame de Confort, à l'entrée du choeur, du côté de l'Évangile. Elle porte l'Enfant-Jésus dans les bras et le présente aux fidèles. Au côté opposé, la statue de saint Joseph. Adossés aux deux piliers du haut : saint Servais, évêque de Maestricht, en chape, mitre et crosse, avec un oiseau sur l'épaule. — Saint Tujen, patron de la chapelle monumentale de Primelin. Il est représenté en évêque. Le chien qui est à ses pieds rappelle que le Saint est invoqué contre les morsures des chiens enragés. Ces deux statues reposent sur des culs-de-lampe originaux qui ont malheureusement été mutilés. Dans les bas-côtés : sainte Anne, assise, apprenant à lire à la Sainte Vierge. Saint Corentin, premier évêque et Patron du diocèse ; à ses pieds, son poisson. Saint Laurent, diacre et martyr, avec son gril. Notre-Dame de Bonne Nouvelle (l'Annonciation), écoutant, émue, les paroles de l'Ange. Saint Eloi, patron des orfèvres et des maréchaux, protecteur de la race chevaline. Saint Herbot, ermite, protecteur des vaches et des boeufs. Au-dessous de l'autel latéral Nord, le Christ mort est couché. Au-dessus de l'autel, se dresse Notre Seigneur ressuscité. L'autel latéral Sud est dominé par Notre Dame de Lourdes, tandis qu'au-dessous se  voit la statue couchée de saint Vincent Ferrier qui prêcha dans notre Bretagne. Au bas du lambris, on aperçoit des sablières élégamment sculptées courant le long de la nef. Elles représentent, parmi des animaux fantastiques, la salamandre de François Ier. D'immenses gueules de monstres mordent les poutres transversales. Les trois fenêtres de l'abside renferment des vitraux intéressants de la fin du XVIème siècle. Dans la fenêtre centrale, c'est un bel arbre de Jessé où les rois de Juda sont vêtus de costumes somptueux, comme coloris et broderies. L'arbre se termine par Notre Seigneur en croix. « Un roi chantait en bas, en haut mourait un Dieu ». Dans les côtés, on voit la Sainte Vierge et le Christ ressuscité. Sous prétexte de restauration, les deux autres vitraux ont été fort maltraités. On reconnaît pourtant : l'Enfant-Jésus au milieu des Docteurs ; la Sainte Famille à Nazareth : la Sainte Vierge filant sa quenouille, Jésus à ses côtés, saint Joseph travaillant à son établi ; des Anges les assistent. Tout au bas, se trouve cette inscription : IOHAN. FLOC'H. FAB. 15.. LA ROUE DE CONFORT. On trouve, dans l'église de Confort, une particularité qui est rare désormais dans le pays, une roue à carillon appelée Rod ar Fortun, roue de la Fortune. Ces roues étaient jadis assez nombreuses en Bretagne. Il y en avait à côté de Quéven (Morbihan), à Laniscat, Locarn (Côtes-du-Nord, aujourd’hui Côtes-d’Armor), à Pouldavid, à Quilinen en Briec. Il est curieux de remarquer que Confort des Côtes-du-Nord en possédait aussi une. Aujourd'hui, on n'en rencontre plus guère qu'en Espagne, en Italie et en Sicile. Celle de Confort est suspendue verticalement au sommet de l'arcade Nord précédant le choeur. C'est une roue en bois de près de deux mètres de diamètre, garnie sur son pourtour de douze clochettes de dimensions variées et de notes différentes. On la fait tourner au moyen d'une corde commandant une manivelle. Elle fait entendre alors une musique singulière, une suite de gammes bizarres qui ne manquent pas de charme et qui chante à sa manière les louanges de la Patronne vénérée de ce dévot sanctuaire. Pas de fête sans carillon. Les jours de pardon, surtout, bien longtemps après que tous les offices sont finis, on entend encore résonner les notes étranges de cette musique primitive, toutes les mamans ayant à coeur de faire tourner la Roue à leurs enfants. Mais ce n'est pas seulement un chant de fête. C'est aussi une imploration. Une pratique populaire consiste à sonner le carillon pour obtenir la parole aux enfants lents à parler. Bien des mères y recourent avec dévotion et souvent sont exaucées. L'OSSUAIRE. Au bas de l'église, sous le contrefort Sud de la tour, il y a un ancien ossuaire ajouré de deux baies donnant sur l'intérieur. Au collatéral opposé se trouve une petite chapelle avec arcade en plein cintre qui a été aménagée pour recevoir les fonts baptismaux. A l'intérieur de l'arcade, cloisonnée au tiers, on voyait naguère les traces d'une peinture murale représentant l'apothéose de la Sainte Vierge : Marie, couronnée d'étoiles, debout sur les nuées. Au-dessus d'elle, un arc de triomphe de style ogival. Cet arc était orné de moulures et de colonnettes et surmonté d'un gable aigu qui portait une inscription en caractères gothiques. Tout au haut, le Père éternel portait le globe terrestre couronné d'une croix. A chacun des angles du tableau, un ange, à genoux, tenait une banderole flottante garnie d'une inscription gothique (M. Parcheminou).

