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LANGONNET

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La commune de Langonnet (bzh.gif (80 octets) Langoned) fait partie du canton de Gourin. Langonnet dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANGONNET 

Langonnet vient du breton « lann » (ermitage) et de « Chunuett », un saint gallois ayant fondé l’abbaye de Langunnett, en Cornouailles. Il apparaît sous la forme Guenoit en 1152.

Langonnet, avec son ancienne trève de La Trinité-Bever, semble être un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Gourin. Le bourg primitif se trouvait au village de Saint-Maur, fondé vers le IXème siècle par un moine de l'abbaye de Saint-Maur de Glanfeuil, nommé Gerfred. La bataille entre Louis le Débonnaire (ou le Pieux) et le roi Morvan breton (qui sera tué), aurait eu lieu autour de Minez Morvan, un lieu-dit de Langonnet.

Un important château s'élevait il y a très longtemps dans le vaste bois de Conveau. La paroisse de Langonnet dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille : son église est mentionnée dès le XIème siècle dans le cartulaire de Landévennec. 

Langonnet, ancienne paroisse du diocèse de Cornouaille, aujourd'hui dans l'évêché de Vannes, comptait, nous dit Ogée, 3.000 communiants, c'est-à-dire une population d'environ 4.000 âmes, en y comprenant sa trêve, la Trinité. En 1378, Pierre Militis Le Marchec était recteur de Langonnet (Actes Saint-Siège, 92). En 1394, Jean Perfesti (Colloch), recteur, remplace Pierre Militis. Vers 1404, Guidonnal Guézennec, recteur (Act. S.-S., 114-116).

Voici comment Langonet figure au rôle des décimes : M. le recteur Quéméneur : 77 livres. La Fabrice : 8 livres 17 sols 6 deniers. Le Rosaire : 4 livres 5 sols. Trève de la Trinité : 15 livres 15 sols. La Magdelaine : 1 livre 15 sols. Saint-Isaac : 1 livre 15 sols. Saint-Germain : 1 livre 15 sols. Saint-Guénolé : 1 livre 15 sols. Notre-Dame de Pitié : 1 livre 15 sols. Saint-Brandan : 1 livre 15 sols. Saint-Thépaut : 1 livre 15 sols. Saint-Maur : 1 livre 15 sols. Total : 119 livres 17 sols 6 deniers.

La paroisse était sous le patronage de saint Pierre et de saint Paul. « L'église, dit le continuateur d'Ogée, remonterait au IXème siècle, et le style roman, qui domine surtout à l'intérieur, où le choeur et une partie de la nef sont bien conservés, justifie cette assertion ». L'intérieur porte les caractères des différentes périodes gothiques. On y voit encore d'anciens vitraux du XVIème siècle, dont un porte l'écusson de l'abbé de Bouteville, 1518-1536. En 1789, le dernier recteur, M. Le Mouze, prêta serment (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

On rencontre l'appellation Lan Chunuett (au XIème siècle) et Languenoit (en 1152). 

Note 1 : De l'ancien diocèse de Cornouaille, Langonnet est limité naturellement au nord par les Montagnes-Noires, à l'ouest par le ruisseau du moulin du Duc, au sud par un autre cours d'eau, et à l'est par l'Ellé, qui le séparait de l'ancien diocèse de Vannes. Il est entouré de neuf paroisses, qui sont : à l'est, Priziac et Plouray, au nord, Glomel, Paule, Plévin et Tréogan, à l'ouest, Gourin et Le Saint, au sud Le Faouët. Sa superficie est de 8574 hectares, partagés entre des terres en labeur, des prairies et d'immenses landes. Ce territoire est arrosé du nord au sud par le ruisseau de l'étang de Langonnet ; l'étang, qui avoisinait le bourg, est desséché depuis 1830, et a permis de rendre à l'agriculture une centaine d'hectares. En 1891, la population est de 3710 habitants, parlant tous le breton de la Cornouaille. Langonnet possède encore quelques monuments celtiques. On voit, au sud du bourg, sur la métairie du Bodéro, un menhir de plus de 4 mètres de hauteur ; auprès du manoir de Carven, une table de dolmen et, plus loin, un tumulus; au nord, dans la lande qui touche aux Montagnes-Noires, deux menhirs de petite dimension. De l'époque romaine on peut citer un retranchement considérable situé vers le sud du territoire, auprès du village de Kercastellou ; des briques romaines en grand nombre à Guernegal-Castel ; d'autres briques à la Trinité, et un tronçon présumé de voie romaine près de Faust. Au manoir de Carven, sur le bord de la route de Langonnet à l'abbaye, et à peu de distance du tumulus indiqué plus haut, on voit, au milieu d'un marécage, une belle motte féodale, qui était autrefois complètement entourée d'eau, et qui devait communiquer par un pont avec la colline voisine. L'immense étendue de Langonnet prouve à elle seule l'antiquité de la paroisse. A ce premier indice s'ajoute un texte tiré du Cartulaire de Landevenec et conçu en ces termes : Ego Gradlonus do Sancto Wingualoeo... in Lan-Chunuett Les-Radenuc (p. 151). Sans doute le Cartulaire actuel ne remonte pas au temps de Gradlon, mais bien que rédigé au XIème siècle, il résume une situation ancienne, et la mention de Langonnet est un fait très intéressant. On voit par ce texte que l'ancien nom de la paroisse était Lan-Chunuet, qui s'est adouci graduellement jusqu'à Lan-gonnet. On connaît la signification du mot Lan, qui veut dire territoire ; le second mot Chunuet ou Gonnet parait être un nom propre. Quant à la propriété de Les-Radenuc, ou de la cour des Fougères, elle est aujourd'hui inconnue (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

