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SAINT-BRICE-EN-COGLES |
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La
commune de Saint-Brice-en-Coglès ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-BRICE-EN-COGLES
Saint-Brice-en-Coglès vient de saint Brice, évêque de Tours au Vème siècle, et du breton "coglez" (nord).
La paroisse de Saint-Brice-en-Coglès, qui dépendait jadis de l'ancien évêché de Rennes, est citée dès 1050 sous le nom de Puiniac ou Puigné (nom d'un ancien village, semble-t-il). En 1050, un seigneur de Coglais fait don de 8 acres de terre, situées sur le bord de La Loisance et non loin de la villa La Branche, à l'abbaye Saint-Florent de Saumur (en Anjou) qui était déjà en possession de l'église de Saint-Brice dans la paroisse de Puiniac (d'origine certainement gallo-romaine) et qui y avait un prieuré. Le prieuré était près de l'église paroissiale de Saint-Brice-en-Coglès. Ses derniers bâtiments font partie de la Communauté des Religieuses Institutrices. Saint-Brice-de-Puiniac change de nom et s'appelle jusqu'au milieu du XIXème siècle Saint-Brice-en-Coglais.
Le Pouillé
de Rennes précise que l'existence de la paroisse actuelle de Saint-Brice au
milieu du XIème siècle nous est démontrée de la manière la plus certaine
par les actes du Cartulaire de Saint-Florent de Saumur. On la désigna
d'abord sous le nom de Puiniac ou plutôt Puigné, qui était sans doute celui
d'un village dont l'origine devait remonter à l'époque gallo romaine, et dans
lequel les premiers missionnaires de la contrée établirent une église sous le
vocable de saint Brice, dont le nom devint plus tard celui de la paroisse elle-même,
à laquelle on conserva néanmoins son ancienne désignation, « ecclesia
Sancti Bricii de Puiniaco » (M. Maupillé, Notices historiques sur les
Paroisses du canton de Saint-Brice, 111). Cette église, au moment où nous la
rencontrons pour la première fois, appartenait déjà à l'abbaye de
Saint-Florent de Saumur, qui avait fondé à Saint-Brice un prieuré. En 1138
Hamelin, évêque de Rennes, reconnut à l'abbé de Saint-Florent le droit de présenter
la cure de Saint-Brice (Bibliothèque Nationale, Blancs-Manteaux, XLV). En 1790,
le recteur, M. Gautier, fit la déclaration suivante de son bénéfice : le
presbytère avec sa cour, deux jardins et deux champs, le tout contenant 3
journaux de terre, estimé 80 livres de rente ; — le tiers de toutes les
grosses dîmes à la onzième gerbe, plus les dîmes novales et vertes et celles
d'agneaux et de cochons, le tout estimé 1060 livres ; — quelques fondations
de messes de peu de valeur annexées au bénéfice. Le revenu brut total était
donc d'environ 1200 livres, mais il fallait en déduire les charges : la pension
d'un vicaire, 350 livres ; — les décimes, 67 livres ; — l'entretien des édifices
et les frais de récolte, etc. (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1
V, 27).
Au Moyen Age, la seigneurie de Saint-Brice relève de la baronnie de Fougères. En 1513, Guy de Scépeaux vend la seigneurie de Saint-Brice à Philippe de Montauban, chancelier de la duchesse Anne. La terre de Saint-Brice passe successivement entre les mains de la famille Volvire, seigneurs de Ruffec (en 1516), de la famille Guérin de La Grasserie, seigneurs de Parigné (en 1674, suite au mariage de Henriette de Volvire). Saint-Brice est une châtellenie d'ancienneté érigée en baronnie par Charles IX en 1566 et en marquisat par Louis XIV en 1644. En 1785, Louise Caroline Guérin de La Grasserie épouse le marquis de La Rouërie, héros de l'indépendance américaine.
Les seigneurs de Saint-Brice possédaient au bourg de Saint-Brice-en-Coglès un auditoire, des prisons, des halles, un cep et des colliers. Une troupe de Chouans commandée par Aimé Picquet du Boisguy s'empare de Saint-Brice le 17 février 1794.
On rencontre les appellations suivantes : Sanctus Bricius de Puiniaco (en 1050), Sanctus Bricius Pugniacensis (au XIème siècle), Sanctus Bricius en Coglais (en 1516).
Note 1 : Monseigneur Jean Honoré, nommé cardinal par Jean Paul II le 21 janvier 2001, est né le 13 août 1920 à Saint-Brice-en-Coglès. Il est ordonné prêtre en 1943, puis évêque d'Evreux le 22 octobre 1972.
Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Saint-Brice-en-Coglès : François de la Haye (issu des seigneurs de la Haye-Saint-Hilaire, en 1524). René de la Haye (en 1545). Guy Le Marchant (en 1593). Jean Bellon (en 1605 ; décédé à Champeaux chapelain de la Petite-Angelerie, le 5 septembre 1612, et inhumé dans cette collégiale). François de Brégel (décédé âgé de quatre-vingt-treize ans, en 1626, et inhumé dans le choeur de son église). René Rousseau (il fut présenté en 1626 par l'abbé de Saint-Florent). Jean Le Sage (il prit possession le 8 décembre 1626 ; décédé le 5 janvier 1642). Jean de Volvire de Ruffec (prêtre du diocèse, frère d'Anne de Volvire, baron de Ruffec et marquis de Saint-Brice, présenté par l'abbé de Saint-Florent le 24 janvier 1642, pourvu le 22 mars, prit possession le 31 mars ; décédé le 12 mai 1643 et inhumé en l'église Saint-Léonard de Fougères, dont il était chapelain). Philippe de Volvire de Ruffec (il succéda au précédent et résigna en 1668 ; décédé en 1672 et inhumé dans son église). François-Jean Jouno (il fut pourvu en septembre 1668 ; décédé en octobre 1671). Claude Ruault (il fut pourvu en 1671 ; décédé en 1674). Jean Guérin de la Grasserie (marquis de Saint-Brice, veuf de Claude-Henriette de Volvire, devenu prêtre, il succéda au précédent. Il continua de résider à son château de Saint-Brice ; décédé le 19 mars 1681 et inhumé sous le chapitreau de l'église). René Denrée (prêtre du diocèse, il prit possession en juin 1681 ; décédé le 20 mai 1721). Jean-Baptiste de la Porte (prêtre du diocèse, il fut pourvu le 14 juillet 1721 ; décédé le 26 décembre 1730 et inhumé dans l'église). Guy Gotereau (prêtre du diocèse, il succéda au précédent ; décédé en 1735). Julien de Gennes (sieur de la Morinais, prêtre du diocèse, fils de Magdelon de Gennes et de Renée Ernault, sieur et dame de la Mériais, il fut pourvu le 24 février 1736 ; il résigna en 1751 en faveur du suivant, avec rétention de 250 livres de pension ; décédé le 12 janvier 1752). Pierre-Vincent Chevalier (curé de Janzé, il fut pourvu le 26 novembre 1751 et prit possession le lendemain ; il permuta en 1756 avec le suivant). Jacques Le Breton (prêtre du diocèse, précédemment recteur de Tourie, il fut pourvu le 17 octobre 1756 ; décédé le 5 juillet 1762). Jean-Baptiste-François de Saint-Germain (il fut pourvu le 16 juillet 1762 et prit possession le 12 août ; ce fut lui qui reconstruisit l'église de Saint-Brice ; décédé en 1787). Alexandre-Hyacinthe Gaultier de Rontonay (neveu du précédent, pourvu le 12 décembre 1787, il prit possession le 17. Exilé à Jersey en 1793, il fut réinstallé en 1803 ; décédé âgé de quatre-vingt-trois ans, le 7 février 1842). François-Yves Lebreton (chanoine honoraire, installé en 1842 ; décédé en 1870). Joseph Anger (à partir de 1870), ...
