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LOUANNEC |
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La commune de Louannec ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LOUANNEC
Louannec est une ancienne paroisse primitive qui englobait autrefois, outre le territoire actuel de Louannec, les territoires de Kermaria-Sulard (sa trève), Trélévern, Rospez, Trézény, Lamnérin, (Buhulien), (Brélévenez) (partie est), lannion (partie nord-est).
Son nom figure pour la première fois dans une charte de 1160 énumérant parmi les biens des chevaliers des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem "l'aumônerie de Loguanoc". La paroisse de Louannec (ancien diocèse de Tréguier) est mentionnée dès 1292, lorsque Saint-Yves en fut nommé recteur.
A la fin du XIème siècle, les seigneurs de Coat-Guézennec édifient une maison fortifiée. A partir du XIIème siècle et jusqu'au XVème siècle, Louannec est le fief de la seigneurie du Barac'h. Louannec passe ensuite sous la domination successive des familles Tournemine, Cosquer de Plounévez-Moëdec et Pelletier de Rosambo en 1688.
L'ancienne paroisse de Louannec dépendait de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation et du ressort de Lannion. Elle relevait du roi et sa cure était à l'alternative. Louannec devient une commune en 1790.
On rencontre les appellations suivantes : Loguanoc (en 1160), Loanec (vers 1330), Louhannec (en 1399). Lors du procès de canonisation de Saint-Yves, en 1330, les formes du nom de cette paroisse sont Lohanec, Lohannec. On trouve Louanec dès la fin du XIVème siècle et Louannec dès 1730.
Note 1 : en passant par le lavoir de Kerallain, Erwann Héloury de Kermartin (Saint-Yves), alors curé de la paroisse (il le fut pendant 11 ans), sauve le fils du seigneur de Kerallain qui s'y noyait. A signaler aussi, que le 9 juin 1944, a lieu entre le Guillors et Kernu un combat opposant les troupes d'occupation et un groupe de maquisards.
Note 2 : la commune de Louannec est formée des villages : Kernasdec, Enanquilès, Trosagal, Kerevoine, Kerdrodo, Kerarbelec, Saint-Yves, Pontilec, Kerleune, Cabatouche, Kerdelo, Goas-Cabel, Kerjagu, Kernu, le Meur, Bazile, Kerchoar, Kervoasquec, Rolland, Névois, Coasalan, Toul-ar-Prat, Philippe Barach, Kerargoguel, Parc-ar-marc'h, Pors-ar-Poul, Guermorvant, ar Pont, Runegolven, Ty-ar-Person, Parucel, Goaridec, Cozquer, Coat-Guézennec.
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PATRIMOINE de LOUANNEC
l'église Saint-Yves reconstruite en 1896 1898 par l'architecte diocésain Ernest Le Guerrannic. L'église primitive qui datait du XIème siècle et qui était dédiée à saint Emilion jusqu'à la canonisation de saint Yves en l'an 1347, puis à saint Yves, est détruite en 1896 (Saint-Yves y officia de 1292 à 1303). L'autel principal, oeuvre du sculpteur Mérer (de Lannion), date de 1905. Les autels latéraux et la chaire à prêcher, oeuvres d'Alfred Ely-Monbet (sculpteur de Caurel), datent de 1913. Les quatorze stations du chemin de croix datent de 1924. Le transept nord abrite un retable du XVIIème siècle avec un tableau central signé Pigeon et "représentant saint Yves rendant justice", ainsi qu'un vitrail relatant le miracle de Saint-Yves. Le transept sud date du XVIème siècle et représente Yves Héloury entre le riche et le pauvre. Les vitraux, qui retracent la vie de Saint Yves, sont réalisés entre 1930 et 1938 par Bessac, Bonvin-Renaux et Champignelle. Une chasuble datant du XIIIème siècle et appartenant à saint Yves est aussi exposée. L'huile sur toile représentant "Jésus chez Marthe et Marie", oeuvre de Henry Scheffer, date de 1842. On peut y découvrir quelques oeuvres de l'ancienne église dont "la Pieta", statue du XVIème siècle, une stèle du XVIIIème siècle et la pierre tombale de Tristan du Coëtmen, seigneur de Boisguézennec (XVème siècle), qui se trouve sous un enfeu dans le transept sud de la nouvelle église. On y voit aussi depuis peu une stèle gauloise datée du IIème siècle avant Jésus-Christ ; | |
la chapelle Saint-Yves de Kerallain (1932-1933). Elle est bénite le 14 mai 1933. Cette chapelle, de plan rectangulaire, remplace une ancienne chapelle construite au milieu du XIVème siècle par le seigneur de Kerallain en souvenir du miracle opéré par Saint-Yves. Cette chapelle primitive est restaurée en 1655, en 1874 et en 1933. Le clocher mur est à lanternon. On y voit un autel extérieur ; | |
la chapelle des Augustines (XXème siècle). Il s'agit d'une chapelle privée ; | |
