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ELVEN |
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La commune d' Elven ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de ELVEN
Elven vient, semble-t-il, du breton "Plou" en "Elf (ou Elv) Guen" (la paroisse du peuplier).
Le "Plou" (pays) d'Elven fut sans doute fondé au VIème siècle par les Bretons immigrés d'outre-Manche. Aussi le patron d'Elven est-il Saint-Alban, soldat Romain décapité à Vérulam, à 50 kilomètres de Londres, vers l'an 209, parce qu'il refusait d'abjurer sa Foi.
Le fief d'Elven ou de Largoët, démembré du comté de Vannes vers 907, s'étend, d'une manière approximative, du golfe du Morbihan jusqu'à la rivière de la Claie, et depuis le Loc jusqu'à Caden inclusivement. Mais vers le XIème siècle, toute la partie orientale, à partir de Larré, en est distraite, pour former la seigneurie de Rochefort. C'est en 910 que Plou Elven est mentionné pour la première fois. Un château y est édifié pour faire face aux attaques des Normands. C'est, semble-t-il, là que vit Derrien Ier, l'un des fils cadets d'Alain le Grand, et le premier seigneur d'Elven. A la fin du XIIème siècle, ce fief passe, par mariage probablement, à la famille des seigneurs de Malestroit, qui le gardent longtemps. En 1294, Payen III reconnaît devoir au duc cinq chevaliers d'ost, dont quatre pour sa terre de Largoët et un pour celle de Malestroit. En 1471, le fief de Largoët comprend : Elven, Larré en partie, Sulniac en partie, Treffléan, Saint-Nolff, Saint-Avé, Saint-Patern en partie, l'Ile-aux-Moines, Arradon, Baden, Ploeren, Plougoumelen, Pluneret en partie, Plumergat, Grand-Champ, Plaudren, Monterblanc, Trédion et Molac.
Une première église en bois périt dans les flammes et elle est remplacée par une église romane en 1121, bâtie par Even (seigneur de Largoët), d'Elven. Elle est incendiée par les Normands.
Elven englobait, semble-t-il, autrefois le territoire de Trédion qui était soit une trève soit une frairie, et le territoire de Saint-Nicolas-d'Aguénéac, érigée en 1658.
On rencontre les appellations suivantes : Elven (en 1427, en 1477, en 1536), Eleven (en 1427, en 1448), Ellven (en 1464, en 1481).
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PATRIMOINE de ELVEN
l'église Saint-Alban (1525-1642), reconstruite en 1868 sous l'impulsion du recteur Jacques Fresque. Au XVIème siècle, à la suite d'un incendie survenu en 1525, on refait l'église : le choeur est reconstruit par les soins du chanoine Bertrand de Quilfistre et la nef recouverte par Guy de Quilfistre. Ces faits sont confirmés par plusieurs inscriptions aujourd'hui disparues : l'inscription de l'ancienne sablière du choeur, remplacée par une voûte d'ogives "Anno Domini millesimo vigesimo sexto, Bertrandus de Quilfistre, scolasticus et canonicus Venetensis, hujusque parrochialis ecclesie rector, a fundamentis fieri et fabricari hunc chorum curavit ... cat ei Altissimus. Amen" et l'inscription disparue de la sablière de la nef "M. cinq-centz trente seix fut ce boys yci asilz, lors d'ici estoit recteur venerable et discret Maistre Guy de Quilfistre, et de cest eupvre inventeur. A luy et aux oupvriers qui yci.....". La nef est de nouveau réparée en 1625 par le recteur Yves Audic, qui, en 1642, fait élever sur le croisillon Nord une tour carrée surmontée d'une flèche. De 1871 à 1879 sont démolis la nef et le transept, remplacés par un édifice de style gothique avec clocher sur le porche, d'après les plans de l'architecte Boismen, de Nantes. De la nouvelle église gothique, construite à partir de 1525, il reste le chœur à cinq pans avec sa corniche en bois polychrome représentant les familles nobles de ce temps (dont les contreforts sont amortis de pinacles joliment décoré, entre lesquels court une balustrade) et l'ancienne sacristie dont les deux contreforts, arrondis à la base, sont surmontés d'animaux fantastiques. L'ancienne charpente a été remplacée par une voûte d'ogives et des réseaux de fenêtres ont été refaits. On a conservé aussi, au croisillon Nord, une jolie porte flamboyante et, pour orner la porte du croisillon Sud, l'accolade qui surmontait l'enfeu de la famille Chohant, seigneurs de Kerleau (ou Kerlo) en Elven, avec sa curieuse inscription "Timentibus (soleil)....". La sacristie, accolée au choeur et entièrement lambrissée en bois, date de 1868-1877. En 1962, elle est restaurée et on y pose de nouveaux vitraux ; | |
la chapelle Saint-Anne (1902), de style gothique et située au bourg d'Elven. Elle est édifiée en 1902 à l'initiative du recteur Gaudin. Sa porte est surmontée d'une accolade avec fleuron reposant sur des pilastres à pinacles fleuris. Les vitraux retracent la vie de Sainte Anne et celle des donateurs (entre autre celle de B. de Charette, en zouave pontifical). La flèche du clocher comporte de petits gables et des gargouilles ; | |
la chapelle Notre-Dame-de-la-Clarté (1830), située à Camarec, sur la route de Monterblanc. Cette chapelle succède à une ancienne chapelle qui a disparu ; | |
la chapelle Saint-Clément (XV-XVIIème siècle), située au village Saint-Clément, route de Treffléan. On y voit des fragments de vitraux anciens. La chapelle abrite deux statues de saints, un retable et de belles fresques des XVème et XVIème siècles, restaurées et représentant saint Hubert et saint Isidore ; | |
la chapelle Saint-Christophe (XV-XVIème siècle), située au village de Saint-Christophe, route de Carré. En forme de croix latine, elle a été reconstruite au XIXème siècle (en 1928). Elle abrite quelques vieilles statues en bois du XVIIème siècle ; | |
la chapelle Saint-Thomas (XVIème siècle), située au village de Lescastel. Il ne subsiste que des ruines. Une croix est incorporée à un mur ; | |
la chapelle Saint-Germain (XVIème siècle), située route de Trédion, au village du même nom. On la trouve mentionnée dès 1121, mais l'édifice actuel date seulement du début du XVIème siècle. Il s'agit d'une petite construction rectangulaire, à décoration flamboyante, dont les fenêtres en tiers-point, à réseau flamboyant, ont conservé quelques fragments de vitraux où l'on distingue des écus aux armes des familles Rieux, Rochefort et Callac. Son pignon est percé d'une porte en plein cintre et d'une fenêtre en arc brisé que décore un vitrail. La porte, construite en plein cintre, est ornée de moulures qui s'appuient sur deux colonnettes à pinacle fleuri. Au sommet, culmine un clocher abritant une cloche sous une arcade. La chapelle est ornée de boiseries dont une balustrade datant de 1784. On y trouve des fresques de l'époque Renaissance ainsi qu'un sarcophage du XIIème siècle, connu sous le nom de "tombeau de saint Germain" ; | |
