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BEGANNE

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La commune de Béganne (bzh.gif (80 octets) Begaon) fait partie du canton d'Allaire. Béganne dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BEGANNE 

Béganne vient de "Beg" (promontoire) et de "lann" (lande).

Béganne est un démembrement de la paroisse primitive d'Allaire. Au Xème siècle, Béganne est intégré à la seigneurie et au territoire de Rieux. 

Une note du Cartulaire de Redon, datant du XIème siècle, mentionne trois chapelles de Béganne : Trew-Thic, Ster-Gaval et Trethiljel. En 1790, Béganne est érigé en commune du canton de Rieux et du district de La Roche-Bernard.

On trouve l'appellation "Bekamme Plebs" au XIIème siècle.

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PATRIMOINE de BEGANNE

l'église Saint-Hermeland. De l'église primitive romaine du XIIème siècle, il ne reste plus aujourd'hui que les hauts contreforts plats de la façade et la dernière travée du bas-côté Nord, séparée de la nef par un arc en tiers-point reposant sur des colonnes engagées.  L'ancienne église semble datée de 1450 (inscription sur la corniche méridionale du choeur). Une inscription sur la sablière Nord de la charpente du choeur nous apprend qu'en 1540 sont refaits le choeur et la charpente. Au XVIème siècle, on édifie la chapelle collatéral Nord, dont le fenêtre est ornée d'un joli rinceau de feuilles de vigne et sous laquelle est creusé le bel enfeu flamboyant des seigneurs de Lestier (ou l'Estier). En 1842, on a refait sans goût, la plus grande partie de la nef, une partie du choeur, le bas-côté Sud et le clocher sur la croisée. La chapelle Sud accueille les enfeus de La Soualaye, de Trégouët, de Brécéan jusqu'au transfert des ossements dans le cimetière actuel. On y voyait autrefois un tombeau (dans le mur septentrional de la nef) sans date mais dont le style ogival indique la fin du XVème siècle. Deux écussons frustes, l'un carré, l'autre en losange, semblaient indiqués qu'il renfermait le corps du mari et de la femme. Un vitrail, oeuvre du maître verrier Y. Deshais, date du XXème siècle et représente Notre-Dame du Réconfort, le port des Alliers, un paysan breton et sa femme en prière. Un autre vitrail, oeuvre de Y. Deshais, est placé dans la chapelle Nord et représente Marie et Marie Madeleine au pied de la Croix et, en-dessous, la ville de Jérusalem et les croisés de L'Estier (ou Lestier) rapportant un morceau de la vraie croix. L'église abrite une statue en bois polychrome figurant Dieu le Père accroupi (provenant de la chapelle Saint-Barnabé à Bignac) et datée du XIIème siècle, ainsi qu'un Christ en croix, en bois polychrome, de grande taille (sur le mur Sud à l'entrée de la nef) ;

la chapelle Saint-Julien ou Saint-Cado (XVème siècle), située au village des Alliées. Il ne subsiste que quelques vestiges (murs percés de fenêtres en tiers-pont à réseau flamboyant) de cette chapelle construite en 1483 par un seigneur de Léhellec (ou Lehelec) au village des Alliés, près de la Vilaine ;

la chapelle Saint-Barnabé (XVème et XVIIIème siècle), située au village de Bignac. Il s'agit d'un petit édifice rectangulaire. La chapelle, détruite durant la Révolution, est reconstruite à l'emplacement où reposent les ossements d'un prêtre martyr de la Révolution ;

la croix des Bruyères (Moyen Age), située à Beauregard ;

la croix de Ganais (XVIème siècle), rénovée en 1998 ;

la croix des Yoles (1937) ;

le château de Cavaro ou manoir de la Saulaye (Xème siècle). Propriété de Perro de Cavaro ou d'Eon de la Crouez (en 1427), de Guillaume de Cavaro ou Quavaro (en 1464 et 1481), puis de la famille Boisleves (fin du XVème siècle) et de la famille Souallaye (en 1486). Il possédait jadis une chapelle détruite durant la Révolution. Le four date de la fin du XIXème siècle ;

le château de l'Estier (XV-XVIIème siècle), édifié en 1441 par Guyon de Carné, seigneur de l'Estier ou Lestier, qui siège au conseil ducal dès 1438. Siège de l'ancienne seigneurie de l'Estier ou l'Etier ou Lestier appartenant successivement aux familles Rieux, Maigné, Rochier, La Houssaye (au XVIIIème siècle), Bouleuc et Gouyon de Beaucorps. Ce domaine est signalé en 1021 dans un acte du Cartulaire de Redon. La seigneurie possédait autrefois un droit de haute justice. En fait, le château primitif aurait été édifié par les comtes de Rieux vers 1380. Il aurait été ensuite amélioré aux XVème et XVIème siècles par Eustache d'Espinay, puis restauré au XVIIème siècle. Les communs semblent datés du XVIIIème siècle. Il devient la propriété de l'amiral Tétrel en 1975. Il est composé d'un corps principal avec deux ailes en angle ;

le château de Léhélec (1554-XVIIème siècle). Siège de l'ancienne seigneurie de Léhélec ayant appartenu à la famille Bocan. Cette seigneurie possédait autrefois un droit de basse et moyenne justice. Ancien manoir, il est aujourd'hui la propriété de la famille Le Mintier de Léhélec depuis 1578. Il a été reconstruit en 1660 ;