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PATRIMOINE de SAINT-BRICE-EN-COGLES
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l'église Saint-Brice (1776-1820-1855). Dédiée à saint Brice, évêque, l'église de Saint-Brice-en-Coglès avait été reconstruite en grande partie vers 1776, suivant cette inscription gravée au-dessus de sa porte occidentale : Structa sum anno 1776. En réalité, le recteur, M. de Saint-Germain, en avait bénit la première pierre le 7 septembre 1774, et Mgr de Girac avait lui-même solennellement bénit l'édifice terminé, le 15 août 1780. Cependant, on avait conservé au chevet de cette église deux petites fenêtres romanes qui devaient remonter à la construction primitive, dont il ne restait pas d'autres vestiges. Les murailles présentaient à l'extérieur les traces d'une litre qui enveloppait l'église tout entière ; elle devait être aux armes du marquis de Saint-Brice, qui était seigneur supérieur, fondateur et prééminencier de la paroisse. L'église de Saint-Brice a été de nouveau complètement réédifiée au milieu du XIXème siècle ; la première pierre en fut posée le 21 juin 1855, et Mgr Saint-Marc fit la bénédiction solennelle du temple le 24 avril 1858. C'est un édifice de style ogival en forme de croix latine. On y a rejoint l'ancienne tour, qui, bâtie en 1776, avait dû être relevée dès 1820 (Pouillé de Rennes). L'ancienne église, reconstruite de 1774 à 1781 et démolie en 1855, présentait à son chevet des fenêtres romanes. On voyait à l'extérieur des traces d'une litre. La nef renfermait jadis l'enfeu des seigneurs du Rocher-Portail. Le retable de la Vierge, oeuvre du sculpteur Lemoine, date de 1867. La nef actuelle, oeuvre de l'architecte Pierre Jourdin, date de 1855. La tour et le clocher datent de 1776 (date gravée sur un linteau de l'entrée principale de l'église). On y conserve une petite cloche du XVIIIème siècle. Elle abrite plusieurs statues : saint Brice, saint Martin, saint Joseph, la Vierge Marie ; | |
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la chapelle Sainte-Catherine de la Motte ou du Château (XVIIème siècle), située au hameau de Valaine. Dès l'an 1428 il est fait mention de cette chapelle. Au XVIème siècle elle était « fondée de trois messes par semaine en l'honneur de Dieu et de Madame Saincte Catherine » ; ces messes se disaient les lundis, mercredis et vendredis, et le chapelain avait pour dotation la terre de la Géhandière. Mais en 1672 Anne de Volvire, marquis de Saint-Brice, augmenta cette fondation de deux autres messes, les dimanches et samedis, et donna au chapelain sa terre de la Chaigne, en Saint-Brice. L'ordinaire approuva ces actes le 18 août 1672. La chapellenie du château de Saint-Brice, en 1790, chargée de cinq messes par semaine, valait 412 livres, mais le chapelain devait entretenir la chapelle et les maisons dont il jouissait (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 14 ; 1 V, 27). En 1775, Louis Le Loup de Chasseloir, seigneur de Châteauthébaud, épousa dans cette chapelle Thérèse Guérin de la Grasserie, fille du marquis de Saint-Brice. Richard du Mont (1428), Marin de la Barre, Pierre de la Barre (1551), François Geslin de Trémargat, qui se fit trappiste en 1708 ; Jean-Marie Geslin de Trémargat, chanoine de Saint-Brieuc (1708) ; Jean Botherel, Eugène de Boisgeslin (1738), Charles Botherel (1746) desservirent successivement cette chapelle. Sainte-Catherine est toujours entretenue et desservie; elle avoisine le château de Saint-Brice, qui n'offre de remarquable qu'un portail monumental du XVIIème siècle et une motte féodale sise au bord de la Loisance. Sa porte est en anse de panier. A la porte de la chapelle est une pierre tombale portant l'effigie d'une dame reposant sous une arcade en ogive dans le style du XVème siècle. On conserve aussi dans cette chapelle un joli calice du XVIème siècle (Pouillé de Rennes) ; | |
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la chapelle du Rocher-Portal. La chapelle du Rocher-Portal, mentionnée en 1682, se trouve au bout d'une galerie communiquant avec le principal corps de logis. On y remarque un autel dont la table de pierre repose sur un massif triangulaire et sur deux colonnes. Cette chapelle fut restaurée par le propriétaire du lieu vers la fin du XIXème siècle, qui avait déjà réparé et meublé avec beaucoup d'intelligence le manoir du Rocher-Portal, construction fort remarquable du XVIIème siècle, oeuvre de Gilles Ruellan, baron du Tiercent (Pouillé de Rennes) ; | |
l'ancien
prieuré de Saint-Brice-en-Coglès, aujourd'hui disparu et jadis membre de
l'abbaye de Saint-Florent de Saumur. La paroisse de Saint-Brice est mentionnée
pour la première fois en l'an 1050, mais elle portait alors un nom qui a
complètement disparu : elle s'appelait Puiniac, ou plutôt Puigné, «
Puiniacus », et son église était déjà dédiée à saint Brice. A
cette époque, un seigneur du Coglais (ou Coglès), nommé Estarcher, fit un
don à l'abbaye de Saint-Florent de Saumur et à l'église Saint-Brice de
Puigné, qui dépendait de ce monastère : « Ego Starcherius do Sancto
Florentio et Sancto Bricio de Puiniaco ». Il lui concéda 8 acres de
terre situées dans le pays de Coglais, dans la paroisse de Puigné, non
loin de l'église de Saint-Brice, sur le bord de la rivière de Loisance, au
village de la Branche : « VIII acras de terra mea in pago qui dicitur
Cogleis, in parochia Puiniacus vocata, non longe ab ecclesia Sancti Briccii,
super ripam Loisentie, in villa que dicitur Branchia » (D. Huynes,
Histoire ms. de Saint-Florent). En faisant cette donation, Estarcher
investit les moines de Saint-Florent de leur nouvelle propriété au moyen
d'une branche d'arbre qu'il posa lui-même sur l'autel de Saint-Brice.
