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LANRIVAIN

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La commune de Lanrivain (pucenoire.gif (870 octets) Larruen) fait partie du canton de Saint-Nicolas-du-Pélem. Lanrivain dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANRIVAIN

Lanrivain vient du breton « lann » (ermitage) et de "Riwen" (un obscur saint breton).

Lanrivain est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pligeaux. Lanriven est, dès 1498, une trève de la paroisse de Bothoa (archives des Côtes d’Armor, 1E2185). 

C'est à une fondation monastique du haut Moyen Age que le bourg de Lanrivain doit son nom. Lanrivain est érigé en commune en 1790, puis en paroisse en 1802. Durant la période révolutionnaire, Lanrivain dépendait du doyenné de Saint-Nicolas-du-Pélem.

 Ville de Lanrivain (Bretagne).

Peumerit-Quintin est rattaché à la succursale ou paroisse de Lanrivain par décret du 30 septembre 1807. Par ordonnance du 17 mai 1826 est créée la succursale de Peumerit-Quintin par séparation de celle de Lanrivain.

On rencontre les appellations suivantes : Lanriven (en 1498, en 1543), Lanrien (en 1535-1536), Lanriven (en 1562, en 1696), Larriven (en 1695), Lanriven (en 1720-1733), Lanrivain (en 1736).

Ville de Lanrivain (Bretagne).

Note 1 : la commune de Lanrivain est formée des villages : Kerbastard, Kerren, Tellent, Guenniané, Leurmin, Le Gueldet, Bodinel, Kergoliou, Guerlosquet, Pouligou, Kerlan, Kerphilippe, etc...

Note 2 : Trève de Bothoa, ancien diocèse de Cornouaille, aujourd'hui Saint-Brieuc. Patron, saint Grégoire ; 900 communiants (vers 1920). Anciens Curés de Lanrivain : Joseph Dillmit, né à Laniscat en 1740, prêtre en 1765, « sujet excellent pour tout » — a été à Motreff six ans, à Plounévézel et à Lanrivain, depuis 1775 — nommé Recteur de Combrit, en 1784. - Jean Le Moël, de Saint-Quijeau, curé à Lanrivain en 1784. Curé de Querrien-Bothoa en 1786. - François Henri, né à Saint-Gilles Pligeaux en 1751, prêtre en 1774 à Bodéo puis à Lanrivain « très bon sujet » envoyé à Saint-Conen. - Nicolas Le Gall, né à Guengat, prêtre en 1779 « très bon pour tout ». Curé à Lanrivain en 1779, à Treffiagat en 1782, à Gourlizon. - Yves Février, né à Lanrivain en 1722, prêtre en 1746, décédé en 1787. - Claude Le Roux, né à Bothoa en 1740 ; à Lanrivain depuis 1775, envoyé à Poullaouen en 1780, à Louergat dans le Tréguier en 1785. C'est dans cette paroisse qu'est construite la chapelle de Notre-Dame de Guiaudet, centre d'un pèlerinage renommé dont la fondation rappelle celle de Sainte-Anne d'Auray. En 1692, un bon paysan de Lanrivain habitant le lieu dit Coat-Constronnec, reçoit avis de Notre-Dame qu'il vînt demander et obtenir du Recteur de Bothoa qu'on y construise en son honneur une chapelle. Le Recteur, M. Grégoire Raoul, traite le paysan de rêveur, de visionnaire, résiste par deux fois, puis frappé de cécité, consent à la demande, et finit par obtenir sa guérison. Dès que l'on commença les fouilles pour établir le nouveau sanctuaire, on y trouva enfouie une ancienne statue de Notre-Dame sur l'emplacement d'une ancienne chapelle, et depuis les pèlerins y accourent en foule (M. Peyron). M. l'abbé Le Men, recteur de Lanrivain, puis curé-doyen de Callac, nous a donné un intéressant récit de ce pèlerinage de Notre-Dame, qui appartient par ses origines, au culte de la Sainte Vierge, en Cornouaille (Saint-Brieuc, 1905).

Eglise de Lanrivain (Bretagne).

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PATRIMOINE de LANRIVAIN

l'église Saint-Grégoire (1849-1850). L'ancienne église dédiée à saint Grégoire date de la fin du XVème siècle. L'édifice actuel est en forme de croix latine, avec clocher-mur. La bénédiction de la première pierre a lieu le 2 juillet 1849 et celle de l’église le 2 juillet 1850 ; l’architecte est M. Alphonse Guépin. L’on a réemployé l’ancien porche latéral (ouest) du XV-XVIème siècle, décoré de montres (classé). Près du porche Sud, se trouve un acrotère daté de la fin du XVème siècle ou du début du XVIème siècle. L'église a pour patrons et fondateurs les seigneurs de Beaucours. Mobilier : Autels de Philippe Le Merer (1856-1858), chaire portant l’inscription : Le Merer, père et fils (vers 1871) ; statues anciennes de saint Grégoire, saint Ambroise, saint Gildas, saint Denis l'aéropagiste et saint François d'Assise ; boiseries et sculptures de Le Merer. Près de l’église, dans le cimetière, calvaire à personnages semblable à celui de Pestivien. Il porte, en lettres gothiques, l’inscription : Henri Quere a faict faire ceste croix en 1548. Brisé en 1793, il a été restauré en 1866, par Yves Hernot, de Lannion, et bénit en septembre 1868 (classé). Ossuaire (classé) ;

Eglise de Lanrivain (Bretagne).

