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SAINT-SENOUX

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La commune de Saint-Senoux (bzh.gif (80 octets) Sant-Senour) fait partie du canton de Guichen. Saint-Senoux dépend de l'arrondissement de Redon, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne).      

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-SENOUX

Saint-Senoux vient de saint Senoux, un moine irlandais supposé être le fondateur de la paroisse de Saint-Senoux au IV-Vème siècle. 

La paroisse de Saint-Senoux qui dépendait jadis de l'ancien évêché de Saint-Malo était placée avant le XVIIème siècle sous le patronage de saint Sennen. On ignore les commencements de cette paroisse, où il ne se trouvait « nuls nobles » en 1427 (Réformation de la noblesse). En 1583, Léonard Durand, chanoine de Saint-Malo et précédemment archidiacre de Porhoët, était recteur de Saint-Senoux (ou Saint-Senou). Le 5 novembre, il afferma cette cure à un prêtre nommé Macé Le Liepvre moyennant 200 livres tournois chaque année, l'acquit des messes dues par lui et l'acquit des droits cathédraux. Il fut aussi convenu que M. Le Liepvre habiterait le presbytère de Saint-Senoux et paraîtrait au synode « en lieu et place du recteur non résidant » (Archives paroissiales). Cet acte du XVIème siècle est assez curieux, parce qu'il montre bien la façon d'agir des recteurs d'autrefois lorsqu'ils ne se croyaient pas tenus à la résidence. Le 10 septembre 1644, le recteur Jean Le Vieil obtint une sentence le maintenant en possession du denier pascal, « à raison de 6 deniers par chaque chef de gens mariés, veufs ou veufves », et en la jouissance de la « dixme des agneaux à la onziesme et au dessoubs à raison de 2 sols par agneau », tout cela « oultre la dixme à la trente-troisiesme des gros fruits, lins et chanvres » (Archives paroissiales). Le Pouillé ms. de Saint-Malo (1739-1767) nous dit qu'à cette époque le recteur de Saint-Senoux ne levait qu'un tiers des grosses dîmes, à la trente-sixième gerbe, les deux autres tiers appartenant à des seigneurs laïques (Pouillé de Rennes).

On trouvait autrefois au bourg de Saint-Senoux les ceps et colliers des seigneurs de la Molière. La Molière avait jadis un droit de haute Justice : les fourches patibulaires des seigneurs de la Molière se dressaient sur la lande du Perchot. 

On rencontre les appellations suivantes : Sainct-Cenneur (en 1427), Sainct-Sennour (en 1513), Sainct-Cenou (en 1623), Sainct-Senou (en 1641).

Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Saint-Senoux : Guillaume Gaultier (il résigna en faveur du suivant). Jean Gaultier (il fut pourvu en 1555 ; il était depuis 1534 chantre et chanoine de Notre-Dame de Nantes ; il fut aussi notaire apostolique et recteur de Saint-Vincent de Nantes ; décédé en 1558). Guillaume Gaultier (il redevint recteur alors ; décédé vers 1566). Anne Durand (il fut pourvu le 4 avril 1566, résigna aussitôt). Jean Foulon (il fut pourvu le 14 mai 1566, résigna au suivant). Anne Durand (il fut pourvu de nouveau en 1570, résigna plus tard en faveur du suivant). Etienne Texier (il prit possession le 25 janvier 1573 et résigna l'année suivante). Tristan Le Clerc (il fut pourvu le 18 juin 1574, puis se démit). Claude de la Salle (il fut pourvu le 8 novembre 1574, résigna en 1579). Léonard Durand (chanoine de Saint-Malo, pourvu le 26 octobre 1579, afferma sa cure en 1583 et résigna l'année suivante). Jean Le Brun (il fut pourvu le 8 juin 1584 ; décédé à Rennes et inhumé le 8 janvier 1616 dans le chanceau de l'église de Saint-Senoux). Robert Le Vieil (il résigna en faveur du suivant ; décédé chapelain des Hayes, à Saint-Senoux, en 1639). Jean Le Vieil (il fut pourvu le 14 mars 1629, résigna en faveur du suivant en 1675). Jean Bougot (il fut pourvu vers 1675 et fit en 1700 enregistrer ses armoiries : d'hermines au pal de sable ; il se démit en 1710). Pierre Jumel fut pourvu le 14 mai 1710 ; décédé en 1743). Laurent Lorit (il fut pourvu le 30 avril 1743, résigna en 1765 ; décédé en 1766). Olivier Samson (il se fit pourvoir le 28 avril 1765 et le 25 mars 1766 ; décédé en octobre 1767). Joseph Davy (il fut pourvu le 30 octobre 1767 ; décédé le 12 septembre 1775). Pierre Julienne (il fut pourvu le 9 février 1776, gouverna jusqu'à la Révolution et fut réinstallé en 1803 ; décédé en 1810). Augustin-Gilles-Marie Hue (1810, décédé en 1811). N... Hoyer (1811-1817). Jean-Laurent Henry (1817-1847). N... Moison (1847-1849). N... Louichon (1850-1852). Mathurin Jannot (1852, décédé en 1857). Pierre Bellamy (1857-1862). N... Collet (1862-1864). Pierre Landais (1864, décédé en 1874). Gustave-Alfred Pinson (à partir de 1874), .......

