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VIEUX-MARCHE

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La commune du Vieux-Marché (bzh.gif (80 octets) Ar C'hozhvarc'had) fait partie du canton de Plouaret. Le Vieux-Marché dépend de l'arrondissement de Lannion, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE du VIEUX-MARCHE

Le Vieux-Marché est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouaret. On mentionne au XIème siècle un lieu-dit " Coz Sal " (vieux château). Au XIIème siècle, ce lieu est, semble-t-il, la propriété de Pierre de Kergorlay, marié en 1137 à Marguerite de Penthièvre (troisième fille d'Estienne, comte de Penthièvre).

La châtellenie du Veillmerch est citée dès 1405 dans des actes de Jean V, N° 33. En 1441, Le Vuiz Merché appartenait à Plouaret.

Dès 1334, le Vieux-Marché était un lieu important, car nous voyons que le duc Jean III donne à Jean de Bretagne, son fils, les terres et la seigneurie du Vieux-Marché, avec haute, moyenne et basse justice. Au lieu-dit " Justisso " se dressait le patibulaire à quatre pots de la haute justice de la seigneurie du Vieux-Marché. Le Vieux-Marché (Vueil-Marché) est qualifié en 1433 de "ville marchande ancienne et bien fondée" (Jean V, duc de Bretagne, y institue trois foires).

Les anciens châteaux de Bon-Secours (avec sa chapelle privée, aujourd'hui disparue) et de Coz-Castel (dont les fossés étaient encore visibles en 1846) témoignent de l'importance militaire du Vieux-Marché. Durant la Ligue, le 24 avril 1596, le Vieux-Marché est détruit par une bande de chouans. Les moines hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem y possèdent quelques quévaises, mentionnées en 1720 (Kerloc'hiou, Kergogenn, Park an Itron, ...).

Ville du Vieux-Marché

Le Vieux-Marché sera le siège du canton de Plouaret de 1790 à 1802. Par décret du 11 janvier 1860, le Vieux-Marché est érigé en une succursale. Le Vieux-Marché, ancienne trève de Plouaret, est séparé de Plouaret et érigé en commune par la loi du 30 mai 1866.

Voir aussi   Vieux-Marché " Erection du Vieux-Marché en commune.

On trouve les appellations suivantes : Viel Marchie (en 1334), le Veillmerch (en 1405), le Vueill Marche (en 1433), Vuilz Marche (en 1441), Vieumarchie (en 1444), Le Vieulx Marche (en 1493).

Voir aussi   Vieux-Marché " Importance militaire du Vieux-Marché.

 

Ville du Vieux-Marché

Note 1 : c'est le 3 avril 1905 à Traon-an-Dour, en Vieux-Marché, qu'est née la poétesse Anjela Duval (1905-1981). Ses parents étaient Yves Duval et Marie-Françoise Ollivier (voir photo). Elle a vécu toute sa vie dans sa petite ferme de Traon-an-Dour. Elle écrivait dans la revue Barr Heol (Rayon de Soleil) de l'abbé Marcel Le Clerc de Buhulien. Elle participait aussi à la rédaction d'Al Liamm (le Lien), la revue intellectuelle du mouvement breton. Elle s'est éteinte le 7 novembre 1981 à l'hôpital de Lannion et repose au cimetière de Plouaret.

Angéla Duval et ses parents Yves Duval et Marie-Françoise Ollivier.

Note 2 : François-Marie Luzel (1821-1895), poète de langue française et bretonne, est né lui aussi au Vieux-Marché (dépendant anciennement de Plouaret). Il est l'éditeur de plusieurs recueils de textes populaires (Gwerziou Breiz-Izel en 1868-1874, Soniou Breiz-Izel en 1890). Il est décédé en 1895 à Quimper.

Luzel François-Marie (Bretagne).

  

Ville du Vieux-Marché

Voir aussi   Vieux-Marché (Bretagne) " Origine de l'ancienne châtellenie du Vieux-Marché.

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PATRIMOINE du VIEUX-MARCHE

l'église Notre-Dame de Consolation (reconstruite à partir de 1878), dûe aux plans de M. Courcoux datés du 20 décembre 1871. La première pierre est bénie le 26 mai 1878  (fin des travaux en 1886) et l'église est ouverte au culte qu'en 1883. Cette église remplace une ancienne chapelle édifiait en 1512 et qui était jadis sous le patronage de la seigneurie de Vieux-Marché (donc du marquis du Motier de La Fayette au XVIIIème siècle, qui en fit don à la fabrique de Plouaret le 25 novembre 1822). La chapelle, une fois restaurée, fut bénite le 6 mars 1825 par Mgr. Mathias Le Groing. L'église actuelle, en forme de croix latine, comprend un clocher extérieur, une nef avec bas côtés de quatre travées, un transept et un choeur entouré d'une carole. Elle comporte également plusieurs éléments anciens du XVIème siècle tels que le portail ouest, la porte nord, une pièta, ... ;

Ville du Vieux-Marché : église paroissiale

 

L'ancienne chapelle du Vieux-Marché (Bretagne).