Note 2 : Abbaye de Langonnet, le 14 juillet 1675 - Révolte des Bonnets Rouges. — Les paroissiens de Tréaugan et de Plévin, vassaux de ladite abbaye, obligent les religieux à passer par-devant notaire un acte par lequel lesdits religieux s’engagent à modérer, suivant des conditions nettement déterminées, les rentes et redevances qu'ils perçoivent. L'acte qui est « rapporté sur papier commun, sauf à le rédiger sur papier timbré quand on pourra en recouvrer, » et que les religieux s'engagent à faire ratifier dans quinzaine par le seigneur abbé, mérite d'attirer l'attention. On ne saurait, en effet, ne pas être frappé de la modération des revendications des paysans qui, en somme, ne protestent que contre les charges arbitraires et excessives qu'on leur impose, demandant, par exemple, que les religieux rétablissent « l'ancienne mesure censive de ladite abbaye, celle qui y estoit il y a présentement cent ans, » et ne prétendent à l'avenir les droits de lods et ventes « qu'au cas qu'ilz ne soient deubz antiennement de droit et de coutume ». — Jean Harscouët, plus tard arrêté et convaincu d' « avoir battu le tambour au bourg de Langonnet pour y rassembler les peuples et les mutins pour aller piller en l'abbaye dudit Langonnet, » fut condamné par la Cour royale de Quimperlé aux galères perpétuelles, et « ses biens meubles déclarés acquis et confisqués au Roi » (J. Lemoine). " 14 juillet 1675. – Transaction entre les religieux de l'abbaye de Langonnet et les vassaux de l'abbaye (Bibliothèque national, Mélanges Colbert, 172, fol 149). Devant les soubsignantz, notaires de la juridiction de Langonnet, ont comparus les Révérends Père Prieur et Religieux de l'abbaye de Langonnet lesquels déclarent ne prétendre de leurs hommes et vassaux de la paroisse de Tréaugan aucunes dixmes de bled noir et promettent recevoir par espèces de leursdits vassaux leurs rentes annuelles sans pouvoir les aprécier, comme aussy promettent de faire clore les bois de Douvant, Couvau et Rosmartin et Costréaugan ou, faute de ce, qu'il sera permis auxdits vassaux d'y faire pasturer leurs bestiaux en payant à ladite abbaye les chapons entiennement deubz pour ce sujet, comme aussy promettent lesdits religieux réprésenter à l'advenir l'antienne mesure censive de ladite abbaye, sçavoir celle qui y estoit il y a présentement cent ans pour recevoir lesdites rentes desdits vassaux et promettent en outre lesdits religieux faire cette ratiffier au seigneur abbé de Langonnet dans quinzaine prochaine et, au regard des lotz et ventes, déclarent ne vouloir les prétendre à l'advenir au cas qu'ilz ne soient deubz antiennement de droit et de coutume, de tout quoy ont lesdits vassaux de la paroisse de Tréaugan et ceux de Plévin présens et assemblés à ladite abbaye requis acte qui leur a esté raporté sur papier commun, iceux le requérans, sauf à le rédiger sur papier timbré quand on pourra en recouvrer, ce jour quatorzième juillet 1675. — De plus déclarent lesdits religieux ne prétendre que cinq sols pour chaque corvée à bras desdits hommes de Tréaugan et de Plévin, le tout sur l'obligation de tous leurs biens, lesdits jour et an, davantage déclarent n'inquiéter en aucune manière Yvon Allain touchant la chesnaye du bourg de Tréaugan, lesdits jour et an. Signé Père Jean Guillaume, prieur ; f. Louis Bourgeois, sous-prieur ; fr. G. de Sanguy, f. Julien Gambert, f. Laurent Gambert, f. Bervé, L. Alphonse Bureau, G. Le Lagre, présent, et Y. Le Guern et Cloizon, tous deux notaires ". 

