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PORDIC

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La commune de Pordic (pucenoire.gif (870 octets) Porzhig) fait partie du canton de Plérin. Pordic dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PORDIC

Pordic vient de l’ancien breton « porzic » (petit port) ou "Port Dic" (Port d'Ic). Avant 1836, l'Ic séparait Pordic (Port d'Ic, en 1206) du port de Binic.

Pordic est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plérin. 

Pordic est cité dès 1160, lors d'une donation (un tiers de la dîme de Pordic), confirmée par le pape Clément III en 1190 "grandem villam de Tremeler - Pordic cum suis pertinentisbus" (le grand village de Tréméloir et de Pordic avec ses dépendances), à l'abbaye de Sainte-Croix de Guingamp, du comte Henri (fils d'Etienne qui fonda en 1137 l'abbaye de Sainte-Croix de Guingamp), seigneur du Penthièvre. En 1169, Henri confirme aux religieux de l'abbaye la donation qui leur avait été faite du tiers des dîmes de Pordic, afin qu'ils en puissent jouir à l'avenir comme aux temps passés : "Concedimus etiam cis specialiter tertiam partem decimoe de Pordic... sicut in tempore possiderunt". En 1190, le pape Clément III approuve toutes les donations des princes et fidèles à l'abbaye Sainte Croix : parmi ces biens, on trouve dénommée "grandem villam de Tremeler - Pordic cum suis pertinentibus" (le grand village de Tréméloir et de Pordic avec ses dépendances). En 1202, l'Evêque de Saint-Brieuc, Josselin assure de nouveau aux mêmes religieux la possession de leurs dîmes sur Pordic.

Ville de Pordic (Bretagne).

Le comte Henri a deux fils, Alain, qui par la mort de son oncle Geoffroy II, comte de Penthièvre, devient chef de la maison de Penthièvre, et Conan qui paraît dans plusieurs chartes sous le nom de Conan, sire de Pordic. Une forteresse (surnommé dit-on Les Portes) devient très tôt le siège d'une importante seigneurie, qualifiée de première juveignerie du Goëllo, dont le fief s'étendait jadis sur Tréméloir et une partie de Plérin. Son premier seigneur, Conan, est le frère cadet du comte Alain, qui attribue l'église de Pordic à l'abbaye de Beauport. En effet, en 1202, Alain et Conan prennent part à l'érection de l'abbaye de Beauport. Jusqu'alors c'était aux seigneurs que revenaient le patronage de la paroisse, et aussi le droit de présenter à l'évêque les candidats pour desservir la cure. Le comte Henri abandonne en 1206 ses droits aux religieux de Beauport. Le château aurait été ruiné par les Anglais au XIVème siècle.

Dès 1202, Pordic est mentionné plusieurs fois dans les chartes de l'abbaye de Beauport, dont elle va devenir un prieuré-cure. Eudes Garsel et sa soeur Oréal offrent, en 1229, à l'abbaye, leurs terres de la Ville-Nouri. En 1244, Guillaume Jarnagon, prêtre de Pordic, fait "donation à Dieu et à Notre-Dame de Beauport de tous ses biens meubles et immeubles". En 1255, Guillaume de Mosterel abandonne "pour le salut de son âme toutes ses terres de la paroisse de Pordic". Mathilde ou Mahaut, de Pordic, issue du mariage de Conan avec Aliénor, offre aux moines de Beauport, en 1243, en présence de Philippe, évêque de Saint-Brieuc, une rente de neuf "raiz de froment", mesure de Lanvollon, à prendre sur ses métairies de la Ville-Glas, et trois deniers de revenus à percevoir sur le quartier de la Villeuve. Cette donation est confirmée par Yvon II de la Jaille.

