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LANGONNET |
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La commune de Langonnet ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANGONNET
Langonnet vient du breton « lann » (ermitage) et de « Chunuett », un saint gallois ayant fondé labbaye de Langunnett, en Cornouailles. Il apparaît sous la forme Guenoit en 1152.
Langonnet, avec son ancienne trève de La Trinité-Bever, semble être un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Gourin. Le bourg primitif se trouvait au village de Saint-Maur, fondé vers le IXème siècle par un moine de l'abbaye de Saint-Maur de Glanfeuil, nommé Gerfred. La bataille entre Louis le Débonnaire (ou le Pieux) et le roi Morvan breton (qui sera tué), aurait eu lieu autour de Minez Morvan, un lieu-dit de Langonnet.
Un important château s'élevait il y a très longtemps dans le vaste bois de Conveau. La paroisse de Langonnet dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille : son église est mentionnée dès le XIème siècle dans le cartulaire de Landévennec.
On rencontre l'appellation Lan Chunuett (au XIème siècle) et Languenoit (en 1152).
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PATRIMOINE de LANGONNET
l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (XII-XVIème siècle), située rue Abbati-Zu. Elle remplace un monastère fondé au Xème siècle par les moines de l'abbaye de Landévennec. Ne subsiste de l'ancienne église du début du XIIème siècle que la partie orientale de la nef. Les dernières travées de la nef sont romanes (XIIème siècle). L'église est restaurée au XVIème siècle et au XVIIème siècle. Les premières travées de la nef, la chapelle des fonts, le transept avec la tour de croisée et le choeur ont été reconstruits au début du XVIème siècle. En 1662, des restaurations assez importantes sont entreprises et l'église recouverte d'une nouvelle charpente. Enfin, au XIXème siècle, on refait le carré du transept ainsi que le clocher qui le surmonte. Dans son état actuel, l'église comprend une nef de sept travées avec bas-côtés, un transept et un choeur à chevet plat. Les trois premières travées de la nef, du XVIème siècle, communiquent avec les bas-côtés par de grandes arcades en tiers-point dont les archivoltes pénètrent dans des piliers cylindriques, tandis que les arcades des quatre dernières travées sont en plein cintre (XIIème siècle) et reposent sur des faisceaux de quatre colonnettes à chapiteaux romans. L'un des chapiteaux porte une inscription en relief où figurent les mots "Jesus nazarenus rex judeorum" et sur une autre face une crucifixion grossièrement sculptée. Au-dessus une représentation caricaturale d'un personnage barbu. A l'extrados de ces arcades romanes, de petites fenêtres très ébrasées ouvrent sur la nef. La décoration extérieure est toute flamboyante. Le portail occidental, avec ses deux baies en anse de panier, son tympan à jour, ses accolades et pinacles décorés, est particulièrement remarquable. Le porche carré à pignon du Sud date du XVIème siècle. Une inscription date le pignon de 1523. Une des fenêtres flamboyantes du Sud porte la date de 1662, qui est celle d'une restauration. La charpente présente des entraits à têtes de crocodiles et des sablières décorées de modillons et de denticules. La fenêtre du chevet, à réseau flamboyant, avait conservé en 1930 quelques fragments de vitraux. L'écu d'Yves de Bouteville, abbé de Notre-Dame de Langonnet (1518-1536) orne la façade occidentale. L'ossuaire à baies en plein cintre et la sacristie ont été construits au début du XVIIème siècle. La tour de croisée, foudroyée en 1844, est reconstruite entre 1846 et 1873. La statue de saint Michel, Dieu le Père et Christ date du XVIème siècle. La statue de la Vierge de Pitié date du XVIème siècle. La statue de Sainte Barbe date du XVIIème siècle. Les vitraux actuels, oeuvre de Gérard Lardeur, datent de 1995 ; | |