Meilars-Confort : la roue de la fortune

Roue de la Fortune.

Voir aussi : Meilars-Confort "Histoire de l'église de Confort

l'église Saint-Collodan (XVIème siècle), restaurée au XIXème siècle ;

l'ancienne chapelle Saint-Marc, aujourd'hui disparue et située jadis à proximité de la chapelle Saint-Jean Trophilon. La fontaine Saint-Marc subsiste ; 

l'ancienne chapelle Saint-Jean-Trophilon, aujourd'hui disparue. Cette chapelle a été complètement démolie au début du XXème siècle. Elle s'élevait non loin du village de Kersa et mesurait une douzaine de mètres de longueur sur six de largeur. La façade Sud était surmontée d'un campanile portant l'inscription 1631. Le Gall Fab. Le pardon y était célébré le jour de la Saint-Jean-Baptiste. On y fêtait aussi Saint Marc qui avait, autrefois, une petite chapelle dans le même enclos. La fontaine dite de Saint-Marc existe toujours tout après de l'emplacement de Saint-Jean-Trophilion. A la Révolution, Saint-Jean fut estimé 200 livres, et Saint-Marc 20 livres. Le placitre, d'une surface de 14 cordes, était planté, en l'an trois de la République, de 29 frênes, 19 chênes et 2 ormes. Le tout fut estimé 150 livres. Le 29 Prairial de l'an III (17 Juin 1795), les deux chapelles, avec leur mobilier, le placitre avec ses arbres, furent acquis comme biens nationaux, au nom des habitants de la paroisse qui avaient fourni l'argent, par le citoyen Sébastien Le Gall, de Kerscao, maire, pour la somme de 1575 livres ;

la croix (1655), située au cimetière de Meilars-Confort et restaurée en 1867 ;

le calvaire du placître de l'église Notre-Dame-de-Confort (XVIème siècle), restauré en 1870 par Yann Larc'hantec de Plougonven. La base est un triangle de 5m30 de côté et de 4 mètres de haut, et date de la deuxième moitié du XVIème siècle. Ce calvaire est orné de 12 niches avec colonnes en nid d'abeilles et frise gothique qui contiennent les statues des Apôtres : les anciennes statues ont été détruites à la Révolution, et remplacées en 1870 par des statues plus grandes, dues au sculpteur breton Yann Larc'hantec et installées sur la plate-forme du socle. Là les Apôtres ne sont plus 12 mais 13, car saint Mathias remplace Juda, et saint Paul est également présent. La croix portait un beau Christ en kersanton de même taille que les Apôtres : 1m70. Tombé le 11 décembre 1978, le Christ a été remplacé le 22 décembre 1990 par un Christ exactement pareil, oeuvre d'un sculpteur du Morbihan ;

Nota 3 : LE CALVAIRE. Le calvaire monumental qui se dresse devant la façade principale peut être classé au nombre des calvaires de second ordre. Il est constitué par un massif de maçonnerie de forme triangulaire dont les angles sont armés d'éperons. Sur chacune des faces, légèrement concaves, sont percées trois niches. Chaque éperon en a une autre. Soit un total de douze. Autrefois ces niches abritaient les statues des douze Apôtres. Pendant la Révolution, elles furent décapitées et mutilées puis enterrées auprès de l'église. Ce n'est qu'en 1849 qu'elles furent retrouvées. Plus tard, elles furent restaurées et placées dans les niches de la façade Ouest de l'église, où elles sont d'un bel effet. Vers 1870, Yann Larc'hantec, de Plougonven, dont l'atelier se trouvait d'abord à Morlaix, ensuite à Landerneau, fut chargé de sculpter de nouvelles statues pour le calvaire. Il s'en acquitta soigneusement. Au lieu de loger les Apôtres dans les niches, il les campa tout autour de la plate-forme, au-dessus de la corniche, et il faut convenir qu'ils offrent ainsi une silhouette imposante, dominés par une grande croix fort artistique, taillée par le ciseau du même ouvrier breton. L'église et le calvaire (sans les statues modernes) sont classés comme monuments historiques. Mentionnons enfin la « Maison du Prieur », qui se trouvait auprès de l'église et qui a été démolie il y a quelques années. Elle était construite sur le modèle des nombreuses gentilhommières de la contrée. On n'en a gardé qu'une seule fenêtre et deux belles cariatides. De la porte d'arcade qui donnait accès dans la cour, il ne subsiste que quelques assises moulurées. En 1737, Corentin Ansquer, de Lesvoalc'h, en Plouhinec, était prieur de Confort (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

d'autres croix ou vestiges de croix : Custang (XIIIème siècle, 1867), Penguel (1953) ;

la fontaine Notre-Dame-de-Confort (1814) ;

la fontaine Saint-Guénolé (moyen âge) ;

la fontaine-lavoir (XVIème siècle), située sur la route de Guizec ;

le manoir de Castellien (XVIème siècle) ;

la ferme de Lesmeilars (XVIème siècle), restaurée en 1847 ;