En 1030, la paroisse de Pordic appartient, comme fief de haubert à Eudon, comte de Penthièvre. Distraite un peu plus tard de cette seigneurie, elle passe successivement dans les maisons de Châteaubriant, de la Jaille (vers 1363), de la Porte et d'Andigné. Yvon III de la Jaille était suzerain de Pordic, quand en 1289 le duc de Bretagne, Jehan II fit la relevée de son "Ost". De plus, les mémoires du temps (Dom Morice : Preuves) portent "qu'à Pordic la Ville Robert doit un escuier d'ost à Monseignor Jehan, duc de Bretagne, comte de Richemont. La Ville Loys doit un escuier d'ost". Yvon V de la Jaille épouse Isabeau de Coësmes et un acte de 1300, dans lequel Isabeau agit comme tutrice de ses enfants, indique qu'elle était veuve à cette époque. Yvon V est sire de Pordic lorsque éclate le dissentiment entre Jean de Bretagne, comte de Montfort, et Charles de Blois à propos de la succession au duché de Bretagne. Dans la succession des seigneurs de Pordic, on trouve ensuite Yvon VI qui épouse vers 1350 Marguerite Matharr. Yvon VII épouse Jehanne de Guignen. Yvon VIII a un fils qui meurt en 1302. Par la suite de cette mort, Jehan de la Jaille, frère d'Yvon VIII, hérite des biens de celui-ci. A défaut d'héritier, c'est à la soeur d'Yvon VIII et de Jehan de la Jaille, Marguerite de la Jaille, qu'échoient les biens des sires de Pordic. Marguerite de la Jaille se marie avec Hardouin de La Porte, barons de Vezins, en Anjou, qui la laisse veuve en 1408. A Hardouin de La Porte succède Jehan de La Porte. Vers 1420, Jehan de La Porte épouse Marguerite de Rieux, fille de Jean de Rieux, maréchal de France. Les de La Porte sont les premiers qui s'intitulent Barons de Pordic. Ces derniers laissent une fille appelée Béatrix de La Porte, qui épouse, vers 1445, Gilles de Tournemine, seigneur de la Hunaudaye. Gilles de Tournemine n'a pas d'enfant et à sa mort, ses biens tombent en la possession du duc de Bretagne. Les biens sont ensuite achetés par François de La Porte, oncle de Béatrix, et c'est en qualité d'héritier qu'il en présente le "minu" au roi le 30 janvier 1478. Le fils de ces derniers, Jehan de La Porte devient ensuite seigneur de Vezins, de la Jaille et de Pordic. A Jehan de La Porte succède sa soeur Marthe de La Porte. Cette dernière épouse le 15 juin 1535 Jehan Le Porc, fils aîné et héritier de François La Porte, seigneur de Larchatz, du Plessis Cosson, etc ... Son contrat de mariage stipule "que ses enfants seraient tenus d'ajouter à leur nom de Le Porc celui de La Porte et de porter en leurs armes : écu écartelé de l'armoirie du dist sieur de Vezins et en tous leurs parts, interrègnes et actes et pour honneur à sa perpétuité et autant que la ligne et race en durera". Leur fils, Jacques Le Porc de La Porte se marie le 17 juin 1556 avec demoiselle Claude de La Noë, fille unique de François de La Noë. La famille de La Noë s'éteint en 1600 suite à l'union de sa dernière survivante, Anne de la Noë, avec Jean Des Cognets, sieur de la Ronxière. En 1701, Louis Hyacinthe de Bréhant, qui possède certaines propriétés en Pordic les vend pour 20 000 livres à son frère, René de Bréhant, Conseiller au Parlement de Bretagne. En 1708 a lieu la vente de la baronnie de Pordic avec ses dépendances, par Charles François d'Andigné, chevalier et marquis de Vezins, à Jean René Amaury de Bréhant, chevalier, (comte de Moron et de Plélo, seigneur et châtelain de Saint-Bihy, Galilée, Le Pélem, La Grée, Bellisue, Mouessigné, Loursière et Tressigneau, vicomte de Beuves et de Marsan, futur baron de Pordic), pour la somme de 135 000 livres. Achetée par les seigneurs de Bréhan-Moron, la seigneurie est portée ensuite dans la maison de Richelieu par Louise Marie Félicité de Bréhant (ou Bréhan), qui épouse, en 1740, Armand Emmanuel Duplessix-Richelieu, le duc d'Aiguillon, baron de Pordic et pair de France. Le duc d'Aiguillon meurt en 1780. Son fils Armand Vignerad Duplessix-Richelieu, pair de France et colonel du Régiment de Royal-Pologne, vient poser la première pierre du bas-côté de l'église de Pordic. Ce dernier ne laisse pas de postérité et c'est M. de Moreton de Chabrillan, qui comme héritier indirect des seigneurs de Pordic, entre en possession des débris de leurs fiefs et les vend sous la Restauration.

