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LE FAOUET |
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La commune du Faouët ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE du FAOUET
Le Faouët vient du breton « faou » (hêtre).
Il est fort probable que Le Faouët soit issu dun démembrement de la paroisse primitive de Gourin ou de Langonnet.
La ville du Faouët, bâtie sur une hauteur, doit son origine à un château féodal qui n'existe plus aujourd'hui. Selon la tradition, un baron du Faouêt aurait participé à la première croisade, en 1095. Geoffroy du Faouët était contemporain de Saint-Louis (1226-1270).
La seigneurie du Faouët, propriété de la famille de Boutteville, est élevée au rang de baronnie en 1495, par Anne de Bretagne. La famille Goulaine succède aux Boutteville, par alliance, à partir de 1559. La baronnie du Faouët sera rachetée, au milieu du XVIIIème siècle, par la famille Du Fresnay.
En 1790, le Faouët devient chef-lieu d'un district regroupant 17 communes. En 1801, le Concordat transfère la paroisse du Faouët du diocèse de Quimper à celui de Vannes.
Note : entre 1740 et 1790, une bande de malfaiteurs, dirigée par une jeune femme du Faouët nommée Marion, détrousse paysans et marchands.
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PATRIMOINE du FAOUET
l'église Notre-Dame-de-l'Assomption (fin du XVème siècle), édifiée par la famille Boutteville, seigneurs du Faouët et originaire de Normandie. L'église, orientée, qui existait déjà au XIIIème siècle, a été complètement transformée à la fin du XVème siècle ou au début du XVIème siècle. Elle a été restaurée en 1743. Une partie de l'église a été détruite par un incendie en 1917, puis restaurée en 1927. De l'église du XIIIème siècle, il reste, semble-t-il, des traces dans la nef. Actuellement, elle comprend une nef avec bas-côtés, un transept et un choeur polygonal. La nef communique avec les bas-côtés par de grandes arcades à cintre brisé, à double rouleau, reposant en pénétration sur des piles alternativement rondes et polygonales, à base très élevée. A l'Ouest, un porche carré est surmonté d'une tour, également carré, couverte d'ardoises et percée de baies trilobées, à laquelle on accède par un escalier à l'intérieur de l'église au Sud. Le porche principal, carré, se trouve au Sud : il s'ouvre à l'extérieur par un arc en plein cintre mouluré pris sous une accolade, et communique avec le bas-côté par une porte en arc brisé, dont les voussures reposent sur des colonnettes simples, surmontée d'une accolade flamboyante. Ce porche forme à l'extérieur un pignon à rampants décorés. L'édifice comporte trois vaisseaux à huit travées et il est couvert d'une charpente lambrissée, très haute, à clefs pendantes et à entraits à têtes de crocodiles. Dans le réseau rayonnant et flamboyant des fenêtres, on voit des traces d'anciens vitraux. Le tour-porche de l'Ouest et l'ossuaire datent de la fin du XVème siècle. L'ossuaire, qui comporte des portes en anse de panier et deux baies trilobées, est contemporain de l'église bien que les pierres trilobées des baies semblent y avoir été encastrées postérieurement à la construction primitive. Les bras de transept sont des ajouts des XVIIème et XVIIIème siècles. Elle est restaurée en 1852 (transept Sud principalement) et au XXème siècle (suite à un incendie). Les rétables en bois sculpté du XVIIème siècle du croisillon Sud, et une belle chaire à prêcher en bois sculpté du XVIIIème siècle, ont disparu lors de l'incendie de 1917. On y trouve deux gisants du XVème siècle appartenant à la famille de Boutteville ou Bouteville, seigneurs du Faouët du XIVème au milieu du XVIème siècle : il s'agit des gisants de Bertrand de Trogoff et Perronnelle de Boutteville ; | |
