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VIEUX-MARCHE

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La commune du Vieux-Marché (bzh.gif (80 octets) Ar C'hozhvarc'had) fait partie du canton de Plouaret. Le Vieux-Marché dépend de l'arrondissement de Lannion, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE du VIEUX-MARCHE

Le Vieux-Marché est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouaret. La châtellenie du Veillmerch est citée dès 1405 dans des actes de Jean V, N° 33. En 1441, Le Vuiz Merché appartenait à Plouaret. 

Dès 1334, le Vieux-Marché était un lieu important, car nous voyons que le duc Jean III donne à Jean de Bretagne, son fils, les terres et la seigneurie du Vieux-Marché, avec haute, moyenne et basse justice. Le Vieux-Marché (Vueil-Marché) est qualifié en 1433 de "ville marchande ancienne et bien fondée". Les anciens châteaux de Bon-Secours (avec sa chapelle privée, aujourd'hui disparue) et de Coz-Castel (dont les fossés étaient encore visibles en 1846) témoignent de l'importance militaire du Vieux-Marché. Durant la Ligue, le 24 avril 1596, le Vieux-Marché est détruit par une bande de chouans.

Le Vieux-Marché sera le siège du canton de Plouaret de 1790 à 1802. Par décret du 11 janvier 1860, le Vieux-Marché est érigé en une succursale. Le Vieux-Marché, ancienne trève de Plouaret, est séparé de Plouaret et érigé en commune par la loi du 30 mai 1866.

On trouve les appellations suivantes : Viel Marchie (en 1334), le Veillmerch (en 1405), le Vueill Marche (en 1433), Vuilz Marche (en 1441), Vieumarchie (en 1444), Le Vieulx Marche (en 1493).

Note : c'est le 3 avril 1905 à Traon-an-Dour, en Vieux-Marché, qu'est née la poétesse Anjela Duval (1905-1981). Elle a vécu toute sa vie dans sa petite ferme de Traon-an-Dour. Elle écrivait dans la revue Barr Heol (Rayon de Soleil) de l'abbé Marcel Le Clerc de Buhulien. Elle participait aussi à la rédaction d'Al Liamm (le Lien), la revue intellectuelle du mouvement breton. Elle s'est éteinte le 7 novembre 1981 à l'hôpital de Lannion et repose au cimetière de Plouaret. François-Marie Luzel (1821-1895), poète de langue française et bretonne, est né lui aussi au Vieux-Marché. Il est l'éditeur de plusieurs recueils de textes populaires (Gwerziou Breiz-Izel en 1868-1874, Soniou Breiz-Izel en 1890).

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PATRIMOINE du VIEUX-MARCHE

l'église Notre-Dame de Consolation (reconstruite à partir de 1878). La première pierre est bénie en 1878 et l'église est ouverte au culte qu'en 1883. Cette église était jadis sous le patronage de la seigneurie de Vieux-Marché. L'église comporte plusieurs éléments anciens du XVIème siècle tels que le portail ouest, la porte nord, une pièta,... ;

la chapelle des Sept-Saints d'Ephèse (1703-1704), construite en partie (le bras sud du transept) sur le dolmen du Stiffel qui abrite les statues des "sept dormants d'Ephèse". L'édifice est enforme de croix latine et possède deux bras de transept surélevés (celui situé au Sud est bâti sur un dolmen). Le clocher mur est en "pi" surmonté d'une flèche de granit. La chapelle porte l'inscription "Je suis bâtie des aumônes et par les soins de Yves Le Denmat depuis 1703 jusqu'à 1714". C'est le Père Maunoir (1606-1683) qui réveilla le culte des Sept saints. Les sept saints (honorés aussi à Ephèse, en Turquie) sont : Constantin, Maximilien, Martinien, Denis, Jean, Séraphin et Marc. Les statues des sept saints sont exposées sur le mur du chevet. Dans les transept surélevés (pierres de l'ancien dolmen) se trouvent la statue de saint Isidore, en bois polychrome et datée vers 1700 (transept sud) et une Pièta du XVIIème siècle (transept nord). La chapelle est vendue comme bien national et rachetée par la commune, puis réouverte au culte par autorisation datée de 1804 ;