la chapelle privative de Kerfily (vers 1858), dédiée au Sacré-Coeur ; | |
la chapelle privative de Kerlo ou Kerleau (XV-XVIème siècle), restaurée au XIXème siècle. Il s'agit de la chapelle privée du château de Kerleau ou Kerlo. L'édifice comprend une simple nef terminée par un choeur à trois pans. La chapelle possède un banc de pierre extérieur et une belle porte (XVème siècle) en anse de panier ; | |
la croix de Saint-Clément (XVème siècle). Le fût est encastré dans un soubassement rectangulaire. Elle a pour seul décor, cinq cupules qui évoquent les cinq plaies du Christ ; | |
la croix monolithe (IX-Xème siècle) de la chapelle Saint-Christophe. Il s'agit, semble-t-il, de la réutilisation d'un menhir ; | |
le calvaire (1896), situé près du cimetière. Il est pourvu d'un escalier monumental ; | |
le calvaire de le Kergousse (fin du XIXème siècle), édifié par Marie Joseph Nicolas ; | |
la croix (1899), située au carrefour du Kerdo et édifiée par la famille Boursicault ; | |
le château de Kerfily (XVII-XVIIIème siècle et 1858), propriété successive des familles Coëtquen (vers 1400), Sérent, de la duchesse de Narbonne, puis, par héritage, de la famille Charette de la Contrie (vers 1850). Le château actuel ainsi que la chapelle privée du Sacré-Coeur sont édifiés en 1858 (ou de 1860 à 1863) par Edmond (ou Armand) de Charette. Deux autres édifices, tous deux incendiés, avaient précédé l'actuel château. La porterie (XVIIème et XVIIIème siècles), surmontée de créneaux et de merlons en forme de pyramide, est l'un des rares vestiges des châteaux précédents (un écusson orne le sommet du portail). La façade principale du corps de logis actuel se compose d'un avant-corps sur chaque côté, et d'une tour centrale à cinq pans. Elle possède une chapelle privée (XIXème siècle) ; | |
la Tour d'Elven ou château de Largoët (XIII-XVIème siècle), édifié, semble-t-il, par la famille de Malestroit (XIIIème siècle), passe entre les mains successives des familles Raguenel (en 1468), Rieux (en 1471), Coligny (en 1567), Rieux (en 1616), Fouquet (en 1656), Tréméreuc (en 1686), Cornulier (en 1689), Le Mallier (en 1793), Bot de la Grée de Callac (en 1840) et du comte Henri de Bréon. Les terres de la seigneurie avaient été érigées en Comté en 1660. Au XIVème siècle, la tour d'angle Nord-Ouest est rebâtie en belles pierres de taille. A la fin du même siècle est élevé le donjon octogonal dont la masse étonne tous les visiteurs. Son auteur est Jean II, de Châteaugiron, seigneur de Malestroit et de Largoët, qui décède en 1394. Son frère cadet Alain, seigneur d'Oudon, construit aussi un donjon, suite à l'autorisation qu'il obtient du duc Jean IV en 1392. A noter que le plan des deux donjons est le même : un octogone allongé, mais les proportions sont plus grandes à Elven qu'à Oudon. Elven a environ 44 mètres de hauteur, Oudon a 30 mètres, et les murs d'Elven ont plus de quatre mètres d'épaisseur, ceux d'Oudon ne dépassent pas trois mètres. Le château est accessible par un châtelet à deux tours circulaires de la seconde moitié du XIIIème siècle, sur lesquelles est venu se plaquer entre 1490 et 1494 un ouvrage dû au maréchal Jean IV de Rieux. L'intérieur de la tour ronde du XVème siècle avait été restauré vers le XVIIème siècle et en 1905. La porte fortifiée date du XVème siècle. Le donjon (énorme tour de six étages, haute de 44,80 mètres) date du XIVème siècle (entre 1375 et 1390) : il est du à Jean II de Châteaugiron-Malestroit. Chaque étage du donjon contient une pièce principale et deux pièces annexes. La chapelle du XVème siècle est en ruine. Au XVème siècle, Jean IV, seigneur de Rieux et maréchal de Bretagne, garde prisonnier au château, Henri Tudor, duc de Richmond, futur Henri VII d'Angleterre. A la fin du XVème siècle, le château est démantelé par Charles VIII. En 1474, le comte Henri de Richemond est interné au château de Largoët, et y passe deux ans ; il devient, en 1485, roi d'Angleterre. Le château est pris d'assaut par les Français en 1488 et partiellement dévasté. Le maréchal Jean IV de Rieux ayant obtenu de la duchesse Anne, en 1490, une indemnité considérable, rétablit le planchers et les toitures, et refait le portail de la cour, en y mettant ses armes. En 1533, Suzanne de Bourbon, veuve de Claude Ier de Rieux, donne un aveu pour son fils et reconnaît tenir du Roi : "En la paroisse d'Elven, le chasteau et forteresse d'Elven, o ses tours et cernes, machicoulis, pont-levis, herses, courts, jardrins, estang et retenue d'eau, avec le parc d'environ, cerné de murailles, à debvoir de guet, pennaige de bestes, frosts et appartenances. Item, la motte et bastille de Clézen, située ès appartenances du bourg d'Elven (presbytère ?), cernée de doufves, o ses yssues et appartenances, contenant environ un journal, jouxte le chemin par lequel l'on va du bourg au moulin dudit lieu. Item, en la paroisse de Saint-Nolff, la motte, forteresse et bastille ancienne, cernée de grosses doufves, o les moulins foulerets à drap de Loyson (Luhan), estant au-dessoubs de ladite motte, o leur estang et chaussées situez en la rivière de Condat". En 1594, pendant les troubles de la Ligue, plusieurs familles nobles des environs y trouvent un refuge, comme le prouvent les registres de baptêmes d'Elven. En 1613, Jean de Rieux, marquis d'Asserac, achète la seigneurie de Largoët, pour 66 000 livres ; mais son fils Jean Emmanuel fait des dettes, et il est obligé de la revendre. Le nouvel acquéreur, le fameux Nicolas Fouquet, fait dresser, au mois de mars 1660, un état des lieux très détaillé, et dont il faut donner ici le sommaire. Suivant ce rapport "le pont dormant du château est vieux et caduc et à refaire ; le grand pont-levis peut servir quelque temps encore, mais le petit est à refaire ; les portes en bois sont toutes à renouveler. Le portail, bâti en pierres de taille, est en bon état, mais le corps de garde au-dessus a besoin de grandes