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AURAY |
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La commune d' Auray ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de AURAY
Auray vient, semble-t-il, du latin « aula regia » (cours royale).
L'origine d'Auray remonte à la préhistoire, et le pays d'Auray est une des régions qui possède la plus importante concentration de mégalithes. Le territoire d'Auray englobe deux anciennes paroisses : Saint-Gildas d'Auray et Saint-Goustan d'Auray. La ville haute d'Auray, siège de l'ancien château et de la paroisse (ancien prieuré de Saint-Gildas de Rhuys), occupe la rive droite du Loch (ou rivière d'Auray), tandis que la ville basse d'Auray, paroisse de Saint-Goustan, est dévolue au port : l'une et l'autre sont reliées par le pont de Saint-Goustan, attesté en 1295. Le fondateur du prieuré Saint-Gildas est certainement le duc de Bretagne qui donne la moitié de ses droits ducaux dans le port d'Auray, avec de nombreuses pièces de terre dans le voisinage. Au mois de mai 1189, la duchesse Constance confirme tous ces dons et y ajoute même une partie d'un pré qui touche aux douves du château (Rhuys. H. ).
Saint-Gildas d'Auray est un démembrement de l'ancienne paroisse de Brec'h (ou Brech). Saint-Goustan d'Auray est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pluneret.
Une motte féodale est érigée par les Bretons au Vème siècle. Dès 1082, le cartulaire de Quimperlé mentionne le « Castrum Alrea ». En 1082, un acte concernant Locmariaker y est dressé, en présence du duc Hoël, qui alors y tenait sa cour avec plusieurs de ses barons (Pr. I. 456). Cette motte féodale, dressée sur un promontoire, entourée de fossés et surmontée d'une tour, est détruite par les normands, puis remplacée par un château équipé de remparts et édifié par le duc Arthur Ier de Bretagne en 1201 et démantelé en 1558 sur ordre d'Henri IV.
Dès le XIIème siècle, l'abbaye de Saint-Gildas-de-Rhuys installe un prieuré à Auray. Le fondateur du prieuré semble être un duc de Bretagne : c'est lui seul qui pouvait donner, comme il le fit, la moitié de ses droits ducaux dans le port d'Auray, avec de nombreuses pièces de terre dans le voisinage. Au mois de mai 1189, la duchesse Constance confirme tous ces dons et y ajoute même une partie d'un pré qui touchait aux douves du château (Rhuys. H.). En arrivant à Auray, les moines doivent s'occuper d'élever une église, qui est dédiée à saint Gildas, le fondateur de l'abbaye de Rhuys : des chapelles qu'elle renferme, on ne connaît que celle de Sainte-Madeleine et de Saint-Yves. Elle est à la fois prieurale et paroissiale.
A signaler aussi quau Moyen Age, près des hameaux du Reclus et de Kerléano, sont édifiés un prieuré dépendant de l'abbaye des bénédictines de Saint-Sulpice de Rennes et un monastère. Le prieuré porte d'abord le nom de Notre-Dame du Mont, à cause de la colline où il est assis, puis celui de Notre-Dame de Kerléano, à cause du village voisin. Ce prieuré est fondé par la duchesse Constance entre 1190 et 1194. L'acte de fondation est perdu, mais on sait par d'autres titres que la princesse donne l'emplacement du prieuré et un pré voisin, dit le pré du Comte, avec faculté aux religieuses d'y établir des hommes qui deviendront leurs sujets. En 1199, on trouve une nouvelle donation, ainsi libellée : "Constance, duchesse de Bretagne, comtesse de Richemont. Nous voulons notifier à tous qu'avec l'assentiment et la volonté spontanée de notre fils Arthur, en vue de la miséricorde et de l'amour de Dieu, nous avons donné et concédé, et par la présente charte, confirmé à Dieu et au prieuré de Notre-Dame d'Auray, à la prieure Gilette et aux autres religieuses qui y servent Dieu, sous la dépendance de Saint-Sulpice, trente quartiers de blé dans nos moulins d'Auray, dont la moitié en froment et la moitié en seigle, à livrer tous les ans par la main de notre fermier. Nous leur avons aussi donné dix livres de la monnaie d'Anjou, sur notre cohue d'Auray, à recevoir également tous les ans, de la main de notre fermier. Nous leur avons donné en outre notre terre de Kerguengoret (Kernouret en Crach), avec toutes ses appartenances, et nous leur avons accordé d'avoir une fois par an une corvée de la terre du Riche, pour faucher leurs prés. Nous avons donné tout cela, à condition que l'abbesse où le couvent de Saint-Sulpice ne pourra envoyer dans la maison une prieure, ou un prieur, ou une moniale, ni les en retirer, sans notre consentement ou volonté, autrement nous reprendrons tous nos dons, pour en faire ce que nous voudrons. Fait l'an du Seigneur 1199, au mois de février" (Rennes - Saint-Sulpice). Les religieuses quittent, semble-t-il, le prieuré du Mont vers 1242 pour rentrer à l'abbaye Saint-Sulpice de Rennes. Toutefois l'une des moniales de la maison conserve le titre de prieure.