Pendant les troubles de la Ligue, les troupes de Mercoeur édifient, au sommet de la côte de Coublot, un donjon nommé la "tour Goury", protégé par deux redoutes de terre. Certains lieux-dits tels que La Caquinerie (près de Kernélin), La Maladrie (aujourd'hui Le Point du Jour) et La Corderie (près de La Ville-Guy) semblent révéler la présence d'une ancienne léproserie.

Pordic a le titre de paroisse dès 1229 (Anc. év. IV, 46 et 87). La paroisse de Pordic était en effet jadis un prieuré-cure de l'abbaye de Beauport et appartenait, sous l'Ancien Régime, au diocèse de Saint-Brieuc.

 Ville de Pordic (Bretagne).

Durant la Révolution, la paroisse de Pordic dépendait du doyenné de Saint-Michel. Elle élit sa première municipalité au début de 1790. Lors des nominations aux succursales en 1803, à Pordic, l'évêque désigna d'abord Antoine-Jacques Mottais, 47 ans, mais il dut l'écarter et nommer l'abbé Michel Gallet à sa place. Celui-ci n'était cependant pas le candidat du Préfet qui présentait le constitutionnel Julien Bichemin et l'appuyait en ces termes : « Pordic, au moment de la Révolution, avait pour curé M. Odio-Baschamps, qui fit le serment et devint ensuite vicaire épiscopal de l'évêque Jacob. A M. Baschamps succéda dans la cure de Pordic, M. Le Clec'h, prêtre assermenté, aujourd'hui curé du canton de Plouha. Les menaces des brigands l'ayant forcé de quitter Pordic, il y fut remplacé l'an VIII, par M. François Boüetard, autre prêtre assermenté, homme de talent et de mérite comme ses prédécesseurs. A la rentrée des prêtres déportés, MM. Mottais, ancien vicaire et Le Pouliquen, ancien prêtre habitué de l'endroit, s'y établirent et y élevèrent leur autel particulier, ne voulant pas communiquer avec M. Boüetard qui exerçait le culte dans l'église paroissiale. De là un schisme dans une commune parfaitement unie jusqu'alors. Un tiers des habitants suit le culte qu'exercent MM. Mottais et Le Pouliquen dans une chapelle particulière, et le reste suit M. Bouëtard qui exerce dans la mère église. A ne consulter que les talents et la règle de proportion, M. Boüetard devrait être appelé à la place de vicaire succursaliste, car il a pour lui la possession, la majorité des habitants et plus de capacités que M. Mottais, infirme au point de se faire parfois soutenir pour dire la messe. Mais comme il faut éviter avec soin ce qui aurait l'air du triomphe d'un parti et ne chercher que le bien des fidèles, le Préfet pense que pour éteindre le schisme et calmer les dissentiments, il convient d'appeler à Pordic un ecclésiastique étranger aux luttes qui divisent cette commune. Il propose en conséquence M. Julien Bichemin, prêtre assermenté, âgé de 47 ans, très exercé dans le ministère et connu sous les rapports les plus avantageux de moeurs et de talents ». A quoi l'évêque répond simplement « que les raisons qui militent pour exclure M. Boüetard, excluent aussi M. Bichemin, que d'autre part M. Mottais n'est pour rien dans le schisme qui divise Pordic, qu'il jouit d'une bonne santé et que l'on a égaré la religion du Préfet sur le compte de ce prêtre ». En 1836 (ordonnance du 16 mai 1836), la commune de Pordic cède neuf villages situés sur la rive droite de l'Ic à la commune de Binic.