la chapelle Saint-Antoine (XV-XVIème siècle, 1709). Il s'agit d'une chapelle de plan quadrangulaire qui a servi un temps de grange. Edifice de la fin du XVIème siècle, restauré en 1867, puis en 1935 (classé). En forme de rectangle très allongé, il ne présente aucune ouverture sur la face nord et une seule petite porte sur le pignon ouest. A la longère nord est accolé un petit réduit avec porte et fenêtre sur la nef ; sur la face est, contreforts à pinacles singuliers. Mobilier : Statues anciennes : saint Antoine, Pieta, saint évêque. Les vitraux, oeuvre de Louis René Petit, datent de 1995. Le tronc d'offrande date du XVIIème siècle ;

Chapelle Saint-Antoine de Lanrivain (Bretagne).

la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle ou Saint-Yves de Lannégan (ou Lannégant) (XV-XVIIème siècle), dédiée aujourd'hui à Notre-Dame. " C’est une fondation des seigneurs de Goledic, pour laquelle Barthélemy Pinard et Isabeau Budes rendaient aveu en 1579. Contemporaine en partie de l’église de Magoar, elle a été rebâtie certainement par le même atelier. Vendue, le 13 août 1810, comme bien national, elle est aujourd’hui en ruines. Elle comprend une nef avec chapelle latérale au sud séparée de la nef par deux arcades. Le chevet plat est percé d’une fenêtre du XIVème siècle. Sur la façade sud, fenêtres avec gables identiques à ceux de Magoar et fenestrages à fleurs de lys semblables. Clocher-mur avec des singes à l’amortissement du pignon, porte Renaissance " (R. Couffon). Le territoire de Lannégant relevait de la seigneurie de Beaucours (propriété de la famille Loz de Beaucours) dès le tout début du XVIème siècle, mais la chapelle n'est mentionnée qu'à partir de 1671. Le vaisseau principal date du XVème siècle et une chapelle est ajoutée au Sud. Le clocher semble daté du XVIIème siècle ;

Lanrivain (Bretagne) : chapelle de Lannegant.

la chapelle Notre-Dame du Gueodet ou de Guiaudet (1695-1712), située route de Guingamp. En 1692, Notre-Dame du Gueodet est apparue à Claude Alain, en un lieu-dit relevant de la seigneurie de Pélinec. Cet événement suscite la construction de la chapelle : elle est édifiée suite à une donation de Mgr de Francheville, alors évêque de Périgueux et seigneur du Pélinec. Commencée en 1695 par Guillaume Le Gall, architecte à Peumerit-Quintin, la chapelle est terminée en 1712. " Edifice en forme de croix latine dont le chevet et l’extrémité des ailes sont arrondis. Une chapelle existait fort anciennement au village de Coatcoustronnec, mais avait disparu. Sa statue fut retrouvée par Yves Alain, dit Claude, en 1692 ; découverte à la suite de laquelle l’édifice actuel fut construit, en 1695, par Guillaume Le Gall, de la paroisse de Peumerit-Quintin, qualifié « maistre architectque ». Il a été restauré en 1853 ; puis, en 1921, le campanile fut exhaussé d’un étage, sur les plans de M. L. Cosson. Sur la façade, inscription : « Mgr de Francheville, évêque de Périgueux, bienfaiteur insigne, 1695 », et statues de Catherine de Francheville et du Père Maunoir. Mobilier : Retable du XVIIème siècle avec la Vierge couchée, comme au Yaudet. Il a été restauré, en 1872, par Philippe Le Merer ; statues, de la fin du XVIIème siècle, de la sainte Vierge, saint Pierre, saint Paul, saint Jean évêque, saint Jean-Baptiste, saint Yves, entre le riche et le pauvre, en costume Louis XIV. Parmi les statues modernes : saint Corentin et saint Jude. Au XXème siècle, un petit édicule fut édifié sur le placitre avec les restes des piliers de justice de Beaucours, près de Lanrivain, et de ceux de Kerbastard, près Kergonant. " (R. Couffon). La chapelle possède un carillon de seize cloches, installé en 1925. Les huit verrières datent de la fin du XIXème siècle ;

les anciennes chapelle aujourd'hui disparues : - la chapelle de la Trinité, près de Kerbastard. Elle existait encore au XVIIIème siècle ; - la chapelle de Kerbastard, à 500 mètres de la précédente. Un monceau de pierres en marque l’emplacement ; - la chapelle Saint-Gildas, près de Kerguilliau ; - la chapelle Saint-Minel, au village de Bodinel. Saint Minel, suivant la tradition locale, est un surnom de saint Guénolé, ne serait-ce pas plutôt saint Guenael ; - la chapelle de Kerlagadec. Dans le grenier de la ferme, des statues en provenant tombent en poussière en 1937 ; - l'oratoire de Kerehren (R. Couffon) ;

le calvaire (1548), situé dans l’enclos paroissial. Il a été mis en pièces sous la Révolution et restauré en 1866 par Yves Hernot. Ce calvaire comporte trois croix et plusieurs personnages sculptés ;

Calvaire de Lanrivain (Bretagne).