réparations ; les deux tours latérales sont presque ruinées, et n'ont plus de charpente ni de couverture. A gauche, en allant vers la tour de l'angle, se trouve une vieille masure à deux étages absolument ruinée. La tour susdite a cinq étages ; les poutres et les planchers sont en mauvais état ; le toit a besoin de réparations. La muraille donnant sur l'étang va de la petite tour jusqu'à une vieille masure de tour, qui forme l'autre angle de la cour. La grosse tour n'a plus de poutres ni de couverture ; elle est octogone et munie de mâchicoulis et de parapets ruinés ; son châtelet supérieur est également ruiné. Il y a une crevasse dans le mur du côté d'Elven, et une autre plus faible du côté de la cour. De dix grandes croisées, qui sont dans ladite tour, il n'y en a plus que deux qui aient des grilles en fer. Le grand escalier est complet, le petit a perdu quelques marches vers le haut. La tour, mesurée par dehors, a 65 pieds et demi ; sa hauteur, depuis le rez-de-chaussée de la cour jusqu'au sommet du donjon, est de 127 pieds. En sortant de la grosse tour, on voit un pan de muraille allant à une vieille tour d'angle ; dans ce mur, une porte et un petit pont-levis conduisaient jadis sur la chaussée. A la courtine du sud était appuyée une vieille cuisine, suivie d'une grande salle vers l'Ouest, le tout menaçant ruine. Près de la salle se trouvait une petite tour, puis le mur d'enceinte se terminait à la tour voisine de l'entrée. Outre la chapelle intérieure, ménagée dans la grande tour, il y avait une chapelle extérieure, près de la maison de ferme, mais elle était alors abandonnée et menaçait ruine" (J.M. Le Mené). M. le comte Hippolyte du Bot, héritier des Trémeneuc et des Cornulier, souhaitant réagir contre l'abandon de ces ruines, a restauré courant XIXème siècle la petite tour, dans le style du XIVème siècle ; Note
: C'est
un état détaillé du château et de ses dépendances, dressé en 1660, à la
requête de Messire Nicolas Fouquet, surintendant des finances, qui venait
d'acheter le domaine de Largoët. L'acte, conservé aux Archives départementales,
a été rédigé par les notaires royaux Le Clerc et Gobé, de Vannes, en présence
de M. Jean Maupoint, de Paris, procureur de M. Fouquet, et des experts Cosnier,
maître architecte, Brisson, maître maçon, Phélippot et Beslin,
charpentiers et menuisiers, Carrer et Martin, couvreurs, en présence aussi de
M. Courtois, représentant des vendeurs de la seigneurie, et de M. du Val,
nouveau gouverneur du château. La commission visita minutieusement la propriété,
les experts donnèrent consciencieusement leur avis sur chaque chose, et les
notaires consignèrent le tout dans leur procès verbal. En comparant l'état
du château en 1481 et en 1660, on voit qu'à la première de ces dates
l'immeuble était habité et bien entretenu, et qu'à la seconde date il était
presque abandonné.Cet état de 1660 renferme des détails intéressants :
voilà pourquoi je le donne ici dans son intégrité, en retranchant seulement
les formules des notaires et quelques longueurs pour les réparations à
effectuer. Par ailleurs, le texte est fidèlement reproduit et l'orthographe
ancienne conservée. Voici
le texte du document : «
Louis Le Clerc et Joseph Gobé, notaires royaux...
Ferme.
« Nous ont les architecte et masson montré et avons veu, au premier
portal et entrée des cours du d. chasteau, que le d. portal et les
murailles sont pour la pluspart ruisnées, et qu'il est nécessaire de les
reffaire toutes à neuff et qu'il n'y a au d. portal aucune fermeture. A
l'un des coings de lad. cour, vers le couchant, une maison ruisnée... et au
proche une vieille maison couverte d'ardoise, qui sert de logement au
mettayer, et dont les murailles menassent ruisne, et qu'il est requis de
reffaire à neuff... Au
boult de la d. maison, vers la chapelle ; est un amplacement de maison ruisnée
; et deux autres ruisnes de maisons bastyes en apantiff, au bout desquelles
est une ruisne d'une petite tour... Les murailles de la cour, depuis la d.
tour jusque au bord de l'estang, sont ruinées. Dans la d. cour, au devant
du chasteau, est une chapelle, dont les murs du costé de l'estang sont
couleuvrés et menassent ruisne ; le remplissage de la grande vitre est tombé
; la table du grand autel est rompue ; les trois petits autels de la nef
sont à réparer ; l'enduit des murailles est tombé ; il n'y a ny vitres ny
portes ; seule la couverture est neuffve et faicte puis peu de temps ». Château.
« Le pont dormant de l'entrée du chasteau est vieux et caducq, et il
est requis de le reffaire à neuff ; le pont-levis peut servir quelque peu
de temps encore ; quant au petit pont-levis, il est de nulle valleur et il
est requis de le reffaire à neufs ; les chaisnes estant trop foibles et
mangées de rouille, il est requis en mettre deux au grand pont et une au
petit, avecq des fermetures et serrures. La
grande porte de bois, la porte du petit pont, et une autre porte ouvrant sur
la douve vers le soleil levant, sont vieilles, caducques et sans ferrures,
et est requis d'y mettre des neuffves, avecq touttes les ferrures, barres de
fer et serrures nécessaires. Les
poutres et planchers des chambres et corps de garde, qui sont au dessus de
la bascule des ponts-levis, sont pourris et de nulle valeur, et est requis
de les reffaire, à neuff ; et au dessus des d. chambres, il y a de la
charpante et couverture en apantiff, qu'il est aussy nécessaire de réparer
et garnir de chaux. Le
pillier, qui porte le boult du grand et du petit pont-levis et le boult du
pont dormant est ruisné en partye, et il est nécessaire d'en reffaire
quatre pieds de long du costé du midy, sur toutte la haulteur et épaisseur
du d. pillier. Le
devant du portal et entrée du chasteau est basty de pierres de taille, et
il est en bon estat, fors les massecoulis et parapets, qui sont pour la
pluspart ruinés, et qu'il est requis de reffaire à neuff. Le
restant de l'entrée et corps de garde du d. chasteau, à la longueur de 40
pieds, menasse ruisne et prompte cheutte en quelques endroits, et il est
requis de desmollir et reffaire
à neuf le costé droit en entrant, et la voulte de massonnage au dessus, à
la longueur de 25 pieds, et réparer le surplus, et le tout en breff et
incessamment, pour esviter les accidents qui pouroyent arriver par les d.