On rencontre les appellations suivantes : Pordic (vers 1160, en 1190, en 1202), Porzic (en 1198), Eccl. de Port Dic (en 1206), Eccl. de Pordic (en 1211), Par. de Pordic (en 1229), Pordich, Pordic (en 1255), Pordic (vers 1330).

Ville de Pordic (Bretagne).

Note 1 : En 1837, M. Louis Allenou est élu maire et occupe la charge jusqu'en 1852. M. Alexandre Ruellan lui succède. En 1852, M. l'abbé Renault est nommé curé de Saint-Michel de Saint-Brieuc puis est remplacé par M. l'abbé Marsouin, recteur de Pléneurf. En octobre 1859, M. Espivent, curé de la Cathédrale de Saint-Brieuc, né à Pordic, au village de la Ville-Auvray, le 30 juin 1805, est nommé évêque d'Aire et Dax. En janvier 1867, apparition du choléra à Pordic (Quéré fut le premier village attaqué, puis l'épidémie passe à Quévran, au Vaudic, enfin au bourg).

Note 2 : la commune de Pordic est formée des villages : le Bourgneuf, Ville-Evêque, Petite-Ville, Ville-au-Bas, Ville-Glas, Ville-Loyse, Ville-Rouault, Ville-Morel, Ville-Couault, Fosse-Argent, Ville-Cado, Ville-au-Guichou, Saint-Halory, Rue-Bourlago, la Toise, Marc-au-Budo, Comanton, Malbrousse, Ville-Hervieux, Ville-Jegu, Vaudy, Ville-au-Berdet, Rosy.

Note 3 : une pièce des Archives départementales stipule : "l'applacement où d'ancienneté soûlait être le château du dist lieu et baronnie de Pordic, aultrement, le château des Portes et jadis ruiné par les Anglais, de présent (1672) composé de vieilles mazières avec douves et aultres marques de forteresses et aultres appartemens du dist château, le tout contenant ensemble environ quatre journaux de terre, joignant d'une part au chemin menant du bourg du dist Pordic à la mer, d'aultre part au chemin menant de Saint-Brieuc à Binic, d'aultre part à terre du manoir de la Ville Robert, appartenant au Seigneur de Merneuf (du Boisgelin) et une servitude qui conduit de la Rue Basse au grand chemin de Binic". Vers 1663, existe à la Ville-Rouault un corps de garde composé de 870 hommes chargés de veiller à la sécurité des côtes. Les paroisses de Pordic, Perneuf, Plaine-Haute, Saint-Donan, Trémuson fournissent le contingent des hommes et le seigneur de la Ville-Tréhen est mis à la tête du détachement pordicais. 

Note 4 : à partir de 1593, la paroisse de Pordic a pour recteur Guillaume Le Borgne, successeur de Prigent de la Noë, élu en 1573. Guillaume Le Borgne conserve son titre durant 28 ans. En 1604, Messire Bertrand Civelle obtient les charges et bénéfices du presbytère. A la mort de Le Borgne, les religieux de Beauport nomment, le 13 mai 1616, son remplaçant J. B. Conches. Henri Moreau est nommé à la même époque par le supérieur de Beauport ("répondant ainsi à l'élection de ses subordonnés par la nomination d'un homme de son choix"). Voilà comment durant 18 mois, Pordic aura deux recteurs (J.B. Conches et Henri Moreau). Le Pape intervient le 14 octobre 1617 en faveur d'Henri Moreau. A la mort de Henri Moreau, en 1646, c'est Jacques Quiniart, puis Pierre Le Court qui lui succèdent. A Pierre Le Court, succède Pierre Hubert (1673-1694), puis Jacques Mallet (en 1694). Durant le XVIIIème siècle, on trouve Jacques Ponthays (en 1724), Pierre Baudry (en 1742), Pierre Couessurel (en 1771), Odio Baschamps (en 1776), ... Le premier maire de la commune de Pordic est le recteur Odio Baschamps (en 1790). On trouve ensuite Yves Duschesne (le 25 septembre 1791), Jean Epivent (le 13 novembre 1791), Jean Michel (en 1801), Louis Guibert (de 1807 à 1837), Louis Allenou (de 1837 à 1852), Alexandre Ruellan, ...

