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CARHAIX-PLOUGUER |
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La commune de Carhaix-Plouguer ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CARHAIX-PLOUGUER
Carhaix-Plouguer vient du breton « Caer » (lieu fortifié) et de la princesse Ahes, fille du roi Gradlon. Plouguer vient du breton « ploe » (paroisse) et « caer » (ville fortifiée).
Carhaix porte dabord (au III-IVème siècle) le nom gaulois de Vorgion (Vorgium, en latin). Carhaix était à lépoque un important nud routier et la capital des Osismes. Plus tard, Carhaix prendra le nom de "Carofes" et/ou "Kerhaës" au VIème siècle. D'après l'historien Albert Le Grand, les Normands pillent la ville en 878. Elle est alors la capitale du pays de Poukaër, plus tard Poher. Au IXème siècle, Matuedoi Ier paraît dans divers actes sous le nom de comte de Poher. Son petit-fils, Alain Barbetorte, en devenant duc de Bretagne (en 938) réunit le Poher au duché.
Cest avant 1108 et près du château de Carhaix que fut fondé, par le vicomte de Poher (le sieur Tanguy) et en faveur de labbaye de Redon, le prieuré de Saint-Nicolas de Carhaix, dont la chapelle sappelait Saint-Trémeur. Le vicomte Tanguy ajoutera à ce don celui des dîmes de Cléden-Poher et de Corlay. Entre 1081 et 1084, la chapelle Saint-Quijeau fut donnée avec son territoire à labbaye de Quimperlé.
Augmentée de la trève de Saint-Quijeau en 1292-1293, la commune de Carhaix a été réunie à celle de Plouguer, en 1956, pour former la commune de Carhaix-Plouguer. Plouguer (Ploguer en 1383, aujourd'hui en Carhaix-Plouguer) englobait autrefois outre Carhaix, ses trèves de Saint-Quijeau (aujourd'hui en Carhaix) et Treffrin (Trefvrin en 1383). Plouguer, Carhaix, Saint-Quijeau et Treffrin dépendaient autrefois de l'évêché de Cornouaille.
La ville de Carhaix est très disputée lors de la guerre de Succession de Bretagne, de 1341 à 1347. En effet, en 1341, les partisans de Jean de Montfort et ceux de Charles de Blois se disputent la possession de Carhaix. Charles de Blois, après l'avoir perdu, y est conduit en tant que prisonnier en 1347 après le désastre de la Roche-Derrien. Sous la Ligue, les Royaux et le capitaine royaliste Du Liscoët s'emparent de la ville de Carhaix le 15 septembre 1590 et infligent une sanglante défaite aux Ligueurs, près du Moulin-au-Duc, en Landeleau. Abandonné par les Royaux, Carhaix est alors occupé par le chef ligueur Guy Eder de la Fontenelle qui installe dans la collégiale de Saint-Trémeur, son quartier général. En 1675, la révolte des Bonnets Rouges soulève le pays à l'occasion du "papier timbré" : une cinquantaine de manoirs voisins sont réduits en cendres. La révolte prend fin devant le château du Tymeur, en Poullaouen, où périt son principal chef.
La principale seigneurie de la paroisse de Carhaix-Plouguer était celle de Kerampuil. Cette seigneurie passe par alliance de la maison de Kerampuil à la maison de Saisy, vers le XIVème siècle.
On rencontre les appellations suivantes : Corophesium (en 818), Caer Ahes (entre 1081 et 1084), Carahes (en 1214), Kerahes (en 1289), Keraes (en 1368), Carahes (en 1371) et Carhaix (en 1381).
Nota : Carhaix a vu naître des gloires militaires : La Tour d'Auvergne, de son vrai nom Malo Corret de Kerbauffret et premier Granadier de France (1743-1800), le Général de Lambert, héros des Dernières Cartouches du Combat de Bazeilles en 1870 (1834-1901), Maurice-Julien Emeriau, pair de France (1792-1845).