l'église de la Trinité (XVIème siècle), construite au début du XVIème siècle par les abbés de Langonnet, comme nous l'indique une longue inscription gravée sur une pierre extérieure à l'angle du choeur et du croisillon Nord : "A toutz et chacun vrois catholique sont octroyé a chacun jour et feste de monseigneur saint Jean l'evangeliste, a chacun mardi de Pasques, les jours de la Trinité, les jours de la Toutzsaintz, le jour de la dedicacion de ceste chapelle, céans, V centz jours de vroy pardon, par une bulle dabtée le XXVe jour de septembre l'an Mil V centz, par le pape Alexandre, et aussi le jour de la Toussaintz. Plus sont concédés et octroiés par ledit pape et par une aultre bulle a checun desditz jours et fest de la Toussaintz, le jour de saint Jehan l'evangeliste, le jour de la Trinité, a la nativité de saint Jean Baptiste, à l'Exaltacion de la sainte Croés, a la dedicacion de ceste chapelle de la Trinité de Bezuer, en la paroesse de Langonet, aux bienfaiteurs de céans, M V centz jours de vroy pardon et indulgence, donnantz leur devocion pour la soutenance de ceste chapelle". Il s'agit à l'origine d'une chapelle de la Trinité Bezver, édifiée en 1492 par Vincent de Kergoët, abbé de Langonnet. Elle n'est pas achevée avant 1568. Elle est en partie achevée par l'abbé Yves de Boutteville dont les armes étaient encore au sommet de la maîtresse vitre au XIXème siècle. Elle devient en 1802 le siège d'une petite paroisse, toujours rattachée à la commune de Langonnet dont elle n'était auparavant qu'une simple trève. Il s'agit d'un bel édifice comprenant une nef, un transept et un choeur polygonal, dont la décoration flamboyante, mêlée de quelques éléments Renaissance, est fort riche, mais le portail méridional à deux baies en anse de panier sous un grand arc brisé en accolade, le tout abondamment décoré, a seul été terminé. Le portail occidental et le clocher carré qui le surmonte sont restés inachevés. Les fenêtres, à réseau flamboyant, sont surmontées à l'extérieur de pignons décorés de crochets et d'animaux. Un petit porche, au Sud, a été rajouté en 1742. En 1568, la chapelle est couverte d'une charpente aux entraits décorés de têtes de crocodiles et sablières très finement sculptées de personnages, d'animaux et de scènes diverses, oeuvre du charpentier P. Poulichet (ou Polichet). Une sablière est datée de 1568 et signée B. Uliac et P. Polichet : elle présente un décor de têtes humaines, de dragons grotesques et de scènes de chasse. Les lambris de la charpente ont été supprimés en 1970. Le clocher carré avec baies jumelés date de 1879-1889. De beaux vitraux de la fin du XVIème siècle, oeuvre du verrier P. Androuet, ornaient les fenêtres, et ils ont été très endommagés, mais il en restait encore au début du XXème siècle d'importants fragments représentant diverses scènes des vies du Christ, de la Vierge et de saint Jean Baptiste et, au fond du choeur, l'arbre de Jessé. L'écu des Boutteville y est plusieurs fois répété. Il y a lieu de signaler aussi les enfeus et les piscines flamboyantes, de curieux culs-de-lampe sculptés, et les remarquables panneaux de bois des portes ; | |
l'abbaye cistercienne Notre-Dame-de-Langonnet ou de Langonnet (1136), fondée le 20 juin 1136 par Conan III, duc de Bretagne, à la demande de sa mère, la duchesse Ermengarde. A la fin du XVIème siècle, l'abbaye est pillée par les ligueurs. Cette abbaye est restaurée au XVIIIème siècle. L'église est reconstruite en 1637 et en 1780 dans le style de la Renaissance. Le cloître, édifié sur les plans de Bousseau, date de 1738. Il est détruit entre 1760 et 1780. Après l'incendie de 1788, l'abbaye est abandonnée. Un haras s'y installe de 1808 à 1856. En 1856, l'édifice passe entre les mains des Pères de la congrégation du Saint-Esprit d'Hennebont. Le cloître actuel a été inauguré en 1936. De l'édifice primitif, il ne reste qu'une belle salle capitulaire datée du milieu du XIIIème siècle, dont la voûte d'ogives s'appuie au centre sur de courtes colonnes à chapiteaux décorés de feuillages : cette salle ouvrait sur le cloître par une porte dont les voussures, brisées et moulurées de tores, reposent sur de petites colonnettes à chapiteaux feuillus, porte flanquée de chaque côté de deux baies jumelles de même style encadrées dans une arcade également brisée. Les chapiteaux à tailloir polygonal date des années 1250 ; | |
la chapelle Sainte-Magdeleine ou Sainte-Madeleine (XVIème siècle), située à La Magdeleine. Il s'agit d'un édifice rectangulaire de la fin du XVIème siècle. L'autel et le retable, en bois polychrome, datent du XVIIIème siècle ; | |