Note 5 : en 1725, Angélique Gallais, fille de Vincent Gallais, fille de Vincent Gallais, seigneur des Portes et de la Villepapault, épouse Jean Ignace Poënces, seigneur de Kerleau. En 1780, Olive Françoise Gallais épouse Guy du Maugouër de Tromeret.

Ville de Pordic (Bretagne) : chapelle Croix-Guingard.

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PATRIMOINE de PORDIC

l'église Saint-Pierre (1786), reconstruite en 1853-1854 sur les plans de l'abbé Renault, aidé du frère Cyprien. En forme de croix, elle comprend une nef avec bas côté de six travées, un transept et un choeur avec abside polygonale. La dernière travée de la nef, ainsi que le choeur, sont accostés de deux chapelles en ailes ouvrant également sur le transept et formant en plan un triple transept. Le clocher de l'ancienne église, menaçant ruines, est abattu en 1836 et la nouvelle tour édifiée en 1840 suivant les plans de l'abbé Renaud, dressés dès 1835 et approuvés le 10 février de cette dernière année, tour inspirée de celle de Landivisiau. La première pierre de la nouvelle église est posée le 1er juin 1786 par François le Saulnier de la Hautière, représentant du duc d'Aiguillon, ministre d'Etat. Cette pierre est récupérée lors de la démolition de l'église primitive en 1836 ; elle est bénite le 6 mars 1853 et l'église livrée au culte le 15 août 1854. Elle est bénite solennellement le 11 juin 1861 par Mgr Martial. De l'abside jusqu'au mur de la tour, la nouvelle église a une longueur de 57m30 ; sa largeur est de 19 m depuis la tour au transept, et de 26 m au transept. Elle a 5 m sous voûte. Parmi les généreux donateurs, la famille Allenou se mit au premier rang en versant 54 000 fr. pour aider à couvrir les frais de construction. En avril 1863, M. Marsouin est installé comme chanoine honoraire. Dans un des pignons du transept a été réemployée la fenêtre du chevet de l'ancienne église qui date du XIIIème siècle. Parmi les statues modernes, on trouve celles de saint Yves et du Bienheureux Charles de Blois. Le cimetière est béni le 28 mars 1852 (une croix en granit avait été offerte à cette occasion par la famille Corbel) ;

 Eglise de Pordic (Bretagne).

la chapelle Notre-Dame du Vaudic (1387), restaurée en 1614. Cette chapelle a fait l'objet d'une bulle d'indulgence accordée par le Pape le 24 février 1387 en faveur de sa reconstruction : " Cupientes itaque ut capella Beate Marie de Vaudic sita in parrochia de Pordic, Briocensis diocesis, congruis honoribus frequentetur et etiam reparetur .. Datum Avenione, VI kalendas martii, anno 9° (24 février 1387) " (Archives du Vatican). Seule la fenêtre du choeur date de l'époque médiévale. La chapelle du Vaudic a la forme d'une croix primitive en tau. Elle se compose d'une simple nef avec deux transepts. Le chevet est percé d'une fenêtre au haut de laquelle sont demeurés quelques écussons : on y distingue celui de La Porte et celui de La Jaille écartelé de La Porte. Le autels placés dans le transept étaient autrefois éclairés par deux petites fenêtres géminées. La cloche renfermée dans un modeste campanile porte la date de 1565. La chaire, oeuvre du sculpteur Pierre Gaillard, date de 1665 : elle est ornée de jolis motifs décoratifs, mais les figures sont disproportionnées. En 1849, sont détruite l'ancienne sacristie, une enceinte située au bas de la chapelle et une claire-voie en bois (lieu sans doute réservé aux lépreux). La chapelle abrite un tableau du peintre Loyer (signé Loyer fils, peintre à Etables en 1817) représentant saint Antoine ; des statues de Notre-Dame, saint Joseph, saint Isidore et saint Antoine ermite ; et de nombreux bateaux en ex-voto  ;