la chapelle Saint-Fiacre (1450-1480), terminée vers 1480. La construction de la chapelle est due à la famille Boutteville, barons du Faouët. La chapelle comprend une nef avec un bas-côté au Nord (qui est une addition), un transept et un choeur à chevet plat, terminé au XVIème siècle et éclairé par deux fenêtres dont les meneaux et les soufflets portent l'empreinte du style de la Renaissance. Au Sud de la nef, s'ouvre une rose à six rayons et une fenêtre à réseau flamboyant, tandis que le mur du bas-côté Nord est percé d'une grande baie flamboyante à trois meneaux : ce bas-côté communique avec la nef par deux arcades dont les moulures retombent en pénétration sur une colonne isolée et des colonnes engagées. Le lambris en berceau brisé de la nef et la charpente ont été restaurés au début du XXème siècle. Son clocher (XVème siècle) est celui de la chapelle de Kernascléden, édifiée également à l'initiative des sires de Guémené. Le pignon occidental, dans lequel s'ouvre un portail, encadré de sept colonnettes et de deux pinacles, à archivolte moulurée et accolade amortie d'un chou, supporte le clocher entre deux tourelles d'escalier octogones couronnées d'une balustrade flamboyante autour de leur flèche. Les baies jumelles du clocher sont encadrées d'un gâble plein garni d'arcs trilobés et de mouchettes. Le porche du Sud, le transept et le chevet sont épaulés de contreforts surmontés de pinacles et décorés de niches. Les contreforts en équerre aux angles du choeur et des bras du transept appartiennent à la seconde moitié du XVème siècle. Les réseaux des baies ne sont mis en place que vers le milieu du XVIème siècle, lors de l'installation des vitraux. Le pignon du chevet est décoré des armes de Jean de Boutteville, baron du Faouët, capitaine de l'arrière-ban de Cornouaille en 1481. Le porche Sud date du XVème siècle : il est ouvert par une grande baie à intrados ornée de festons trilobés. On y trouve un très joli jubé (oeuvre du sculpteur Olivier Le Loergan), délicatement sculpté, qui date de 1480-1492 et qui a été restauré à diverses époques. Il s'agit d'une clôture à jour, très découpée, surmontée d'un balcon supporté par deux rangs de cinq petites voûtes d'ogives en bois dont les arcs d'encadrement en lancette se distinguent par leurs motifs flamboyants. De nombreux sujets sont sculptés sur la frise de la clôture et dans les écoinçons, parmi lesquels on peut remarquer un paysan qui cueille des pommes, un ivrogne qui vomit un renard et tient un baril, une scène d'amour, des animaux de toutes sortes, etc..... L'ensemble produit un effet très décoratif, en dépit des peintures refaites en 1627 et 1868. Le retable du martyre de saint Sébastien date du XVème siècle. Le haut relief, placé derrière l'autel, représente le premier martyre d'un centurion de Dioclétien, nommé Sébastien. L'arbre de Jessé date de la fin du XVème siècle. La statue d'un duc de Bretagne, Jean V, en bois polychrome, date de la première moitié du XVème siècle. La statue de Saint-Fiacre, en bois polychrome, date du XVIème siècle. La Vierge à l'Enfant sur le maître-autel date de la fin du XVème siècle. Les vitraux représentent, l'un l'Enfant Jésus sur les genoux de sa mère, entouré de divers personnages, d'autres des scènes de la vie du Christ et de la vie de saint Fiacre, ces derniers signés de Pierre Androuet, de Klempéara. Un autre porte une inscription nous apprenant que Jean Fitre, gouverneur de la chapelle, le fit refaire en 1557. Certains vitraux datent du XVème siècle, d'autres datent du milieu du XVIème siècle (La Sainte-Parenté date de 1550, La Passion date du milieu du XVIème siècle). Le vitrail de la vie de saint Fiacre (oeuvre de P. Androuet) date de 1552. Le chevet présente en prééminence au-dessus de la maîtresse-vitre, les armes du duc François II. Les armes de la famille Boutteville se voient sur le pignon de l'oratoire seigneurial ; | |
la chapelle Saint-Jean (XV-XVIIème siècle), qui a remplacé un ancien sanctuaire ayant appartenu aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. La chapelle abrite une Pietà en granit du XVIème siècle, une statue de l'Enfant Jésus, en bois polychrome (XVIIème siècle), ainsi qu'une statue représentant Sainte Anne, la Vierge et l'Enfant, en bois polychrome (XVIIème siècle). Un banc-coffre date du XIXème siècle ; | |