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PATRIMOINE de CARHAIX-PLOUGUER
l'église Saint-Trémeur ou Saint-Pierre (XI-XII-XVIème siècle), restaurée en 1746 et 1926. Elle a été édifiée sur l'emplacement de l'ancienne collégiale de Saint-Trémeur. Il sagit dun ancien prieuré édifié par le vicomte Tanguy de Poher et rattaché à labbaye du Saint-Sauveur à Redon. Le vaisseau moderne comprend une nef avec bas-côtés de quatre travées, un transept dont les ailes sont peu en saillie, et un choeur d'une travée avec bas-côtés. Les grandes arcades et les fenêtres hautes de la nef remontent au XVIème siècle. Le côté sud de la nef et le choeur sont reconstruits à partir de 1514 par la famille Quelen, seigneurs du Vieux-Chastel (sénéchaux de Carhaix). La tour-porche date de 1575. Le choeur est prolongé au XVIIIème siècle par une abside à trois pans qui remploie la maîtresse vitre du XVIème siècle. Le maître-autel à dais date du XVIIIème siècle. On y trouve des statues anciennes : Vierge-Mère, Notre-Dame du Frout, saint Trémeur, saint Pierre, saint Germain, saint Roch et une Pietà en granit. L'église conserve des reliques de saint Herbot et de saint Quijau ; | |
les vestiges (le clocher) de lancienne église Saint-Trémeur (1529-1535). Saint-Trémeur est le fils du comte Comorre. Cette église est construite par les ducs de Bretagne au XIVème siècle (vers 1371). Elle est reconstruite en 1887 par l'architecte Le Guerrannic, sauf sa tour, bâtie de 1529 à 1535. La tour de Saint-Trémeur, édifiée par l'atelier de Saint-Herbot et formant un carré de 10 mètres de côté et haute de 45 mètres, porte à sa partie inférieure la date de 1529 et plus haut celle de 1535. Sa flèche, en granit fin du Menez-Penpen, est foudroyée en 1575 et remplacée par une flèche en plomb haute de 30 mètres qui est elle aussi détruite par la foudre en 1725 ; | |
l'ancienne église de Plouguer ou de Saint-Pierre (XIème siècle). L'église avait été en partie détruite lors d'un incendie le 9 décembre 1923 dans lequel furent anéanties les belles sculptures sur bois ornant le choeur et le transept. Elle a été restaurée sous la direction de M. Genuys. La restauration s'est terminée le 12 décembre 1926 et l'église a été consacrée le 12 novembre 1927. L'édifice, précédé d'une haute tour, est de plan très irrégulier à l'intérieur. Tout d'abord, la nef présente quatre travées romanes au nord et deux et demi au sud, puis trois travées gothiques au nord et trois au sud ne se correspondant pas. Dans la partie romane de la nef, on trouve des piles carrées avec simple abaque de la fin du XIème siècle. Dans la partie gothique, on trouve de grandes arcades, pénétrant directement dans les piliers et datant du XVIème siècle. Le clocher carré de la fin du XVème siècle est dépourvu de flèche. La chaire date de la fin du XVIème siècle ou du début du XVIIème siècle. Le bénitier date du XVIIème siècle. Le confessionnal date du XVIIIème siècle. A l'autel latéral nord, le retable date du XVIème siècle. Dans le choeur, au-dessus des stalles on trouve des bas-reliefs du XVIème siècle représentant les Apôtres. Le retable de l'autel du bas-côté midi contient les statues de la Sainte-Vierge, saint Jean, sainte Appoline, saint Roch, sainte Anne et saint Hubert. On y trouve d'autres anciennes statues : sainte Trinité, saint Corentin, saint Jean-Baptiste, saint Pierre, saint Sébastien, saint Herbot, saint Eloi, sainte Barbe ; | |
la chapelle Sainte-Anne (XVème siècle), fondée par Maurice Du Perrier, modifiée au XVII-XVIIIème siècle et restaurée au XIXème siècle. Il s'agit de la chapelle de l'ancien hôpital fondé en 1478. L'édifice a été très remanié au XVIIème siècle. Il est de plan rectangulaire avec clocheton rectangulaire amorti par une flèche octogonale. Parmi les statues, toutes récentes, on trouve celle de saint Efflam ; | |
la chapelle Notre-Dame-des-Grâces (1663), ancien couvent des Hospitaliers fondé par Anne du Chastel de Kerlech. Il s'agit de l'ancienne chapelle du Couvent des Augustines terminée en 1698. Il n'en subsiste qu'une partie, tout le bas de la nef ayant disparu. Le clocher amorti par un dôme surmonté d'un lanternon subsiste. On voit dans le choeur des boiseries du début du XVIIIème siècle. ; | |
lancienne chapelle du Couvent des Carmes (XVIIème siècle), restaurée au XVIIIème siècle. Elle a servi de dispensaire. Le couvent des Carmes de Saint-Sauveur est fondé par la famille Le Moyne de Trévigny ; | |
la chapelle Sainte-Thérèse. Il s'agit de la chapelle de l'hôpital construit en 1934. L'édifice est de plan rectangulaire avec fenêtres et portes en arc brisé ; | |