l'ossuaire (XV-XVIème siècle), situé dans l’enclos paroissial ;

les croix de Kerphilippe (1753), de Croaz-Nevez (1708), de Saint-Antoine (XVIIIème siècle), de la Trinité à Crech-Morvan (1789), de Kergoliou (1736) ;

le calvaire de Bodinel (1590). Une inscription indique la date de 1590 et le nom du commanditaire qui est dom G. Belo. On y trouve le Christ, la Vierge Marie, saint Jean et plusieurs anges. Au revers, se trouve Notre-Dame de Pitié, en compagnie de Nicodème et de Madeleine ;

le manoir de Gollodic ou Gollédic (XVI-XVIIème siècle), propriété de la famille de Plésidy (au XVIème siècle), et de de la famille La Ville Chevalier (à la fin du XVIIème siècle). On y voit un pigeonnier. Le double porche date du XVI-XVIIème siècle ;

le manoir du Grand-Launay (XVIIIème siècle) ;

le manoir de Kerphilippe (XVI-XVIIème siècle). Propriété de la famille Kérémar (à fin du XVème siècle) et de la famille Pentrez (au milieu du XVIIème siècle). On y trouve les armes de Gaspard de Crésolles, époux d'Hélène de Kérémar (au XVIIème siècle). La porte date du XVIème siècle. Les fresques de l'édifice semblent datées du XVIIème siècle ;

les fontaines de Bodinel (1740), du Gueodet ou Guiaudet (XVIIème siècle), de Saint-Antoine (XVIIème siècle) ;

Lanrivain (Bretagne) : chapelle du Guiaudet.

les maisons du Burlaouen (1610), de Kerlohou (XVIIème siècle), de Guerlosquet (1734), de Guerroquart (1648), de Kergoliou (1763), du Pouligou (1690), du Rest (XVI-XVIIème siècle), du bourg (1726), de Saint-Antoine (XVIIème siècle) ;

A signaler aussi :

les deux menhirs de Leur-Min ;

le menhir de Kerbalanou ;

les tumuli de Douar-Ros et de Kermodu (âge de bronze) ;

l'ancien château de Kerbastard, aujourd'hui disparu. La seigneurie possédait jadis un droit de haute justice, des prééminences et prérogatives en Bothoa, Lanrivain et Kérien avec droits d'armoiries : « .... le manoir, colombier et refuge à pigeons, chapelle, moulins, la métairie du manoir, des convenants, droit à dixmes, droit de mouture au moulin de Kerbastard, droit de haute, basse et moyenne justice avec fourches patibulaires et justice à 4 pots sise au village de Kergonan, prééminences dans les églises de Bothoa, Lanrivain et Kérien » (Archives départementales des Côtes d'Armor). Propriété successive des familles Le Prévost (vers 1381 et 1491), Droniou (en 1500), Kergroades (1543), Pallue (en 1583), Malestroit, seigneurs de Beaucours (vers 1589), Seillons (Charles-Paul de Seillons, vers 1635 et en 1649), Loz (1724), Tanguy (en 1798). Un aveu daté du 17 mars 1787 mentionne : « L'ancien château de Kerbastard qui consiste en un grand corps de logis avisagé vers midi, construit de murs en pierres communes du terroir, taillées aux coings, portes et fenestres, couvert d'ardoises en croupes, contenant de long par devant compris ses deux pignons est et ouest 136 pieds et de laize aux bouts 24 pieds et au milieu 28 pieds compris son donjon ou gloriette au milieu qui avance en la cour vers midi de 4 pieds et demi sur 28 pieds de long, plus élevé que le surplus dudit logis et couvert en impérialle où est la porte d'entrée et l'escalier de pierres de taille à 4 volées pour servir les appartements supérieurs ... »   (Archives départementales des Côtes d'Armor) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LANRIVAIN

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Lanrivain. Lanrivain dépendait jadis de la paroisse de Bothoa.

 

Seigneurie de KERGUILLIAU en Lanrivain (encore appelée Quilliguilliau ou même Crec'hguilliau). Cette seigneurie appartient : - En 1478 à Geoffroy du Vieux-Chastel fils de Guillaume, seigneur de Brunot en Trébrivan et de Catherine de Kerloaguen. - En 1491 à Guillaume du Vieux-Chastel, mineur, sous la garde de sa mère Catherine de Kerloaguen, dame de Brunot. - En 1527 à Louise du Vieux-Chastel épouse de Jean Droniou (alias de Botigneau ou Botdigneau). - En 1546 à Alain de Botigneau (alias Droniou) fils de Jean de Botdigneau et de Louise du Vieux-Chastel et sous la garde de son frère Jean. Cet Alain épousa Marie de Kergorlay d'où une fille unique, Jeanne qui épousa François de Kerc'hoënt. - En 1649 à Charles Paul de Seillons, baron de Viré. - En 1679 à Rolland Loz seigneur de Beaulieu. - En 1690 à Claude Loz. - En 1754 à Marie Jeanne Loz de Beaulieu, comtesse douairière [Note : Veuve jouissant d'un droit (conventionnel ou coutumier) sur les biens de son mari] de Sarsfield. - En 1787 à Guy Claude, comte de Sarsfield.

