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GUENROC |
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La commune de Guenroc ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GUENROC
Guenroc vient du breton « gwen » (blanc) et « roch » (rocher).
Guenroc est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plumaudan. Guenroc est mentionné pour la première fois en 1286 (Anc. év. III, 288) à l'occasion d'une enquête sur les prétentions d'un certain Hamon Prigent d'édifier un moulin sur une terre appartenant à l'abbaye de Boquen depuis 1205 (don du prieur de Léhon).
Guenroc est mentionné comme paroisse dès 1371 (lors d'une déposition par le chevalier Guillaume Ruffier au procès de canonisation de Charles de Blois) et dépend de l'archidiaconé de Dinan et du doyenné de Plumaudan.
On trouve mentionné un certain Guillaume de Guenroc dans une montre du seigneur de Montfort au XIVème siècle. Cette paroisse appartient dès 1447 au diocèse de Saint-Malo. Elle dépendait jadis de la subdélégation de Montauban et du ressort de Dinan. La cure était à l'alternative suivant Ogée. Le Pouillé de Tours dit que l'évêque de Saint-Malo conférait l'église paroissiale, dont le revenu était de 300 livres. Guenroc élit sa première municipalité au cours du premier trimestre de 1790. Par ordonnance du 16 mars 1820, le territoire de la succursale (ou paroisse) de Guenroc est diminué de celui de la succursale de Saint-Maden.
On rencontre l'appellation Guenro en 1371, en 1381, en 1447 et en 1513.
Note : la commune de Guenroc est formée des villages : les Fosses, Lustembour, la Touche, la Roche, Ville-Oria, Ville-au-Bas, Beaumelin, la Giguais, la Rosais, la Ville-Bourdais, la Ville-Auray, Cariou, Launay, la Chottais, le Pré-Dalun, etc...
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PATRIMOINE de GUENROC
l'église Saint-Gervais et Saint-Protais (1465), reconstruite au XVIIIème siècle. Le choeur est reconstruit en 1755. Le bénitier date du XIIIème ou XVème siècle : il porte sur ses flancs des figures sculptées. Un statuaire "le diable de Guenroc", en bois polychrome, date du XVIIIème siècle. Cet édifice possède, sur le portail occidental, la date de 1465 et une inscription gravée en caractères gothiques sur le chapiteau-corniche de son côté nord ; | |
la croix du Defas (ou des Défas) ou croix de Dol (ou de Beaumelin) (XVIIème siècle). Elle est érigée sur l'emplacement où ont été enterrées les victimes de l'épidémie de peste de 1638-1639 ; | |
le manoir de Lattay (XVIIIème siècle). En 1311, la demeure appartient à Bertrand de Saint-Pern, parrain de Du Guesclin et alors gouverneur de la place forte de La Roche-Derrien. Bertrand de Saint-Pern accompagna Jean, sire de Beaumanoir, lorsque ce dernier conduisit en Angleterre les enfants de Charles-de-Blois pour otages de la rançon de leur père, qui n'avait pu trouver 100 000 florins d'or, somme à laquelle il avait été taxé. Une des filles de Bertrand de Saint-Pern figure au nombre des abbesses de Saint-Georges de Rennes. Le 7 septembre 1648 sont vérifiées au parlement de Bretagne les lettres patentes par lesquelles la seigneurie du Lattay avait été érigée en châtellenie pour Jean de Saint-Pern. Pierre de Saint-Pern né à Rennes le 27 mai 1635 est l'un des seigneurs de Lattay. Il meurt à Lattay le 2 février 1698. Le principal corps de bâtiment est démoli vers 1930 ; | |
le manoir de Launay ou LAulnaie (XIV-XXème siècle). Propriété de Geoffroy de Bremieux en 1447 ; | |
le manoir de la Giguais (XVème siècle). Propriété de Caro de Saint-Pern en 1447 ; | |
le manoir de Cariou (1634) ; | |
la maison du bourg (1752) ; | |
les maisons anciennes de la Giguais ; | |
4 moulins dont les moulins à eau de la Roche, Bellin, St Jud, |
A signaler aussi :
la découverte de nombreuses haches en pierre polie, ainsi que le passage de la voie d'Alet à Duretie ; | |
les halles (vers 1649). Ses halles sont restaurées vers le milieu du XVIIIème siècle par Pierre Placide de Saint-Pern ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de GUENROC
Les premiers seigneurs du lieu portent le nom de Guillaume de Guenroc (vers 1321) et Jehan de Guenroc, écuyer de l'hôtel de la famille de Jean, duc de Bretagne (vers 1381).
Au XVème siècle, la Roche appartient à Eustache de Plumaugat. La Lande, terre noble, appartient, en 1430, à Eustache Beschart (en 1370, Guillaume Beschart était de la montre de Du Guesclin). Les autres terres nobles de Guenroc étaient : en 1430, le Beau-Rocher (à René de Jarnoven), Launay (à Geoffroy de Brenieuc), la Jagnaie, les Fosses, Pradalun et Gallepicq.
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 2 nobles de Guenroc :
| Eustache BECHART de la lande (40 livres de revenu) : comparaît revêtu dune robe ; | |
| Alain DU CELLIER de la Roche (200 livres de revenu) : comparaît comme homme darmes ; |
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