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PATRIMOINE de LANGONNET

l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (XII-XVIème siècle), située rue Abbati-Zu. Elle remplace un monastère fondé au Xème siècle par les moines de l'abbaye de Landévennec. Ne subsiste de l'ancienne église du début du XIIème siècle que la partie orientale de la nef. Les dernières travées de la nef sont romanes (XIIème siècle). L'église est restaurée au XVIème siècle et au XVIIème siècle. Les premières travées de la nef, la chapelle des fonts, le transept avec la tour de croisée et le choeur ont été reconstruits au début du XVIème siècle. En 1662, des restaurations assez importantes sont entreprises et l'église recouverte d'une nouvelle charpente. Enfin, au XIXème siècle, on refait le carré du transept ainsi que le clocher qui le surmonte. Dans son état actuel, l'église comprend une nef de sept travées avec bas-côtés, un transept et un choeur à chevet plat. Les trois premières travées de la nef, du XVIème siècle, communiquent avec les bas-côtés par de grandes arcades en tiers-point dont les archivoltes pénètrent dans des piliers cylindriques, tandis que les arcades des quatre dernières travées sont en plein cintre (XIIème siècle) et reposent sur des faisceaux de quatre colonnettes à chapiteaux romans. L'un des chapiteaux porte une inscription en relief où figurent les mots "Jesus nazarenus rex judeorum" et sur une autre face une crucifixion grossièrement sculptée. Au-dessus une représentation caricaturale d'un personnage barbu. A l'extrados de ces arcades romanes, de petites fenêtres très ébrasées ouvrent sur la nef. La décoration extérieure est toute flamboyante. Le portail occidental, avec ses deux baies en anse de panier, son tympan à jour, ses accolades et pinacles décorés, est particulièrement remarquable. Le porche carré à pignon du Sud date du XVIème siècle. Une inscription date le pignon de 1523. Une des fenêtres flamboyantes du Sud porte la date de 1662, qui est celle d'une restauration. La charpente présente des entraits à têtes de crocodiles et des sablières décorées de modillons et de denticules. La fenêtre du chevet, à réseau flamboyant, avait conservé en 1930 quelques fragments de vitraux. L'écu d'Yves de Bouteville, abbé de Notre-Dame de Langonnet (1518-1536) orne la façade occidentale. L'ossuaire à baies en plein cintre et la sacristie ont été construits au début du XVIIème siècle. La tour de croisée, foudroyée en 1844, est reconstruite entre 1846 et 1873. La statue de saint Michel, Dieu le Père et Christ date du XVIème siècle. La statue de la Vierge de Pitié date du XVIème siècle. La statue de Sainte Barbe date du XVIIème siècle. Les vitraux actuels, oeuvre de Gérard Lardeur, datent de 1995 ;