Aveu (Source : Archives départementales, Ille et Vilaine, 1 F 1268) : Kerguilliau, le 16 avril 1491. Aveu par Catherine de Kergoloeguen dame de Brunot, tutrice de Guillaume du Vieux-Chastel son fils seigneur de Quilliguilliau en la trêve de Lanrivain. Les terres touchent celles des Beaucours. Seigneurie de ligence sur les héritages d'0llivier de Plusquellec, Sr de Rostremeur, de Geoffroy Le Prévost, d'Henry du Disquay, d'Henry.... ? estant à Kerbernard. Seigneurie de ligence sur le manoir de Kerbastard qui est à Geoffroy Le Prévost. Item ligence sur les héritages de Jean de Beaucours à Keramangol. Item sur sur les héritages de Jean Derien et consorts, d'Yvon le Moign, de Guillaume Philippes, sur les héritages d'Yvon Evenou, de feu Marguerite le Fou femme en son temps d'Henry le Baher à Keramanevergal ( ?), sur les héritages de Plézou du Disquay à Kerangoh. Seigneurie de ramage sur les héritages Geoffroy Bogar, Dom Guillaume Bogar, Jéhan Bogar, les enfants de Pierre Bogar au village du Cosquer ; sur Rolland de Beaulieu au village de Kerguz, Languegant, Roc'harhanaff ; item sur les héritages du Disquay au village de Quenéc'hamon, sur les héritages Henry Le Mynec ; item sur les héritages de la déguerpie de feu Jehan de Mordelles à Kerhallou ; item sur les héritages de Tiphaine du Boisberthelot aux villages du Danouët et Kermapreden ; les héritages de Guillaume de Kernouël (ou Kernevel...) ; les héritages de la déguerpie de Roland Phélipes à Burlaouën, du Danrouët ; sur les héritages de Jehan de Plésidy à savoir le manoir du Collédic et au village du Danouët ; les héritages de Guillaume le Page à Kermapreden ; les héritages d'Yvon Le Soudouaër au village de Coëtrosfiaouët ( ?) ; de Guillaume Raoul au Guern ; ramage sur les héritages de Bertrand du ... (effacé) à savoir le manoir de Quenec'hquen et son moulin ; sur Alain Le Magoarou à Keranbolzer ; sur Jehan.... A Kerohou et Jehan Prigent au dit village ; item sur Geoffroy Keriel et Jehan Le ... ? au village de Keryel qui joint sur la terre de Guillaume Ruffault ; sur Guillaume Riou ; sur les terres de Rolland de Beaulieu et de Dom Allain Penhouët.

Sur un acte du 9 octobre 1478, l'on cite, en plus, les héritages de Bertrand du Vieux-Chastel.

Il existait, je pense, une famille de Kerguilliau dont les armes pourraient être celles qui, selon un aveu ancien, se voyaient autrefois au-dessus de la porte principale du vieux manoir du Rocleu : " d'argent au chevron de gueules accompagné de trois tourteaux ou quintefeuilles de même ". L'on retrouve ces armes dans un aveu de la terre de Kerdaniel en Plouguer, en alliance avec les Dymanac'h Sr. de Kerdaniel. Cependant nous n'avons aucun texte nous permettant d'affirmer que cette famille de Quilliguilliau (ou Kerguilliau) ai possédé Le Rocleu. Les armes autrefois décrites au Rocleu pourraient être celles des Beaucours qui ont effectivement possédé cette terre au XVème siècle (un chevron accompagné de trois tourteaux). Les armes des Kerguilliau (un chevron et trois quintefeuilles) identifiées comme étant celles de Jehan de Quilliguilyau (Armorial de Cornouaille) seraient ainsi dérivées de celles des Beaucours. C'est une hypothèse.

En 1787 (Source : Archives départementales d'Ille et Vilaine, 1 F 1262),  Guy Claude comte de Sarsfield, seigneur de Kerbastard, Kerguillio, Beaulieu et autres lieux, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint Louis [Note : Institué par Louis XIV en 1693, pour récompenser le mérite militaire. Il était ouvert à tous les officiers catholiques, d'origine noble ou bourgeoise, ayant dix ans de service et s'étant distingués. Cet ordre, supprimé en 1792, fut rétabli par les Bourbons en 1814 et disparut en 1830. La croix de l'ordre était à 8 pointes cantonnée de fleurs de lis d'or], cy-devant colonel au régiment de Provence infanterie, demeurant ordinairement en son hôtel à Paris, rue du Pot de Fer, paroisse Saint Sulpice, lequel a confessé tenir et posséder de très haut et très puissant seigneur Reynaud César Louis Vicomte de Choiseul ancien.... ? de feu Monseigneur le Dauphin, maréchal de camp et armées du Roy, ci-devant son ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire près leurs majestés siciliennes, duc de Praslin, comte baron de Quintin et de très haute et très puissante Dame Margueritte Guyonne de Durfort de Lorge son épouse, duchesse de Praslin, vicomtesse de Choiseul, comtesse baronne de Quintin et que d'eux il tient prochement et noblement sous leur comté et baronnie de Quintin, les biens ci-après : Beaulieu en ruines où il y a l'emplacement d'un ancien manoir dont il ne reste plus aucune élévation, comblé de ses matériaux, en la trêve de Lanrivain, paroisse de Botoha.... (Suit la description de toutes les terres).... Le comte de Sarsfield, seigneur de Beaulieu a droit à des prééminences et une chapelle prohibitive en l'église de Lanrivain en l'aile gauche avec armes, écusson et alliances dans la vitre et en l'église de Peumerit, armes, écussons placés au plus haut de la maîtresse-vitre ; bancs, accoudoirs et tombes prohibitives auxdites églises, lesquelles églises ladite seigneurie de Quintin est la supérieure. Beaulieu est advenu à Guy Claude de Sarsfield de la succession de feu dame Marie Jeanne Loz, comtesse de Sarsfield sa mère. La dite terre et seigneurie de Beaulieu a droit de cour, fief et juridiction, justice moyenne et basse qui a droit de s'exercer au bourg de Lanrivain et qui s'exerce aujourd'hui en l'auditoire de Kerguillio par juges, procureur fiscal, greffiers, notaires, procureurs et sergents, sur ses vassaux avec pouvoir de les contraindre par la dite juridiction de Beaulieu aux droits féodaux et domaniaux, droit de succession de bâtards, sceau, sep et colliers, pour voyance de mineurs, confection d'inventaire, création d'officiers et généralement tous autres droits dus et attribués à pareil degré de juridiction. Déclare encore Guy Claude de Sarsfield que feu messire Claude Hyacinthe Loz, seigneur de Beaulieu et Conseiller au Parlement de Rennes, père de ladite dame Comtesse de Sarsfield, désigna en partage à dame Gillette Marie Loz sa soeur puinée, épouse de messire François Louis des Marais, seigneur de Moneau aussi conseiller au Parlement par acte du 30 janvier 1699, controllé à Rennes le onze février, les différents héritages ci-après qui dépendaient auparavant de la dite terre et seigneurie de Beaulieu aux conditions que le dit seigneur de Beaulieu demeurerait paisible possesseur et propriétaire de tous droits honorifiques et prééminences d'église tant de la terre du Rocleu qu'autres rentes, domaines et généralement de tout ce qui n'était pas compris dans cette désignation et que les domaniers et vassaux compris en la désignation faite à la dite dame de Moneau suivraient les moulins auxquels ils avaient été sujets jusqu'alors et les domaniers et vassaux réservés par le seigneur de Beaulieu qui avaient coutume de suivre les moulins désignés à la dite dame de Moneau continueraient de les suivre, lesquels héritages compris en cette désignation qui dépendaient de la dite seigneurie de Beaulieu en 1679 sont savoir : (suit la description de divers terres toutes situées en Peumerit).