C'est en 1364, et à Auray, que s'acheva le terrible conflit de la guerre de Succession entre les familles Montfort et Blois. Charles-de-Blois, duc de Bretagne, y fut tué et Bertrand Du Guesclin fait prisonnier. Un couvent fut fondé par Jean de Montfort sur le site de la bataille. Au XIIIème siècle Auray semble être un gros bourg, tiraillé entre l'Angleterre et la France jusquà l union de la Bretagne à la France en 1532. Les Capucins, puis les Cordelières s'établissent à Auray en 1610 et 1632. Entre le XIIème et le XVIIème siècle, Auray compte trois établissements hospitaliers, parmi eux l'hôpital Saint-Julien et l'hôtel-Dieu Notre-Dame. Les religieuses hospitalières de la Miséricorde s'installent à l'hôpital Saint-Julien vers 1636. Les augustines s'installent à l'hôpital Notre-Dame en 1674.
On trouve l'appellation St Guedas d'Auray dès 1427 et jusqu'en 1481.
Note : En 1631, Auray est le troisième port breton après Quimperlé et Hennebont, en particulier pour le commerce du grain. C'est de ce port que le 4 juillet 1632, embarque, à bord du bateau "l'Espérance en Dieu", Isaac de Razilly, pour aller reconquérir Port Royal en Arcadie. C'est aussi à Auray que débarque Benjamin Franklin, le 4 décembre 1776, pour solliciter de la France, des secours afin de mener à bien la guerre d'Indépendance. Enfin, Auray est le berceau de Georges Cadoudal et l'un des hauts lieux de la chouannerie bretonne.
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PATRIMOINE de AURAY
l'église Saint-Gildas (1623-1663), située place Gabriel-Deshayes et édifiée à l'emplacement de l'ancien prieuré de l'abbaye Saint-Gildas de Rhuys (cité en 1189), et détruite en 1620. Dès le commencement du XIIème siècle, l'abbaye de Saint-Gildas de Rhuis avait à Auray un prieuré. L'église était à la fois prieurale et paroissiale et renfermait des chapelles dont on ne connaît que celle de Sainte-Madeleine et de Saint-Yves. L'ancien édifice, très altéré, fut entièrement rasé en 1620. La nouvelle église fut commencée en 1623 et consacrée le 22 septembre 1641 par Mgr Sébastien de Rosmadec, évêque de Vannes. La première pierre du nouvel édifice est posée en 1623 par Charles de Lorraine, duc de Guise. Les travaux de la nouvelle église sont conduits par Gilles Moussin ou Monsay (architecte à Auray). Le clocher de la tour carrée et l'aménagement intérieur ne furent achevés qu'en 1701. L'intérieur, lourd et massif, n'offre rien de remarquable mais il y a lieu de signaler le porche occidental, daté de 1636, surmonté d'une tour carrée avec un clocheton, où l'on voit la persistance de la décoration de la Renaissance, et le portail méridional, où les ordres superposés constituent un ensemble du meilleur effet. Le premier niveau du portail méridional offre une porte en plein cintre, le deuxième un cartouche (aujourd'hui effacé) et le troisième niveau une statue de Saint-Gildas. Une autre survivance à noter est l'emploi de l'arc brisé pour le percement des fenêtres. Les pignons du transept et du choeur datent de 1636. Le clocher-porche occidental est édifié entre 1644 et 1663 par François Cosnier (architecte à Vannes) : il est restauré et remanié en 1829 et en 1831-1837. La galerie et les statues des Prophètes datent de 1877 et sont l'oeuvre de Lebrun, sculpteur de Lorient. Sous le porche se trouvent les statues des quatre Evangélistes, oeuvre de De Ley (en 1838). Le retable du maître-autel, daté de 1657, en marbre tuffeau, est l'oeuvre, semble-t-il, d'Olivier Martinet (les statues d'origine, disparues, étaient l'oeuvre de François Delabarre, 1666-1668). Le tableau de l'Ascension (vers 1725) est l'oeuvre de Nicolas Brenet. On y trouve un gisant qui date du XIVème siècle. Les orgues, oeuvre d'Hubert Waltrin, datent de 1759-1761 et sont restaurés en 1860 par Heyer. La partie instrumentale compte aujourd'hui trois claviers manuels et un pédalier de 27 jeux ; | |
l'église du Père-Eternel, située place du Père-Eternel. Il s'agit d'une dépendance de l'ancien couvent des Cordelières. Les murs et le portail de la chapelle datent de 1640. La chapelle des Cordelières est construite peu après l'établissement des Cordelières à Auray en 1632. Elle est occupée vers 1930 par les religieuses du Père Eternel de Vannes. On y voit des belles stalles sculptées du XVIIème siècle, déplacées en 1835 et provenant de la Chartreuse de Brec'h (ou Brech) édifiée par Jean de Montfort en mémoire de sa victoire le 29 septembre 1364 sur les troupes de Charles de Blois (bataille sanglante qui aurait fait plusieurs milliers de morts) ; | |