la chapelle de la Trinité (XV-XVIème siècle - 1668), édifiée sur les terres des seigneurs de La Haye de Guernaham. Leurs armes sont gravées sur le chevet et dans le choeur de l'édifice. Le clocher mur possède un lanternon. La chapelle, avec chevet à trois pans-pignons daté de 1668, a été restaurée récemment. Les panneaux sculptés de l'autel datent du XVème siècle : ils représentent saint Louis, sainte Claire, sainte Barbe et un personnage non identifié qui porte un cierge. Les statues de la Trinité sous des dais sculptés, en bois polychrome, datent de 1670 ;

la chapelle de Bon-Secours. Il s'agit d'une chapelle privée qui était jadis sous le patronage de la seigneurie de Vieux-Marché ;

la chapelle Saint-Pierre de Guernaham (XVIème siècle). La chapelle privée a été remaniée au XXème siècle ;

la chapelle Saint-Gilles (début XVIème siècle), démolie vers 1980 ;

les croix de la Trinité (XVIIème siècle), du Stiffel (XVI-XVIIème siècle), de Guernaham (XVIIème siècle), la croix-oratoire de Prat-ar-Folgoat (1721), de l’ancien cimetière (XVIIème siècle), la croix située place Louis-Massignon (1655) ;

la fontaine Crec’h-ar-Feunteun (XVIIème siècle), située non loin de la chapelle des Sept-Saints. L'eau jaillit d'une pierre de dallage percée de sept trous

la fontaine, située à l'ouest de la chapelle de la Trinité ;

le château de Guernaham (XVème siècle). Propriété de Pierre de La Haye (au XVIème siècle), puis des familles du Liscoët, Toutrenoutre et Gouin. A noter que sous l'Ancien Régime, Guernaham relevait des seigneurs de Grandbois et du Vieux-Marché et sa justice s'exerçait au Vieux-Marché ;

une maison du Stiffel (XVI-XVIIème siècle) ;

une maison située sur la place Angéla-Duval (XVI-XVIIème siècle) ; 

le moulin à teiller (XIXème siècle) de Keranre ;

A signaler aussi :

le menhir de Prat-ar-Folgoat ;

le dolmen du Stiffel ;

le tumulus de Kerandouff ;

le camp de Castel ; 

la stèle (âge de fer) découverte récemment près du hameau du Plessis ;

des substructions de voie romaine près de Keramborgne.

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ANCIENNE NOBLESSE du VIEUX-MARCHE

La seigneurie et châtellenie de Vieux-Marché comprenait jadis les paroisses de Plouaret, Plounévez-Moëdec et une partie de celle de Lanvellec. Son château était connu autrefois sous le nom de "château de Kergorlay". La seigneurie de Vieux-Marché possédait un droit de haute justice avec patibulaire à quatre pots se dressant au lieu-dit "Justisso". Cette seigneurie appartient au XVème siècle à Guillaume, cardinal de Montfort qui était aussi seigneur de Saint-Michel, près de Guingamp. La seigneurie passe ensuite entre les mains des familles de Laval (en 1502, à Jean de Laval, et en 1543, à Guy de Laval), Rieux, de Cléauroux, Connen (en 1583, à Robert Connen, sieur de Précréant), Dondel (par le remariage de Claude Lucresse d'Andigné, épouse de Philippe Connen, avec Guillaume Dondel, sieur de Pendref), de Montigny (vers 1687), La Rivière (en 1748). Marie Joseph Yves Roch Gilbert du Mottier, général-marquis de La Fayette (petit-fils de Joseph Yves Thibaud de La Rivière), en est le seigneur dès 1779 et jusqu'à la Révolution.

La seigneurie de Guernaham possédait jadis un droit de moyenne justice qui s'exerçait à l'auditoire de Vieux-Marché. Propriété de Pierre de La Haye (en 1556), puis des familles du Liscoët (en 1606, suite au mariage de Jacques du Liscoët avec Mauricette de La Haye), Toutrenoutre (en 1624), Gouin (suite au mariage d'Anne Charlotte Toutrenoutre et de François René Gouin, seigneur de Chapiseaux). 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne trouve aucun noble du Vieux-Marché. Le Vieux-Marché dépendait autrefois de la paroisse de Plouaret.

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