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PATRIMOINE de SAINT-SENOUX

l'église Saint-Abdon-et-Saint-Sennen (1896), oeuvre de l'architecte Arthur Regnault et édifiée à l'emplacement d'une église romane. Cette église semble avoir eu à l'origine pour patron un saint de race bretonne, mais depuis plusieurs siècles déjà elle est placée sous le patronage des saints Abdon et Sennen, martyrs. Le 1er août 1869, on y a déposé des reliques de ces bienheureux, martyrisés à Rome pendant la persécution de l'empereur Dèce. L'édifice précédent, absolument dépourvu de style, semblait des siècles derniers. C'était une simple nef accostée de deux chapelles irrégulières ; le choeur a été reconstruit en 1828. Anciennement, le sire de Lohéac était seigneur supérieur de Saint-Senoux. Ses armoiries étaient peintes et sculptées dans cette église, et quoiqu'elles eussent été « brisées et rompues » pendant les guerres de la Ligue, elles y apparaissaient encore en partie au XVIIème siècle. En 1623, en effet, Louise de Maure, dame de Mortemart et baronne de Lohéac, se fit confirmer dans ses droits de dame supérieure à Saint-Senoux et fit constater les intersignes suivants dans cette église : « Joignant le grant autel, du costé de l'évangile, et en même prospective (est) un tabernacle ancien basty de pierre, ayant trois fenestres en l'une desquelles se met le Sainct Sacrement et en deux autres les cierges servant audit autel ; au hault duquel il y a deux escussons relevez en bosse de ladite pierre dure, l'un à costé de l'autre et séparés d'une croix ; et sur l'accoudoir d'un banc à queue estant audit chanceau est aussy un escusson de relief, et iceux trois escussons (sont) de vair entaillés et engravés. Et en la vitre proche le grant autel, du costé de l'épître (est) un autre escusson vairé d'argent et d'azur » (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, fonds de Piré). Plus tard, en 1713, on reconnut sur un vitrail placé au Sud de l'église un écusson semblable de vair plein. Or, ces armoiries appartenaient aux premiers sires de Lohéac et prouvaient ainsi leurs droits à Saint-Senoux. Toutefois, dès 1623 les seigneurs de la Molière prétendirent jouir eux-mêmes des prééminences en cette église, et à cette date l'on y voyait déjà, « dans la vitre estant sur le grant autel, deux escussons de front ; le premier, orné des deux ordres du roi : de sable au sautoir d'argent, à la bordure de même, qui est d'Angennes ; party d'azur à trois testes de chien d'argent accolées de gueules, qui est Thierry ; — le deuxième orné d'une cordelière d'or : d'azur à trois testes de chien d'argent accolées de gueules » (nota : c'étaient les armes de Marguerite Thierry, douairière de Pougny, veuve de Jacques d'Angennes, ambassadeur de France en Angleterre). Aussi en 1698 Jean Robinaud, seigneur de la Molière, déclara-t-il avoir en cette église « les droits de supériorité, fondation et patronage, avec des bancs et accoudoirs armoyés des armes de sa maison, avec ceinture et lizière au dedans et au dehors de ladite église, et les escussons en relief des armes de sadite maison au hault de la muraille du grand autel, du costé de l'évangile, avec un pareil escusson dans la vitre du costé de l'épître ; oultre les armes des seigneurs du Boisorcant et de Brezolles (nota : les d'Angennes s'étaient alliés aux de Morais, seigneurs de Brézolles) lesquelles sont aussy dans la vitre du grand autel » (Archives départementales de la Loire-Inférieure). Du reste, le Pouillé ms. de Saint-Malo reconnut lui-même Jacques des Clos, devenu seigneur de la Molière par acquêt fait en 1718, comme seigneur de Saint-Senoux (nota : chaque année, le jour de Noël, le dernier marié de la paroisse devait fournir une soule au seigneur de la Molière dans l'église de Saint-Senoux - Déclaration de 1698). Au XVIIIème siècle, les confréries du Rosaire et du Saint-Sacrement étaient érigées en cette église. Il s'y trouvait aussi plusieurs fondations, notamment la chapellenie des Hayes, signalée en 1639, et celle des Gaultier, ayant un revenu net de 95 livres en 1730. Cette dernière fut fondée le 4 septembre 1556 par Jean Gaultier, recteur de Saint-Senoux, chantre et chanoine de Notre-Dame de Nantes. Elle était fort considérable à l'origine et formait une petite collégiale de prêtres ; mais son service dut être réduit plus tard. Elle consistait, en effet, « en sept messes à haulte voix par semaine, célébrables à perpétuité par une société de sept chapelains ». Sa dotation consistait alors en une rente annuelle de 100 livres assise sur un capital de 2 100 livres que le fondateur confia au Chapitre de Rennes (Pouillé de Rennes). La nef et le chœur de l'église actuelle datent de 1896. La chaire et le confessionnal datent du XIXème siècle. L'église abrite des statues datées du XXème siècle : saint Nicolas, la Vierge au manteau étoilé, ... ; 