cheuttes. A
chasque costé du d. portal, il y deux tours, qui sont à présent presque
ruisnées, et ausquelles il n'y a aucune charpente ny couverture. Au dessus
du corps de garde, prochain de la cour du chasteau, il y avait aultrefois un
logement qui est à présent ruisné, et il n'y reste que trois petittes
poutres, qui sont pouries et de nulle valeur. Au
costé du d. dernier corps de garde, à main gauche, est un vir de pierre de
taille, qui est ruisné par le hault, et est nécessaire de le réparer. Au
proche du d. vir et escalier, entre le d. portal et la petitte tour, qui est
au coign de lacour vers l'estang, est une vieille mazière de maison ruisnée,
où il reste en ce qui se voit, du premier estage six poutreaux, et au
second estage trois poutreaux qui sont tous pouris et de nulle valeur ; ce
qui reste de muraille est de nulle valeur, et le tout n'est considérable
que comme pierre en mulon. Au
devant de la d. mazière, est un pillier de pierre de taille debout, et les
vestiges d'un autre pillier au devant de la tour où est le vir cy devant
mentionné et ont dit les experts qu'ils estoyent pour suporter un transport
(galerie), pour la servitude du hault de la d. maison ruisnée ». Petite
tour. — «
Dans la pettite tour, qui est au coign de la d. cour vers l'estang, dans le
bas d'icelle, au niveau de la cour, les sueillées des deux fenestres ou
croisées sont rompues et il est nécessaire d'en remettre d'autres, et
mesme remettre un croisillon de la croisée vers l'estang ..... à chacune
des quelles croisées il y a une grille de fer en dehors. En la cave de la
d. tour, il y a six poutreaux qui suportent la première place (plancher),
et qui peuvent servir, mais la place au dessus de la d. cave est de nulle
valeur et est à reffaire. Les poutres, qui suportent la place du second
estage de la d. tour, sont vieilles et néantmoins peuvent servir, la place
qui est vieille et de nulle valeur estant reffaite à neuff. Au troisième
estage, il y a six poutreaux pour suporter la place, deux sont pourris par
les boults et sont à changer, un septiesme manque et est à remplacer ; la
place est de nulle valeur et à reffaire à neuff. Au quatriesme estage,
pour le soustien de la place, il y a sept poutreaux, dont un est cassé et
doit estre remplacé ; la place de nulle valeur est à reffaire à neuff. Au
cinquième estage, pour suporter le plancher, il y a onze solives, quels
sont vieux et pouris, et la place au dessus est de nulle valeur, et il est
requis de changer les d. solives et reffaire la d. place à neuff. (A
chaque étage on indique minutieusement les réparations et réfections à
faire aux portes, fenêtres et cheminées). A
la charpante de la d. tour, six filières sont gastées et pouries et il est
requis de les changer ; à la couverture de la d. tour et au dessus de la
montée et du chevallet d'entre-deux, il reste y faire des réparations de
pierres faillantes et y changer quelques lattes. Pour
les parapets et massecoulis qui sont à l'entour de la d. tour, il est nécessaire
de remettre des pierres de taille en huict ou neuff endroits des parapets,
de longueur chacun des d. endroits d'environ trois pieds et de haulteur un
pied. Le
tour de la d. tour, depuis le bas jusques au hault, et le vir au costé
d'icelle ne sont aucunement garnies de chaux, et il seroit nécessaire de
les garnir et joinctoyer pour les conserver. Sortans
de la d. petitte tour, avons veu un petit apanty de pierre de massonnage en
partye ruisné, au dedans et au dessus du quel il n'y a aucun boisage. Nous
ont aussy monstre et avons veu un pan de muraille donnant sur l'estang, et
qui joinct d'un boult à la petitte to u r et de l'aultre boult à une
vieille mazière de tour, qui est à l'aultre angle de la d. cour, à vis de
la grosse tour du d. chasteau ; laquelle muraille est ruisnée du costé de
la d. cour jusques au niveau d'une terrace qui est apozée contre icelle,
laquelle terrace est aussy ruisnée, et sert la d. muraille de closture de
la cour du d. chasteau du costé de l'estang, et il est nécesaire de
reffaire à neuff la d. muraille. Au joignant de la d. vieille mazière de
tour, est une maison ruisnée pour la plus grande part, et en laquelle il
n'y a qu'un seul poutreau poury, sans couverture ny autre boisage ». Grosse
tour. — «
La grosse et principale tour du d. chasteau est située au hault de la cour,
vers le bourg d'Elven, et n'est la d. tour boizée ny couverte de charpante
ny ardoize, et paroist qu'elle a esté autrefois boizée et couverte,
restant encore en icelle quelques vestiges de vieux bois et ardoizes sur les
antichambres qui donnent vers la cour. Et est la dite tour bastye en forme
d'octogone par le dehors, et au hault d'icelle s'ont des massecoulis, créneaux
et parapels, dont la pluspart sont ruisnés ; et au hault de la d. tour sur
le milieu d'icelle est basty un donjon ; aussy avec ses massecoulis et
parapels, qui sont pour la
pluspart ruisnés. Et
le dedans de la d. tour contient six estages de 16 pieds de haulteur chacun
ou environ, dont le premier est à huit pans, le second à six pans, et les
quatre autres estages sont en angle droit ; et à costé de chacun des d.
estages, vers la cour, il y a chambre et arrière-chambre ; un grand
escalier de taille, qui est à l'entrée de la tour, et un autre petit
escalier aussy de taille, qui est dans l'angle du costé du nort, lesquels
escaliers servent depuis le bas jusques au hault, par lesquels l'on
communique d'estage en estage dans tous les apartements. Et
dans l'époisseur de la muraille d'icelle tour il y a plusieurs petits
cabinets et cheminées et autres esligements, et entre autres au quatriesme
estage dans l'un des pans de la d. tour, donnant sur la chaussée de l'estang,
est une forme de chapelle, prise dans l'espaisseur de la muraille. Et
dans le d. quatriesme estage s'est trouvé que la voulte d'une des croizées
est tombée et entièrement ruisnée, et pareillement tout le hault du petit
escalier est aussy ruisné et tombé, et plusieurs des marches sont rompues
et escornées par le devant ; le petit escalier, qui servoit à monter de la
plateforme au donjon, est entièrement ruisné.
Aussy
quatre sueillées ou couvertures des grandes croizées sont rompues, et deux
montans et croizillons des d. fenestres pareillement rompus ; et dans le pan
où est située la chapelle avons veu, tant par le dehors que dedans, une
fracture ou crevasse, qui est depuis le bas jusques au hault, et une autre
fracture ou crevasse dans le pan de la muraille qui donne sur la cour, et où
sont les d. chambres et arrière-chambres. Et
la d. tour, mesurée par les experts, contient de largeur de dehors en
dehors 65 pieds et demy, et par le dedans 29 pieds, à l'endroit du
troisiesme estage ; et de haulteur depuis le rez de chaussée de la cour
jusqu'au dessus des massecoulis, 101 pieds, et les parapels 5 pieds de
haulteur au dessus des massecoulis, et le donjon 23 pieds de haulteur, et au
dessus du donjon y a un parapel sur les massecoulis de 3 pieds de hauteur. De
dix croisées qui sont dans la d. tour, il n'y en a que deux, du costé de
la chaussée de l'estang, qui sont grillées de grilles de fer pendantes, et
aux autres paroist y avoir autrefois, eu des grilles, les boucles y estant
encore restées, et mesme au vitrail de la chapelle, à la plus basse
desquelles croizées reste une barre de fer placée en montant ».
Logis.
— « Sortans de la d. grosse tour, avons veu un pan de muraille de
pierre de taille en dedans et dehors, joignant d'un boult à la d. tour, et
de l'aultre boult à une ancienne cuisine, à présant servant d'escurye ;
dans lequel pan de muraille il y a une porte à présant condampnée de
massonnage, laquelle porte servoit autrefois pour sortir de la cour du
chasteau par sur un petit pont levis à aller sur la chaussée. Au
dessus du d. pan de muraille il y a des créneaux sans aucuns parapels, et
est le d. pan de muraille ruisné et caducq, et partye tombé du costé de
la cour et par le dehors, et le surplus menasse ruisne. Entre
le d. pan de muraille et la d. cuisine, sur le bord de l'estang (douve),
avons veu une vieille mazière de tour entièrement ruisnée. Dans
la d. cuisine, le pignon vers le d. pan de muraille et la longère vers la
cour menassent ruisne, et il est nécessaire de les reffaire à neuff ; dans
la chambre au dessus de la d. cuisine, le manteau de la cheminée est rompu
et la hotte au dessus ruisnée ; les poutres et les planchers du premier
estage et du second sont à renouveler ; la charpente et le toit de la d.
cuisine faits en apantiff sont ruisnés et à reffaire à neuff.
