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TOURCH

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La commune de Tourch (pucenoire.gif (870 octets) Tourh) fait partie du canton de Rosporden. Tourch dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TOURCH

Tourch vient du nom d’une rivière située dans le pays de Galles (Twrch). 

La paroisse de Tourc'h ou Tourch semble connue dès le Vème siècle, puisque nous voyons dans le Cartulaire de Landévennec, le roi Grallon faire donation de différentes terres en Tourch (in plebe Turch) à saint Ratian, disciple de saint Guénolé. Au VIème siècle, Tourch est rattaché à la paroisse primitive de Coray.

Si l’on se fonde sur une charte du XIème siècle de l’abbaye de Landévennec, le village de Penn Guern, aujourd’hui Penvern, en Alliant, serait situé dans la paroisse de Tourc'h. Ce qui fait dire à certains que Tourch aurait englobé autrefois Elliant. Ce qui est sûr c’est que la paroisse de Tourch existe depuis longtemps et dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille.

Au Moyen Age, deux seigneuries ont leur fief à Tourch : celle de La Rivière et de Coatheloret. Plus de la moitié de la paroisse de Tourch appartenait à la seigneurie de Coatheloret qui avait "droit de juridiction, haute, basse et moyenne justice et patibulaires à quatre piliers, ... Le seigneur était supérieur et fondateur de l'église paroissiale ..... , de la chapelle de Locunguff (maintenant Sainte-Candide de Locunduff), en la dite paroisse et de Saint-Adrien, en la paroisse d'Elliant ...". La juridiction existait encore dans la seconde moitié du XVIIIème siècle. Tourch devient commune en 1790.

On rencontre les appellations suivantes : Plebs Turch (XIème siècle), Tourc (en 1182), Tourch (en 1405).

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PATRIMOINE de TOURCH

l'église Saint-Cornéli ou Cornély (XV-XIXème siècle). En forme de croix latine, l'église comporte une nef de deux travées avec bas-côtés, un transept séparé de la nef par un arc diaphragme, un choeur à chevet plat flanqué de deux chapelles et un porche méridional. Le clocher, restauré en 1930, date de 1726-1727 : il possède une galerie classique et comprend une chambre de cloches, puis une seconde galerie et une flèche octogonale. Le clocher porte plusieurs dates et inscriptions : d'abord 1726, puis "1727 V. et D. M. Modire R. de Tour - Dom Jean Guennel". Sur la chambre des cloches "Jean Le Guennel F. 1727", et en caractère renversé "Herve Bolido". Sur la seconde balustrade "Ia. Rivier R. P. Flao. G.". La tour est timbrée des armes de la famille Tréouret. L'église possède trois cloches : les deux plus petites remontent à 1873 et 1824 seulement. D'après les inscriptions, les parrain et marraine sont : - pour la plus ancienne, M. Louis Hyacinthe de la Lande de Calant, maire, et Marie Jeanne Rivier, - pour la plus récente, M. Bleuzen, maire, et Marie Isabelle Gourmelen. La grande cloche, d'après les registres de la paroisse, a été baptisée le 12 août 1781 sous les noms de Corneille-Marie, les parrain et marraine ont été Jean Colorec, fabricien, et Isabelle Le Guénel, femme de Guy Le Bourhis, syndic. La cloche porte l'inscription suivante : "L'an 1781, j'ai été bénite par Mgr G. Le Du, recteur de Tourc'h - M. le marquis et Mme la marquise de Tinténiac, seigneur de fief - M. et Mme de Kerjean, seigneur prééminencier". Au milieu de la légende se trouvent deux écussons accolés : le premier, d'hermines en croissant de gueules (Tinténiac), et le second, fruste. A la fin, il y a sous une couronne un écusson double en forme de coeur, contenant, à gauche, une tour (Kerjean), et à droite, les armes bien effacées de Marie Louise de la Marche, femme de François de Kerjean, seigneur de Kerminihy. La nef a été restaurée en 1843. Le choeur et le transept datent du XVIème siècle. Au sud du choeur, la sacristie a été reconstruite et rehaussée d'un étage en 1930. La partie la plus intéressante est la maîtresse vitre de la Crucifixion, oeuvre de l'atelier Le Sodec (suivant carton de Jost de Negker), qui date de 1550. La maîtresse vitre présente à sa partie supérieure trois soufflets contenant des armoiries dont celles des deux seigneuries qui se partageaient le territoire de la paroisse de Tourch, c'est-à-dire, Kerminihy, paroisse d'Elliant, maintenant Rosporden, et Coatheloret, paroisse de Tourch. Toutes deux relevaient directement des ducs de Bretagne et plus tard des rois de France, dont les fleurs de lys devaient probablement figurer en supériorité dans le premier soufflet. Cette circonstance a pu en provoquer la destruction en 1793. Le soufflet de gauche contient les armes suivantes : écartelé, - au premier d'argent à trois molettes de gueules (Kerminihy), - au deuxième, au chêne de sinople englanté d'or au franc canton de gueules chargé de deux haches d'armes d'argent adossées (Plessis-Nizon), - au troisième, parti de Plessis-Nizon et de gueules aux trois croissants d'argent (Kerflous), - au quatrième, d'argent à la croix de sable (?).  Ils s'agit, semble-t-il, des armes de Laurent du Plessis, qui possédait la seigneurie de Kerminihy entre 1540 et 1562. Au soufflet de droite nous trouvons un écusson dont la forme est caractéristique du XVIème siècle. Les armes d'argent au grêlier d'azur figurent aussi aux soufflets supérieurs des deux petites fenêtres latérales du choeur, qui n'ont conservé que ces fragments de leurs anciens vitraux. Ces armes doivent être celle de la famille à qui appartenait vers 1550 la seigneurie de Coatheloret. L'église abrite les statues de saint Cornély, saint Herbot, sainte Barbe (sur le placître) et un Crucifix. Un groupe de sainte Anne est au Musée de l'évêché. On y voit les armes des deux seigneuries qui se partageaient le territoire de la paroisse de Tourch, c'est-à-dire Kerminihy (autrefois paroisse d'Elliant, maintenant Rosporden), et Coathéloret (paroisse de Tourc'h) ; 