Nota 1 : L'église paroissiale, dédiée à saint Pierre et à saint Paul, est en forme de croix latine, avec deux bas côtés, et mesure environ 32 mètres sur 12. Elle est de diverses époques. Tout l'extérieur, en grand et moyen appareil, avec des fenêtres flamboyantes et des portes en anse de panier, appartient à la dernière période du style ogival. A l'intérieur, les piliers et les arcades du bas de la nef sont de la même époque ; mais à côté on a conservé quelques arcades et quelques piliers romans de l'ancienne église ; ou y trouve l'épigraphe d'une croix en caractères carolingiens : Jesus Nazarenus rex Judeorum. Aux quatre angles de l'intertransept se trouvent des colonnes modernes, très épaisses et de mauvais goût, élevées pour supporter la tour également moderne. Les autels latéraux sont dédiés au Rosaire et au Sacré-Coeur. Au sud de l'église, se voit un ossuaire à baies en plein cintre et trilobes. Dans le cimetière, on remarque un lech quadrangulaire de 1 mètre 50 environ de hauteur. Les chapelles de la paroisse sont les suivantes : — 1° Sainte-Madeleine, au nord-nord-ouest, au village de ce nom. — 2° Saint-Guénolé, au nord-ouest, sur la route de Gourin. 3° Notre-Dame de Pitié, ou la chapelle-neuve, vers l'ouest. — 4° Saint-Isaac, au village de Saint-Maur, vers le sud. — 5° Saint-Germain, à l'est du bourg. — 6° Saint-Thépault ou Thibaut, au nord-est, au village de ce nom. — 7° Saint-Brandan, auprès de la précédente. Ces chapelles n'offrent rien de particulier, mais il en est bien autrement de celle de La Trinité, située vers le nord-nord-est de la commune. Langonnet faisait partie du doyenné et de la sénéchaussée de Gourin. En 1790, il fut érigé en commune, et même en chef-lieu de canton, avec Plouray pour dépendance, et fut rattaché au district du Faouët et au département du Morbihan. Son recteur eut la faiblesse de prêter le serment à la constitution civile du clergé, ainsi que ses deux vicaires. Cette coupable concession n'empêcha point de faire vendre nationalement le pourpris du presbytère et plusieurs champs appartenant à la fabrique. En 1800, Langonnet fut rattaché à l'arrondissement de Pontivy, et en 1801 au canton de Gourin. En même temps il passa régulièrement au nouveau diocèse de Vannes, et fut rétabli comme paroisse en 1802 (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

l'église de la Trinité (XVIème siècle), construite au début du XVIème siècle par les abbés de Langonnet, comme nous l'indique une longue inscription gravée sur une pierre extérieure à l'angle du choeur et du croisillon Nord : "A toutz et chacun vrois catholique sont octroyé a chacun jour et feste de monseigneur saint Jean l'evangeliste, a chacun mardi de Pasques, les jours de la Trinité, les jours de la Toutzsaintz, le jour de la dedicacion de ceste chapelle, céans, V centz jours de vroy pardon, par une bulle dabtée le XXVe jour de septembre l'an Mil V centz, par le pape Alexandre, et aussi le jour de la Toussaintz. Plus sont concédés et octroiés par ledit pape et par une aultre bulle a checun desditz jours et fest de la Toussaintz, le jour de saint Jehan l'evangeliste, le jour de la Trinité, a la nativité de saint Jean Baptiste, à l'Exaltacion de la sainte Croés, a la dedicacion de ceste chapelle de la Trinité de Bezuer, en la paroesse de Langonet, aux bienfaiteurs de céans, M V centz jours de vroy pardon et indulgence, donnantz leur devocion pour la soutenance de ceste chapelle". Il s'agit à l'origine d'une chapelle de la Trinité Bezver, édifiée en 1492 par Vincent de Kergoët, abbé de Langonnet. Elle n'est pas achevée avant 1568. Elle est en partie achevée par l'abbé Yves de Boutteville dont les armes étaient encore au sommet de la maîtresse vitre au XIXème siècle. Elle devient en 1802 le siège d'une petite paroisse, toujours rattachée à la commune de Langonnet dont elle n'était auparavant qu'une simple trève. Il s'agit d'un bel édifice comprenant une nef, un transept et un choeur polygonal, dont la décoration flamboyante, mêlée de quelques éléments Renaissance, est fort riche, mais le portail méridional à deux baies en anse de panier sous un grand arc brisé en accolade, le tout abondamment décoré, a seul été terminé. Le portail occidental et le clocher carré qui le surmonte sont restés inachevés. Les fenêtres, à réseau flamboyant, sont surmontées à l'extérieur de pignons décorés de crochets et d'animaux. Un petit porche, au Sud, a été rajouté en 1742. En 1568, la chapelle est couverte d'une charpente aux entraits décorés de têtes de crocodiles et sablières très finement sculptées de personnages, d'animaux et de scènes diverses, oeuvre du charpentier P. Poulichet (ou Polichet). Une sablière est datée de 1568 et signée B. Uliac et P. Polichet : elle présente un décor de têtes humaines, de dragons grotesques et de scènes de chasse. Les lambris de la charpente ont été supprimés en 1970. Le clocher carré avec baies jumelés date de 1879-1889. De beaux vitraux de la fin du XVIème siècle, oeuvre du verrier P. Androuet, ornaient les fenêtres, et ils ont été très endommagés, mais il en restait encore au début du XXème siècle d'importants fragments représentant diverses scènes des vies du Christ, de la Vierge et de saint Jean Baptiste et, au fond du choeur, l'arbre de Jessé. L'écu des Boutteville y est plusieurs fois répété. Il y a lieu de signaler aussi les enfeus et les piscines flamboyantes, de curieux culs-de-lampe sculptés, et les remarquables panneaux de bois des portes ;

