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GOURIN

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La commune de Gourin (bzh.gif (80 octets) Gourin) est chef lieu de canton. Gourin dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GOURIN 

Gourin vient de « Gorwraen » (colline de Wraen ou Warhen).

Gourin est une ancienne paroisse primitive qui englobait les territoires actuels de Gourin, de le Saint et de Roudouallec. 

Gorwraen est cité dans le cartulaire de Landévenec dès 1294 sous la forme « Gorvrein ». La paroisse de Gourin qui dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille avait pour trèves Le Saint et Roudouallec. Gourin était jadis chef-lieu de canton (appelé capitale des Montagnes noires) et dépendait du diocèse de Quimper.

On rencontre les appellations suivantes : Gorvrin (au XIVème siècle) et Gourin dès 1425.

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PATRIMOINE de GOURIN

l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (1490), située Place de l'Eglise et modifiée en 1676 (porche). La construction de l'église est commencée en 1490 sous le ministère de Payen Daviou, premier recteur connu à Gourin, avec l'appui des seigneurs de Kergoët, de Kerbiguet et de Tronjoly. L'église est achevée sous le ministère de Christophe Rivoalen. Des aménagements sont apportés en 1676 (ajout d'un porche au Sud qui sera démoli en 1921 suite à l'édification de la sacristie en 1697) et en 1742 (édification de la tour-porche). Le clocher qui était jadis sur la travée centrale s'effondra en 1745 et fut reconstruit au bas de la nef. La tour-porche date de 1745. L'église, orientée, de plan rectangulaire avec choeur polygonal, comprend une nef de sept travées, ouvrant sur les bas-côtés par des arcades en tiers-point reposant par pénétration sur des piliers polygonaux. La quatrième travée, qui supportait la tour, est isolée par deux grandes arcades qui la séparent de la nef et du choeur. La nef, anciennement charpentée (il reste quelques entraits et des fragments de sablières), est recouverte d'un berceau de bois et le choeur est voûté d'ogives. Des bas-reliefs du XVIème siècle représentant diverses scènes du nouveau Testament et une Notre-Dame de Pitié décorent le rétable d'un des autels. Le retable date de 1686 et la Vierge de Pitié, en bois polychrome, date du XVIème siècle. La décoration extérieure des rampants, des contreforts amortis de pinacles et des portails est flamboyante. Les fenêtres à réseau rayonnant (celle du Sud) ou flamboyante, contiennent encore quelques fragments de vitraux. Deux enfeus, au Nord, sont actuellement bouchés. La chaire à prêcher semble datée de 1778. On y trouve un ossuaire (1778), un calvaire et à l'origine deux chapelles. En 1961, l'ossuaire est transformé en atelier municipal ;

la chapelle Saint-Hervé (1518-1536), édifiée par Henry et Vincent de Kergoët (seigneurs de Tronjoly et de Menguionned). Reconstruite de 1518 à 1536 par Yves de Boutteville, abbé de Langonnet et fils de Jean IV de Boutteville, baron du Faouët. C'est un édifice orienté, de plan cruciforme, avec un choeur à chevet plat. Les contreforts et les portails sont décorés en style flamboyant. Sur le pignon occidental s'élève une tour carrée, percée de baies à réseau flamboyant, et surmontée d'une flèche ajourée à rampants décorés de crosses. La charpente dont les entraits sont ornés de têtes de crocodiles, a des sablières sculptées composées de motifs végétaux, d'animaux et de petits personnages. Dans le réseau flamboyant des fenêtres, sont des restes de vitraux où l'on distingue, avec l'écu des Boutteville, maintes fois répété, divers personnages dont saint Hervé et saint Yves et des scènes de la vie du Christ. Les vitraux datent du XVIème siècle : l'un d'eux est daté de 1530 et représente un guerrier appuyé sur son épée. Le vitrail situé derrière le maître-autel est composé de trois panneaux représentant le Christ en croix, la Vierge et saint Jean au centre, saint Hervé tenant en laisse un loup, et saint Eloi en évêque : ce vitrail porte les armes de la famille Boutteville. A gauche du portail se trouve un personnage grotesque ;