la chapelle Sainte-Barbe (1489-1512), édifiée par Jean de Toulbodou ou Toulbadou (en Locmalo) le 6 juillet 1489, sur une terre donnée (ou vendu) par Jehan de Bouteville (seigneur et baron du Faouët), pour accomplir un voeu qu'il avait prononcé en ce lieu, s'il échappait à la foudre. L'inscription d'un cul-de-lampe porte "Le commencement de ceste chapelle fut le VIe jour de juillet l'an mil CCCCIIIIxx et neuff". Sa construction est achevée en 1512. La chapelle n'est pas exactement orientée : elle a la forme d'un long rectangle dont le plus grand côté se dirige du Sud-Est au Nord-Ouest, le choeur polygonal faisant saillie au Nord-Est. Les arcs doubleaux, en tiers-point, moulurés, pénètrent de gros piliers cylindriques engagés sur lesquels s'appuient également les voûtes d'ogives : la chapelle se trouve ainsi divisée en trois travées. Les clefs sont ornées d'anges sculptés présentant des blasons mutilés. Les contreforts sont amortis par des pinacles inachevés. Aux extrémités du toit, se voient des épis en forme de tiare surmontée d'une petite croix. La chapelle est flanquée au Nord-Ouest d'une petite tourelle polygonale. La décoration flamboyante des deux portails, au Sud et à l'Ouest, divisés chacun en deux baies en anse de panier par un trumeau décoré, sous un tympan sculpté à jour, est remarquable. Dans les fenêtres en tiers-point à réseau flamboyant se voient des fragments de vitraux anciens, très endommagés, représentant des personnages, sainte Barbe, la Vierge qui se détachent sur des fonds d'architecture Renaissance. Le choeur en abside à trois pans date du XVIème siècle. La porte occidentale date du XVIème siècle. La tribune seigneuriale, en bois monochrome, date du XVIème siècle : des panneaux de bois finement sculptés d'animaux et de personnages (un renard poursuivant une poule, deux moines présentant une tête de mort, etc ... ). Cette petite chapelle ne possède pas de nef et elle est voûtée. En 1700, le site a fait l'objet de nombreux aménagements. Quatre vitraux datent du XVIème siècle (vers 1520) : les vitraux de la vie et de la mort de sainte Barbe, le vitrail de la Transfiguration et le vitrail de l'Ascension et de la Pentecôte. Ces vitraux ont été restaurés aux XIXème et XXème siècles. Les armes des familles Toulbodou et Boutteville (XVIème siècle) apparaissent sur les vitraux et les écus de la voûte. La tourelle d'escalier hexagonale située au nord-ouest de la chapelle, comporte trois fenêtres étroites rappelant la sainte Trinité. La plupart des statues ont disparu : il reste pourtant celles de la Vierge, de sainte Barbe, de saint Corentin et de sainte Ursule. Une statue de sainte Barbe est intégrée dans la tourelle. Les escaliers et l'ossuaire datent de 1700. Une construction voisine, composée d'un toit en ardoises reposant sur quatre piliers carrés, abrite la cloche ; | |
la chapelle Saint-Michel (XVIIIème siècle), située au sud-ouest de la chapelle Sainte-Barbe ; | |
la chapelle Saint-Adrien (XVIème siècle), située à Lanbelleguic et édifiée par les Boutteville. Il s'agit d'une construction rectangulaire. Le choeur, éclairé par une fenêtre en arc brisé, date du XVIème siècle. Cette chapelle porte les armes des Boutteville sur une console du choeur. La toiture et la charpente ont été refaites en 1954. La chapelle abrite une statue de Saint Adrien (début du XVIème siècle) ; | |
la chapelle Saint-Sébastien (1598-1608), située à Saint-Sébastien et édifiée par les Boutteville. Commencée en 1598 ainsi que l'indique l'inscription extérieure du mur du croisillon Nord ("Ceste chapelle fut trouéc le 22 jour de juillet et commance le 21 de septembre 1598. J. Pouliévin p. Souf... procureur."), et achevée en 1608. Orientée, elle est en forme de croix latine, avec un choeur polygonal. A l'extérieur, des contreforts, amortis par des pinacles, sont ornés de gargouilles sculptées. Sur le pignon occidental, dont les rampants sont décorés de crosses, est un petit clocheton, carré et ajouré de baies carrées ou en plein cintre, auquel on accède par un escalier extérieur. En 1682, Nicolas François Du Fresnay se déclare prééminencier de la chapelle. Le chevet à trois pans est de type Beaumanoir. Le choeur contient quatre niches-crédences. La charpente, due au sculpteur sur bois Gabriel Brenier (nom donné par l'inscription de la sablière de la nef, ainsi que la date de 1608) est remarquable. On y voit une très belle poutre de gloire, en bois polychrome, qui date du XVI-XVIIème siècle, et des sablières (XVIIème siècle). Le décor