Nota 2 : Cet édifice, de la fin du XVème siècle, entièrement construit en pierres de granit de grand et moyen appareil, forme une croix latine de 30 mètres de longueur sur 6 mètres de largeur. Le choeur, de forme polygonale, est éclairé par quatre fenêtres à meneaux flamboyants. Six fenêtres semblables éclairent la nef, et d'autres les transepts. A l'ouest s'ouvre un grand portail, à deux baies en anse de panier, encadrées dans une porte ogivale décorée de feuilles de vigne ; au sud se trouve un autre portail à peu près semblable. A l'intérieur de l'église, on a laissé aux murs leur sévère nudité ; aussi l'attention se porte-t-elle sur les beaux vitraux du XVIème siècle, qui ornent les fenêtres. Ces verrières ont malheureusement beaucoup souffert. Dans le choeur ont voit la généalogie et la passion du Sauveur ; dans le transept sud, la vie de saint Jean-Baptiste ; dans le transept nord, le jugement général, et dans la nef la vie de la Sainte Vierge. Entre autres écussons on y voit celui de F. Yves de Bouteville, abbé de Langonnet, mort en 1536. Une sablière du transept sud porte l'inscription suivante, en capitales romaines : 1568. P. POULICHET. FIT. — B. ULIAC. FABRIQUE. A l'angle du choeur et du transept, se trouve l'inscription suivante, gravée en relief sur la pierre, en caractères gothiques : A toutz et chacun vrois catholique sont octroyé à chacun jour et feste de monseigneur Saint Jehan l'évangeliste, à chacun mardi de Pasques, les jours de la Trinité, les jours de la Toutzsaintz, le jour de la dédicacion de ceste chapelle, céans, V centz jours de vroy pardon, par une bulle dabtée le XXVe jour de septembre l'an Mil V centz, par le pape Alexandre, et aussi le jour de la Toussaintz : — Plus sont concédés et octroiés par le dit pape et par une aultre bulle a checun des ditz jours et fest de la Toussaintz, le jour de saint Jéhan l'évangeliste, le jour de la Trinité, à la nativité de saint Jehan Baptiste, à l'Exaltation de la sainte Croés, à la dédicacion de ceste chapelle de la Trinté de Bezuer, en la paroesse de Langonet, aux bienfaiteurs de céans, M. V. centz jours de vroy pardon et indulgence, donnantz leur dévocion pour la soutenance de ceste chappelle. Il résulte de ce texte, que en 1500 on travaillait à la construction de la chapelle, puisqu'on provoquait les dons des fidèles par la concession de nombreuses indulgences. Ces travaux se prolongèrent bien avant dans le XVIème siècle, puisqu'on ne plaçait qu'en 1568 la sablière du transept sud. Cette chapelle de la Trinité de Bezver fut de bonne heure érigée en trêve : la distance considérable de l'église paroissiale rendait nécessaire ici la présence d'un prêtre pour administrer les sacrements ; on possède des registres de baptêmes, mariages et sépultures, depuis 1612. A la restauration du culte en 1802, la Trinité fut érigée en paroisse, mais non en commune ; aujourd'hui elle dépend de la commune de Langonnet (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

l'abbaye cistercienne Notre-Dame-de-Langonnet ou de Langonnet (1136), fondée le 20 juin 1136 par Conan III, duc de Bretagne, à la demande de sa mère, la duchesse Ermengarde. A la fin du XVIème siècle, l'abbaye est pillée par les ligueurs. Cette abbaye est restaurée au XVIIIème siècle. L'église est reconstruite en 1637 et en 1780 dans le style de la Renaissance. Le cloître, édifié sur les plans de Bousseau, date de 1738. Il est détruit entre 1760 et 1780. Après l'incendie de 1788, l'abbaye est abandonnée. Un haras s'y installe de 1808 à 1856. En 1856, l'édifice passe entre les mains des Pères de la congrégation du Saint-Esprit d'Hennebont. Le cloître actuel a été inauguré en 1936. De l'édifice primitif, il ne reste qu'une belle salle capitulaire datée du milieu du XIIIème siècle, dont la voûte d'ogives s'appuie au centre sur de courtes colonnes à chapiteaux décorés de feuillages : cette salle ouvrait sur le cloître par une porte dont les voussures, brisées et moulurées de tores, reposent sur de petites colonnettes à chapiteaux feuillus, porte flanquée de chaque côté de deux baies jumelles de même style encadrées dans une arcade également brisée. Les chapiteaux à tailloir polygonal date des années 1250 ;