 

Voir aussi   Vieux-Marché (Bretagne) " Description de l'église du Vieux-Marché.

la chapelle des Sept-Saints d'Ephèse (1703-1704), construite en partie (le bras sud du transept) sur le dolmen du Stiffel qui abrite les statues des "sept dormants d'Ephèse". L'édifice est enforme de croix latine et possède deux bras de transept surélevés (celui situé au Sud est bâti sur un dolmen). Le clocher mur est en "pi" surmonté d'une flèche de granit. La chapelle porte l'inscription "Je suis bâtie des aumônes et par les soins de Yves Le Denmat depuis 1703 jusqu'à 1714". C'est le Père Maunoir (1606-1683) qui réveilla le culte des Sept saints. Les sept saints (honorés aussi à Ephèse, en Turquie) sont : Constantin, Maximilien, Martinien, Denis, Jean, Séraphin et Marc. Les statues des sept saints sont exposées sur le mur du chevet. Dans les transept surélevés (pierres de l'ancien dolmen) se trouvent la statue de saint Isidore, en bois polychrome et datée vers 1700 (transept sud) et une Pièta du XVIIème siècle (transept nord). La chapelle est vendue comme bien national et rachetée par la commune le 18 prairial an 13, puis réouverte au culte par autorisation datée de 1804 (22 brumaire an 14) et signée au quartier général de Saint-Polten. En 1940, sont mentionnées les statues anciennes de la sainte Vierge et des sept martyre d'Ephèse ;

Ville du Vieux-Marché : chapelle des Sept Saints

 

Ville du Vieux-Marché : chapelle des Sept Saints

 

Ville du Vieux-Marché : chapelle des Sept Saints

Voir aussi   Vieux-Marché (Bretagne) " Description de la chapelle des Sept-Saints.

la chapelle de la Trinité (XV-XVIème siècle - 1668), édifiée sur les terres des seigneurs de La Haye de Guernaham. Leurs armes sont gravées sur le chevet et dans le choeur de l'édifice. Edifice rectangulaire avec chevet à pans coupés surmontés de gables. Ceux-ci forment les pignons de petits toits mais dont les noues ne se raccordent pas sur la ligne de faîtage. Le clocher mur possède un lanternon. La chapelle, avec chevet à trois pans-pignons daté de 1668, a été restaurée récemment. L'édifice porte l'inscription : 1688 I.H.S. et est décoré au chevet des armes de la Haye, seigneurs de Guernancham. Les panneaux sculptés de l'autel datent du XVème siècle : ils représentent saint Louis, sainte Claire, sainte Barbe et un personnage non identifié qui porte un cierge. Elle abrite les statues anciennes (XVIIème siècle) du Père et du Fils de chaque côté de l'autel et en haut colombe du saint Esprit ; Crucifix ; saint Antoine dans les flammes. La statue de la Trinité sous des dais sculptés, en bois polychrome, date de 1670 ;

la chapelle de Bon-Secours, reconstruite vers 1881 à l'emplacement d'une chapelle primitive. Il s'agit, à l'origine, d'une chapelle privée qui était jadis sous le patronage de la seigneurie de Vieux-Marché ;

la chapelle Saint-Pierre de Guernaham (XVIème siècle). Petit édifice rectangulaire privé du XVIème siècle réédifié en grande partie à l'époque moderne et remanié au XXème siècle. On signale vers 1940 que " une accolade d'une porte du XVIème siècle a été surmontée d'une Pieta provenant d'un calvaire " ;

la chapelle Saint-Gilles (début XVIème siècle), démolie vers 1980. Petit édifice rectangulaire du début du XVIème siècle ayant un fenestrage flamboyant et au-dessus de la porte une accolade à contre courbe très marquée. On y voyait jadis des peintures murales. L'édifice abrite encore en 1940 un crucifix, une sainte Vierge à la pomme, saint Gilles et saint Loup ;

l'ancienne chapelle Saint-Herbot, appartenant jadis à la seigneurie de Keriavily, en ruine en l'an XII et aujourd'hui détruite. Elle aurait été démolie en 1821 ;

l'ancienne chapelle Sainte-Anne, appartenant jadis à la seigneurie de Kervinic'hi, et aujourd'hui disparue ;

d'autres chapelles aujourd'hui disparues : la chapelle de Saint-Fiacre (en Kenkiz), la chapelle de Saint-Tugdual (en Kerboulc'h) et la chapelle de Saint-Isidore (datée du XIVème siècle) ;

les croix de la Trinité (XVIIème siècle), du Stiffel (XVI-XVIIème siècle), de Guernaham (XVIIème siècle), la croix-oratoire de Prat-ar-Folgoat (1721), de l’ancien cimetière (XVIIème siècle), la croix située place Louis-Massignon (1655) ;

la fontaine Crec’h-ar-Feunteun (XVIIème siècle), située non loin de la chapelle des Sept-Saints. L'eau jaillit d'une pierre de dallage percée de sept trous ;

la fontaine de la Trinité, située à l'ouest de la chapelle de la Trinité ;