l'église Saint-Sauveur (1469), restaurée au XIXème siècle, située rue saint-Sauveur. Eglise principale de la seconde paroisse d'Auray, paroisse Saint-Goustan, elle fut commencée vers 1469, comme l'indique une inscription sur un pilier de la nef. Un incendie ayant détruit le chœur à chevet plat en 1886, toutes les parties hautes de l'église furent intelligemment refaites. Le choeur a été reconstruit en 1886. Il n'y a qu'un seul bas-côté au Nord communiquant avec la nef par trois arcades, à cintre brisé, reposant sur des piliers carrés, dont les bases élevées servent de bancs. La décoration extérieure des portes et le réseau flamboyant des fenêtres de la nef et des croisillons indiquent bien la fin du XVème siècle. Les sablières sculptées de l'ancienne charpente ont malheureusement disparu. La nef et le portail ouest sont datés de 1640 ; | |
l'église Charles de Blois (1930), oeuvre de l'architecte Guy Caubert de Cléry et située place Léon-Chevassu. Le pape Urbain V ordonne dès 1371 une enquête en vue de la canonisation de Charles de Blois. Il est canonisé en 1376, mais ce n'est que le 14 décembre 1904 que Charles de Blois est admis au nombre des bienheureux ; | |
la chapelle de la commanderie hospitalière du Saint-Esprit (XIII-XIVème siècle), située Place du Four-Mollet et érigée à l'emplacement d'un simple oratoire fondé en 1269 par le duc Jean Ier. Cet oratoire est érigé en chapellenie (de quatre chapelains) par Jean II, fils du duc Jean Ier, et s'affilie en 1282 à l'Ordre hospitalier des Chevaliers du Saint-Esprit (ordre créé à Montpellier au XIIème siècle et supprimé en 1762). La maison des Hospitaliers du Saint-Esprit fut donnée en 1773 à l'ordre de Saint-Lazare, et en 1777 à l'hôpital général d'Auray. La chapelle a été, au cours du XIXème siècle (en 1831), transformée en caserne militaire. C'est un édifice rectangulaire du XVIème siècle, dont la nef de cinq travées communique avec les bas-côtés par de grandes arcades brisées reposant sur des faisceaux de colonnettes. L'unique porche, au Sud, est voûté d'ogives. Les baies en tiers-point, de grandes dimensions (celle du fond du chœur a 6 mètres sur 12 mètres) ont été bouchées, et la belle charpente en berceau brisé a été mutilée. L'édifice, dont les grands travaux de restauration se sont terminés en 1994, a été restitué à la commune d'Auray en 1923 ; | |
la chapelle de l'hôpital ou chapelle de la Miséricorde ou chapelle Sainte-Hélène (XV-XVIIème siècle), située rue Clemenceau. Elle est encore appelée la chapelle Notre-Dame-de-l'Hôpital. Construite dès 1465, elle fut restaurée en 1627 et au début du XXème siècle. Son beau portail occidental à triple archivolte en arc brisé, flanqué de contreforts simples et adhérents, est surmonté d'une tour carrée avec clocheton du XVIIème siècle. Elle possède un joli porche en façade, ainsi qu'un beau mobilier en bois sculpté composé d'un retable, d'un autel latéral et de stalles. En 1674, les augustines s'installent à l'hôpital Notre-Dame pour y soigner les pauvres et leur cloître est alors situé derrière la chapelle de la Miséricorde ; | |
la chapelle Saint-Cado ou la chapelle du Reclus (XVIème siècle). Edifiée à la fin du XVIème siècle, au village du Reclus, c'est un édifice rectangulaire dont la décoration, surtout au portail occidental, procède à la fois du style flamboyant et du style de la Renaissance. Les rampants des pignons sont décorés d'animaux sculptés. De chaque côté de la nef, près de l'autel, des colonnes engagées semblent attendre une arcade. La charpente a été refaite vers le début du XXème siècle. Confisquée en 1904, la chapelle est achetée ensuite par la famille Cadoudal ; | |
la chapelle expiatoire du Champs-des-Martyrs (1829), édifiée par Caristie en l'honneur des fusillés de Quiberon ; | |
la chapelle Saint-Avoye, édifiée en 1554 pour Guillaume Lestrelin de Kerisper par le maître-maçon Pierre Blanchard. La charpente date de 1560 (oeuvre de Henri Le Meilleur). Le jubé (vers 1580) est l'oeuvre de Bizeul. La statue de sainte Avoye date du XVIème siècle. Le siège du célébrant date du XVIIème siècle. Le banc seigneurial date du XVIème siècle ; | |
l'ancienne chapelle de la Madeleine, aujourd'hui disparue et située jadis dans le quartier de la Madeleine, réservé aux lépreux. Cette chapelle se situait jadis à la bifurcation des routes d'Auray et de Sainte-Anne-d'Auray et remonte à une certaine antiquité. En 1302, Mgr Henri Tors, évêque de Vannes, fit reconstruire la chapelle de Sainte-Marie-Madeleine, au faubourg de Vannes, sur l'emplacement d'un autre sanctuaire tombé en ruine: "Ecclesia seu basilica beate Marie Magdalenc Venietensis, quam de novo construi et edificari fecimus, in suburbio Venetensi, ubi basilica ad honorem ejusdem sancte alias edificata, diruta erat et omnino destructa". L'évêque de Vannes non content d'avoir élevé cette chapelle, qu'il appelle pompeusement église et même basilique, voulut y attacher un chapelain, auquel il donna à perpétuité la moitié de ses terres de Kerbélec en Theix, plus une somme de cinquante livres de monnaie courante, pour acquérir des