Ainsi, dès le milieu du XIème siècle, l'église de Saint-Brice
appartenait aux Bénédictins de Saint-Florent de Saumur. Quant à leur
prieuré en ce lieu, nous ne savons pas s'il existait avant 1050, ou si la
donation précédente en fut le principe. Toujours est-il que ce don fut
bientôt suivi de plusieurs autres : d'abord un seigneur, nommé Corbin,
donna aux religieux une acre de terre entourée de fossés, et désignée
sous le nom de Mes (peut-être était-ce le Meix, en Saint-Etienne), et les
en investit en déposant une motte de gazon sur l'autel de Saint-Brice ;
puis un autre seigneur, du nom d'Hervé, frère du précédent donateur,
leur fit don, avec l'agrément de celui-ci, de deux acres et demie de terre
; enfin Oger ou Hilger, fils de ce même Corbin, leur abandonna la propriété
d'une terre et d'un pré, à la condition d'être admis, lui, sa femme et
tous leurs enfants, à participer aux prières et aux bonnes oeuvres de
l'abbaye (Archives départementales de Maine-et-Loire). « Tels furent,
d'après les documents que nous possédons, les commencements du prieuré de
Saint-Brice-en-Coglès (ou Saint-Brice-en-Coglais), qui ne tarda pas à acquérir
une certaine importance ; mais ce ne fut pas, comme il arrivait assez fréquemment,
sans que les religieux eussent à le défendre contre les prétentions des héritiers
de quelques-uns de leurs donateurs, qui essayèrent de leur enlever les libéralités
de leurs auteurs. Trois seigneurs, entre autres, nommés Alfred, Rainaud et
Ingomar, leur contestèrent le droit à certaines portions de dîmes
auxquelles ils prétendaient, et aussi le droit, pour le moine qui résidait
au prieuré, de prendre dans la forêt le bois à son usage et d'y faire paître
les porcs et autres animaux domestiques. Mais cette contestation se termina
entièrement à l'avantage des religieux. Guillaume, abbé de Saint-Florent,
étant venu, vers 1075, faire la visite de son prieuré, assigna les compétiteurs
à comparaître au château de Fougères, où, en présence de Raoul, leur
seigneur, il les amena à se désister de leurs prétentions et à lui faire
l'abandon de tous les droits qu'il réclamait, ce qu'ils firent avec l'agrément
des seigneurs dont ils relevaient directement ». Un siècle plus tard,
Robert, évêque de Nantes (1171-1183), délégué par le Pape pour terminer
un différend survenu entre les moines de Saint-Florent et un nommé Hamelin
Bérenger, au sujet de l'église de Saint-Germain-en-Coglès, décida ce qui
suit : les religieux du prieuré de Saint-Brice jouiront paisiblement désormais
des dîmes, prémices et oblations de l'église de Saint-Germain-en-Coglès,
mais paieront une modique rente viagère à Hamelin Bérenger; l'abbé et le
Chapitre de Saint-Florent auront, en outre, la présentation du chapelain de
Saint-Germain, les oblations aux quatre fêtes principales de l'année, et
les autres droits de recteur primitif en cette paroisse (D. Huynes, Histoire
ms. de Saint-Florent, 173). Les papes Calixte II en 1122, Innocent II en
1142, et Urbain III en 1186, confirmèrent l'abbaye de Saint-Florent dans la
possession de l'église de Saint-Brice et de celle de Saint-Germain-en-Coglès,
qui en dépendait alors, « ecclesiam Sancti Bricii cum ecclesia Sancti
Germani de Cogleio ». L'Ancien Pouillé de Saint-Florent
mentionne aussi l'union de ces deux églises au prieuré de Saint-Brice et
dit que deux moines devaient résider en ce petit monastère : « In
prioratu Sancti Bricii cum ecclesia Sancti Germani habemus duos monachos ».
Vers 1490, Louis du Bellay, abbé de Saint-Florent, visita le prieuré de
Saint-Brice ; il y remarqua que le prieur prenait les deux tiers des dîmes
et des oblations et que le recteur avait l'autre tiers ; et que les
paroissiens entretenaient l'église, le prieur n'y étant point obligé (D.
