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MEILARS-CONFORT |
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La commune de Meilars-Confort ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MEILARS-CONFORT
Meilars-Confort ou Confort-Meilars vient de saint Mélar (fils du prince Méliau, traitreusement assassiné par son oncle Rivod) et du français « confort » (réconfort).
Meilars-Confort est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploulan. Au XIème siècle les templiers fondent un lazaret à la frontière des paroisses de Beuzec, de Pont-Croix et de Meilars. La paroisse de Meilars est constituée, avant le XIVème siècle, au détriment de la paroisse de Poullan, jadis Ploelan. La paroisse de Meilars-Confort dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille.
Depuis 1910, la chapelle Notre-Dame de Confort a remplacé comme église paroissiale l'église Saint-Mélar ou Saint-Méloire.
On rencontre les appellations suivantes : Meliar (vers 1330), Meilar (en 1368, 1405, 1535).
Nota : Depuis un siècle, Confort a pris de l'importance au long de la route départementale et Meilars en a perdu. La demande officielle de changement de Meilars-Confort en Confort-Meilars a été faite en novembre 1995. La nouvelle commune de Confort-Meilars, née officiellement le 1er février 2001.
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PATRIMOINE de MEILARS-CONFORT
l'église Saint-Mélar ou Saint-Méloire (XIIIème siècle), remaniée au XVIème siècle. Cette église, paroissiale jusqu'en 1910, est en fait composée de quatre parties distinctes remontant aux XIIIème, XVIème, XVIIIème et XIXème siècles. L'édifice comprend une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept et un choeur à abside polygonale. La nef de l'église, qui comporte trois arcades en plein cintre, est du XIIIème siècle : de grosses piles romanes à section carrée supportent les arcades. Les restes de l'église semblent dater du XVIème siècle à l'exception du choeur qui date du XVII-XVIIIème siècle : à gauche de la porte ouest, on lit la date de 1588 (Louis Emeri, recteur) et sur le chevet, la date de 1771. Le clocher est édifié en 1837 par l'architecte Bigot à la place de celui détruit par la tempête en 1836. La chaire à prêcher, oeuvre de Marc Le Normand, date de 1780 environ. Le cadran solaire date de 1784. L'église abrite les statues anciennes de saint Mélar, sainte Catherine, saint Michel, la Vierge-Mère, saint Guinal en évêque, saint Sébastien barbu et la statue moderne de saint François Xavier. Du côté de l'épître, se trouve l'enfeu de la Maison de Rospiec ; | |
l'église Notre-Dame-de-Confort (1528-1544), édifiée par Alain de Rosmadec, marquis de Pont-Croix et comte de Molac (époux de Jeanne du Chastel), et restaurée au XVII-XVIIIème siècle. La date de fondation de 1528 est inscrite sur le chevet. Les nombreux poissons et les caravelles sculptées sur le tympan du portail Ouest montrent la participation importante à l'édification et/ou à la restauration des pêcheurs et armateurs de la région. De l'extérieur, on remarque d'abord de nombreuses fenêtres, toutes surmontées de frontons triangulaires, avec crosses végétales, croix et bouquets trilobés. L'abside, à pans coupés, offre une ordonnance remarquable : les contreforts, malgré leur grande solidité, n'ont rien de disgracieux. Les pinacles sont assemblés par des trèfles à quatre feuilles, au bas desquels sont placées des gargouilles. L'une des fenêtres de l'abside, celle du Nord, s'orne d'une magnifique fleur de lys. Au Sud, à la base de chaque fronton, on aperçoit des cariatides aux figures grimaçantes : elles représentent certains péchés capitaux. Le fronton principal à l'Ouest, près du calvaire, est garni de 13 statues du XVIème siècle, dont un superbe saint Michel Archange. Des travaux de restauration ont eu lieu en 1651, comme l'indique l'inscription "1651 M. A. Broneloc, recteur Jean Donar F." sur la première fenêtre de la façade nord, et au XVIIIème siècle (la façade sud) comme l'indique la date de 1707 sur l'un des pignons de la façade sud. La façade ouest est surmontée d'un clocher à galerie (tourelle cylindrique avec escalier conduisant aux cloches) et flèche octogonale : le clocher est reconstruit au XVIIIème siècle (entre 1711 et 1714). En 1736, est reconstruit, pour une raison inconnue, le haut de la tour : le beffroi porte l'inscription "M. Joseph Le Dourguy recteur 1736". L'édifice actuel comprend une nef de quatre travées avec deux bas-côtés avec chevet à noues multiples. Les piliers, les uns cylindriques, les autres octogonaux, supportent les arcades à moulures prismatiques et à gorges largement creusées. Du côtés sud du clocher, se trouve l'ossuaire ajouré de deux baies donnant sur l'intérieur et du côté nord du clocher, se trouve la chapelle des fonts baptismaux. Le chevet est de type Beaumanoir. Les vitraux des fenêtres latérales sont consacrées à l'enfance du Christ. Les vitraux datent de 1537 et sont l'oeuvre de l'artiste quimpérois R. de Loubes. Le premier vitrail, situé à gauche de la partie médiane de la nef, montre des scènes de la Sainte Famille : - dans un médaillon supérieur, on voit la Vierge assise et occupée à un travail de broderie, - au-dessous, on voit, à gauche Marie entrain de coudre une chemise, et à droite, Joseph en train de travailler une poutre de bois, - sur la partie inférieure, on voit l'Enfant Jésus à 12 ans prêchant dans le Temple. L'autre vitrail, celui de gauche, représente la Résurrection du Christ, avec sur la gauche, les disciples se rendant au tombeau du Christ, et à