Kerguillio, anciennement nommé Quilliguilliau, est déclaré le 2 juillet 1787 par Guy-Claude de Sarsfield, seigneur de Saint Armel, ancien colonel du régiment de Provence infanterie. Il y est dit que Kerguillio en la trève de Lanrivain a été incendié en 1770 et rétabli en partie pour servir de logement aux fermiers dudit manoir. " Déclare ledit seigneur de Sarsfield qu'à cause de ladite terre et seigneurie dé Kerguillio, il a la seigneurie en juveigneurie [Note : Dans la Bretagne centrale, l'uzement (droit coutumier) de Rohan présentait un mode de succession original : il était construit à partir du plus jeune des garçons. L'ordre de succession s'établissait ainsi : Le garçon le plus jeune. Les autres garçons par ordre d'âge croissant. Les filles, en commençant par la plus jeune. Ce mode de partage ne concernait que l'immobilier. Le mobilier se répartissait entre tous les enfants, selon le mode égalitaire. Quand les parents ne possédaient qu'une tenu, ce qui était le cas le plus fréquent, celle-ci revenait en entier au fils cadet-juveigneur] par représentation sur tous les héritages délaissés ci-après qui furent donnés en partage aux cadets de la maison : le Cosquer en Lanrivain, les terres données autrefois à Gillette du Vieux-Chastel, dame de Coatcouraval épouse de François de Boutteville ; manoir de Crec'hquene autrefois Quenec'hquenen et ses moulins en Keryen, Kerambouler, Kerohou en Kerien, Keryel aultrement Keranquiel ; Crécom en Bothoa, Kersaint en Bothoa, sur les terres autrefois données à Margueritte du Vieux-Chastel épouse d' Yvon de la Lande sieur et dame de Rostremeur et mère d'autre écuyer Yvon de la Lande ... sur les héritages de Rolland de Beaulieu, sieur de Couasquer et de Kergly, seigneur et dame de Créhillac, de Louis du Boisberthelot, de Philippe, Jean et René Pinart sieur de Cadoalan et autres, à présent sous ladite dame Louise de Saint Germain, douarière de Lorgeril . Droit de justice exercé au bourg de Lanrivain, droit de fondateur des chapelles de Saint Gueltas autrement dit de Kerguillio et de la Trinité. Droits en l'église tréviale de Lanrivain : enfeux, pierres tombales et la chapelle de Beaulieu à l'aile gauche de ladite église ; banc et escabeau fermé en l'église de Bothoa desquelles églises et chapelle ladite seigneurie de Quintin a les droits de supériorité. La même année Guy-Claude de Sarsfield déclare Kerbastard en Lanrivain avec haute, moyenne et basse justice exercée au bourg trévial de Lanrivain et à Kerguillio (arrêt de la Cour de 1752) avec patibulaire à 4 piliers élevés il y a plusieurs siècles à Parc en Justice aultrefois Parc Tyrien en But (tenue du Pennec au village de Kergonnan) en Lanrivain et en l'église de Bothoa. Cet aveu (Source : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 F 1266) est très complet : l'on y cite un aveu de 1583 faisant état des disputes entre la seigneurie de Quintin et celle de Penthièvre au sujet des droits tenus par Kerbastard sur des terres situées en Magoar. L'on trouve aussi aux archives départementales d'Ille et Vilaine, deux autres aveux rendus par Rolland Loz. - 1678 : Rolland Loz Sieur de Beaulieu, Kerbastard et autres lieux est propriétaire de vielles mazières nommées vulgairement, le chasteau du Loc'h en la trève et bourg du Loc'h en Maël Pestivien [Note : Le quartier du Loch fut rattaché à Peumerit-Quintin en 1832] , échues audit seigneur de Beaulieu de la succession de feu messire Toussaint Loz vivant chevalier seigneur de Kernaleguen son père auquel elles étaient arrivées de la succession de dame Marie Hemery sa mère qui était fille de Roland Hemery seigneur du Rocleux (lire Hemery ou Henry). - 1679 : Rolland Loz, seigneur de Beaulieu, Kerbastard, Kerguilliau, le Rocleu, Kerhadel, le Goascazre, Guernaleguen, Langart, Kerihuellen, résidant en son manoir de Kerbastard ; droits en l'église de Lanrivain, en la chapelle Saint Gueltas, en la chapelle de la Trinité (succession collatérale du feu baron de Viré qui les tenait du marquis de Rosmadec de Molac). La famille Loz semble s'être établie dans ce secteur suite au mariage de l'un de ses membres avec Marie Hemery héritière du Rocleu en Peumerit-Quintin, fille de Rolland Hemery seigneur du Rocleu et de Claude de Quenec'hquevilly. (En déchiffrant l'acte l'on peut hésiter entre Hemery et Henry). Le Rocleu appartenait : - en 1486 à Jean de Beaucours. - en 1554 à Conan Garic. - en 1649, 1651, 1665 à Toussaint Loz. - en 1679 à Rolland Loz. - en 1690 à Claude Loz.