Huynes, Histoire ms. de Saint-Florent, 300). Le prieuré de Saint-Brice-en-Coglès
se composait du logis prioral avec son jardin, situés proche l'église
paroissiale, et dont les derniers bâtiments font, à la fin du XIXème
siècle, partie de la communauté des religieuses institutrices ; — d'une
grange dimeresse ; — des deux tiers des grosses dîmes de Saint-Brice,
affermés 800 livres en 1790 ; — de la moitié des dîmes de La Celle-en-Coglais
(ou La Selle-en-Coglès), affermée 1131 livres, — et de la neuvième
partie des dîmes de Saint-Germain-en-Coglais (ou Saint-Germain-en-Coglès),
affermée 500 livres. Les charges consistaient en messes dues à Saint-Brice,
à Saint-Germain et même à La Celle-en-Coglais (ou La Selle-en-Coglès) ;
— en une rente de 3 livres due à l'abbaye de Saint-Florent ; — en 13
livres 18 sols 5 deniers de droits cathédraliques ; — en portions
congrues et entretien de chanceaux d'églises, etc. Bref, en 1790, le
dernier prieur, dom Gendrot, déclara que ses charges montant à 778 livres
4 sols, il n'avait qu'un revenu net de 1703 livres 4 sols 10 deniers
(Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 27). Liste des prieurs :
— Albéric, vers 1180. — Guillaume Le Clerc, prêtre, rendit aveu au roi
le 13 mars 1545. — René de la Haye, issu des seigneurs de la Haye de
Saint-Hilaire, prieur de Villamée (1553). — Jacques Garnier, sieur
d'Aubigné, chanoine de Notre-Dame de Paris (1610), fut condamné l'année
suivante à recevoir un religieux obédiencier à son prieuré, mais nous ne
savons pas si cette sentence fut exécutée. — Pierre Camus de Pontcarré,
également prieur commendataire dès 1676, rendit aveu au roi en 1680. —
Jean-Baptiste Le Coeur, chanoine de Saint-Pierre de Saumur (1700) ; il
devint recteur de Saint-Benoît, au diocèse du Mans, en 1710, permutant
avec le suivant. — Jean Ponceau, prêtre d'Angers, précédemment recteur
de Saint-Benoît, fut pourvu le 25 juin 1710. — Dom Simon Blisson, Bénédictin,
décédé en 1720. — Dom Louis-Joseph de Massillan, Bénédictin et camérier
de l'abbaye Saint-Pierre de Jausselet, en Provence, prit possession en
juillet 1720 et résigna en 1722. — Dom Henri de Marcorelle, prêtre bénédictin,
pourvu le 18 septembre 1722, résigna vers 1753. — Dom François Barais,
recteur de Saint-Martin de la Place, près Saumur, fut pourvu le 8 avril
1753 et résigna deux ans plus tard. — Dom Louis-Charles Bruslon, Bénédictin
de Saint-Florent, puis de Bourgueil, prit possession le 14 juillet 1755 ; il
habitait le monastère de Saint-Malo en 1778 et alla ensuite à
Saint-Vincent du Mans ; décédé en 1786. — Dom Jean-Marie Gendrot, prêtre
et Bénédictin de Saint-Florent, pourvu par l'abbé de Saint-Florent le 21
juillet, et par le roi le 2 septembre 1786, prit possession le 18 décembre
de la même année. Il jouissait encore du prieuré quand arriva la Révolution
(abbé Guillotin de Corson) ; | |
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la croix Madame (1677), située près du château de Saint-Brice ; | |
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la croix du cimetière (XIXème siècle) ; | |
le château du Rocher-Portail (1617). Le château du Rocher-Sénéchal, est reconstruit sous Louis XIII par Gilles Ruellan baron du Tiercent. Il prend ensuite le nom de Rocher-Portail ou Rocher-Portal. Le Rocher-Portal était le gage féodé du Sénéchal de la seigneurie de Saint-Brice. Il se compose de trois corps de bâtiments. Quatre pavillons se dressent aux angles. Il conserve des douves et une motte au bord de la Loisance. Une douve communique avec un étang qui baigne l'aile nord du château. Le château possède une chapelle privée et un colombier. Ses propriétaires y établirent un oratoire protestant pendant la Ligue. C'était une châtellenie d'ancienneté exerçant au bourg de Saint-Brice-en-Coglès un droit de haute justice et relevant de la seigneurie de Saint-Brice en 1219. Propriété successive des familles du Rocher (en 1160 et en 1219), le Sénéchal (en 1437 et en 1513), du Breil barons des Hommeaux (en 1541). Il devient la propriété d'Anne du Boisbrassu épouse de Jean de Castellan, avant d'être vendu en 1596 à la famille Ruellan seigneurs du Tiercent qui le reconstruise. Il passe ensuite entre les mains des familles Barrin seigneurs de la Galissonnière (avant 1653), de Farcy seigneurs de Saint-Laurent (en 1653), Guérin marquis de Saint-Brice (en 1754). Il est alors uni au marquisat de Saint-Brice ; | |