5 moulins dont le moulin à eau de Castellien, Poulbey, Buzec, Lesvoayen,…

A signaler aussi :

l'oppidum de Bec-an-Diameur (âge du fer) ;

l'oppidum de Menez-Roz-Karg (époque gallo-romaine) ;

la stèle protohistorique du cimetière (âge du fer), aujourd'hui transformée en monument aux morts (1914-1918) ;

MONUMENTS ANCIENS. - Il existait de nombreux tumulus sur le territoire de Meilars. Plusieurs sous lesquels on découvrit des urnes en terre ont été détruits dans les dépendances de Kerc'hoz. A Penguilly, dans une lande bordant au Sud la route de Poullan à Beuzec, on explora, en 1869, un tumulus de forme elliptique qui mesurait 20 mètres de diamètre et 2 mètres de hauteur. Il recouvrait un dolmen dont la table avait 3 mètres de large. - Dans le courant de Septembre 1912, on trouva à Lestreux, dans un champ dit Lenker Poullan, un cercueil vide formé de quatre pierres posées de champ. - Trois pierres taillées qui se trouvaient dans une lande dite Goarem-ar-Vilien furent enlevées en 1914 par les soins de M. l’abbé Rolland et sont en 1932 au musée préhistorique de Penmarc'h. L’un de ces blocs, carré à la base, avec 1 m. 24 de largeur, prend la forme de demi-sphère, de 1 m. 35 de hauteur, et porte une petite cupule ou perforation à son sommet. Les deux autres sont de forme ovoïde, mesurant 1 m. 30 sur le grand axe et 0 m. 65 sur le petit. M. le chanoine Abgrall pensait que leur présence dans cette plaine sauvage, à quatre kilomètres au moins de tout gisement de granit, semblait indiquer un sanctuaire à pratiques rituelles dépravées, de même nature que les actes idolâtriques des hauts lieux et bois sacrés signalés et flétris dans la Bible. - Un camp gaulois, puis romain a existé à Castellien. Ses hauts remparts ont été, en partie, détruits. M. l’abbé Rolland en a extrait un bloc de béton romain qu’il a encastré dans le mur du jardin du presbytère de Confort. Une belle voie romaine, encore visible, reliait ce camp à la ville d'Is. - Un autre camp avec retranchements juché sur un promontoire, à l’intersection de la vallée du Goyen et du vallon d’un petit affluent, dominait le moulin de Lesvoyen, à quelque 500 mètres du bourg de Meilars. Le sommet forme une enceinte d’environ 40 mètres de côté. Quelques vestiges de retranchements s’y remarquent encore. On y a découvert des tuiles et des débris de poteries. Le camp semble bien être romain. On l’appelle pourtant Camp de la Fontenelle. Il se peut que ce chef de bande y ait fait quelque travail de défense, ou qu’il y ait simplement fait une étape lors de ses incursions sur Pont-Croix (Archives de l'Evêché) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de MEILARS-CONFORT

Lors de  la réformation des fouages de 1426, on mentionne à Meilars : " Il y souloit avoir 24 feux, et y sont à présent demeurant 4 nobles, 2 métayers, 4 pauvres, et 61 payables. Ramené à 20 feux 1/3 ". D’après l’aveu rendu au Roi, en 1684, par Sébastien III, marquis de Pont-Croix (Terrier de Bretagne, 1684), Meilars relevait en grande partie de la Seigneurie de Pont-Croix qui y possédait en outre un certain nombre de tenues à domaine. Celles-ci furent afféagées presque toutes au XVIIème siècle. Voici quelles étaient les principales mouvances :

Le manoir de Lesgoazien et son moulin à eau sur lesquels il était dû une chefrente de 90 livres ;

Les deux tenues du bourg et la forge de Kerilis-Meilars ;

D’autres terres au bourg, dont la moitié dépendait de la chapellenie du Marc'hallec'h, tenues par Maudez Hémery ;

Le manoir de Guizec et son moulin à eau, à Jean Le Barz, sieur du Ménez-Bihan ;

Le manoir de Kerstrad, son moulin à eau et son taillis, à Eutrope Porlodec, sieur de Kerlivin ;

Kergoff, Penguilly, Mezirvin, Mene-Gouret, Kerlaoueret, domaines appartenant aux Veyer de Kerandantec ;

Castellien, à René Le Barz, recteur de Ploélan (Poullan) ;

Le manoir de Kervénargant, sous Suguenzou, fut rattaché à Pont-Croix ;

Mene-ar-Vilien, près de Castellien, à René Le Barz, recteur de Ploélan, qui doit de chefrente au sieur de Suguenzou un gant à épervier et une paire de sonnettes ;

Une partie de Tromiliau, jadis aux Kerardélec, en 1684, à maître Jean Provost.

Voir aussi : Meilars-Confort "Les anciens manoirs de Meilars-Confort

Voir aussi : Meilars-Confort "Les Girondins à Kervénargant

(à compléter)

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