Dans
la grande salle au boult de la d. cuisine, la muraille du costé du midy,
donnant en dehors sur les fossés du chasteau, sur laquelle il y a des
massecoulis, et y avoit autrefois des parapels, est vieille , caducque,
couleuvrée et ventreuse ; le pignon du boult vers la cuisine est en mauvais
état ; la longère du côté de la cour est vieille, surplombée et menasse
ruisne ; l'autre pignon est aussy caducq et de nul valeur : le tout à
reffaire... Les
poutres du premier estage, et du second sous le grenier, sont à remplacer
et les planchers à renouveler ; la couverture du costé de la cour est
quelque peu ruisnée et demande quelques réparations, l'aultre costé vers
la douve est en plus grande indigence de réparations... Au
proche de la d. grande salle est une muraille qui joinct d'un boult à une
petite tour qui donne sur l'estang, et de l'aultre boult à une vieille mazière
de tour proche de l'entrée du chasteau, dans laquelle muraille y a une
grande croizée, garnye d'une grille de fer pendante en dehors ; laquelle
muraille menasse ruisne, et il est nécessaire de la reffaire. A
main droite, en entrant au portal du d. chasteau, au proche du pont-levis,
est un petit escalier de pierre de taille, servant à monter au dessus du d.
portal et à tous lieux proches, lequel escalier est ruisné par le hault,
et il est nécessaire de le réparer et mettre en estat de servir ».
Parc.
« La chaussée de l'estang est bonne et en bon estat, fors qu'il n'y a
point de bonde, en sorte que l'eau du d. estang ne se peut évacuer, et il
est nécessaire de faire une bonde ; ensemble de couper les bois et nettoyer
les douves qui sont à l'entour du chasteau. Le
parq a sept cantons différents, l'un nommé le Hault du marais, le second
nommé Chasteau-Courtault, le troisiesme nommé Terre des baliveaux le
quatriesme nommé la Maison des chiens ; le cinquiesme nommé Folle-pensée,
le sixiesme nommé le Petit-marais et Montigny et le septiesme nommé le
bois des Corneilles. Procédant
au mesurage et toisage des murailles qui enferment et entourent le d. parc,
il constate que les d. murailles contiennent de tour et circuit 2,665 toizes,
de six pieds chaque toize ; la plus grande part et ce qui est de plus ancien
a esté basty de pierres sèches et le restant avecq mortier de terre ; la
plus grande haulteur des dites murailles contient à présant environ huict
pieds, laquelle haulteur ne se rencontre que sur environ 400 toizes, entre
autres du costé du septentrion ; le surplus des d. murailles est ruisné...
En faisant le d. circuit, avons veu quatre ouvertures de barrières, trois desquelles sont fermées de vieilles barrières de bois, au lieu desquelles, pour la seureté et conservation du d. parcq, il est nécessaire d'y faire quatre portes de pierre de taille... ». De tout quoy avons raporté le présant acte et procès-verbal sur les lieux, soubs les seignes, des intervenants... et les nostres les 8, 9, 10 et 11 mars 1660. Signé : Le Clerc, not. royal. — Gobé, not. Royal (Largoët B, Expéd. papier).
|
le château du Helfau. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Helfau (propriété du sieur d'Uhelfaut en 1427), Le Comte, Saint-Martin, et Martin ; | |
le manoir de la Chesnaie (XXème siècle). On y voit une échauguette d'angle ; | |
le manoir ou château de Kerlo (XV-XVI-XVIII-XIXème siècle). Kerlo ou Kerleau est une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Eon du Lay ou Ducay (en 1426), Quifistre (en 1506), Chohan (au XVIème siècle), Descartes (XVIIème siècle), Le Prestre de Châteaugiron, La Noé (XIXème siècle) et Bredoux. L'ancien édifice du XV-XVIème siècle comporte des tourelles. La partie moderne du XIXème siècle comporte trois tours : la tour centrale sépare le corps de logis en deux parties dissymétriques. On y voit une porte (XV-XVIème siècle) en anse de panier, finement moulurée. La chapelle privée a été restaurée au XIXème siècle ; | |
le manoir de Camaret ou Camarec ou Kamarec (XVI-XVIIIème siècle), berceau de la famille Camaret. Propriété de Pierre, sieur de Camarec, en 1464 et en 1481. Il possédait autrefois une chapelle privée. On voit y un puits ; | |
le manoir de la Boissière. Il passe pour avoir été un établissement des templiers. Propriété successive des familles Pouëtier (au XVIème siècle), Croze (en 1643), Gouvello, Servandes, Kermeleuc (au XIXème siècle), puis Delpuech. Il abrite une petite chapelle, un puits et un four ; | |
le manoir de Bellon. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu à la famille Thomelin, puis Talhoet. Il possédait autrefois une chapelle privée ; | |
le manoir de Lescoat (XVIIème siècle). Un linteau de la porte principale porte la date de 1635. Les boulins du pigeonnier s'alignent sur toute la longueur de la façade. Une tour ronde abrite l'escalier des dépendances, et une autre carrée, celui du logis principal ; | |
le manoir de Coët er Garff. Occupé par la famille Ars durant la Révolution. Une tourelle d'escalier est placée en avant de la façade. On y trouve un puits ; | |
l'Atlante (XV-XVIème siècle), situé près de l'ancien manoir de Kerlo. La tour et la porte datent du XV-XVIème siècle ; | |
le presbytère (XVIème siècle), édifié par le recteur de la paroisse, Bertrand de Quifistre. Son corps de logis est flanqué d'une tour. Dans la cour se trouve un puits monumental et un petit calvaire-bénitier ; | |
la fontaine de Camaret (XVIème siècle). Elle a la forme d'un petit oratoire surmonté d'une croix métallique ; | |
le four à pain, situé à La Haie-Belle-Fontaine ; | |
le puits de Lesvel (1834) ; | |
les moulins de Trute (XIXème siècle) et de Kerfily (1883) ; |
A signaler aussi :
le lech (ou stèle gauloise) situé près de la chapelle Saint-Christophe (Vème siècle avant Jésus-Christ) ; | |
la stèle de Gohélis (XXème siècle) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de ELVEN
La seigneurie d'Elven (ou de Largoët) appartenait au Xème siècle à Derrien Ier, fils d'Alain-le-Grand, puis le fief de Largoët passe au XIIIème siècle à la famille Malestroit.