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le château de Saint-Brice (XVIIème siècle). Ce château est encore surnommé le château de La Motte. Il est le siège de la seigneurie de Saint-Brice. En ruines dès 1580, il possédait jadis une motte et était fortifié et entouré d'un étang. L'édifice actuel, flanqué de quatre pavillons, date du XVIIème siècle. Il possède une chapelle du XVIIème siècle (date du portail). Saint-Brice relevait de la baronnie de Fougères. C'était une châtellenie d'ancienneté, érigée en baronnie en 1566 et en marquisat en 1664. Il exerçait au bourg un droit de haute justice. Propriété des seigneurs de Saint-Brice en 1151, puis des familles des Prez (en 1387), de Scepeaux (en 1420), Montauban (en 1513), de Volvire seigneurs de Ruffec (en 1516), Guérin seigneurs de Parigné (en 1674), Tuffin marquis de la Rouairie (en 1785), le Loup comtes de Chasseloir (vers 1786), de la Touche-Limousinière, de Poulpiquet du Halgouët ; | |
le château de La Villette (XIXème siècle), édifié avec des vestiges d'un édifice plus ancien détruit en 1789. Du XVIème au XVIIIème siècle, le domaine de la Villette est une petite seigneurie, propriété de la famille La Villette. L'ancien manoir de la Villette possédait une chapelle privée et était propriété des seigneurs de la Villette dès 1395. La chapelle de la Villette, dépendant en 1676 du manoir de ce nom, était fondée de messes. En 1723, Gilles de la Villette, seigneur dudit lieu, présenta César Lorin pour la desservir. En 1745, René Gaudin y épousa Jeanne de Foix (Pouillé de Rennes) ; | |
le manoir de la Branche (XVIIème siècle). Propriété des seigneurs de la Branche en 1412, puis des familles de Porcon seigneurs de la Lairie (en 1457 et en 1540), Meneust seigneurs de la Lairie (en 1574), de Brégel seigneurs du Coudray (en 1658), Coustard (en 1663), Marion seigneurs des Bretonnières (en 1680), de la Villette (en 1748 et en 1784). Propriété, sous la Révolution, d'Anne-Louis du Pontavice, aide de camp du marquis de la Rouërie. Anne-Louis Pontavice est guillotiné à Paris le 18 juin 1793 avec onze autres bretons ; | |
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le manoir de la Bouvrais ou Bouveraie (XVIIème siècle), situé route de la Selle-en-Coglès. Propriété de la famille de la Villette en 1513 et en 1559, puis de la famille de Mauvilain en 1680 ; | |
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la maison (1567), située au lieu-dit La Richerais ; | |
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le puits (XIXème siècle), situé au lieu-dit La Perrière ; | |
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la maison (XVIIIème siècle), située 6, rue de La Libération ; | |
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l'Hôpital (1907). On y trouve une chapelle dont la cloche date de 1510 ; | |
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4 moulins dont le moulin de Dune-la-Motte, de Rocher-Portail, La Galenais (à papier),… |
A signaler aussi :
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l'ancien manoir de la Vallée, situé route de la Selle-en-Coglès ; | |
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l'ancien manoir de la Galesnais ou Galenais, situé route de la Selle-en-Coglès. Il dépendait jadis de la seigneurie de Saint-Brice. Propriété successive des familles de Porcon (en 1513), Paisnel seigneurs de Monthorin (au XVIème siècle), Meneust seigneurs des Boisguyon (en 1600), de la Sauldraye (vers 1602), de Mars seigneurs du Moulin-Blot (en 1611), Barrin seigneurs de la Galissonnière (avant 1653), de Farcy seigneurs de Saint-Laurent (en 1653) ; | |
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l'ancien manoir de la Lairie, situé route de la Selle-en-Coglès. Propriété successive des familles de Porcon (au XVème siècle et en 1513), Paisnel seigneurs de Monthorin, Meneust seigneurs des Boisguyon (en 1574), de la Sauldraye (vers 1602), de Mars seigneurs du Moulin-Blot (en 1611), Barrin seigneurs de la Galissonnière (avant 1653), de Farcy seigneurs de Saint-Laurent (en 1653) ; | |
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l'ancien manoir de la Martinière, situé route de la Selle-en-Coglès ; | |