Ville de Pordic (Bretagne) : chapelle du Vaudy.

la chapelle Notre-Dame du Rosy (1785). Cette chapelle remplace une ancienne chapelle du XVIème siècle qui dépendait du manoir du Rosic. Le domaine du Rosy était la propriété de Lancelot Conen (en 1514) et de Jean Connen ou Conen (en 1569). Edifice du XVIIIème siècle de plan d’abord rectangulaire puis trapèzoïdal avec chevet Est plus étroit que l'occidental. Il porte l'inscription : MARIE PLEINE DE GRACES PRIEZ POUR NOUS. Le retable qui date de 1785 est orné des statues de la Sainte Vierge, de saint Nicolas et de saint François d'Assise, et porte l'inscription : Le 2 novembre 1785 Mlle Beatris Corno. Tableaux faibles, l'un de sainte Anne, l'autre de saint Joseph, datés de 1788 ;

 Ville de Pordic (Bretagne) : chapelle du Rosy.

la chapelle Notre-Dame-de-la-Garde (1849), oeuvre de l'architecte, le frère Cyprien. Edifice rectangulaire avec chevet à pans coupés. Cet édifice est situé sur l'emplacement d'un ancien cimetière à la Croix-Guingard, où reposent les victimes de la peste de 1631. Les travaux d'édification commencent le 15 juin 1849 et la chapelle est bénie le 6 décembre 1849 ;

Ville de Pordic (Bretagne) : chapelle Croix-Guingard. 

les anciennes chapelles aujourd'hui disparues : - la chapelle Sainte Anne de la Toise (ou Toisse). Existante à la fin du XVIIIème siècle. - la chapelle Sainte-Anne de la Ville-Mallote (ou Villemalotte), détruite en 1810. - la chapelle Sainte-Anne de Ville-Hulin ou Vilehulin. - la chapelle de Sainte-Jeanne d'Equivy (ou d'Ecquivy). - la chapelle Sainte Apolline du Château-Croc. - la chapelle Sainte-Barbe du Précréhant, désaffectée en 1938. - la chapelle Saint-Hubert du Courtil (ou Courtel). - la chapelle Sainte-Marguerite. - la chapelle Saint-Nicolas de la Ville-Serho. - la chapelle Saint-Yves de Saint-Hélory. Elle existait encore à la fin du XVIIIème siècle. - la chapelle Saint-Louis du Quartier (quartier Kerfa). - la chapelle Saint-Jean-Baptiste de la Noë. Le 13 novembre 1511, d'après les papiers de la fabrique, Mgr Olivier du Chastel, évêque de Saint-Brieuc, autorisait Guillaume de la Noë, seigneur du dit lieu, à bâtir une chapelle en l'honneur de saint Jean-Baptiste et de saint Sébastien à charge de faire une fondation pour l'entretien de la dite chapelle. Elle subsista jusqu'en 1820, et la fenêtre de son chevet fut utilisée à Notre-Dame de la Fontaine de Saint-Brieuc ;

la croix de la Ville-Daniel (1640) ;

la croix (1913) de l'oratoire Notre-Dame-des-Liesses. Cette croix a été érigée par Louis Massignon ; 

l'ancien calvaire de la Cuve (1858), offert par Mlle Thérèse Allenou et béni le 4 août 1858 ;

les fontaines de la Ville-Evêque, de Saint-Halory, de la Perrine, de Saint-Hubert de Courtel ;

le manoir de la Ville-Evêque (XIXème siècle). Ce domaine appartient, à l'origine, à la famille Conen ou Conan : à Sevestre ou Silvestre Conen, fils d'Etienne Conen (en 1514), puis à Christophe Conen (en 1569). Au XXème siècle, il s'agit de la résidence d'été de Louis Massignon ;