dîmes ou d'autres revenus, et enfin la moitié des oblations qui seraient faites au maître-autel et le tiers de celles qui seraient faites aux deux autels latéraux, et au tronc de la chapelle. Le reste des oblations étant réservé pour l'entretien de l'église. En retour, le chapelain devait célébrer trois messes par semaines, à savoir : une le lundi, pour les défunts, une autre le mercredi, pour le salut du peuple, et une troisième le samedi, en l'honneur de la très sainte Vierge, avec mémoire de sainte Marie Madeleine à chacune des messes. Tous ces détails nous sont fournis par l'acte de fondation de la chapellenie, dressé sur parchemin, le jeudi, au lendemain du synode de la Pentecôte (14 juin), de l'an 1302, et scellé du sceau de l'évêque et du sceau du chapitre. La chapelle aurait été restauré par Pierre Gicquel qui obtint du Saint-Siège, le 30 avril 1685 pour sept ans, un bref d'indulgence plénière, pour tous les fidèles "contrits, confessés et communiés", qui visiteraient sa chapelle le 22 juillet fête de sainte Marie Madeleine. Elle a été endommagée par une tempête en 1717 et avait à cette époque "71 pieds de longueur intérieure et 24 pieds de largeur, sans compter les murs". Dès le 29 octobre 1689, il fit renouveler cette concession pour une nouvelle période de sept ans. La chapelle est vendue nationalement, le 14 décembre 1793, au prix de 900 livres ; | |
l'ancienne chapelle de l'immaculée Conception. Construite en 1679 et restaurée en 1890. Elle est mentionnée en 1930 ; | |
l'ancienne chapelle des Capucins. Construite en 1627, elle est affectée vers 1930 à un asile et mentionnée en 1930 . | |
l'ancienne chapelle de Kerléano. Il s'agit d'une chapelle funéraire, en rotonde, élevée au début du XIXème siècle, où reposent les cendres de Georges Cadoudal et de Mercier-la-Vendée. Elle est mentionnée en 1930 ; |
le couvent (la Chartreuse) fondé par Jean de Montfort en mémoire de sa victoire le 29 septembre 1364 sur les troupes de Charles de Blois (bataille sanglante qui aurait fait plusieurs milliers de morts). Il s'agit d'une fille de la Chartreuse de Nantes. Les bâtiments datent du XVII-XVIIIème siècle. Les vitraux sont l'oeuvre de Gérard Lardeur (en 1971). On y trouve le mausolée des fusillés de Quiberon, oeuvre de Caristie, en 1829. Lemaistre, vicaire de la Chartreuse d'Auray, meurt le 1er septembre 1676. Guillaume et Jacques Bothrel (ou Botherel) sont cités comme sous-prieurs. On mentionne encore les moines Gilles Duval, Pierre Du Tronchay et Maurice Thoribe ; | |
la croix de Saint-Fiacre (1809), située au Quai-Neuf. Elle est le dernier vestige d'une ancienne chapelle détruite au XVIIIème siècle. Au sommet figurent deux scènes : d'un côté, la Crucifixion, et, de l'autre, le Christ entouré de la Vierge et de Catherine d'Alexandrie ; | |
l'ancienne maison prieurale de Saint-Gildas, située jadis près de l'église. Elle possédait un cloître, car un acte du 20 juin 1208, fut passé à Auray "dans le cloître de Saint-Gildas". Lorsque les moines rentrent à Rhuys, le prieur conserve le titre de recteur primitif et la jouissance de la dîme, dont il laisse une partie au vicaire perpétuel chargé de le remplacer auprès des habitants d'Auray. Après avoir ainsi cédé la cure, les prieurs réguliers sont bientôt supplantés au prieuré par des séculiers, qui prennent le titre de prieurs commendataires et qui se maintiennent presque sans interruption jusqu'à la Révolution. Voici les noms de la plupart des titulaires : Yves du Quirissec (mentionné en 1503), Jean Allain (en 1560), Pierre Allain (pourvu en 1569), Fr. Martin Rochet (en 1581), Cosme Roger (en 16..), Louis du Creux (en 1615), Divers prétendants (en 1619 et en 1629), Jean Baptiste Framery (en 1676), Jean Clénet (en 1703), Claude Le Pelletier (en 1721), François de Castellane (en 1743), N. de Castellane, évêque de Lavaur (en 17..), Jean Baptiste Nicolet, chanoine de Lavaur (1783-1791). Pour payer les taxes considérables mises sur les bénéfices au XVIème siècle, il faut aliéner en 1563 deux parcelles de terre situées sur le Loc, et en 1577 trois autres parcelles dépendant du prieuré. En 1756, le revenu net du prieuré est évalué, après les charges payées, à 700 livres. Le 28 décembre 1679, le prieur commendataire de Saint-Gildas d'Auray avoue tenir : "1°- Les maisons, jardins et cour du d. prieuré, contenant en tout environ deux journaux de terre, situés près de l'église.. et affermés dix escus (30 livres) ; 2°- Une autre maison et jardin derrière, contenant environ trois quarts de journal, payant 4 chapons et 4 gerbes ; 3°- La dixme sur les terres adjacentes à la ville d'Auray, valant communes années 15 perrées ; 4°- Le droit immémorial de prendre un escu sur chaque navire portant vin, entrant au havre d'Auray ; 5°- Un pré contenant environ un journal et un quart, sur le