Nota 3 : L'abbaye de Langonnet, de l'ordre de Cîteaux, fut fondée le 20 juin 1136, par le duc Conan. Située à l'est du bourg sur la rive droite de l'Ellé, elle appartenait au diocèse de Quimper, mais elle avait des dépendances considérables dans le diocèse de Vannes. Ses archives ayant été détruites pendant les guerres de la Ligue, il est impossible de signaler aujourd'hui ses principaux bienfaiteurs, et de donner une liste complète de ses abbés. — 1° N... son premier abbé, établi en 1136, envoya dès 1138 quelques moines pour fonder l'abbaye de Lauvaux. Il reçut dans son monastère de nombreux novices et notamment celui qui devait lui succéder. — 2° Saint Maurice, élu vers 1146, emmena vers 1170 une colonie de moines à Notre-Dame de Carnoët, près de Quimperlé, et y mourut saintement le 5 octobre 1191. — 3° Hervé de Cabocel succéda à saint Maurice dans le gouvernement des abbayes de Langonnet et de Carnoët ; il vivait encore en 1220. Après lui se fait la séparation des deux maisons. Ici se trouve une lacune d'environ 80 ans. Guillaume, abbé de Langonnet, admit en 1307 Hervé de Léon, seigneur de Noyon, à la participation des prières de sa communauté. Ici nouvelle lacune d'environ 160 ans. — 21° ? Henri de Kergoet était abbé de Langonnet en 1477 ; il assista en 1480 à l'entrée solennelle de Guy, évêque de Quimper, et vivait encore en 1482. — 22° Vincent de Kergoet gouvernait l'abbaye dès 1510 ; il était contemporain de Claude de Rohan, évêque de Quimper ; il vivait encore en 1514. — 23° Yves de Bouteville fut maintenu en possession de l'abbaye le 13 avril 1518, contre frère Yves de Vaucouleur, et mourut au commencement de 1536. — 24° Jean Nicolas était abbé commendataire en 1541 ; une note des archives le traite d'intrus, probablement parce qu'il n'était pas religieux. — 25° François de Buonacorsi, florentin, protégé de Catherine de Médicis, fit serment de fidélité en 1549. — 26° Laurent de Buonacorsi, fit un pareil serment en 1574 ; il était cousin de Catherine de Médicis, et capitaine de cavalerie ; il se démit en faveur du suivant. — 27° Paul de Buonacorsi, neveu de Laurent, fit serment de fidélité en 1590 et vit dévaster son monastère en 1594. Il s'appliqua ensuite à restaurer l'église et les bâtiments, et prit même l'habit monastique ; il mourut en 1641 démissionnaire. 28° N.. de Montenay, prêtre séculier, pourvu en 1638, prit aussi l'habit religieux et résigna en 1647. — 29° Isaac de Marboeuf, carme profès, pourvu en 1647, parut aux Etats de Vannes en 1649. — 30° Claude de Marbceuf, neveu du précédent, nommé en 1674, jouit de ce bénéfice durant 49 ans, et mourut en 1723. — 31° René-Auguste de Marbœuf, aumônier de la reine et vicaire général de Rouen, pourvu en 1724, cessa en 1754. — 32° François de Lesquen, institué en 1754, chanoine de Rennes et vicaire général de Quimper, mourut en 1765. — 33° Toussaint François-Joseph Conen de Saint-Luc, pourvu en 1766, devint évêque de Quimper en 1773, et résigna en 1785. — 34° François-Charles Chevreuil, du diocèse de Quimper, chanoine et vicaire général de Paris, pourvu en 1786, fut dépouillé par la Révolution. La communauté de Notre-Dame de Langonnet, depuis l'invasion de la commende, vivait sous l'autorité d'un prieur, à défaut d'abbé régulier. Elle avait accepté, en 1670, la stricte observance de Cîteaux, et elle comptait ordinairement sept religieux profès et quelques frères convers. On peut voir aux Archives départementales (fonds de Langonnet), un aveu rendu au roi en 1684, par la communauté, et donnant le détail des propriétés, des manoirs, des tenues, des rentes, des dîmes, des juridictions, des droits, appartenant alors à l'abbaye dans toutes les paroisses circonvoisines. Pendant la révolution, on vendit les dépendances du monastère et notamment, en Langonnet, le moulin de la Porte, le moulin du bourg, le moulin de Baïron, des maisons et quelques tenues. Les bâtiments de l'abbaye et son pourpris, réservés par l'Etat, furent affectés en 1807 à l'établissement d'un haras. Cette destination par trop profane s'est maintenue pendant un demi-siècle. Les pères du Saint-Esprit et du Saint Coeur de Marie on acheté, vers 1850, le monastère et ses dépendances immédiates, et y ont fondé un scolasticat pour leur congrégation, un collège pour le voisinage, et une colonie agricole pour les jeunes détenus. L'église, reconstruite partiellement en 1637 et 1780 est nécessairement de style néo-grec, et on est heureux de la voir rendue à sa destination primitive. Les bâtiments, relevés au XVIIème siècle, ne renferment rien de particulier, si ce n'est une salle voûtée qui porte les caractères de l'architecture du XIIIème siècle. On a trouvé dans les déblais de l'église des pierres tumulaires assez curieuses ; l'une d'elles porte une épée et un hanap, sans aucune inscription. L'établissement de Langonnet mérite d'être visité ; de grands travaux y ont été exécutés depuis quelques années. La maison, le jardin, les champs, les prairies, les bois, la jolie rivière de l'Ellé, et même la colonie agricole de Saint-Michel intéressent tous les voyageurs qui pénètrent dans ce coin perdu de la Bretagne (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