la chapelle du Perchot (XVIIème siècle), dédiée autrefois à Notre-Dame. Notre-Dame du Perchot est une vieille chapelle frairienne sise au milieu d'une lande (nota : c'est sur la lande du Percherot (Perchot) que se trouvaient en 1698 les fourches patibulaires de la Molière) et fréquentée par les pèlerins. « Le 10 aoust 1641, jour de Sainct-Laurent, commença l'assemblée au Perchot, à cause des indulgences plénières obtenues par le moyen de Jean Le Vieil, prestre-recteur de Sainct-Senou, et données par Notre Sainct-Père le pape Urbain VIII, estant de sept ans, à tous ceux qui confessés et communiés visitent la chapelle de Nostre-Dame du Perchot à ladite feste de Sainct-Laurent » (Registre de l'état civil). Cette chapelle, connue aujourd'hui sous le nom de Saint-Laurent, est encore entretenue et desservie à la fin du XIXème siècle, notamment à l'époque des Rogations (Pouillé de Rennes). La partie Est date du XIIème siècle. La partie Ouest date du XVIIème siècle  ;

le château et l'écluse de la Molière (XVIIIème siècle). Le château primitif qui a été démoli en 1636, était fortifié et possédait une tour contenant des prisons et des basses-fosses. Il a été reconstruit vers 1720. La Molière possédait jadis une fuie édifiée en 1636, une chapelle datée de 1722 et complétée en 1857, ainsi que des douves. La chapelle de l'Immaculée-Conception de la Molière fut bâtie vers 1722 par Jacques des Clos, seigneur de la Molière et de la Fonchaye ; le 24 mai 1724, il y fonda une messe pour tous les dimanches et fêtes. La Molière possédait un droit de haute justice. Propriété successive des seigneurs de Quintin (XIIIème siècle), de la Motte (au XIVème siècle), du Perrier (au XVème siècle), Rohan seigneurs de Ponchâteau (vers 1484), de Montfort, de Laval, Thierry seigneurs du Boisorcant (en 1524), d'Angennes (à la fin du XVIème siècle), de Mauré ou de Maurays (en 1632), Robinaud seigneurs de la Hayes de Mordelles (en 1635), Ferron seigneurs du Chesne (au début du XVIIIème siècle), des Clos seigneurs de la Fonchais (en 1718 et en 1789) et Huchet de Quénétin. A noter que Pierre Thierry, seigneur du Boisorcant, avait acheté la Molière en 1524 de Guy XVI, comte de Laval. Les héritiers échangèrent cette terre avec Jean Robinaud, seigneur de la Haye de Mordelles. Ce dernier a laissé un Journal ms. assez curieux dont M. l'abbé Guillot a publié quelques fragments (Voir Revue de Bretagne et Vendée, XXI, 105, 198) ; il construisit le manoir de la Molière en place d'un ancien château-fort qui dominait jadis le cours de la Vilaine et l'embouchure du Samnon ;

le puits (XVIIème siècle), situé rue des Bateliers ; 

la mairie (XVIIIème siècle) ; 

le moulin à eau de la Molière ; 

A signaler aussi : 

le pont de Cambré ; 

le menhir renversé, situé dans le Champ du Bordais, à la sortie du Village des Fossés ;

la grotte Notre-Dame de Lourdes (1936). La voûte est soutenue par un menhir renversé provenant du Champ du Bordais près du village des Fossés ; 

l'ancien manoir de la Fiolaye. Un chanoine de Nantes, Dom Jean Gaultier, fonde en 1566 une chapellenie à Saint-Senoux et y attache une maison qu'il possède au Village de la Fiolaye. Cette maison est incendiée sous la Ligue, puis restaurée au XVIIème siècle. La chapelle privée date de 1666 : elle a été restaurée au XIXème siècle. La chapelle Notre-Dame de la Fiolaye était jadis fondée de messes, et en 1671 Jean Vallays en était chapelain. Naguère on s'y rendait encore processionnellement aux Rogations. Le manoir est reconstruit de 1825 à 1830. La Fiolaye est acquise en 1662 par la famille de Lescouët : elle la possédait encore en 1789 ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-SENOUX

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence d'un seul noble de Saint-Senoux :

Jehan MARESCHAL (20 livres de revenu), remplacé par Guillaume : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

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