la fontaine Saint-Gilles, surmontée d'un fronton triangulaire ;

les fontaines de Saint-Herbot, de Saint-Tugdual, de Saint-Fiacre, de Sainte-Anne, du Penker, de Saint-Michel, de Guernaham (ou Gwazh ar Stank), de Notre-Dame de Consolation (Itron Varia) ;

le château de Guernaham (XVème siècle). Propriété de Pierre de La Haye (au XVIème siècle), puis des familles du Liscoët, Toutrenoutre et Gouin. Le domaine possédait jadis la chapelle de la Trinité. A noter que sous l'Ancien Régime, Guernaham relevait des seigneurs de Grandbois et du Vieux-Marché et sa justice s'exerçait au Vieux-Marché. A la montre de l'évêché de Tréguier en 1503 est mentionné : " Jean de la Haye sieur de Kernancam comparu à deux chevaux armé de brigandine fauldes manches o espée bannière salade arc et trousse " (Potier de Courcy) ;

Vieux-marché (Bretagne) : château de Guernaham.

le manoir de Goas Froment (XVI-XVIIème siècle). Construit entre 1598 et 1601, la façade avant à deux portes et on y entre par un vestibule. Propriété de Jean-Baptiste Juste (grand-père de Charles Le Goffic) en 1794. La Fayette, héros de l'indépendance des Etats-Unis, y a séjourné en 1801 ;

une maison du Stiffel (XVI-XVIIème siècle) ;

une maison située sur la place Angéla-Duval (XVI-XVIIème siècle) ;

le moulin à teiller (XIXème siècle) de Keranre. On mentionne également sur les rivières de Saint-Ethurien et du Léguer, les moulins suivants : Moulin-Neuf (moulin de la seigneurie du Vieux-Marché), le moulin de Plusquellec, le moulin de Milin ar C'hoad, le moulin de Melchoneg, le moulin de Kerbiked, le moulin de Gwazhireg, le moulin de Pont Nevez, le moulin de Traou ar Wazh, le moulin de Keranrais, le moulin de Pont Meur, ... ;

Vieux-Marché (Bretagne) : le moulin Neuf.

A signaler aussi :

le menhir de Prat-ar-Folgoat ;

le dolmen du Stiffel ;

le tumulus de Kerandouff ;

le camp de Castel ; 

la stèle (âge de fer) découverte récemment près du hameau du Plessis ;

des substructions de voie romaine près de Keramborgne.

Voir aussi   Vieux-Marché (Bretagne) " Voies gauloises et romaines aboutissant au Vieux-Marché.

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ANCIENNE NOBLESSE du VIEUX-MARCHE

La seigneurie et châtellenie de Vieux-Marché comprenait jadis les paroisses de Plouaret, Plounévez-Moëdec et une partie de celle de Lanvellec. Son château était connu autrefois sous le nom de "château de Kergorlay". La seigneurie de Vieux-Marché possédait un droit de haute justice avec patibulaire à quatre pots se dressant au lieu-dit "Justisso". Cette seigneurie appartient au XVème siècle à Guillaume, cardinal de Montfort qui était aussi seigneur de Saint-Michel, près de Guingamp. La seigneurie passe ensuite entre les mains des familles de Laval (en 1502, à Jean de Laval, et en 1543, à Guy de Laval), Rieux, de Cléauroux, Connen (en 1583, à Robert Connen, sieur de Précréant), Dondel (par le remariage de Claude Lucresse d'Andigné, épouse de Philippe Connen, avec Guillaume Dondel, sieur de Pendref), de Montigny (vers 1687), La Rivière (en 1748). Marie Joseph Yves Roch Gilbert du Mottier, général-marquis de La Fayette (petit-fils de Joseph Yves Thibaud de La Rivière), en est le seigneur dès 1779 et jusqu'à la Révolution.

Voir aussi   Vieux-Marché (Bretagne) " Les membres de la seigneurie du Vieux-Marché.

La seigneurie de Guernaham possédait jadis un droit de moyenne justice qui s'exerçait à l'auditoire de Vieux-Marché. Propriété de Pierre de La Haye (en 1556), puis des familles du Liscoët (en 1606, suite au mariage de Jacques du Liscoët avec Mauricette de La Haye), Toutrenoutre ou Toutenoutre (en 1624), Gouin (suite au mariage d'Anne Charlotte Toutrenoutre et de François René Gouin, seigneur de Chapiseaux).

En 1710, dans un " Rolle de répartition de la somme de treize mil sept cent trente livres qui doit estre imposée sur touttes les seigneuries et fiefs ecclésiastique et laïques de l'évesché de Tréguier " (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, C 3479), on trouve mentionnée à Vieux-Marché la seigneurie du Vieux Marché à Mme la présidente de Montigny (120 livres), la seigneurie de Quernachant (Guernaham) à la dame de Pen an Run Toutenoutre (30 livres).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne trouve aucun noble du Vieux-Marché. Le Vieux-Marché dépendait autrefois de la paroisse de Plouaret.

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