chemin qui conduit à Saint-Goustan ; 6°- Sept pièces de terre, sous pré, pâture ou lande, disséminées dans le voisinage de la ville ; 7°- Une pièce de terre chaude, contenant environ six journaux et demy, près du moulin à vent des Chartreux ; 8°- Quatre pièces de terre, contenant chacune environ un journal, sur le chemin de Pluvigner ; 9°- Quatre autres pièces de terre, d'un journal environ chacune, situées près de la croix du Loc ; 10°- Une autre pièce en lande, contenant environ trois journaux, située au d. lieu du Loc ; 11°- Une pièce de terre en lande, contenant environ six journaux, située près de la fontaine du Loc ; 12°- Une pièce de terre en pasture, appelée la Justice, contenant demy journal, près de la mer. Toutes les quelles terres cy-dessus (2-12) tient à ferme et à titre de métairie Louis Bogard, boucher, pour en payer au d. prieur, par chacune année, 12 perrées et demy de froment, 12 perrées et demy de seigle, et six escus valant 18 livres par argent" (Prieuré d'Auray, H). En 1774, le revenu brut est de 1 221 livres, mais les charges montant à 461 livres 10 sous, le revenu net est réduit à 759 livres 10 sous. En 1790, le revenu total est évalué à 1 009 livres 12 sous, la charge à 138 livres 16 sous, ce qui réduit le revenu net à 810 livres 10 sous. La maison du prieuré, sa cour et son jardin, sont vendus, le 4 juillet 1791, à M. Moulnier pour 2 400 livres. Une autre maison, jardin et terres sont adjugés, le 20 juillet 1792, à Clair Tanguy pour 4 375 livres. Le champ dit Parc-en-Escop est vendu à M. Drogard pour 3 650 livres, le pré Pasco, à M. Secondat, pour 2 200 livres, trois pièces de terre sont adjugées au sieur Michel pour 2 525 livres, et un verger à M. Cauzique pour 990 livres (J. M. Le Mené) ; | |
l'ancien prieuré Notre-Dame de Kerléano, dépendant jadis de l'abbaye Saint-Sulpice de Rennes et aujourd'hui disparu. Il est fondé, semble-t-il, entre 1190 et 1194 par la duchesse Constance, duchesse de Bretagne. En 1242, le duc Jean Ier intervient dans la dotation du prieuré du Mont "... La duchesse Constance, dit-il, ayant donné aux moniales une rente sur la cohue et sur les moulins d'Auray, nous avons retiré cette rente, et nous avons donné en échange 42 livres 10 sols de revenu annuel, sur notre minage des grains et cuisson des pains de la ville de Rennes. Nous avons concédé et confirmé, par la présente charte, les autres donations de la dite Constance, faites aux religieuses, savoir, le pré du Comte, la tenue de Kerguengoret avec ses appartenances et la journée de corvée, pour doter un chapelain, qui célébrera l'office divin dans le d. lieu du Mont, et qui sera nommé par l'abbesse, et nous voulons que ces biens servent désormais au chapelain, sans contestation et non obstant les chartes de la dite Constance, que les moniales nous ont rendues. Fait à Sucinio, le jeudi de Pâques, l'an du Seigneur 1242" (Ibid.). Il résulte de cette pièce que les religieuses ont dû quitter le Mont vers 1242, pour rentrer à l'abbaye Saint-Sulpice de Rennes. A la tenue de Kerguinouret s'ajoute ensuite une tenue à Kerléano, une autre au Grannec, et une autre au Guéric en Crach. Parmi les prieures de Kerléano on peut citer : Guillemette Le Prévost (pourvue en 1502, démissionnaire en 1516), Gabrielle de Morais (pourvue en 15.., démissionnaire en 1550), Bonaventure de Villeneuve (pourvue en 1550), Marguerite du Couédor (pourvue en 15.., morte en 1570), Marguerite de Montbourcher (pourvue et démissionnaire en 1570), Michelle de la Haye (pourvue en 1570, démissionnaire en 1580), Perrine de Boisjourdan (pourvue en 1580), Jeanne de Launay (pourvue en 15.., démissionnaire en 1601), Marguerite de la Chapelle (pourvue en 1602, démissionnaire en 1607), Marguerite Pitart (pourvue en 1607, vivante en 1644), Anne Tuffin de la Roirie (pourvue en 1663, démissionnaire en 1724), Thérèse Anne Tuffin (pourvue en 1724). Tous les biens sont confisqués par la Révolution. Le 22 août 1791, MM. Joublet et Cauzique restent adjudicataires des tenues de Kerguinouret pour 3 100 livres, du Grannec pour 4 150 livres, et du Guéric pour 4 050 livres. La tenue de Kerléano en Brech est vendue, le même jour, à Louis Cadoudal, édificier, pour 1 425 livres ; remise en vente, elle est acquise par le même, le 23 décembre 1797, pour 6 700 livres en assignats dépréciés. Georges Cadoudal ou Cadudal, le fameux chef des Chouans, est né à Kerléano en 1771, et c'est là que sa famille lui élève un monument en forme de chapelle circulaire (J. M. Le Mené) ; | |
