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BRELES |
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La commune de Brélès ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BRELES
Brélès vient du breton « bren » (colline) et « les » (château).
Brélès est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plourin. Brélès doit son nom à louvrage fortifié de Kastell-Meriadec, édifié, semble-t-il, par Conan Mériadec.
Ancienne trève de Plourin, Brélès devient commune en 1791 et est érigé en paroisse au moment du Concordat de 1801. La paroisse de Brélès dépendait autrefois de l'ancien évêché de Léon.
On trouve l'appellation Brelles ou Brellez en 1647.
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PATRIMOINE de BRELES
l'église Notre-Dame (XIV-XVème siècle), remaniée au XVIIème siècle, restaurée et agrandie vers 1855. Initialement simple chapelle dédiée à Notre-Dame, puis église tréviale de Plourin, elle est érigée par les seigneurs de Kergroadez ou Kergroades. L'édifice actuel, en forme de croix latine, remonte dans ses parties les plus anciennes à l'extrême fin du XIVème siècle : une bulle d'indulgences est accordée en 1381 en sa faveur. L'église comprend une nef avec bas-côtés de cinq travées, un choeur, et, à droite de la quatrième travée, deux chapelles en ailes formant faux transept. Aux angles formés de l'intersection de la nef et du transept, des anges musiciens jouent du biniou, des cymbales, de la bombarde et du tambourin. Le portail en kersanton est timbré des armes d'Olivier du Chastel et de Jeanne de Ploeuc, mariés en 1408. On y trouve plusieurs statues anciennes : Notre-Dame de Brélès, sainte Anne, saint Michel, saint Sébastien, saint Fiacre et saint Jean. Un petit arc triomphal (XVI-XVIIème siècle), plusieurs fois remanié, orne l'entrée du cimetière. Les Kergroades, les Kergadiou et Kerdalaez possédaient des tombes à lintérieur de léglise. Dans le cimetière, on trouve la tombe armoriée d'un Le Borgne de Keroulas ; | |
la chapelle de Brescanvel. Il s'agit d'un petit édifice rectangulaire, relevé de ses ruines au XXème siècle et portant un écusson écartelé De Roux et Corpel ; | |
la chapelle de Keroulas. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec chevet à trois pans. Guillaume de Keroulas, chanoine de Tréguier et originaire de Brélès, a été inhumé dans l'église paroissiale devant l'autel Saint-Laurent et Saint-Fiacre ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Charles de Borromée. Située près de Kergroadez, cette chapelle a été bâtie en 1644 et a été détruite en 1860. Les pierres ont servi à la réparation de l'église paroissiale ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Ambroise, située jadis au village de Lanambroas et aujourd'hui disparue ; | |
l'ancienne chapelle de Kerléan, aujourd'hui disparue ; | |
la croix du manoir de Brescanvel (1888) ; | |
la croix monolithe fixée sur un rocher de Brélès (XVIIème siècle) ; | |
la croix située sur l'arc de triomphe de l'église (XVème siècle) ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : la croix insérée dans le mur d'une dépendance du presbytère (XVIème siècle), la croix du cimetière de Brélès (1879), la croix de Gruiec (1927), la croix Castel-Rouz (Haut Moyen Age), la croix de Castel-Rouz (XVIIème siècle), la croix de Keringar (XVIème siècle), la croix de Lanambroas (Moyen Age) ; | |
le manoir de Bel-Air (1599), édifié par un seigneur de Kerangarz ou Kerengar, et restauré au XVIIème siècle. La grande salle possède une vaste cheminée sculptée. L'aile nord a été restaurée au XXème siècle. Il possédait jadis un colombier ; | |
le manoir de Brescanvel (1550). Une tourelle à cul-de-lampe fait saillie sur la façade. On y voit un écusson de la famille Le Roux et Corpel (XVIème siècle). Suite au décès de Le Roux de Brescanvel (recteur de Guilers) en 1775, la terre passe à François De Poulpiquet. La famille de Poulpiquet de Brescanvel a fourni un évêque au siège de Quimper : Mgr Jean-Marie de Poulpiquet de Brescanvel, né le 4 août 1759, nommé à l'évêché de Quimper en 1824, décédé le 1er mai 1840 ; | |
le manoir de Keroulas, propriété de la famille Le Borgne ; | |
le colombier de Bel-Air (XVIIème siècle) ; | |
le château de Kergroadès (1602-1613), édifié par François III de Kergroadès (seigneur dudit lieu, du Bois, de Kerver, de Kérangomarc'h, chevalier de Saint-Michel ou Ordre du Roi). Propriété en 1732 des Kerouartz, et en 1794 des Roquelaune (via les D'Houchin). Ce château est bâti sur l'emplacement d'un autre beaucoup plus ancien. La famille de Kergroades s'est éteinte, en 1732, dans Kerouartz. Le château est flanqué de tours, en saillie sur les quatre angles : l'une d'elle est surmontée d'une coupole, l'autre est couronnée par une plate-forme revêtue d'un parapet à mâchicoulis. L'entrée principale consiste en deux portes. L'ensemble est doté d'un nombre impressionnant de canonnières à la française. On y trouvait autrefois une chapelle privative dans l'une des tours de l'entrée et des écuries. Occupé durant la Révolution, le château est transformé en hôpital pour les troupes de Saint-Renan. La terre est vendue en 1860 à M. Le Jeune, notaire à Saint-Renan, de qui elle passe ensuite par héritage à la famille Chevillotte. L'édifice est restauré en 1913-1914 ; | |
la fontaine du château de Kergroadès (XVIIème siècle) ; | |
l'ancienne fontaine située au bas du bourg de Brélès, au bord de la route de l'Aber-Ildut, autrefois surmontée d'une statuette de la Vierge. Cette fontaine a été réparée en 1847 ; | |
la maison darmateur (XVIIIème siècle) ; | |
l'ancien moulin de Bel-Air (1657) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de BRELES
Les barons de Kergroadez étaient représentés au temps de la Ligue par François, qui suivit le parti du Roi et reçut, en 1600, le collier de son Ordre. Il épousa d'abord Claude, dame de Kerlec'h, puis Gilette de Quélen, et bâtit en 1613 le château.
(à compléter)
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