droite, le couronnement de Marie. La maîtresse-vitre, celle de l'abside, renferme un arbre de Jessé (arbre généalogique de Jésus) signé de l'artiste R. de Loubes (signature visible sur la tunique du roi Joram) : en haut, on voit Jésus en Croix, et Marie et Jean se tiennent debout à droite et à gauche de la Croix. L'arbre sur les branches duquel sont représentées les 12 tribus d'Israël, sort de l'épaule de Jessé. Il est à remarquer dans la maîtresse vitre, en bas à gauche, le portrait d'Alain de Rosmadec (en habit de renaissance), et, en bas à droite, le portrait de Jeanne du Chastel présentés par Isaïe et Jérémie. Au-dessus de la donatrice, se trouve le prophète Isaïe avec l'inscription "un rameau sortira du tronc de Jessé". Au-dessus du donateur, se trouve Dieu avec l'inscription "Dieu créa le ciel et la terre". On y trouve aussi une roue à carillon ou à clochette (XVIème siècle) qui a deux mètres de diamètre : sur le pourtour extérieur sont fixées 12 clochettes de taille et de son différents. On y trouve aussi un reliquaire en argent du XVIIème siècle, une croix de procession du XVIIIème siècle et une bannière de procession, en broderie, de Saint-Michel. L'église abrite des statues pour la plupart du XVIIème siècle : saint Tugen, la Vierge-Mère, saint Servais, saint Herbot, saint Anne (1766), saint Eloi, saint Corentin, La Vierge de l'Annonciation, saint Michel terrassant le dragon (à l'extérieur), saint Mélar (plus récente), un Christ glorieux et une Pietà. A l'entrée de l'abside, sur la gauche voici la statue vénérée de Notre-Dame de Confort. Sont également très belles les statues Notre-Dame de Bonne Nouvelle et de Sainte Anne. On trouve des gisants sous les autels latéraux. Au bas des lambris, l'on découvre des sablières, élégamment sculptées et datées du XVIème siècle. Courant le long des murs, elles représentent aussi bien des personnages humains que des animaux fantastiques. Au dessus de la roue à carillon, se trouve une très belle tête de mandarin chinois : deux Incas à la bouche toute ronde le regardent. A côté, un tigre à la tête humaine croque la queue d'une chimère. De l'autre côté, en face de la roue, c'est le domaine des dragons : l'un a une tête horrible et la queue enroulée, l'autre a une tête de sorcière, entre les deux se trouve le bouffon de la cour. A gauche, voici l'homme en difficulté : pour échapper au dragon qui s'intéresse à ses pieds, il voudrait bien avancer, mais il se trouve en face d'une gueule grande ouverte qui crache des flammes (c'est sans doute le départ pour l'enfer). Au-dessus des confessionnaux, d'une part, les salamandre de François Ier, et de l'autre la trompette du jugement dernier. Plus loin, dans les bas-côtés, on peut voir les gauchos de Colombie, un aigle, une amanite, un Mongol, un moine. Vous pouvez voir encore un naufragé (peut-être Jonas) et une tête humaine dans la gueule d'un hippopotame. De belles têtes d'anges encadrent les vitraux. Dans la nef, les sablières ont eu des aventures : au Sud, elles ont été enlevées et remplacées, et au Nord, on a gommé les dessins, jugés probablement trop crus (c'était la Renaissance). Deux superbes piédestaux en pierre ont été abîmés : celui de Saint-Tugen et celui de Saint-Servais. L'un représente un prêtre en chape portant l'ostensoir, et l'autre, deux lions encadrant une tête humaine, et soutenant peut-être le blason des fondateurs ; | |
l'église Saint-Collodan (XVIème siècle), restaurée au XIXème siècle ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Jean-Trophilon, aujourd'hui disparue. Le campanile datait de 1631 ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Marc, aujourd'hui disparue et située jadis à proximité de la chapelle Saint-Jean Trophilon. La fontaine Saint-Marc subsiste ; | |
la croix (1655), située au cimetière de Meilars-Confort et restaurée en 1867 ; | |
le calvaire du placître de l'église Notre-Dame-de-Confort (XVIème siècle), restauré en 1870 par Yann Larc'hantec de Plougonven. La base est un triangle de 5m30 de côté et de 4 mètres de haut, et date de la deuxième moitié du XVIème siècle. Ce calvaire est orné de 12 niches avec colonnes en nid d'abeilles et frise gothique qui contiennent les statues des Apôtres : les anciennes statues ont été détruites à la Révolution, et remplacées en 1870 par des statues plus grandes, dues au sculpteur breton Yann Larc'hantec et installées sur la plate-forme du socle. Là les Apôtres ne sont plus 12 mais 13, car saint Mathias remplace Juda, et saint Paul est également présent. La croix portait un beau Christ en kersanton de même taille que les Apôtres : 1m70. Tombé le 11 décembre 1978, le Christ a été remplacé le 22 décembre 1990 par un Christ exactement pareil, oeuvre d'un sculpteur du Morbihan ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : Custang (XIIIème siècle, 1867), Penguel (1953) ; | |
la fontaine Notre-Dame-de-Confort (1814) ; | |
la fontaine Saint-Guénolé (moyen âge) ; | |
la fontaine-lavoir (XVIème siècle), située sur la route de Guizec ; | |
le manoir de Castellien (XVIème siècle) ; | |
la ferme de Lesmeilars (XVIème siècle), restaurée en 1847 ; | |
5 moulins dont le moulin à eau de Castellien, Poulbey, Buzec, Lesvoayen, |
A signaler aussi :
l'oppidum de Bec-an-Diameur (âge du fer) ; | |
l'oppidum de Menez-Roz-Karg (époque gallo-romaine) ; | |
la stèle protohistorique du cimetière (âge du fer), aujourd'hui transformée en monument aux morts (1914-1918) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de MEILARS-CONFORT
(à compléter)
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