le château de Trégouët (X-XVIème siècle), édifié par Simon Apuril. Siège de l'ancienne seigneurie de Trégouët ayant appartenu en 1375 à Rolland de Saint-Martin, écuyer d'Olivier de Clisson. Propriété de Guillaume de Saint-Martin en 1427 et en 1464. Cette seigneurie possédait autrefois un droit de haute justice et une chapelle privée. Propriété successive des familles Chamballan, La Vallée, Rieux, Apuril (en 1547), Forest, Champeaux, Sécillon, Richard, Rado du Matz et Le Mintier de Léhélec. Le château a abrité le quartier général de Sol de Grisolles (durant la Révolution), une compagnie de fusiliers-marins (en 1945). Bombardé par les Allemands en 1945, il a été reconstruit en 1953 par Gonzague Le Mintier. On y trouve une belle fuie du XVème siècle ;

le manoir de la Noé (XVème siècle), situé à La Noé et propriété de Jean de Bodrual (en 1502). On y voit une tour centrale carrée. Propriété d'Eon Bodin en 1427 ;

le manoir de Quian (XV-XVIIème siècle), propriété successive de Guillaume de Launay (en 1427), de Jehan de Launay (en 1464), de la famille Brulon (au XVIIème siècle) et du seigneur de Trégouët (en 1780). Il possédait jadis une chapelle privée. Le blason des comtes de Rieux est apposé sur le mur Nord de la maison ;

la maison de Foleux (XVIème siècle), ancienne maison des douaniers. On voit quelques boulins sur sa façade Sud ;

le grenier à sel (1532), situé au village des Alliers ;

la maison des douaniers (XVIème siècle), située au village des Alliers ;

l'ancien presbytère (XVIIème siècle). La tour octogonale, édifiée sur la façade intérieure, abrite un escalier à vis. Dans la cour se trouve un sarcophage médiéval provenant de l'ancien cimetière ;

la maison de Beauregard (XVIIIème siècle) ;

l'Hôtel (XVIIème siècle). Il s'agit de l'ancien moulin Bernard, propriété de la seigneurie de Trégouët ;

les lavoirs de Chiau, de Ganais et des Saudais ;

le lavoir de Bredan (XVIIème siècle) ;

le lavoir de Foleux (XVIIIème siècle) ;

le lavoir de Bellion (XIXème siècle) ;

le puits de la Ville Dubois ;

le puits de Chiau ;

la fontaine de "Pissa" ;

le four à pain de Beauregard (XVIIIème siècle) ;

le four de la Bande ;

le four à pain de la Ville Dubois ;

le moulin à eau de Martin, et les moulins à vent de Le Hellec, des Landes, des Bruyères, de la Souillaye, de Guyon, de Eon (1857). L'ancien moulin Bernard (XVII-XVIIIème siècle) a appartenu jadis à la seigneurie de Trégouët ; 

A signaler aussi :

le site du Rohello, où l'on trouve quelques menhirs ;

le camp retranché, situé au lieu-dit Les Mannys ;

le rocher de la Suète (ou Suède), situé au village des Alliers ; 

l'ancienne mine de fer (XIXème siècle), située à La Saulaie ;

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ANCIENNE NOBLESSE de BEGANNE

Lors de la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Béganne : Guillaume du Boisdelasalle (Boisrio, en Ste Croix), Guillaume Bernard (le Lestier), Perrot de Cavaro et Eon de la Crouez (la Saulaye), Guillaume Coessin et Eon de Bresehan (Bréséhan), Eon Le Mascon et Jehan Bourgpaumier (le Riaut), Eon Bonnefant (Pélouan), Guillaume Coissin (Kergo, en la Grehandière), Eon Bodin (la Noë), Jehan Davi (la Simonaye), Guillaume Le Vicomte (Boisaulet), Macé Belheuves (au bourg de Béganne), Guillaume de St Martin (Trégouët), Jehan de Quencoet (Lany Cancoet), Guillaume de Launay (Quian), Guillaume Le Breton (la Billiaye ou le village de Blers). 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 14 nobles de Béganne :

Guillaume de QUAVARO (400 livres de revenu) : comparaît armé d'une hache ;

Jehan de LAUNAY (30 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une jusarme et d'une épée ;

les héritiers de Guillaume de ST MARTIN : défaillants ;

Messire Guy de CARNE (200 livres de revenu) : défaillant ;

Eon de CAVARO (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une jusarme ;

Nicolas de BODRUAL (50 livres de revenu), remplacé par son fils Eonnet : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Bonnabes de la TOUSCHE (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une jusarme ;

Guillaume BESLEVE (40 livres de revenu), remplacé par Guillaume Prevost : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une jusarme ;

Jehan de BRECEHAN (400 livres de revenu), remplacé par Bertrand du Breil : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme et d'une épée ;

Guillaume DAVY (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une jusarme ;

les héritiers Guillaume COESSIN (70 livres de revenu) : défaillants ;

Renaud des BOAYS : comparaît armé d'une jusarme ;

Jehan MACE de Malansac (30 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une jusarme et d'une épée ;

les héritiers de Macé DAVY : défaillants ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 15 nobles de Béganne :

Guyon de CHAMBALLAN (200 livres de revenu) ;

Jehan de ST MARTIN ;

Jehan de BRECEHAN (40 livres de revenu) ;

Guillaume de CAVARO (400 livres de revenu) : comparaît en archer ;

Bonnabes de la TOUSCHE (30 livres de revenu) : comparaît armé d'une jusarme ;

Jehan de LAUNAY ;

Guillaume LE CONTE : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Eonnet de BODRUAL (40 livres de revenu) ;

Guillaume de BELEVE (70 livres de revenu) ;

Guillaume DAVY (50 livres de revenu) ;

Guillaume COUESSIN (40 livres de revenu), remplacé par Pierre Briand : comparaît en archer ;

Girard d'ESPINAY ;

les héritiers de Catherine de BAULLAC ;

les héritiers de Guillaume de ST MARTIN ;

Regnaud des BOAYS, remplacé par son fils Guillaume : comparaît en archer ;

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