la chapelle de la Salette (vers 1860). Petit édifice de plan rectangulaire avec chevet à pans coupés. Le clocheton est demeuré inachevé. On y trouve deux statues du XVIIème siècle : celle de saint Mathurin et de saint Antoine ; | |
la chapelle Saint-Charles Borromée. Il s'agit d'un petit édifice rectangulaire avec chevet semi circulaire. C'est l'ancienne chapelle de Kerampuil où se trouvait jadis un hôpital pour vieillards. Elle porte sur le linteau du clocheton la date de 1840. A l'intérieur on peut lire l'inscription suivante : "Cette chapelle sous l'invocation de saint Charles Borromée, consacrée à la mémoire d'Agathe d'Andigne de Mayneuf, vicomtesse de Saisy, par son mari, fut reconstruite sur les fondations de celle ou Nosseigneurs les Evêques de Quimper, Vannes et Saint-Brieuc, réunis au château de Kerampuil, officièrent en 1802 après le concordat qui rétablissait la religion catholique en France" ; | |
les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle Saint-Pierre (située jadis près de la mairie), la chapelle de la Madeleine (XVIIème siècle), la chapelle Sainte-Barbe, la chapelle Saint-Thomas (XVIIème siècle, située jadis au petit Carhaix), la chapelle Notre-Dame du Frout, la chapelle Notre-Dame de la Cité, la chapelle Saint-Hervé (située jadis près des Carmes), la chapelle de Saint-Antoine, la chapelle de Saint-Quijeau ou Saint-Quijau (ancienne église trèviale), la chapelle Saint-Thomas (située jadis dans la paroisse de Plouguer) ; | |
la croix de l'église de Plouguer (XVIème siècle) ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : la croix du cimetière de Carhaix (XIXème siècle), la croix de l'église (1886), la croix du carrefour de l'hôpital (1906). A signaler aussi la croix située autrefois devant l'église Saint-Trémeur et aujourd'hui disparue ; | |
lancien couvent des Ursulines (1652-1710), fondé par Marie Olyment de Kerneguez, veuve de Kerharo ; | |
lancien couvent des Augustins (1372), fondé par les seigneurs Conan et Quélen du Vieux Chastel. L'église des augustins est, semble-t-il, fondée en 1416 par Yves de Quélen, baron de Vieux-Chastel ; | |
le château de Kérampuil (1760-1765), propriété de la famille Kérampuil. Il dépendait jadis de la trève de Saint-Quijeau. L'édifice primitif était possédé dès 1433 par la famille de Saisy ; | |
le manoir de Kercourtois (XVème siècle), édifié par la famille Courtois. Propriété de la famille Du Dresnay (du XVème au XVIIème siècle), puis de la famille Boisgelin et Saisy de Kerampuil ; | |
le manoir de Kerampest (XVIème siècle), propriété de la famille Le Scaffunec, Le Gallic et Quengo ; | |
le manoir de Kerlédan (XVème siècle), érigé par la famille Lédan puis propriété de la famille Coetgoureden ; | |
le manoir de Kerdren (XVIIème siècle), propriété de la famille Olyment, puis Guillaume et Pénandreff ; | |
le manoir de Kervasdoué (XVIIIème siècle) ; | |
le manoir de Prévasy (XVIème siècle) ; | |
lancien auditoire de la Cour de Poher, situé rue des Ursulines (XVIIIème siècle). Siège de l'ancienne juridiction royale de Carhaix ; | |
lancienne école des Ursulines (XIX-XXème siècle) ; | |
la maison du Sénéchal (XVIème siècle) ; | |
la maison (XVIème siècle), située 5, rue Brizeux ; | |
la maison (1587), située 25, place des Halles ; | |
5 moulins dont le moulin de Pellem, de Kergoutois, de Roch-Caer, ; |
A signaler aussi :
léchancrure daqueduc (IIIème siècle). L'ouvrage était jadis impressionnant. Enterré presque de tout son long, il zigzaguait sur 27 km jusqu'à Vorgium, depuis un bassin de captage situé entre Paule et Glomel. A signaler le tunnel de Kervoaguel, long de 900 m et le pont de Kérampest, un kilomètre de long pour douze à quinze mètres de haut, qui devait amener l'eau dans la ville, il n'en reste que quelques piles. Ses pierres ont servi à la construction de Carhaix ; | |
les anciens manoirs et châteaux de Beauverger, de Kerdaniel, de Kerduff, de Kerenor, de Kergorvo, de Kerléon ou de Léonville, de Kernabat, de Kerneguez, de Kerouri, de Kerven, de la Rochaëzre et du Stangier. Kergorvo et Kerven dépendaient jadis de la trève de Saint-Quijeau. Kerneguez avait été édifié, au XVIème siècle, par Hervé de Kerneguez et Marie du Perrier, son épouse. La famille de Kerneguez se fond en 1585 dans la famille Olyment ou Olymant, qui elle-même se fond dans la famille des Cognets de Correc en 1760 ; | |
le sarcophage de Saint-Antoine (XVIIème siècle) ; | |
la mairie (XIXème siècle) ; | |
lécluse (XIXème siècle) ; | |
les halles (XIXème siècle) ; | |
le collège Saint-Trémeur (1898) ; | |
la statue de la Tour d'Auvergne, édifiée en 1841 sur la place du Champ de Bataille ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de CARHAIX-PLOUGUER
(à compléter)
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