le manoir de la Ville-Nourri. Ce domaine appartient en 1514 à l'abbaye de Sainte-Croix de Guingamp ; 

le manoir de Château-Croc (XV-XVIème siècle). Propriété de François Harscouet, sieur de Kerverziou, en 1514, à cause de Jeanne Hingant, son épouse. Puis, propriété de François Gallais en 1536 et en 1569 ; 

le manoir du Pré-Créhant ou Précréhant (XVIème siècle). Propriété de Jean Conen (en 1514 et en 1536) et de François Connen ou Conen (en 1543). En plus de son titre de seigneur du Pré-Créhant (ou Précréhant), François Conen, époux d'Anne Botherel, portait aussi celui de seigneur du Vieux-Marché. Le manoir ou château du Précréhan est bâti par François Conen : c'est du moins ce qu'indique le millésime 1595 inscrit sur l'une des ailes. En 1591, François Conen de Précréhant s'enrôle chez les royalistes, défendant la Bretagne, pour Henry IV, avant d'être nommé gouverneur de la tour de Cesson, alors véritable forteresse. En 1598, il reçoit l'ordre de faire démolir la place forte et les matériaux serviront alors à bâtir en grande partie le manoir du Précréhant. François Conen vient passer à Pordic les dernières années de sa vie. Le 1er juin 1614, Louis XIII lui accorde une pension de 1 000 livres et le 15 février 1615, il lui envoie le collier de Saint-Michel. Il décède le 14 avril 1623 : "le 14e jour d'Avril 1623 décéda de cette vie temporelle Noble et Puissant Messire François Conen, Chevalier en son vivant des Ordres du Roi, Gentilhomme ordinaire de la Chambre, Seigneur de Précréhant, du Vieux-Marché, de Coatcar-Caradeuc, etc. et fut son corps inhumé et ensépultré solennellement en l'enfeu de ses prédécesseurs en l'église parochiale de Pordic, aux présences de Messire André Le Porc de La Porte, évêque de Saint-Brieuc, François de Boisgelin, écuyer, sieur de Saint Maudé , de Plérin, etc. chanoine de l'église cathédrale de Saint-Brieuc, ... "

le manoir du Pré-Péan ou Prépéan (XVIème siècle). Le manoir actuel, avec son mur d'enceinte plus ou moins fortifié, aurait été reconstruit en 1722. Ce domaine possédait jadis une chapelle privée et un étang. Propriété de Michau Conen de Prépéan (en 1514), de Jehan Rouaud (en 1536), d'Etienne Connen ou Conen (en 1569). L'un des descendants, Louis-Marie-Félix Connen (1777-1837), est qualifié de " Père de la sténographie française ", suite à la publication en 1813 de la Sténographie exacte ou l'art d'écrire aussi vite qu'on parle ;

les manoirs de la Ville-Serbo ou Ville-Serho (propriété du sieur de Vezins en 1536) et de la Ville-Malotte (XVIIIème siècle). Depuis que les Anglais avaient détruit le château-fort de Pordic, les descendants des seigneurs de Pordic avaient choisi pour demeure la maison noble de la Ville Serho. C'est là que vit vers 1617, un jeune prêtre, qui deviendra par la suite Monseigneur André Le Porc de La Porte, évêque de Saint-Brieuc. A sa mort, la seigneurie de Pordic échoie à la soeur de l'évêque de Saint-Brieuc. Par son mariage (en 1618) les biens passent ensuite dans le fief d'Andigné et restent la propriété de cette famille jusqu'en 1711 ;

8 moulins dont les moulins à eau Hervé, Menguy, de Créhan et le moulin à vent de la Dîme,…

Lavoir de Pordic (Bretagne).