la chapelle Sainte-Candide (XVIème siècle) située à Locunduff (autrefois Locunguff ou Locundu), propriété de la seigneurie de Coatheloret (ou Coathéloret). Cette chapelle, de plan rectangulaire, est dédiée à sainte Candide et porte les armes des Canaber. Les armes de la famille Canaber sont : "d'argent au grêlier de sable accompagné de trois molettes du même (Kerlouet) au chef de gueules chargé de trois quintefeuilles d'argent (Canaber)". Ces armes sont sculptées à la base du clocher et sur la porte latérale de la chapelle, et sont également représentées dans le soufflet supérieur de la fenêtre de cette chapelle. La cloche, qui remontait seulement à 1824, a été remplacée par une cloche neuve en 1891. Les parrains et marraines ont été, - pour la plus ancienne, M. Bartolot, de Kervéguen, et Mlle Armande Marie Kermorial, de Kerminihyt, - pour la plus récente, Mlle Marie Jeanne Guyader, de Kervéguen, et le propriétaire de Kerminihy à cette époque. A l'intérieur de la chapelle se trouve une statue en pierre de Sainte-Candide : la sainte est représentée en costume d'abbesse, debout, tenant de la main gauche un livre et dans la main droite le bâton d'une crosse qui a été brisée ;

l'ancienne chapelle de Pont-Ilis, dédiée jadis à saint Guénael et aujourd'hui détruite. La chapelle avait été construite sur les dépendances d'un domaine de la terre de Kerminihy, dont le seigneur, d'après les aveux était "fondateur, premier et seul prééminencier, après le Roy, en la chapelle de Saint-Guenel". Elle était plus grande que toutes les chapelles des environs. C'est dans la chapelle de Saint-Guénael que les prêtres insermentés ont continu longtemps à dire la messe pendant la Révolution ;

le calvaire du cimetière de Tourch (XVIème siècle), restauré en 1854 et 1927 ;

la croix de l'église de Tourch (XVIème siècle) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Locunduff (XVIème siècle), la croix de Ménez-Groaz (1853) ;  

le manoir de La Rivière (XVIIème siècle), propriété de la famille La Rivière, Landanet d’Elliant, Guilloroux, et La Lande de Calan ;

la fontaine Sainte-Candide (XXème siècle) et son lavoir, située à Locunduff ;

le four à pain (XVIIème siècle), restauré au XXème siècle ;

4 moulins dont le moulin à eau du Bois, de Rivière ou Meil Rier (XVIIème siècle), de Quillien,…

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ANCIENNE NOBLESSE de TOURCH

La seigneurie de Coatheloret ou Coatloret est certainement fort ancienne. Son siège se trouvait à une motte féodale qui existe encore un peu au Nord de la ferme de Goëlarc'hoat, sur une hauteur qui domine à la fois la vallée de l'Aven et la route de Quimper à Gourin par Elliant et Scaër. La ferme de Goëlarc'hoati portait dans les aveux le nom de manoir de Coatheloret.  Mais, tout porte à croire que les différentes familles qui ont possédé la seigneurie ne résidaient pas dans la paroisse. Deux aveux portant les dates de 1750 et 1752, mentionnent Joseph-Louis de Tréouret, seigneur de Kersrat, comme seigneur de Coathelerot. A la date du 5 décembre 1728, le registre de la paroisse de Rosporden mentionne le baptême d'un enfant ayant pour parrain messire Louis Joseph de Tréouret, seigneur de Kerstrat, de Coatloret, etc ... et pour marraine Elisabeth Renée Le Pappe, dame de Kermnihy. Au XVIIème siècle, nous trouvons sur les registres des paroisses de Tourch et de Rosporden, plusieurs mentions, comme seigneur de Coatloret, de René de Canaber, seigneur de Kerlouet, qui habitait Carhaix. Il existe également un aveu de 1639, au nom de Bernard de Canaber.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, le noble suivant de Tourch était présent :

Jehan de la Riviere, archer en brigandine.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Tourch sont mentionnés :

Louis de la Riviere, mineur, par Maître Olivier de la Riviere oncle dudict mineur, après avoir informé du dict Louis et son bien en rachapt, dict faire pique sèche ;

Le sieur de Trevarlot, à présent monseigneur de Bonlye, capitaine de Saint Malo, gouverneur en l'absence de monseigneur le Duc d'Estampes et le seigneur de Martigné ;

Olivier du Couëdic, sieur de Kergoualezre, présent, dict faire corselet ;

Jehan Coetforn, présent, dict faire arquebusier à cheval ;

Henry Audren, sr. de Brevillon, sous l'esdict ;

Thepault Daniel, sieur de Rosansoux, sous l'esdict ;

Charles du Rest, sr. du Cluziou, sous l'esdict ;

La veuve de Jehan Daniel, default ;

Maître Yves Derrien, présent, sous l'esdict ;

Raoul Kermerien, présent, dict qu'il est sous l'esdict ;

Yvon de Kerjézéquel, default.

(à compléter)

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