des sablières est composé d'animaux et de bustes masculins. Parmi les sculptures des sablières, on distingue surtout le martyre de saint Sébastien, la scène du renard et de la poule, une chasse au sanglier, enfin une espèce de danse macabre composée de dix personnages, conduit par le diable au son du biniou. Aux angles du carré, des anges sortent en haut-relief de la sablière. Dans les fragments de vitraux, on voit l'écu des Boutteville. Deux culs-de-lampe, à l'intérieur, représentent deux malades dans des attitudes très réalistes. Enfin, il convient de signaler une Vierge à l'Enfant, en bois, du XVème siècle, et une statuette de pierre, le Christ montrant ses plaies, du XVème siècle ; | |
la chapelle du couvent des Ursulines (XVIIème siècle), située au n° 1 rue de Quimper. Le couvent des Ursulines a été fondé en 1658 par la famille du Fresnay et fermé à la fin des années 1970. Les bâtiments du couvent et la chapelle datent d'avant 1690. Le portail du musée date de 1767. Une partie du couvent abrite aujourd'hui un musée, inauguré en 1987 et qui conserve les oeuvres de peintres de la fin du XIXème siècle (Charles Rivière, Alphonse Le Leuxhe, Germain David-Nillet, Arthur Midy, Guy Wilthew, Emile Compard, Oscar Chauvaux, Sydney Curnow Vosper, ....) ; | |
l'ancienne chapelle Notre-Dame (XVIIIème siècle). Il s'agissait d'une construction de forme rectangulaire, située jadis au bourg du Faouët ; | |
l'ancienne chapelle du Sacré-Coeur (XIXème siècle), située jadis au bourg du Faouët ; | |
l'ossuaire de la chapelle Sainte-Barbe (1700) ; | |
la fontaine de dévotion (1708), édifiée en l'honneur de sainte Barbe. Cette fontaine est aménagée dans un enclos. On l'invoquait contre le feu, la foudre, la mort subite, les accidents ; | |
la fontaine Saint-Fiacre, située au village de Saint-Fiacre. Il s'agit d'un ensemble de trois bassins ; | |
le musée des du Faouët (XVIIème siècle), ancien couvent des Ursulines, fondé en 1658 par Sébastien Du Fresnay ; | |
les halles (1542), restaurés à diverses époques : au XIXème siècle et au XXème siècle. Un clocher octogonal est placé au milieu du faîtage. Un auditoire de justice a fréquemment été intégré dans ces halles ; | |
la maison de garde (XVIIème siècle), située à Sainte-Barbe ; | |
la maison (XVIIème siècle), située rue des Ombres ; | |
le moulin à eau de Barrigan, de Rerzen, du Mur, du Guel, de Diarnelez et le moulin à papier du Grand-Pont ; |
A signaler aussi :
la hache de Kersoufflet en cuivre arsénié (âge du bronze), ainsi que de nombreux autres dépôts d'objets en bronze ; | |
l'ancien château de Barregan (XIIIème siècle). Propriété des seigneurs du Faouët en 1390, il est remplacé dès 1426 par un manoir, propriété de la famille Boutteville (en 1542) puis de la famille du Fresnay (en 1682) ; | |
l'ancien manoir du Diarnelez. La seigneurie qui possédait une basse, moyenne et haute justice appartenait successivement aux familles Le Rousseau de Lanvaux (de 1330 à 1717), Théophile de Maupéou, Roches (en 1776), Lantivy (au milieu du XIXème siècle) ; | |
l'ancien château du Faouët, mentionné dans un aveu de 1542. Les seigneurs du lieu portaient d'ancienneté le titre de barons. La seigneurie passa successivement entre les mains des familles Bouteville (jusqu'au XVIème siècle), Goulaine (de 1560 au XVIIème siècle), Fresnay (jusqu'en 1746), Argouges, et Montreuil ; | |
l'ancien manoir de Kerdudou (XVème siècle). La porte est datée de 1708. Propriété successive des familles Kerdudou (en 1481), Le Boeuf et Kerourchin (au XVIème siècle) et des seigneurs du Diarnelez (en 1716) ; | |
l'ancien manoir de Kernou, démolie vers 1914-1918 ; | |
l'ancien manoir de Keryhuel, propriété de la famille Brizeux (XVIIIème siècle). Le poète (1803-1858) y passa fréquemment ses vacances. Reconstruit au XIXème siècle. Propriété de la famille Maruelle, puis de la famille Saindrenan (en 1985) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE du FAOUET
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble du Faouët. La paroisse du Faouët dépendait autrefois de la paroisse de Gourin (évêché de Cornouaille) ou de Langonnet (évêché de Cornouaille).
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