la chapelle Saint-Nicolas (1507), édifiée par Jacob Le Trancher et Thomine de Bodilleau. Il s'agit d'une construction rectangulaire avec chevet à trois pans de type Beaumanoir. L'édifice est terminé par un choeur polygonal, avec un seul bas-côté au Nord, communiquant avec la nef par cinq arcades en tiers-point dont les moulurations pénètrent dans des piliers polygonaux. Les rampants du toit sont décorés de crosses et de choux. Les contreforts, non amortis de pinacles, sont décorés de petites niches à culs-de-lampe et dais flamboyants, et d'animaux formant gargouilles. La décoration des portes et des fenêtres est également flamboyante. Sur le pignon occidental s'élève un clocheton carré, surmonté d'une flèche, auquel on accède par un petit escalier de pierre pratiqué sur la toiture. Elle présente à l'intérieur, des sablières sculptées et des écus armoriés dont ceux des seigneurs du Trancher. On peut remarquer aussi, outre quelques fragments de vitraux, une jolie piscine et de petits bénitiers pratiqués dans le mur et supportés par une colonnette engagée. Le maître-autel à baldaquin, oeuvre d'Ecosse, date de 1779 ;

la chapelle Notre-Dame-des-Victoires ou chapelle de la Vierge (1509). Détruite par un incendie, la chapelle est restaurée et agrandie en 1830 sous le ministère du curé Le Goff. Elle est de plan rectangulaire à trois vaisseaux et abside à trois pans. Le clocher, avec clocheton à double lanternon superposés, date du XVIème siècle. Le clocheton est sculpté d'un petit lièvre, qui a donné naissance à une curieuse légende. Deux têtes d'angelot sont sculptées au-dessus du portail. On y trouve la pierre tombale du Tad Mad (Jean Marie Le Gorrec, curé de Gourin de 1758 à 1772) ;

la chapelle Saint-Philibert (1668), située à Landevec. Une inscription gravée sur le mur pignon Ouest porte la date de 1668. La charpente (1668) est l'oeuvre du charpentier Noël Salou. La chapelle est en forme de croix latine et semble indiquer qu'il y avait une chapelle beaucoup plus ancienne. L'abside du choeur est de forme semi-circulaire ;

la chapelle Notre-Dame-de-Consolation (XVI-XVIIème siècle), située à Moustérien et reconstruite en 1874-1875. Elle est de plan rectangulaire, avec un choeur à chevet plat, et deux bas-côtés séparés de la nef par quatre arcades en tiers-point reposant par pénétration sur des piliers polygonaux. Cet édifice (encore surnommé "Mouster Yann") dépendait autrefois de la commanderie des templiers de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem (dont l'autorité local siégeait à Roudouallec). Les fenêtres sont à réseau flamboyant et les deux meneaux verticaux de celle du choeur sont ornés des statues de saint Pierre et de saint Jean Baptiste. La porte à arc en anse de panier comporte des pilastres amortis en pinacles. Le mur pignon Ouest présente un clocher et une niche avec une statue de saint Jean en granit et datée du XVIème siècle. Au-dessus de la porte se trouve une statue de la Vierge. Le vitrail ancien représente la Crucifixion et quelques personnages ;

la chapelle Saint-Gwénolé ou Saint-Guénolé (1688), restaurée en 1770 et en 1969. De plan rectangulaire, elle semble avoir remplacé un édifice plus ancien qui a été restaurée en 1649. On a conservé de la construction antérieure le fenêtre du chevet à réseau flamboyant, et le clocheton carré, à décoration flamboyante, qui surmonte le pignon occidental. Une inscription portée sur un linteau de la façade Sud, porte la date de 1688. La charpente est refaite en 1770. Cette chapelle rappelle les possessions de l'abbaye de Landévennec en cet endroit d'après le Cartulaire : "In Gurureaen Lan Sent". On y voit une statue de saint Guénolé en pierre et polychromie (H. 1,20 m) datée du Xvème siècle : l'abbé en habits sacerdotaux avec une crosse dans la main gauche ;

la chapelle Saint-Symphorien ou Chapelle de Bever ou Besver ou Bezuer (1704), reconstruite en 1878. Cette chapelle, non datée, est citée en 1704. Il s'agit semble-t-il d'un édifice rectangulaire daté du XVIIème siècle. L'autel date du vicariat de Loedon de Keromen, curé de Gourin, et provient de l'église paroissiale ;

la chapelle Saint-Diboan ou Saint Diboën ou Saint-Abidon (1885). Cette chapelle est édifiée en 1885 à la place d'un édifice plus ancien, dédié à sainte Julienne, sous le rectorat de M. Le Gand, par le propriétaire de Menguionned, M. de Ruberzo. La chapelle abrite des statues en bois de saint Claude, saint Yves, sainte Jeanne et sainte Julienne, du XIXème siècle ;

l'ancien chapelle Saint-Claude (XVIIème siècle). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire, édifié dans un lieu isolé et mentionné encore en 1930 ;

le calvaire de Menguionnet (XVème siècle) ;