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l'ancien manoir de la Forêt-Neuve, situé route de Romazy. Propriété successive des familles du Tiercent (en 1435), Langlois seigneurs du Prémorin (vers 1601), Barrin seigneurs de la Galissonnière (avant 1653), de Farcy seigneurs de Saint-Laurent (en 1653). Les seigneurs du Rocher-Portal le possédaient encore en 1789 ; | |
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l'ancien manoir de Frontigné, situé route de Saint-Ouen-de-la-Rouairie. Il possédait jadis une chapelle privée qui est signalée en 1676. Propriété successive des familles de Sceaux (en 1401), Gérard (à la fin du XVIème siècle), Guérin, de Farcy seigneurs du Rocher-Sénéchal. Il est uni alors à la seigneurie du Rocher-Sénéchal et le reste jusqu'en 1789 ; | |
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le manoir du Champ-Pinel. C'était une sergenterie féodée du marquisat de Saint-Brice. Propriété successive des familles d'Orenges (en 1422), de Chateaubriand (vers 1450), de Scepeaux seigneurs de Saint-Brice (vers 1499). Il est alors uni à la seigneurie de Saint-Brice et le reste jusqu'en 1789 ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-BRICE-EN-COGLES
Le marquisat
de Saint-Brice
: La famille de Saint-Brice portant
dans un sceau de 1248 : Palé d'or et de gueules
de six pièces, tirait son origine et son nom de la paroisse
de Saint-Brice-en-Coglais (Saint-Brice-en-Coglès). Son
premier auteur connu est Rogon de Saint-Brice qui témoigna en 1157 d'une fondation faite à
l'abbaye de Savigné. Peu de temps après paraît
Payen de Saint-Brice, généreux bienfaiteur des moines de
Rillé en 1163, époux de Gervaise de Virey, dont il eut un fils nommé
Guillaume (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 629, 634, 646 et
652).
- 1° La seigneurie de Saint-Brice — châtellenie d'ancienneté — comprenait la terre de Saint-Brice et celles de la Chattière et du Champinel avec leurs fiefs. A l'instar de la baronnie de Fougères, la châtellenie de Saint-Brice était divisée en grands bailliages, appelées vairies, ayant chacun son gage et son sergent féodé gentilhomme. Ces neuf sergenteries étaient : 1° Marigny, s'étendant en Saint-Germain-en-Coglais (Saint-Germain-en-Coglès) ; 2° la Louvetière, également en Saint-Germain, mais allant jusqu'en Lecousse et Romagné ; 3° le Rocher, en Saint-Brice, Saint-Etienne, la Celle-en-Coglais, Cogles, Montours et le Châtellier ; 4° le Rocher-Portail dans les mêmes paroisses ; 5° le Ferré, s'étendant en Montours, Poilley et Saint-Georges de Reintembault ; 6° Couvy en Chauvigné et Saint-Marc-le-Blanc ; 7° le Champinel en Cogles, Saint-Brice, la Celle-en-Coglais, Montours, le Châtellier, Saint-Germain, Saint-Etienne, Saint-Marc-le-Blanc et Tremblay ; 8° la Chattière en Tremblay, Romazy et Saint-Marc-le-Blanc ; 9° Antrain ayant cours en Antrain et Tremblay. Ainsi, la seule châtellenie de Saint-Brice avait déjà d'elle-même des fiefs en seize paroisses (Maupillé, Notices historiques sur les paroisses du canton de Saint-Brice, 24 et 25). Dans la ville même d'Antrain le seigneur de Saint-Brice partageait avec le baron de Fougères « les coutumes, moulins et autres domaines, amendes et confiscations ». Quand on y faisait une bannie le hérault criait « Oyez le ban du Roy (baron de Fougères) et de Monsieur de Saint-Brice ». Quand on y pendait un criminel l'exécuteur présentait deux cordes, disant : « Voici de par le Roy » et « voicy de par Monsieur de Saint-Brice », et après cela criait « venez à la justice du Roy et de Monseigneur de Saint-Brice ». Aussi le sire de Saint-Brice était-il tenu de payer la moitié du salaire de l'exécuteur des hautes oeuvres et de contribuer à l'érection des justices patibulaires d'Antrain (Maupillé, Notices historiques sur les paroisses du canton de Saint-Brice, 22). La seigneurie de Saint-Brice relevait presque entièrement de la baronnie de Fougères possédée par le roi aux trois derniers siècles, mais elle avait en Saint-Ouen de la Rouairie (Saint-Ouen-la-Rouërie) quelques fiefs qu'elle tenait du comté de Combourg. Le sire de Saint-Brice était fondateur de l'église de Saint-Brice-en-Coglais (Saint-Brice-en-Coglès) et prééminencier de la plupart des autres églises bâties dans sa châtellenie ; il avait également un banc et un enfeu au couvent des Récollets de Fougères.