la chapelle Notre-Dame-de-Pitié (1661), encore appelée chapelle Neuve ou de Locmaria et située à Restangoas-Guen. Elle est en forme de croix latine. La chapelle abrite les statues de saint Mathurin, saint Nicodème et Notre-Dame des Neiges. Les sablières datent de 1661 ; | |
la chapelle Saint-Adrien (XVIème siècle), située à Saint-Brendan ou Saint-Brandan. Cette chapelle était primitivement dédiée à saint Brendan ou Drehan (saint Adrien) ; | |
la chapelle Saint-Gwénolé ou Saint-Guénolé (XVI-XVIIème siècle). Cette chapelle a été restaurée récemment. Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire à vaisseau unique avec une fontaine dans l'enclos. On y trouve une statue (H. 1,30 m) en bois polychrome (XVIIème siècle) de saint Guénolé (l'abbé est mitré, en chape, avec une crosse dans la main droite et un livre ouvert dans la main gauche). Cette chapelle rappelle une possession de l'abbaye de Landévennec indiquée au Cartulaire (XIX) de l'abbaye de Landévennec : "In Lan Chunuett Les Radenuc" ; | |
la chapelle Saint-Isaac et Saint-Cornély (XVIIème siècle), située au village de Saint-Maur. Cette petite chapelle de forme rectangulaire et à vaisseau unique présente un oculus daté de 1661 ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Thibaut (XVIIIème siècle). Il s'agissait d'un édifice rectangulaire, encore mentionnée en 1930 ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Germain (XVIIIème siècle), située dans un lieu isolé et déjà en ruine vers 1930 ; | |
le calvaire (XVème siècle), situé près de l'église Saint-Pierre et Saint-Paul ; | |
la fontaine de la Trinité (1696) ; | |
la fontaine de Dévotion (XVIIème siècle). Cette fontaine comporte une niche ; | |
le manoir de Kermain (XVI-VIIème siècle). La seigneurie qui avait droit de haute justice est détenue par la famille Kermain (en 1426), par la famille Tinmiel ou Touësnel (en 1448) et par la famille Lopriac (entre 1481 et 1780). Il possédait autrefois une chapelle privative ; | |
le manoir du Bourlogot, un ancien presbytère cité dès 1448. Le logis sud date de 1656. Il a été pillé par les chouans puis reconstruit. Il sert à nouveau de presbytère entre 1808 à 1888 ; | |
le manoir de Gouléis ou Gouleiz ou Goule (XVIIème siècle). Il porte trois dates : 1686 (sur fenêtre du deuxième niveau), 1693 (sur le cadran solaire de la cheminée) et 1694 (sur la lucarne). On y voit un cadran solaire. Le puits est daté 1866 ; | |
le manoir ou château de Keraudrénic (entre 1893 et 1897), dont les plans ont été dessinés par le père Le Bot. La seigneurie appartenait jadis à l'abbaye cistercienne de Langonnet. Le manoir actuel du XIXème siècle a appartenu à Charles Michel, maire de Langonnet, qui le légua à sa ville en 1959 ; | |
le puits de Kerfraval (XVI-XVIIème siècle) ; | |
le presbytère (1787). Cette maison ne devient presbytère qu'en 1888 ; | |
la maison située rue Abatti-Zu et celle située rue de Cornouaille ; |
A signaler aussi :
le menhir de Bodéro (époque néolithique) ; | |
le tumulus de Minez Collober, situé à Kermain. Il mesure 4 mètres de hauteur sur 100 mètres de circonférence à la base ; | |
l'ancienne voie romaine de Carhaix - Hennebont traverse la commune de Langonnet ; | |
l'ancien manoir de Barrach. Siège d'une seigneurie appartenant successivement aux familles du Bot (en 1426), Quelen, seigneurs du Vieux Castel (en 1447), et Leroux de Kerouasté (en 1659) ; | |
l'ancien château de Conveau, remplacé au XIXème siècle par un manoir, aujourd'hui détruit ; | |
l'ancien manoir du Grand-Borin, mentionné comme maison noble en 1725 et 1734 ; | |
l'ancien manoir de Kerlinou (1699). On y trouve un pigeonnier. Siège d'une seigneurie appartenant successivement aux familles Eliezon an Pou (en 1426), Legal (en 1540 et en 1688), Le Flo (en 1739/1753), et Perez (jusqu'à la Révolution) ; | |
l'ancien manoir Saint-Germain, restauré en 1795. Il était occupé par les bureaux d'un haras durant le Premier Empire. Il possédait une chapelle privative du XVIème siècle, restaurée au XVIIIème siècle ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de LANGONNET
(à compléter)
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