Voir   Langonnet " L'abbaye de Langonnet ". 

la chapelle Sainte-Magdeleine ou Sainte-Madeleine (XVIème siècle), située à La Magdeleine. Il s'agit d'un édifice rectangulaire de la fin du XVIème siècle. L'autel et le retable, en bois polychrome, datent du XVIIIème siècle ;

la chapelle Notre-Dame-de-Pitié (1661), encore appelée chapelle Neuve ou de Locmaria et située à Restangoas-Guen. Elle est en forme de croix latine. La chapelle abrite les statues de saint Mathurin, saint Nicodème et Notre-Dame des Neiges. Les sablières datent de 1661 ;

la chapelle Saint-Adrien (XVIème siècle), située à Saint-Brendan ou Saint-Brandan. Cette chapelle était primitivement dédiée à saint Brendan ou Drehan (saint Adrien) ;

la chapelle Saint-Gwénolé ou Saint-Guénolé (XVI-XVIIème siècle). Cette chapelle a été restaurée récemment. Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire à vaisseau unique avec une fontaine dans l'enclos. On y trouve une statue (H. 1,30 m) en bois polychrome (XVIIème siècle) de saint Guénolé (l'abbé est mitré, en chape, avec une crosse dans la main droite et un livre ouvert dans la main gauche). Cette chapelle rappelle une possession de l'abbaye de Landévennec indiquée au Cartulaire (XIX) de l'abbaye de Landévennec : "In Lan Chunuett Les Radenuc" ;

la chapelle Saint-Isaac et Saint-Cornély (XVIIème siècle), située au village de Saint-Maur. Cette petite chapelle de forme rectangulaire et à vaisseau unique présente un oculus daté de 1661 ;

l'ancienne chapelle Saint-Thibaut (XVIIIème siècle). Il s'agissait d'un édifice rectangulaire, encore mentionnée en 1930 ; 

l'ancienne chapelle Saint-Germain (XVIIIème siècle), située dans un lieu isolé et déjà en ruine vers 1930 ;

le calvaire (XVème siècle), situé près de l'église Saint-Pierre et Saint-Paul ;

la fontaine de la Trinité (1696) ;

la fontaine de Dévotion (XVIIème siècle). Cette fontaine comporte une niche ;

le manoir de Kermain (XVI-VIIème siècle). La seigneurie qui avait droit de haute justice est détenue par la famille Kermain (en 1426), par la famille Tinmiel ou Touësnel (en 1448) et par la famille Lopriac (entre 1481 et 1780). Il possédait autrefois une chapelle privative ;