On croit avec assez de raison, dit M. de la Borderie, que Largouët (ou Largoët) est une éclipse du comté de Vannes, et forma le partage d'un des fils d'Alain le Grand, comte de Vannes, roi de Bretagne, mort en 907. En effet, une charte du commencement du Xème siècle nous montre un certain Derrien, fils d'Alain, possédant alors la paroisse d'Elven, qui a été de tout temps chef-lieu de Largouët, et il y a tout lieu de croire que cet Alain, père de Derrien, n'est autre qu'Alain le Grand (Cartulaire de Redon, preuves de D. Morice). En 1021, nous trouvons un autre Derrien, seigneur d'Elven, c'est-à-dire de Largouët, qui avait un fils nommé Even. Cet Even fut père d'un autre Derrien qui eut lui-même cinq fils, savoir : Even, Renaud, Geoffroy, Josselin et Rivallon. Ce second Even, l'aîné des cinq frères, fut seigneur d'Elven ou Largouët. Au temps de Morvan, évêque de Vannes, c'est-à-dire de 1088 à 1128, il fonda le prieuré de Trédion, près Elven, pour les moines de Marmoutier. En 1127, il assista à la réconciliation solennelle de l'abbaye de Redon, qui avait été polluée par quelques seigneurs rebelles au duc (ibid.). En sortant de cette famille, Largouët passa, on ne sait comment, dans la maison de Malestroit. En 1294, le sire de Malestroit confessa devoir au duc cinq chevaliers d'ost, quatre pour sa terre de Largouët et un pour celle de Malestroit (Lobineau, p. 438). Tout nous porte à croire que, pendant le XIVème siècle, les sires de Malestroit continuèrent à posséder cette seigneurie. En 1408, le sire de Malestroit et Largouët assista aux conférences tenues à Vannes pour aviser aux moyens de s'entendre avec le duc de Bourgogne (Lobineau, p. 829). Le 14 octobre 1409, Jean V, duc de Bretagne, était au château d'Elven. Il y donna procuration à son chambellan, Armel de Châteaugiron, pour aller, en son nom, rendre hommage au roi d'Angleterre pour le comté de Richemont. Le sire de Malestroit et Henri Le Barbu, évêque de Nantes et chancelier de Bretagne, furent témoins. (Dom. Morice, II, p. 827). A cette époque la famille de Malestroit était encore nombreuse, mais la branche aîné, celle des sires de Malestroit, dont nous nous occupons exclusivement, n'avait plus qu'une fille, nommé Jeanne. Elle épousa Jean Raguenel, vicomte de Bellière et Dinan, qui prit les nom et armes de sa femme, c'est-à-dire de Malestroit. Maintenant nous puisons nos renseignements uniquement dans les archives de Largouët, dont l'acte le plus ancien remonte à l'an 1470. Nous devons cette communication à M. Paul Audren de Kerdrel, du Brossais en Saint-Gravé, et, comme il est juste, nous le remercions de son obligeance. Jean Raguenel Ier semble être mort assez jeune, mais Jeanne de Malestroit, son épouse, vécut jusqu'au 21 août 1468. Ils eurent un fils qui porta aussi le nom et les armes de Malestroit, et qui s'appelait Jean comme son père. Or, le 14 septembre 1470, haut et puissant seigneur Jean, sire de Malestroit, vicomte de Bellière et Dinan, maréchal de Bretagne depuis 1448, rendit aveu au duc, son souverain, pour la seigneurie de Largouët dont il devenait héritier par le décès de sa mère. L'aveu constate que Jeanne de Malestroit tenait cette terre de ses ancêtres. Jean II Raguenel de Malestroit mourut en 1470, deux ans après sa mère. Il avait eu en mariage sa parente Gillette de Malestroit, dont il avait eu deux filles. L'une d'elles, Françoise, née en 1447, épousa Jean IV, sire de Rieux, et lui porta la baronnie de Malestroit ainsi que le comté de Largouët. Le 1er mai 1471, Jean IV, sire de Rieux, seigneur de Rochefort, Ancenis, Aumale, Donges, Malestroit, et maréchal de Bretagne, rendit, conjointement avec sa femme, aveu au duc pour Largouët, au titre de foi, hommage et rachat. Pendant la vie du maréchal de Rieux, il se passa deux faits à son château d'Elven, que nous devons signaler. Le comte de Richemond qui, en 1485, devint roi d'Angleterre, fut obligé de fuir son pays après la bataille Tewhsbury en 1471. Le navire qu'il montait fut jeté sur les côtes de Bretagne, où il fut d'abord bien accueilli par le duc François II. Mais celui-ci, réfléchissant que son hôte pourrait lui être une garantie contre l'ambition d'Edouard IV, le fit renfermer dans le château de Largouët et garder à vue de 1474 à 1476. On sait qu'en 1487 les Français occupèrent tout le pays de Ploërmel à Vannes. Il parait que le château d'Elven, ainsi que ceux de Rochefort et Rieux, furent plus ou moins rasés et incendiés. La duchesse Anne, par ses lettres en date du 9 août 1490, accorda au maréchal de Rieux cent mille écus d'or pour le dédommager de ses pertes (Dom. Morice, pr.). Jean IV de Rieux mourut le 9 février 1518. Il laissait de sa première femme, Françoise de Malestroit, un fils nommé Claude, qui hérita de Largouët. En 1518, Claude Ier de Rieux épousa Catherine de Laval, fille de Guy XVI. Il en eut deux filles, Renée et Claude. Après la mort de Catherine de Laval, Claude de Rieux se remaria à Suzanne de Bourbon, fille de Louis de Bourbon, prince de La Roche-sur-Yon, et de Louise de Bourbon-Montpensier. Il en eut un fils nommé Claude comme lui, en 1530. Claude Ier mourut le 19 mai 1532. Claude II de Rieux eut Largouët, et, en 1542, Suzanne de Bourbon, sa mère et tutrice, rendit aveu au roi de France pour ladite seigneurie. Claude mourut en 1548, à l'âge de 18 ans, et en lui s'éteignit la branche aînée et masculine de la maison de Rieux. Par suite de cette mort, les seigneuries de Rieux, Rochefort, Largouët, etc. , revinrent à Renée de Rieux, fille de Claude Ier et de Catherine de Laval. L'année précédente elle avait déjà hérité des grands biens de la famille de Laval, à la mort de Guy XVII de Laval. En 1546, elle avait épousé Louis de Saint-Maure, marquis de Nesle, à qui elle laissa prendre le nom de Guy XVIII de Laval. Elle prit elle même le nom de Guyonne, et le malicieux public l'appela Guyonne la folle. Elle mourut en 1567. Paul de Coligny, fils de François de Coligny, sieur d'Andelot, et de Claude de Rieux, né en 1555, devint héritier de Renée de Rieux, sa tante. En 1572, il avait pour tuteur Pierre de Coligny, sieur de Chatillon, amiral de France ; en 1574, René de Rieux, sieur de La Feuillée et l'Ile-Dieu, possédait Largouët, et il prit le nom de Guy XIX de Laval. Marié à Anne d'Alligre, il en eut un fils, Guy XX. Guy XIX mourut en 1586, et deux ans avant son décès, le 11 février 1584, il avait transporté et délaissé le comté de Largouët à Mme d'Estannulle, mère de ses mi-frères et mi-soeur Benjamin, François et Anne de Coligny. Le colonel d'Andelot, après la mort de sa première femme Claude de Rieux, s'était en effet remarié à Louise d'Estannulle, comtesse de Salm, et en avait eu ces trois enfants. Anne de Coligny survécut à ses deux frères, et elle avait épousé Jacques de Chabot, marquis de Mirabeau, conseiller du roi, chevalier de ses ordres, lieutenant général en Bourgogne, etc. Le 11 juillet 1616, Anne de Coligny et Jacques de Chabot vendirent le comté dé Largouët 66,000 livres à Jean de Rieux, chef de nom et armes, marquis d'Assérac, seigneur de l'Ile-Dieu, demeurant à son château de Rouroué. Mort en 1630, Jean de Rieux laissait Largouët à son fils Jean Emmanuel, qui fit de mauvaises affaires. En 1643, il se trouvait chargé de dettes, et ses créanciers firent bientôt saisir ses biens. Une adjudication eut lieu, et, le 19 mars 1656, M. Nicolas Fouquet, surintendant des finances de Louis XIV, devint adjudicataire de Largouët pour la somme de 175,000 livres. Les terres de Lanvaux et Trédion étaient comprises dans le marché. Tout le monde connaît les folles dépenses de Nicolas Fouquet, sa disgrâce et sa ruine. Par suite de cet évènement, les seigneuries de Lanvaux et d'Elven passèrent entre les mains de Marie-Magdeleine de Castille, sa femme, le 19 mars 1673, pour l'indemniser de sa dot et de ses autres biens aliénés. Elle en rendit aveu au roi le 22 janvier 1681. Le 10 janvier 1686, Marie-Magdeleine de Castille revendit les propriétés en question la somme de 150,000 livres à M. Louis de Tremereuc, chevalier, conseiller au parlement de Bretagne, sieur de Tremereuc et de Château-Fremont. Louis de Tremereuc n'eut qu'une fille, Anne-Louise, qui épousa, le 7 septembre 1689, M. Toussaint-Pierre de Cornulier, né le 1er novembre 1660, conseiller au parlement en 1682, président à mortier en 1688. Le 17 juillet 1694, M. de Cornulier et sa femme rendirent aveu au roi pour le comté de Largouët. Ils eurent un fils, Charles, et deux filles. Charles de Cornulier, héritier de la seigneurie d'Elven, épousa, le 2 janvier 1717, Anne de la Tronchaye. En 1715 il était conseiller au parlement ; il devint président à mortier en 1727. Trois filles naquirent de ce mariage. L'aînée, Angélique-Marie-Sainte, héritière de Largouët, prit en mariage, le 19 juillet 1735, son cousin Toussaint de Cornulier, seigneur de Boismaqueau. M. de Cornulier mourut vers 1780, et sa femme le 31 décembre 1793, à Versailles.