le château de Barach (XVXVIIème siècle). Le logis-porte à trois niveaux est daté de 1587. Au-dessus de la double porte ogivale, se trouvent deux élégantes échauguettes à cul-de-lampe avec meurtrières. Elles sont surmontées d'une frise de poutrelles de pierres, en saillie comme des gargouilles, qui a pu supporter une étroite galerie de bois. Le fronton de la lucarne supérieure porte les armes des Kernec'hriou. La seigneurie de Barach a appartenu à une famille du même nom qui la transmis par alliance à la famille de Tournemine (de vieille souche anglaise) au XVème siècle. Puis elle a appartenu aux Philippe, Cosquer et Le Pelletier de Rosambo en 1688 ; | |
le calvaire de Croajou (socle de 1736), de Truzugal et de Pezron ; | |
le manoir du Cosquer (XVXVIIIème siècle). L'aile située du côté Est date du XVIIIème siècle ; | |
les manoirs de Kernu (XVIème siècle), de Kernabacon (ou Guernabacon) du XVIIIème siècle, de Rosmapamon (1840) ; | |
la fontaine Saint-Yves (XIXème siècle). Son bassin est rectangulaire ; | |
le puits Du Pont, le puits du Guillors, le puits du convenant Charrant (1844) ; | |
la ferme de Coatdeneo (1715), Coat-Guézennec (1762), du Guillors (XVII XVIIIème siècle) ; | |
8 moulins dont le moulin à vent de Kerjean et les moulins à eau de l'Etang, Dijoiva, Toul-an-Och, Gorec ; |
A signaler aussi :
le dolmen de Barach-Philippe (lit de Saint-Yves), situé au lieu-dit Park-ar-Ven. Il ne subsiste que deux pierres. On prétend que saint Yves venait s'y reposer ; | |
la motte féodale de Coat-Guézennec (Xème siècle). Près de cette motte s'élevait jadis le château de Coat-Guézennec ou Boisguézennec, propriété d'Olivier de Coëtmen en 1481 et de la famille Trogoff en 1616 ; | |
le lech du cimetière (moyen âge) ; | |
le phare de Nantouar (1860), de Kerjean (1860). Le phare de Nantouar est déclassé du domaine public au début des années 90 et passe dans le domaine privée en 1994. Il est alors vendu à Jean-Michel Perche (architecte rennais) pour la somme de 510 000 Fr. ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de LOUANNEC
Barach, appartenait au XVème siècle, à Jean Tournemine, seigneur dune partie de la paroisse de Louannec. La branche aînée des Barach (Barac'h) se fond au début du XVème siècle dans la famille des Tournemine, d'origine anglaise (XIIème siècle), seigneurs de La Hunaudaye. Pierre de Tournemine meurt sans enfant en 1451. Son neveu Jean, hérite de ses biens. En 1524, Catherine de Tournemine, héritière des Barach épouse Raoul de Kernec'hriou, famille originaire de Pleudaniel. En 1558, Françoise de Kernec'hriou (ou Crechriou) épouse Yves de Coskaër (ou du Cosquer), seigneur de Rosambo, Guernanchanay et Coatfrec, procureur du Roi à Lannion et originaire de Plounévez-Moëdec. Les Coskaër sont alors seigneurs de Plounévez-Moëdec, de Kernec'hriou, de Gabatoux, de Barac'h, de Rosambo, de Gurnanchanay, de Keruzec, de Coatfrec, du Pré, de Kerimel. Geneviève du Coskaër épouse en 1688, Louis Le Peletier. Le domaine de Rosambo est alors érigé par Louis XIV en marquisat ;
Les Bonhour de Coëtmen étaient seigneurs de lautre partie de la paroisse de Louannec. Il faut signaler que la baronnie des Coëtmen est tombée dans la maison dAcigné, puis Cossé-Brissac, qui la revendue à un juveigneur de Coëtmen dont la fille, seule héritière, épousa un Rougé ;
La seigneurie de Coat-Guézennec (ou Boisguézennec) est issue en ramage ou juveignerie de la vicomté de Coëtmen. Elle possédait jadis une moyenne et basse justice qui s'exerçait à Lannion en 1766. Propriété successive des familles Coëtmen ou Coatmen (en 1399), Trogoff (en 1616 et en 1764).
Les autres maisons nobles de Louannec : le Carpont, Coat-Gourchant, Kerjean, Guernabacon, Kerverder, Kerscovach, Kerell, Kercoguen, le Pellinec, le Clouer, Kerbouri et le Cozquer.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 10 nobles de Louannec :
Olivier CADE (40 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Olivier COETMEN de Boisguehenneuc (200 livres de revenu) : homme darmes ; | |
Philippe DU MENE (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
Jehan ERNAULD (a tout vendu) ; | |
Guillaume KERBOURIC : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan KERBOURIC (40 livres de revenu): porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan KERBOURIC de Le Cosquer (80 livres de revenu): porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Pierre LE CARBOUT (30 livres de revenu): porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Pierre TOURNEMINE de Barach (1500 livres de revenu) : défaillant ; | |
Jehan de VILLENEUFFVE de Calouer (60 livres de revenu): porteur dune brigandine et comparaît en archer. |
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