De la famille de Sarsfield à la famille de Damas. 1790 : succession de feu Guy-Claude de Sarsfield ancien chevalier de l'ordre royal et militaire de saint Louis et colonel du régiment infanterie de Provence frère aîné noble de feu Jacques-Hyacinthe de Sarsfield, lieutenant général des armées de France pour parvenir au rachat des dits biens acquis à la Nation et au Roy par le décès dudit chevalier arrivé en son hostel à Paris, rue du Pot de Fer paroisse Saint Sulpice le 22 mai 1789. Jacques-Hyacinthe est le père de Marie-Gabrielle-Margueritte de Sarsfield qui épouse Charles de Damas, colonel de cavalerie. Le couple Damas-Sarsfield habite à Paris, cour des Belles Chasses, rue Saint Dominique, paroisse Saint Sulpice. Charles de Damas de Cormaillon né en 1758 à Fain-Lès-Montbard en Bourgogne fut connu sous le titre de baron de Damas. Il était en 1789 colonel en second au régiment de la Marche-Cavalerie. Il fut pendant l'émigration, aide de camp de Monsieur, comte de Provence et périt dans l'expédition de Quiberon [Note : Durant la Révolution, les anglais débarquèrent avec une petite armée d'émigrés commandée par Hervilly, Puisaye et Sombreuil (le 27 juin 1795). Elle fut rejetée à la mer par Hoche, et, en dépit d'une capitulation contre laquelle on avait promis la vie sauve, plus de 700 prisonniers furent fusillés sur les ordres du Comité de salut public. L'échec de l'opération fut attribué à la trahison de Puisaye ]. Il avait épousé en 1784 Marie-Gabrielle-Margueritte Sarsfield qui fut admise cette même année aux honneurs de la Cour. Césaire le Coënt évoque dans ses écrits le chouan Damas ; de Kerlouët en Kerien il pouvait apercevoir, écrit-il, les bois que ce chouan avait autrefois possédés ainsi que ceux des Villiers de l'Isle Adam.

 

Seigneurie de BEAULIEU en Lanrivain. Aveu en date du 9 août 1754 (Source : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 F, 1261). Dame Marie Jeanne Loz de Beaulieu, dame douairière, comtesse de Sarsfield, propriétaire des terres de Kerbastard, Beaulieu, Kerguillo, Le Rocleu, Quersegallec, Le Goascazre et autres lieux demeurant à Rennes en son hostel près la place du Champs Jacquet, paroisse Saint Aubin. Aveu à Guy de Durfort, duc de Lorge, comte et baron de Quintin, vicomte de Pommerite-Le-Vicomte, seigneur d'Avaugour, Quintin au Guéméné, Beauregard, l'Hermitage et autres lieux sous le comté et baronnie de Quintin. Marie Jeanne Loz fait aveu pour le château de Beaulieu, en ruine, en Botoha, trève de Lanrivain (suit la description détaillée de toutes les terres avec les noms des occupants). Cette seigneurie de Beaulieu lui est advenue de la succession de messire Claude Hyacinthe Loz, chevalier seigneur comte de Beaulieu et de dame Françoise Magon son épouse, ses père et mère aux fins de l'acte de transaction, cession et licitation passé entre elle et messire Nicolas Claude Hyppolite Loz, chevalier, comte de Beaucours son frère aîné en date du .. août 1749. A cause de cette seigneurie de Beaulieu, la déclarante possède une chapelle du côté de l'Evangile en l'église tréviale de Lanrivain avec vitre où sont placés les écussons et armoiries de ladite seigneurie, bancs, accoudoirs et tombes prohibitives et un droit de haute, moyenne et basse justice qui s'exerce au bourg de Lanrivain.

En 1422, la terre de Beaulieu appartenait aux Plusquellec. A la même date, l'on trouve Rolland de Beaulieu qui possède Kertilly, Saint Antoine et le Roscouët en Lanrivain.

Claude Hyacinthe Loz sieur de Beaulieu fut conseiller au Parlement de Bretagne. Il est le fils de successive Roland Loz seigneur de Beaulieu et de dame Mathurin Jégou, sa seconde femme. Il naquit en 1667 et mourut en la paroisse Saint Michel de Saint Brieuc le 25 février 1741. Il avait épousé Françoise Magon fille de noble homme Jean Magon sieur de la Lande et de Melle Laurence Eon, dame de Longpré, née à Saint Malo le 30 juillet 1669. Il fut notamment le père de Nicolas Claude Hyppolite comte de Beaucours, lui-même père d'Hyppolite Louis Marie marquis de Beaucours, conseiller au Parlement puis avocat général, retraité en 1823. Marie Jeanne Loz, comtesse de Sarsfield résidait souvent au manoir de Kerbastard en Lanrivain ainsi qu 'en atteste la correspondance qui lui est adressée à cet endroit.