Après avoir épuisé la liste des seigneurs de Largouët jusqu'à la Révolution, parlons un peu de la seigneurie elle-même. Les archives de Largouët ne renferment aucun titre qui puisse nous initier aux constructions et transformations du remarquable château d'Elven. Les aveux, de 1470 à la Révolution, se succèdent et se copient, et nous exposent, toujours dans les mêmes termes, que ledit château est une forteresse flanquée de tours, cernée de murs à machicoulis, avec douves au-dehors, pont-levis, basse-cour, chapelle, jardins, étang et retenues d'eau, situés dans un parc garni d'arbres, environné de murs dès avant le XVème siècle et renfermant environ 370 journaux. En tête d'un registre terrier du XVIIIème siècle, on fait remarquer que, quoique les édifices du château soient inhabités et en ruine depuis bien longtemps, il existe cependant toujours des voûtes, des escaliers, des cheminées et autres bonnes constructions qui, procureraient encore, de beaux logements avec peu de dépenses pour les approprier. L'opinion de M. Arrondeau qui prétend que le château d'Elven fut construit à la fin du XIIIème siècle par les seigneurs de Malestroit, la tour, qui survit, élevée par le maréchal de Rieux entre 1490 et 1510, semble la seule vraie. Du reste, l'écusson de Rieux que porte cette tour vient confirmer les documents écrits. La seigneurie de Largouët avait toujours relevé directement des ducs de Bretagne, et, après eux, des rois de France, prochement et ligement, à titre de foi, hommage et rachat. Avant 1660, les titres disent indifféremment la seigneurie ou le comté de Largouët. Le 13 mars de cette année, M. Nicolas Fouquet obtint des lettres-patentes du roi qui déclarèrent que ce serait désormais exclusivement un comté. Or, le comté avait au moyen-âge deux siéges de juridiction un à Auray qui s'exerçait de droit dans l'auditoire royal, et dont le greffe, au XVIIIème siècle, était affermé 450 livres ; un autre à Vannes qui s'exerçait dans la maison de ville, anciennement la chambre des Comptes, et dont le greffe, au XVIIIème siècle, était affermé 1000 livres. Le comté avait droit de premières menées aux plaids de la sénéchaussée de Vannes. Une maîtrise des eaux et forêts avait été créée en sa faveur, à l'instar de celles du roi, par lettres-patentes du roi obtenues par Guy XIX de Laval le 20 juillet 1582. Cette maîtrise avait été affranchie du ressort ordinaire des appellations. Le comté avait toujours eu haute, moyenne et basse justice, avec toutes les prérogatives qui y étaient ordinairement attachées. Les officiers jouissaient des mêmes vacations que ceux des baronnies. Il avait deux fourches patibulaires, l'une à Trédion et l'autre à Elven, sur la route de Vannes. La seigneurie s'étendait plus ou moins sur les paroisses suivantes : Elven, Trédion, Saint-Nolff, Treffléan, Saint-Avé, Saint-Patern et Saint-Pierre, Arradon, Plougoumelen, Baden, Ploeren, Plumergat, Carnac, Mendon, Grand-Champ, Plaudren, Monterblanc, Saint-Jean-Brévelay, Sulniac, Larré, Pluherlin, Molac. Les minus donnent le détail de toutes les terres comprises dans ces paroisses, qui en dépendaient et relevaient. Cent quarante terres nobles relevaient aussi de Largouët, et parmi ces terres il y avait un bon nombre de gros châteaux : comme Kerfily et Kerleau en Elven, Tregouët en Molac. Elle avait au bourg d'Elven un four banal, un marché tous les mardis et trois foires dans le cours de l'année. En 1551, trois foires furent établies à Grand-Champ. Les foires des chapelles du Burgo et Montgolérian, et celle du Bondon dépendaient aussi de la seigneurie. Au XVIIIème siècle, les droits de coutume du tout montaient à 205 livres. Les domaines de Largouët consistaient en métairies, moulins, tenues congéables, qui produisaient de bons revenus, toujours bien assurés avant 1562. Alors les seigneurs furent autorisés, par lettres-patentes du roi, à aliéner, afféager et arrenter, à titre souvent de pure obéissance féodale, ce qui n'augmentait pas les ressources. D'un autre côté, depuis plusieurs siècles les seigneurs ayant cessé d'habiter le château, les affaires se trouvèrent négligées, les aveux rarement ou défectueusement rendus par les vassaux, les biens de main-morte accrus sans indemnité, les infractions aux droits féodaux sans sanction ni pénalités. Malgré tout cela, dans les derniers temps, les chefs de rentes, fort minimes souvent, approchaient encore de deux mille. La forêt de Brohun ou de Trédion appartenait à Largouët. En 1763, M. Toussaint de Cornulier acheta la vieille seigneurie de Quintin, dont, le chef-lieu avait été situé, dans un endroit nommé Coch-Castel, proche le Pont-Guillemet en Elven, et qui avait toujours relevé prochement et directement des ducs et des rois. Il donna pour elle la somme de 2720 livres. En 1754, il avait aussi exercé le droit de retrait féodal sur la partie de la terre de Lescouët en Elven, qui relevait de Largouët, et qui fut estimé 15,500 livres. Dans l'ancien temps, il y avait plusieurs provôtés féodées, dont les titulaires nobles étaient obligés de faire à leur compte la cueillette des rentes de la seigneurie dans les limites de leurs ressorts respectifs, et d'aider les officiers de la juridiction dans la répression des crimes et délits. Elles furent négligées et disparurent ; au XVIIIème siècle, une seule demeurait, celle qui était attachée au manoir du Beizit en Saint-Nolff. Chose rare et peut-être exceptionnelle dans la province, les vassaux de Largouët étaient exempts du droit de rachat avant le XVIIème siècle. Cependant, dans les titres, rien ne prouve qu'ils fussent soumis aux charges que ce droit avait remplacées. Depuis cette époque, quelques terres, par suite d'acquisition et d'arrangements, y furent soumises. Le comté avait tous les droits de prééminences et privilèges dans les églises d'Elven et autres, attribués aux seigneurs fondateurs et supérieurs suivant les causes et les usages civils. Il me semble avoir pris dans les titres de Largouët tout ce qu'ils