les contreforts du château d'Auray (XIII-XVème siècle), situés sur les rampes du Loch et édifiés par le duc Arthur en 1201. L'édifice est mentionné pour la première fois en 1082, à propos de la fondation du prieuré de Locmariaker, dont l'acte est confirmé au château d'Auray, apud castrum Alrae, par Hoel, comte de Bretagne, qui y tient sa cour avec de nombreux barons. Le même prince se trouve encore au dit château, quand il donne l'église de Landugen et d'autres biens à l'abbaye de Quimperlé (D. Morice Pr. I. 456, 431). En fait, le premier château qui est le berceau de la famille d'Auray (fondue dès le XIème siècle dans la Maison de Bretagne), est partiellement détruit en 1175. Ce château primitif devait se composer d'une motte féodale, surmontée d'une grosse tour carrée, et entourée d'une vaste cour, avec talus, palissades et douves profondes. Les douves bordaient la rue actuelle du Château d'un côté, et la promenade du Loc de l'autre (la rivière pouvait pénétrer dans les parties basses des douves). Le château est ensuite investi puis repris par Eudon de Porhoët et le duc Geoffroi II. En effet, en 1168, Henri II, roi d'Angleterre, s'empare d'Auray sur le comte Eudon de Porhoët, et fait fortifier le château. Il perd cette place en 1173, mais il la recouvre peu après et la transmet ensuite à son fils Geoffroi II, époux de la duchesse Constance. Cette princesse, en 1189, donne au prieuré d'Auray une partie d'un pré qui lui appartient, et qui touche aux douves du château du côté nord. A l'ouverture de la guerre de succession, en 1341, le château d'Auray est commandé par Geoffroi de Malestroit et Yves de Trésiguidy, qui se laissent gagner au parti de Jean de Montfort. Le château est occupé alors par Jean de Montfort (en 1341), puis repris par Charles de Blois (malgré la vigoureuse résistance d'Henri et d'Olivier de Spinefort) qui s'y maintient jusqu'en 1364, date où Jean IV de Montfort l'assiège et s'en empare à nouveau. Charles-de-Bois meurt aux pieds de ce château. C'est là que le duc laisse sa femme Jeanne Holland, en 1373, durant son voyage à Bordeaux, et c'est là qu'il revient la chercher, l'année suivante, pour l'emmener dans son comté de Richemont. En 1378, le château lui est enlevé par Olivier de Clisson, mais il lui est rendu en 1381, lors de la pacification générale. En 1399, après la mort de Jean IV, on fait un inventaire sommaire, des armes de ce château. On y voit figurer des arbalètes, des traits ou viretons en quantité, un grand canon de fer sur le portail et un autre canon sur la grande tour. On y mentionne également la chambre de Monseigneur le duc, la salle des parements, la salle à manger, la chapelle et une petite chambre voisine ; il faut y ajouter des logements nombreux, des écuries et autres édifices accessoires. Voici le texte de l'inventaire fait au château d'Auray en 1399 : "Sachent touz qui ces lettres verront ou orront que je Jéhan de Malestroit, seigneur de Kaer, cognoys avoir eu et receu à ma main de Madame la duchesse, comme aient la garde et gouvernement de Mgr le duc son filz, de Perronnelle Aldremche, femme de Antoine Riec, naguères garde et capitaine d'Auray, et ce Henri Le Parisi, lieutenant du d. Antoyne, les artilleries et choses qui ensuyvent, en la présence de Mgr de Malestroit, mon père, et de Henri Le Grant, secrétaire de ma d. dame, assavoir est : - 1 canon de fer, assis en son siège, garni de ses apparailz sur la grande tour ; - item environ VIII cenz viretons ferrez et defferez, qui ne sont pas empannez, - item en la chambre Mgr, que Dieu pardoint, en une casse de boais IIII cenz IIII vingt XII viretons ferrez ; - item en celle chambre une table, II petites formes, II brichez et un dressouer ; - item en la chambre de parement, VII brichez, II dressouers et une forme ; - item en la salle, VIII belles tables, I grant dais et VIII formes ; - item II braz d'un engin, I moulin entier à braz pour moudre blé, II meules à braz ; - item en une petite chambre léz la chapelle, une forme, IIII brichez, une petite table ; - une bouète de léton pour un grant canon ; - item VII fers pour prisonniers ; - une arbalaistre rompue ; - item sur le portal I grant canon de fer ; - item une pochée de poudre de canon ; - item II cassettes de boais ; environ III mille VIII cenz XL pilez de fer ; - une grand pot de couévre, et une pièce d'un autre pot de couèvre ; - item au susain estage du portal, une table, VI brichez et IIII bancs ; - item dedans un tonnel, environ VII quartes d'uille. Des quelles choses et artillerie desurdites je doy respondre à ma dite damme ou d. nom et a mon d. seigneur le duc. Donné à Nantes, soubz mon signet, le XVIème jour de décembre, l'an mil IIIc IIIIxx dix et neuf" (Nantes, Arch. dép. Orig. parch.). Des travaux sont entrepris au début du XIVème siècle par Geoffroy de Kerdreis, capitaine de la place. Les fortifications sont renforcées sous le règne du duc Jean IV. C'est dans ses murs que le 30 octobre 1442, le duc François Ier épouse Isabeau d'Ecosse (fille de Jacques, roi d'Ecosse), alors que sa cousine Jeanne, future reine de Sicile, y naît. La bénédiction nuptiale est donnée