Le domaine proche de Saint-Brice consistait en ceci : le château de la Motte ou de Saint-Brice, anciennement fortifié et entouré d'un étang, avec sa motte féodale subsistant encore au bord de la rivière de Loisance et sa chapelle dédiée à Sainte-Catherine ; de ce château il reste un joli portail du commencement du XVIIème siècle, accompagné jadis d'une herse, de douves et de pont-levis, et un logis seigneurial du même temps orné d'un perron à balustre (nota : vers 1580 le château de la Motte était complètement « ruisné et inhabité ») ; — l'ancien manoir du Champinel avec les bois du Tronchet contenant plus de 1 500 journaux ; — l'ancien manoir de la Chattière avec sa chapelle et son moulin, les bois de la Beucheraye et de la Sauveraye et l'ile Turgis ; — les métairies de la Motte, du Champinel, de la Chattière, la Houssaye, la Broguerie, la Grébaudière et le Guéret ; — l'auditoire, les prisons et les halles de Saint-Brice, etc. (Archives d'Ille-et-Vilaine, I Q 62).
- 2° La baronnie de Sens et les châtellenies de la Fontaine et de Parigné (nota : à la seigneurie de Parigné se trouvait unie celle de Saint-Etienne-en-Coglès) dont nous parlons ailleurs.
- 3°
La seigneurie du Rocher-Portail, anciennement appelée le Rocher-Seneschal.
Tout porte à croire qu'à l'origine cette terre du Rocher fut affectée comme
gage féodé, soit au sénéchal de Fougères (nota : vers l'an 1200, figure
comme témoin Robert du Rocher, sénéchal de Fougères), soit à celui
de Saint-Brice ; elle relevait en 1219 de cette dernière seigneurie, et son possesseur devait à chaque mutation de seigneur
offrir
au sire de Saint-Brice un lévrier blanc de deux ans (Déclaration de la
seigneurie du Rocher-Portail en 1600 et 1658). Les seigneurs
du Rocher adoptèrent pour nom patronymique le titre de leur
charge et en 1437 nous trouvons Pierre Le Séneschal, seigneur du Rocher-Séneschal.
Louise Le Séneschal apporta cette seigneurie à
son mari François du Breil qui, en 1575 la fit unir à sa baronnie des Hommeaux. Mais Mme des Hommeaux étant morte sans enfants
dès 1576, le Rocher-Séneschal échut à un de ses parents François
de Carné qui vendit cette terre en 1596 à Gilles Ruellan. Ce dernier
lui donna le nom de Rocher-Portail, l'unit à sa baronnie du Tiercent,
puis plus tard la légua à sa fille, Vincente Ruellan, femme de Jacques
Barrin, seigneur de la Galissonnière. En 1653, M. de la Galissonnière
vendit la seigneurie du Rocher-Portail à François de Farcy,
seigneur de Saint-Laurent. Les arrière-petites-filles de ce dernier
Claude, Suzanne et Modeste de Farcy vendirent à leur tour en
1754 le Rocher-Portail, au prix de 72 000 livres, à Anne-Gilles-Jacques
Guérin marquis de Saint-Brice, avec réserve de l'usufruit jusqu'au décès
de la dernière survivante qui ne mourut qu'en 1802. Le
Rocher-Portail avait une haute justice, deux foires par an au bourg
de la Celle-en-Coglais ou Celle-en-Coglès (le 30 juin et le 9 septembre), des prééminences avec banc et enfeu au chanceau de l'église de la
Celle
et dans la nef de celle de Saint-Brice. Le
domaine proche comprenait : le château du Rocher-Portail, remarquable
construction du temps de Louis XIII, avec chapelle et
colombier ; — les anciens manoirs de Frontigné (avec chapelle) et de
la Galesnaye — les métairies du Rocher, de la Martinière, la Cordionnaye, l'Espinay,
Launay, la Galesnaye, Frontigné, l'Arturaye
et la Branche — et les moulins du Rocher, de la Galesnaye, et des
Rambaudayes (Maupillé, Notices historiques sur les paroisses du canton de
Saint-Brice, 34). On voit par ce qui précède
quelle était l'importance du marquisat de Saint-Brice.
Au milieu du XIXème siècle, le château de ce nom, appartenant à Mme de la
Touche-Limousinière, est encore une agréable résidence, entourée de beaux bois et d'immenses pelouses et conservant,
grâce
à son vieux portail, un cachet distingué d'antiquité féodale (abbé
Guillotin de Corson).
(à compléter)
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