 

La Terre de KERBASTARD en Lanrivain. Déjà, en 1381, année de ratification du second traité de Guérande [Note : Le premier traité signé le 12 avril 1365, mit fin à la guerre de la succession de Bretagne : Jean de Montfort, seul duc de Bretagne . Le second traité de Guérande du 4 avril 1381, règle les rapports entre la Bretagne et la France. La neutralité bretonne est reconnue et Jean IV renonce à son alliance avec les anglais, fait allégeance de pure forme, au roi de France, Charles VI et enfin pardonne aux partisans des Penthièvre-Blois. La Bretagne est ni anglaise, ni française], Kerbastard appartient aux Le Prévost. En effet, Henry Le Prévost, sire de Kerambastard, ratifie ce traité. Il porte comme armes : " d'or au lion de gueules, armé, lampassé et couronnée d'azur, à la bordure componée d'or et de gueules " [Note : Pour cette famille, Potier de Courcy donne des différentes : " d'azur à 3 quintefeuilles d'argent " (armorial de Guy Le Borgne)]. Il aurait existé autrefois une famille de Kerbastard qui se fondit dans la famille Le Prévost ou le Provost laquelle possède déjà Kerbastard en 1422. - La terre appartenait en 1478 à Geoffroy le Provost. - En 1491, l'on cite les héritages de Geoffroy Le Provost à Kerbastard. - En 1500, Kerbastard est cité dans un aveu de Jehan de Malestroit seigneur de Beaucours. - En 1527 Pierre Droniou (alias de Botigneau) rend aveu par cette terre et celle de Quilliquilliau (Kerguilliau) pour lui, son fils Jehan et sa femme Louis Vieux-Chastel (Archives départementales d'Ille et Vilaine, F 1268). - En 1583 : aveu de la terre et seigneurie de Kerbastard rendu à Quintin par Jeanne de la Pallue ; le lieu de Kerbastard possède haute, moyenne et basse justice (justice à 4 pots). Jeanne de la Pallue est dame de Lanros et épouse de François de Keraldanet sieur du Rascol. Kerbastard comporte : portes, étables, vergers, jardins, bois, rabines, colombier et refuge à pigeons, moulins... la métairie et de nombreux convenants ; Prééminence et prérogatives en Bothoa, Lanrivain et Kérien avec droits d'armoiries. Jeanne de la Pallue tient Kerbastard de François de Kergroadès par succession collatérale. Ce François de Kergroadès est cité seigneur de Kerbastard à la montre de 1543 pour Bothoa. - En 1589, c'est Claude de Malestroit seigneur de Beaucours que rend aveu pour cette terre. - En 1622, inventaire du mobilier du manoir noble de Kerbastard après décès de Dame Marie de Keraldanet, dame de Viré par son mariage avec René de Seillons. - En 1635 : nous trouvons Charles-Paul de Seillons seigneur de Viré, baron de Beaulieu, fils aîné de René. Il réside le plus souvent dans son manoir de Kerbastard (Archives départementales Côtes-d'Armor, B 39). Il acheta, en 1633, la terre de Kerguilliau et en 1653, celle de Beaucours (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 2 EL 310, et Archives des Côtes d'Armor, B 54). Il avait épousé d'abord une demoiselle Toupin puis Françoise le Digouédec. - En 1649, Charles-Paul de Seillons réside à Kerbastard et déclare cette seigneurie : le manoir, colombier et refuge à pigeons, chapelle, moulins, la métairie du manoir, des convenants, droit à dixmes, droit de mouture au moulin de Kerbastard, droit de haute, basse et moyenne justice avec fourches patibulaires et justice à 4 pots sise au village de Kergonan, prééminences dans les églises de Bothoa, Lanrivain et Kérien. Héritage échu à Charles de Seillons de la succession directe de sa mère Marie de Keraldanet qui elle-même l'avait eu en partage de son frère aîné Guy (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 F 1266). Charles-Paul a une soeur puînée Marie qui héritera au Goascaër (en Botmel). Elle épousera François du Parc de Keryvon. Sans enfant, elle se fera religieuse à Guingamp après le décès de son mari (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 2 EI 310). Kerbastard passe ensuite à la famille Loz. Rolland Loz avait épousé Marie Hemery héritière du Rocleu en Peumerit-Quintin puis Jacquette du Combout. De cette union serait né Toussaint Loz lequel, aurait épousé vers 1636, Claire de Seillons puis, en 1646, Margueritte de Plésidy. Il fut père de Rolland seigneur de Beaullieu, de Toussaint seigneur du Rocleu, d' Ysabelle et grand-père de Claude-Hyacinthe dont la fille Marie-Jeanne épousa un Sarsfield (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 F 1266). - En 1724, Pierre-0llivier Loz chevalier, seigneur comte de Beaucours, mestre de camp d'un régiment de dragons de son nom, chevalier de l'ordre militaire de Saint louis habite Kerbastard. - En 1798, le " château " de Kerbastard fut vendu à Yves et François Tanguy avec " ses divers appartements, sa chapelle, son écurie, sa remise, le tout en pierres de taille, sa grande cour pavée et son puits "...  (Archives départementales des Côtes d'Armor, E 1869). L'aveu du 17 mars 1787 rendu par Guy-Claude, comte de Sarsfield pour Kerbastard fait état de : " L'ancien château de Kerbastard qui consiste en un grand corps de logis avisagé vers midi, construit de murs en pierres communes du terroir, taillées aux coings, portes et fenestres, couvert d'ardoises en croupes, contenant de long par devant compris ses deux pignons est et ouest 136 pieds [Note : Mesure équivalent à 0,324 mètre] et de laize aux bouts 24 pieds et au milieu 28 pieds compris son donjon ou gloriette au milieu qui avance en la cour vers midi de 4 pieds et demi sur 28 pieds de long, plus élevé que le surplus dudit logis et couvert en impérialle où est la porte d'entrée et l'escalier de pierres de taille à 4 volées pour servir les appartements supérieurs ... etc. ". Les armes de la famille Loz figurent sur le portail du jardin, le colombier dont on voit encore les vestiges cette année 1787 est en ruine depuis plus de 20 ans, le moulin à eau à " trois tournants ", les fermes, tenues et convenants sont citées ainsi que les droits et prééminences attachés à cette terre noble de Kerbastard (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 F 1266).