renferment de plus important. Au point de vue local, on trouverait des détails qui pourraient intéresser, mais qui ne peuvent entrer dans notre aperçu général. Je fais seulement cette remarque que les actes donnent toujours le nom de la seigneurie sans apostrophe et l'écrivent Largouet. Qu'on veuille bien nous permettre de soulever une question à l'occasion du château d'Elven. S'il y a une solution, nous ne la connaissons pas. Les chroniques de Froissart nous apprennent qu'après la prise du château d'Auray, en 1341, le comte de Montfort alla avec ses troupes « devant un autre château-fort, assez près de là, que on appelle Goy-la-forêt. Celui qui en était châtelain voyant que le comte avait grand ost et que tout le pays se rendait à lui, s'accorda audit comte et lui fit féauté, et demeura gardien dudit châtel de par le comte ». L'année suivante, « quand Gautier de Mauni vit le château de Goy-la-forêt, qui était merveilleusement fort, il dit à ses chevaliers et seigneurs qui étaient avec lui, qu'il n'irait pas plus loin, quoique fatigué qu'il ne l'eût assailli. Li eut fort assaut dedans et deshors jusqu'au soir. Les fossés remplis de paille et de bois, les assaillants firent aux murs un trou d'une toise de large, entrèrent par force et tuèrent tous ceux qu'ils y trouvèrent..... Le lendemain ils se mirent en chemin et allèrent par telle manière qu'ils vinrent à Hennebont ». Vers la fin de la même année 1342, « Robert d'Artois assiégea Vannes avec mille hommes d'armes et trois mille archers, et courait tout le pays d'environ, le brûlait et ravageait jusques à Goy-la-forêt, Sucinio et la Rochebernard ». Enfin le château de Goy-la-forêt, ou Gouet-la-forêt comme écrit Lobineau se rendit au connétable du Guesclin en 1373. Dom Morice hasarde une explication ; et dit que le château en question était situé dans la paroisse de Landerneau. Cette opinion est inconciliable avec le récit de Froissart, qui seul nous donne les faits. D'après lui, Goy-la-forêt était assez près d'Auray, à une journée de marche d'Hennebont, les troupes qui assiégeaient Vannes pouvaient l'atteindre. Il faut donc le chercher à une distance limitée et non trop étendue de ces trois villes. Tous ceux qui ont lu Froissart savent qu'il écrit très mal, fort souvent, les noms d'hommes, de villes, châteaux, etc. Terminons en disant, sauf meilleur avis, que la narration du chroniqueur semble s'adapter au château de Largouët (abbé Piéderrière - 1860).
Lors de la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Elven : Eon Ducay (Kerleau), Johannette du Val (Lescadiguenne), sieur de Kamarec (Camarec en Boqueleste, Le Resto en Le Guern), Jouhan de Talazre (Bellon, en Keranlen), le sieur de Coequin et son épouse Jehanne de Malestroit (Kerfili, en Kerblaye), Eon Phelipot (Boteleau, en Kerblaye), Hervé Kermelin (Plebidan), le sieur d'Uhelfaut (Helfaut), Guillo du Val (Trédion), Jouhan Hormeraud (Trédion), Jehan de Cressolles (Tréhulan, en Le Len), Guillo Guillot (Merionnec), Guillo Le Coente (au bourg d'Elven), Jouhan Conanou (au bourg d'Elven), Thomas Chane (au bourg d'Elven), Perrot Le Febvre, Allain Guillaume et Jehan Beaussire (au bourg d'Elven), les sieurs de Malestroit (au château d'Elven), Lucas Le Fauchours (au bourg d'Elven), Jehan Le Boulourec (le Grazo), Eon de Quernevé dit Bolore (Guernevé), Eon Jouhannou et Allain Guillaume (Lescoët), Eon Phelipot (Elven).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 11 nobles d'Elven :
Guillaume CONNANNO (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; | |
Pierre BEAUSIRE (15 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; | |
Pierre CAMBOUT (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'un arc; | |
Jehan BEAUSIRE (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une vouge ; | |
Eon KERMELIN (20 livres de revenu) : excusé ; | |
Jehan GUILLAUME (35 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'un arc ; | |
Jehan MAYDO (60 livres de revenu) : comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; | |
les héritiers de Pierre GUILAUME (40 livres de revenu) ; | |
Guyon PHELIPOT (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; | |
Guyon de COETCAS, sieur du Helfaut : excusé ; | |
Pierre, sieur de KAMAREC (Camarec) : excusé ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 16 nobles d'Elven :
Jehan LE CONTE (300 livres de revenu), remplacé par Guillaume Le Conte : comparaît en homme d'armes ; | |
Pierre, sieur de CAMAREC (800 livres de revenu), remplacé par Guyon Le Pauteat et Guillaume Plaudé : comparaissent en archers ; | |
Yvon PHELIPOT (600 livres de revenu), remplacé par Robin Le Clanche qui comparaît en archer, et François Haellart qui comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan CONNANO (60 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan CONANO (20 livres de revenu), remplacé par Yvon Marion : comparaît en archer ; | |
Pierre CAMBOUT (30 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : comparaît en archer ; | |
Silvestre de QUIFFISTRE (800 livres de revenu), remplacé par son fils Nicolas : comparaît en archer et armé d'une vouge ; | |
Pierre BEAUSSIRE (15 livres de revenu), remplacé par Jehan Guillaume : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan GUILLAUME (20 livres de revenu) : comparaît armé d'une vouge ; | |
Les héritiers Eonnet KERMELIN ; | |
Les héritiers Jehan BEAUSSIRE (30 livres de revenu), remplacé par Guillaume du Helen : comparaît en archer ; | |
Jehan LE COURTOIS (20 livres de revenu) : comparaît en archer ; | |
Jehan MAYDO de la Haye (Haye Dréan) (20 livres de revenu) : comparaît en archer ; | |
François BARDOUIL (30 livres de revenu) : comparaît en archer ; | |
Robert LE BASTARD (10 livres de revenu), remplacé par Guillaume Le Bastard : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Les héritiers Allain GUILLAUME et André GUILLAUME, remplacé par Robin de Lisle : comparaît armé d'une jusarme ; |
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