par Jean Validire ou de Saint-Léon, évêque de Vannes. C'est dans le même lieu que se trouve détenu en 1448 Guillaume de Blois ou de Bretagne, comme otage de la soumission des comtes de Penthièvre. En 1477, la correspondance secrète entre le duc François II et le roi d'Angleterre ayant été livrée au roi de France Louis XI, le duc fait arrêter le traître, qui avoue son crime : il est jugé à Nantes, puis enfermé au château d'Auray, cousu dans un sac et noyé la nuit dans les douves (Borderie. IV. 492). Peu après, le chancelier Guillaume Chauvin, poursuivi par la haine acharnée du trésorier Landais, est dépouillé de ses biens et enfermé au château d'Auray. Le commandant de la place le traitant avec trop de ménagements, Landais le fit enlever secrètement et transférer au château de l'Hermine à Vannes, où il meurt trois ans après, le 5 avril 1483. En 1487, le château est investi par les Français. Avec les ducs de Bretagne finit le rôle du château. Les rois de France, héritiers des ducs, n'ayant aucun besoin de cette forteresse, la laisse tomber en ruines. Une ordonnance du roi Henri II, du 16 mars 1558, renouvelée par François II, le 13 mars de l'année suivante, permet au sieur Sourdeval de démolir le château et l'enceinte, et d'employer les matériaux aux fortifications de Belle-Ile-en-Mer. En la même année 1560 un commissaire de la Chambre des Comptes vend son emplacement au plus offrant et dernier enchérisseur. Tout le terrain situé au midi de l'ancienne motte féodale est encore disponible en 1632, quand les religieuses Cordelières demandent à la communauté de ville l'autorisation de s'y établir, pour y tenir une école de filles. Elles l'obtiennent, bâtissent une maison et une chapelle sur la partie occidentale du terrain, et convertissent le reste en jardin et en verger jusque vers le Loc. Cet établissement, confisqué et vendu pendant la Révolution, est racheté en 1807 par les religieuses du Père-Eternel de Vannes, pour y tenir des écoles et des retraites. A signaler aussi qu'en 1648, pour faire face à la menace française, des corvées sont instaurées qui obligent la population à entretenir les douves et les murailles ; | |
le manoir de Kerdrain (XVème siècle), situé rue Louis-Billet. Propriété de la famille de Villiers (XVIème et XVIIème siècles) et des familles Pezron, puis Moëlien (au XIXème siècle) ; | |
le manoir de Kerléano. Maison natale de Georges Cadoudal, célèbre chef chouan (1771-1804). Une chapelle du XIXème siècle, placée non loin de l'habitation, a reçu les restes de Cadoudal en 1853. Propriété successive des familles Cadoudal et Simonet ; | |
le manoir de Ker-Loch, propriété de la famille Givry ; | |
le manoir ou château de Moncan (vers 1636, 1658 ou 1688), situé rue Abbé-Joseph-Martin et édifié à l'emplacement d'une ancienne léproserie par Jean Marin de Moncan (époux de Françoise Le Gouvello), dont la famille conserve le lieu jusqu'en 1781. Il devient ensuite la propriété successive des familles Gouvello, Toussaint, Kerviler, Brisay, Martin de Kergurioné, Martin (en 1914), et Riou. Le manoir sert provisoirement d'hôpital en 1918 ; | |
le manoir de Talhouët-Salo (1840), situé à Kerplouz. Le manoir actuel se dresse sur une ancienne seigneurie nommée Talhouët-Salo, propriété de sieur Jehan d'Ust (en 1448), d'Olivier Le Gouvello (en 1621), et de la famille de Moncan. Le manoir actuel, nommé encore château de Kerplouz, est édifié en 1840 ou 1855 par le britannique Charles Talbot. Il possède une chapelle privée. Propriété successive du marquis de Durfort (en 1900), puis des Frères des Ecoles Chrétiennes de La Salle (en 1936) ; | |
la fontaine de la Madeleine (XVIème siècle), située avenue de la Madeleine. L'ouvrage comporte deux niveaux ; | |
la fontaine Chazelles (1821), située au Quai Martin. Elle est édifiée à l'initiative du comte de Chazelles, préfet du Morbihan ; | |
les maisons (XVème, XVIème et XVIIème siècles), situées rue du Petit-Port et en granit et pans de bois ; | |
la corderie de Rolland (XVIIème siècle), propriété de la famille Caillo, puis de Anne Guillevin et Joseph Renaud ; | |
les maisons du Port (XVIème siècle), situées rue Saint-René et en granit et pans de bois ; | |
le pavillon (XVI-XVIIème siècle), situé rue Philippe Vannier. Le propriétaire est Louis Champoign au XVIIème siècle. Cette maison prend, au XVIIIème siècle, le nom de "Pavillon d'En-Bas" ; | |
la maison Kerroux (XVIème siècle), située aux n° 17-19, rue Clemenceau. Une inscription sur un linteau indique la date de sa construction ; | |
la maison (XVIème siècle), située à l'angle des rues des Fèves et Jardin ; | |
les maisons (XVI-XVIIème siècle), situées aux n° 1, 2, 3 place de la République. La place de la République abrite un ensemble de maisons à colombage ou à pans de bois ; | |