 

La seigneurie de BEAUCOURS s'étend sur Bothoa, Lanrivain et Canihuel. Aveu par la seigneurie de Beaucours en Botoha. Le 21 août 1756, Nicolas Claude Hyppolite Loz, chevalier chef de nom et d'armes, seigneur châtelain des terres de la seigneurie de Beaucours, de Bonamour et du Pavillon, seigneur de la trêve et seigneurie de Saint Ilan le Roy, de la Vigne, du Bois..., du Quilhet, de Brangolo, de la Ville-Houeix, de la Ville-Morvan, de la Ville-Delon et autres..., fils et héritier principal et noble de haut et puissant messire Claude Hyacinthe Loz chevalier, seigneur de Beaulieu, de Beaucours et autres lieux, demeurant en son château de Saint Ilan le Roy, paroisse de Langueux, évêché de Saint Brieuc, fait aveu à Guy de Durfort, duc de Lorge comte et baron de Quintin et d'Avaugour, seigneur de Pommerit-le-Vicomte à cause de son duché de Lorge au membre de Quintin. Cet aveu contient 122 feuillets précieux pour l'histoire locale car toutes les terres s'y trouvent détaillées avec l'identification des occupants. Le seigneur de Beaucours est dit patron et fondateur de l'église de Bothoa, de la chapelle de Saint Eloy en ladite paroisse, de l'église tréviale de Lanrivain, et, en cette qualité il a les prières nominales aux dites églises, tombes, enfeus, bancs à queue et à accoudoirs savoir : en l'église de Bothoa au choeur et près le grand autel et en celle de Lanrivain, près de la balustrade du choeur ; écussons de ses armoiries et de celles des anciens seigneurs de Beaucours placés aux maîtres-vitres des dites églises aux lieux les plus éminents après le seigneur supérieur et en d'autres endroits tant en bois qu'en pierre de taille ; droits de lizières (ou litres) aux-dites églises et chapelle ; droit de halles, de foires et de marchés au bourg de Lanrivain ; de faire lever la coutume le jour que se tiennent les dites foires et marchés ; lesquelles foires sont au nombre de six pour chacun an, savoir la première, le 12 de mars jour de saint Grégoire ; la deuxième le 6 de may, jour de la Saint Jean-parlant-Latin ; la troisième le 12 de juin, lendemain de la Saint Barnabé ; la quatrième le premier lundi de septembre ; la cinquième le 9 d'octobre, jour de la Saint-Denis et la sixième, le 13 de décembre jour de Sainte Luce et les jours de marché tous les mercredis de chaque semaine ; droits de moulins à fouler draps ; haute, moyenne et basse justice avec un patibulaire à quatre pots situé près ledit bourg de Lanrivain dans le champs nommé " Parc ar Justice " ; sep et colliers au dit bourg de Lanrivain ; droit de chasse et de pêcherie ; juges et gardes gruyers [Note : Contrôle sur les Eaux et Forêts] ( ?) ; nomination de juges et officiers comme sénéchal, alloué, lieutenant, procureur fiscal, notaires, procureurs, greffiers et sergents pour l'exercice des dites juridictions au bourg de Lanrivain sur ses hommes, vassaux et tenanciers ; lesquels hommes, vassaux et tenanciers sont sujets à la Cour, juridictions et audits moulins à bled et à fouler draps ; à faire la cueillette et levée du rôle rentier de la dite châtellenie et seigneurie de Beaucours ; à se trouver au guet des foires et généraux plaids d'icelle armés de fusils ou bâtons ferrés sans bannies ni assignations au préalable à peine de trois livres quatre sous d'amende pour chaque contravention aux autres obéissances, droits, privilèges et prestations ; de tout quoi le seigneur de Beaucours est en possession par lui, ses prédécesseurs et autres et à raison de tout ce que devant, ledit seigneur de Beaucours reconnaît être un homme, sujet et vassal dudit seigneur duc de Lorge ; à cause de son duché et baronnie de Quintin et qu'il lui doit l'obéissance tel qu'un homme noble doit à son seigneur proche et lige (Source : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1F 1260).

Il existait une famille de Beaucours autrefois puissante mais son importance sociale décrite dès le XVème siècle. A cette époque, on les retrouve seigneurs de Lopuen en Locarn et du Rocleu en Peumerit-Quintin, en 1486. J'ai aussi noté Jeanne Beaucours, tutrice de Jeanne de Kerampuil, en 1548. Beaucours seigneurie importante appartint notamment à la famille de Malestroit : - Jehan de Malestroit en 1500. - Claude de Malestroit en 1539. - A nouveau, Claude de Malestroit seigneur de Keraër en 1543. - Charles de Seillons en 1660. - Pierre 0llivier Loz chevalier, seigneur comte de Beaucours en 1724.

(publié avec l'autorisation de l'Association d'Histoire et d'Archéologie de la région de Bourbriac, Jean-François Coënt, 2001).

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Lanrivain (Lanriven) sont mentionnés :

Yon Bougac, default ;  

Pierre Plisidy, default ;  

Jacques Boranner, default ;  

Geffroy le Minec, représenté par maître Pierre son frère, disant faire corselet.

à compléter)

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