le manoir du Bourlogot, un ancien presbytère cité dès 1448. Le logis sud date de 1656. Il a été pillé par les chouans puis reconstruit. Il sert à nouveau de presbytère entre 1808 à 1888 ;

le manoir de Gouléis ou Gouleiz ou Goule (XVIIème siècle). Il porte trois dates : 1686 (sur fenêtre du deuxième niveau), 1693 (sur le cadran solaire de la cheminée) et 1694 (sur la lucarne). On y voit un cadran solaire. Le puits est daté 1866 ;

le manoir ou château de Keraudrénic (entre 1893 et 1897), dont les plans ont été dessinés par le père Le Bot. La seigneurie appartenait jadis à l'abbaye cistercienne de Langonnet. Le manoir actuel du XIXème siècle a appartenu à Charles Michel, maire de Langonnet, qui le légua à sa ville en 1959 ;

le puits de Kerfraval (XVI-XVIIème siècle) ;

le presbytère (1787). Cette maison ne devient presbytère qu'en 1888 ;

la maison située rue Abatti-Zu et celle située rue de Cornouaille ;

A signaler aussi :

le menhir de Bodéro (époque néolithique) ;

le tumulus de Minez Collober, situé à Kermain. Il mesure 4 mètres de hauteur sur 100 mètres de circonférence à la base ;

l'ancienne voie romaine de Carhaix - Hennebont traverse la commune de Langonnet ;

l'ancien manoir de Barrach. Siège d'une seigneurie appartenant successivement aux familles du Bot (en 1426), Quelen, seigneurs du Vieux Castel (en 1447), et Leroux de Kerouasté (en 1659) ; 

l'ancien château de Conveau, remplacé au XIXème siècle par un manoir, aujourd'hui détruit ;

l'ancien manoir du Grand-Borin, mentionné comme maison noble en 1725 et 1734 ; 

l'ancien manoir de Kerlinou (1699). On y trouve un pigeonnier. Siège d'une seigneurie appartenant successivement aux familles Eliezon an Pou (en 1426), Legal (en 1540 et en 1688), Le Flo (en 1739/1753), et Perez (jusqu'à la Révolution) ;

l'ancien manoir Saint-Germain, restauré en 1795. Il était occupé par les bureaux d'un haras durant le Premier Empire. Il possédait une chapelle privative du XVIème siècle, restaurée au XVIIIème siècle ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LANGONNET

Le manoir de Carven est un des plus anciens fiefs de Langonnet ; à sa suite on peut citer aussi les suivants :

1° Barach, au nord-ouest.

2° Cospérec, au sud-est.

3° Disméon, au nord-ouest.

4° Keraudrénic, à l'abbaye de Langonnet.

5° Kerglazen, au sud-est.

6° Kertnadou, au nord-est, à Pierre du Bot en 1420.

7° Kermain, à l'est, haute justice.

8° Kervic, au nord.

9° Leurven, au nord, à l'abbaye de Langonnet.

10° Ménéz-Levenez, au sud-ouest.

11° Ménéz-Morvan, au nord-est.

12° Parcalis, ou Parc-Alice, à l'abbaye de Langonnet.

13° Runellou, au nord-est. 

(de Joseph-Marie Le Mené).

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Cornouailles de l'an 1481, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Langonnet :

Jehan de Toulboudou, archer en corselet ;

Louis Bertrand, archer en brigandine ;

Jehan Provost, par Pierre, son fils, archer en brigandine ;

Pierre Kerancourhin, idem, et o luy Guillaume Quémeur, en brigandine.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Cornouailles du 15 et 16 mai 1562, faite à Quimper, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Langonnec (Langonnet) :

Maistre du Kergoat, sr. du Runello, présent, dict estre pourvu de l'office de séneschal de Quimperlé, et par ce moyen estre exemt, et néanmoins a monstré son équipaige d'arquebusier à cheval ;

Jehan le Gall, sieur de Kerlinou, par Henry Contrat, dict estre sous l'esdict ;

Louis Rousseau, sr. Diernelès, présent, dict faire arquebusier à cheval ;

Le sieur de Coatqueven, arquebusier à cheval ;

Thomas de Bail, default ;

Vincent le Garrec, sr. du Botgué, présent, dict qu'il est sous l'esdict  (voir le chevalier de Fréminville).

(à compléter)

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