la maison « gareau » (1608), située au n° 16-17, rue du château. Cette maison à pan de bois porte une inscription gravée qui donne le nom de ses premiers propriétaires "En mai 1608, Georges Gareau et sa femme m'ont fait faire" ; | |
l'hôtel de Kerdrain (XVIIème siècle), situé au n° 20, rue Louis-Billet et édifié par la famille Pezron de Penlan. L'édifice passe ensuite entre les mains du capitaine de vaisseau René de Moëlien, lors de son mariage avec Julie Pezron ; | |
la maison Le Thiés (1620) en pan de bois , située au n° 1, rue Barré. C'est dans cette maison à colombage que se trouvait jadis l'Auberge du Cheval Blanc ; | |
la maison en pan de bois (XVIème siècle), située au n° 21, rue Alexandre-Jardin. Elle est ornée de nombreuses sculptures ; | |
l'hôtel-Dieu (XVIIème siècle), situé rue Clemenceau. Le portail et le clocher datent de 1465. Les bâtiments ont été reconstruits en 1651-1652 par l'architecte François Crosnier. Dès 1636, messire Le Gouvello fait appel aux religieuses hospitalières de la Miséricorde, de Vannes. La Révolution disperse les soeurs qui reviennent à nouveau le 3 décembre 1804 ; | |
l'hôtel de Trévégat (XVIIème siècle), situé au n° 21, place de la République. On y voit les armoiries de la famille du Plessis de Grénédan ; | |
la tour du Loch (XVII-XVIIIème siècle). Elle a été reconstruite avec des pierres provenant du château ; | |
la maison du Parlement (début du XVIIIème siècle), située au n° 21, rue du Château ; | |
l'hôtel de Ville (1776-1782), situé au n° 100, place de la République et édifié par l'ingénieur Jean Detaille de Keroyant et l'entrepreneur Lorho ; | |
la prison royale (1788), située au n° 8, rue du Jeu-de-Paume et oeuvre de l'ingénieur Jean Detaille de Kerroyant ; | |
le mausolée de Cadoudal (XIXème siècle), situé à Kerléano (village natal de Georges Cadoudal, chef royaliste exécuté en 1804) sur l'emplacement d'une ancienne chapelle dédiée à Notre-Dame. Le chantier, qui a démarré en 1825, est interrompu en 1828-1830, puis repris par Joseph Cadoudal (son frère) en 1848. La dépouille de Georges Cadoudal y est transférée en 1853 ; | |
le port de Saint-Goustan. Les travaux qui donnèrent à Saint-Goustan, le port d'Auray, son aspect actuel, débutèrent vers 1614 par la construction des deux quais qui enserrent la rivière. Le quai Franklin est édifié à partir de 1630 ; | |
le pont de Saint-Goustan (XVème siècle), édifié vers 1464 à l'emplacement d'un ancien pont daté de 1295. Le parapet porte la date de 1707. Il a subi maintes réparations en 1665, en 1752 et en 1982 ; | |
le pont de Toul-er-Goug (1859-1861), sur le Loch ; | |
le pont de la Terre Rouge (1865), situé rue de la Terre-Rouge ; | |
le pont des Frères (1865), situé avenue Wilson ; | |
le tribunal (1908), situé au n° 103, place de la République, à l'emplacement où se trouvaient jadis les anciennes halles d'Auray, détruites en 1905 ; |
A signaler aussi :
les anciens halles (XVIème siècle), ayant servi jadis aussi d'auditoire de justice et détruites en 1905 ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de AURAY
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles d'Auray : François Le Denere, Jouhan Gauvaign, Allain Magadou, Pierre de la Chambre, Ollivier Gelouart, Jehan Hancart, Perrot Le Barbier.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence d'un seul noble d'Auray :
Jehan PERRO : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 21 nobles d'Auray :
Ollivier du QUIRISSEC (400 livres de revenu) ; | |
Jehanne de GUERRANDE, remplacé par Guillaume Chero ou Cherouvrier ; | |
Jehan LE MAIGNAN, remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
La veuve Guillaume KERUER ; | |
Jehan GEFFROY (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ; | |
Eon LE ROUGE (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan LE BLEIZ (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Geffroy ESTRILLART ; | |
Geffroy PARTENAY : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Ollivier CHEROUPVRIER (110 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
François CHRESTIEN, remplacé par Henry Beauvan : comparaît en archer ; | |
Valance CHEROUPVRIER ; | |
Pierre CHRESTIEN (15 livres de revenu) ; | |
Les héritiers Jehan KERGOURIO (20 livres de revenu), remplacé par Jehan Le Bihan : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan LE BIHAN : défaillant ; | |
Henry CADIO (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan LE GOVELLO (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Pierre GAUVAIN (10 livres de revenu) : décédé ; | |
Pierre KERGOURIOU, remplacé par Pierre Beten : porteur d'une brigandinne, comparaît en archer ; | |
Jehan LE TRODERAN, remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Henry LE SAUX (10 livres de revenu) et ses frères archers : défaillants ; |
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