le château de Tronjoly (1768), édifié à l'emplacement d’un ancien manoir. La partie Est a été reconstruite à la fin du XVIIIème siècle. Propriété successive des familles Kergoët (de 1426 à 1669), Lollivier (jusqu'à la fin du XVIIIème siècle), Rouxel (à la Révolution) et Lescoët (jusqu'en 1900). C'est un Rouxel de Lescoët qui le restaure à la fin du XIXème siècle, suite à un incendie. La demeure possédait autrefois une chapelle privée, un parc et un colombier. Le domaine est racheté par la commune de Gourin en 1984 ;

le manoir de Kerbiguet ou Kerbiquet ou Kerbiged (1564-1580), est édifié par la famille Guegant à qui appartient la seigneurie (de 1445 à 1663). On y voyait autrefois un colombier (1564), un puits à margelle monolithique sculptée et une chapelle privative dédiée à saint Conogan. Puis propriété successive des familles du Fresnay, seigneurs du Faouët, et Euzenou de Kersalaün (en 1754) ;

le manoir de Kerambris ou Kerbris (XVIème siècle), propriété successive des familles Le Trancher (en 1426 et en 1530), Kervenozaël de Guiscriff (de 1636 à 1773), Dresnay, Le Gorju (en 1795) ;

le manoir de Menguionnet ou Menguyonnet, Mengueonet (XV-XVIème siècle), modifié au XVIIème siècle. La seigneurie avait jadis sa chapelle privée dédiée à Saint-Yves. Propriété successive des familles Kergoët (dès 1300), Le Moyne de Trévigny (en 1542), Michau, sieurs de Ruberzo (en 1695). On y trouve un colombier ;

le manoir de Gwel Kaer (1880). La première construction date de 1880. Le manoir est agrandi et aménagé dans sa forme actuelle en 1907 ;

la maison Lidec Boura Carvet (1787), située rue Jean Louis Kergaravat ;

le haras de Guernanroué (XXème siècle). Les bâtiments sont réaménagés en 1976 ;

les maisons (XVII-XVIII-XIXème siècle), situées Place Félix Stenford. Au numéro 15, se trouve une maison datée de 1618 (date gravée sur un linteau à côté d'une coquille Saint-Jacques). Au numéro 24, se trouve une maison datée de 1731, ......

15 moulins dont le moulin à vent de Tronjolly et les moulins à eau du Corré, Madame, de Rosmellec, de Quilliou, de Mainguionnet, de Kerbiguet (XVIIIème siècle), Conan, de Kerstang, de Tronjolly, de Trancher,…

A signaler aussi :

l'allée couverte de Men-Guionnet (époque néolithique) encore appelée Allée de Vil-Huen ou Moulin Blanc ;

le menhir de Kerbiguet Lann (époque néolithique) ;

l'ancien manoir de Conveau (XVIème siècle).  En 1426, Conveau (ou Convoye) dépendait de l'abbaye de Langonnet. Un manoir en ruines datant du XVIème siècle  existait là en 1684 ;

l'ancien manoir de Crondal ou Cromear (XVème siècle). Propriété successive des familles Maitret (en 1426), Le Gentil, dame de Kerorchant (en 1542). L'édifice actuel est daté de 1735 ;

l'ancien manoir de Droloré ou Lanzent (XVème siècle). Propriété successive des sires du Faouët (de 1447 à 1644), puis des familles Bannier et Le Sech (en 1695), Gallic de Kergonan (en 1774) ;

l'ancien manoir de Kerandraon (XVIème siècle). La seigneurie était à la famille Kergus (en 1426), puis à la famille Kergoët (en 1542) et Kerstang. Le manoir appartient à la famille Hamon des Roches, seigneurs du Diarnelez en Le Faouët (de 1778 à 1781) ;

l'ancien manoir de Kerblézec ou Kervleizec (XVIème siècle). La seigneurie appartient successivement aux familles Corre (en 1447), Kerblézec (en 1540), Coëdic (en 1637 et en 1743) ;

l'ancien manoir de Kerstang (XVème siècle), ruiné dès 1848. Propriété successive des familles Kergoët, Kergus (en 1500). Il avait haute, moyenne et basse justice et les seigneurs possédaient des prééminences dans l'église ;   

l'ancien manoir de Lanvoellan ou Langoelan ou Lanvolez (XVème siècle). Propriété de la famille Le Trancher (en 1426 et en 1452), puis de la famille Hémery (au XVIème siècle) ;

l'ancien château de Launay ou "le Guern" (XVIIIème siècle). Propriété successive des familles Guern-Herpin (en 1426 et en 1447), Allano (en 1500), Le Téoff (en 1662), Mascle (en 1774 et en 1795). Il possédait jadis un colombier ;

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ANCIENNE NOBLESSE de GOURIN

(à compléter)

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