A signaler aussi :

le menhir de Saint-Gilles ou chaise de Saint Gilles (époque néolithique) ;

l'établissement gallo-romain de la pointe de l'Ermot ;

l'ancien château ou manoir d'Equivit. Il était flanqué de tours et entouré de douves. Vendu nationalement pendant la Révolution, il est démoli par ses nouveaux maîtres et transformé en ferme. C'est en ce lieu que naquit le cardinal de Boisgelin. Grand-vicaire à Pontoise, il passe en 1765 à l'évêché de Lavaur, et en 1770 à l'archevêché d'Aix. En 1780, il siège aux Etats-Généraux comme député du clergé. A la fin de l'Assemblée Constituante, la persécution le force de passer en Angleterre. Il revient en France vers 1801 et est nommé à l'archevêché de Tours en 1802, puis cardinal. Il meurt le 22 août 1804, âgé de 72 ans. Le cardinal de Boisgelin est le fils du Comte Louis Bruno de Boisgelin, marquis de Cucé, seigneur de La Roche-Suhart, et de Radegonde de Rosmadec, décédée à Equivit et enterrée dans la chapelle de Notre-Dame de la Cour. A noter que le marquis de Boisgelin épouse, en seconde noce, Mlle de Boufflers qui périt sur l'échafaud en 1793 ; 

les vestiges du corps de garde (XVIIIème siècle), situés à la Pointe de Pordic.

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ANCIENNE NOBLESSE de PORDIC

La terre de Pordic est détachée du Goëllo, vers 1200, en faveur de Conan (ou Conen ou Connen) appartenant à la famille des comtes de Bretagne. Cette terre passe ensuite, vers 1260, entre les mains de Margerie, épouse d'Yvon de la Jaille et en 1420, entre les mains de Marguerite de la Jaille, épouse d'Hardouin de la Porte, baron de Vezins (Maine et Loire). Au mois de mars 1514, le roi François Ier signait des lettres portant création de six foires et un marché le jeudi de chaque semaine, au bourg de Pordic ("lors et le fois que la fête de saint Simon et Jude se trouverait au jour du jeudi et pareillement celle de saint Mahé, le marché du dit sieur de Vezins au dit lieu de Pordic ne tiendra celui jour, mais sera superceddé jusques au sabmedi d'après, et aussi quant ces dites foires au dit lieu de Pordic se trouveraient au jour du lundi et vendredi que tiennent les marchés à Châtelaudren et à Lanvollon, pareillement les dites foires se tiendront aucunement mais seront pareillement superceddés jusques au prochain jour d'après"). Les six foires se tenaient : "le jeudy d'avant le mardy gras, le premier jeudy du moys de may, le jeudy après la feste Dieu, le jour de saincte Marguerite, le 1erjeudy du moys de septembre, le jeudi d'après la toussainctz". A partir de 1535, les terres deviennent la propriété des descendants de Marthe de la Porte de Vezins et de Jean le Porc de Larchat, son époux (mariés le 15 juin 1535). Le 23 janvier 1618, Marthe le Porc de la Porte épouse Charles d'Andigné et le 2 janvier 1710, Charles-François d'Andigné, marquis de Vezins, vend la baronnie de Pordic à Jean-René François Amalric de Bréhant, comte de Mauron. En 1734, suite au décès de Louis-Robert-Hippolyte de Bréhant, la baronnie de Pordic passe entre les mains de sa fille Louise-Félicité, qui épouse le 31 juillet 1740, Armand Emmanuel Duplessix-Richelieu, le duc d'Aiguillon, pair de France. Le duc d'Aiguillon meurt en 1780. Six ans après, son fils Armand Vignerad Duplessis-Richelieu, pair de France, colonel du Régiment de Royal-Pologne, vient poser la première pierre du bas-côté de l'église de Pordic. Il ne laisse pas de postérité. Après la tourmente révolutionnaire, M. de Moreton de Chabrillan, comme héritier indirect des seigneurs Barons de Pordic, entre en possession des débris de leurs fiefs et les vendent sous la Restauration.

En 1674, le seigneur Baron de la Seigneurie de Pordic afferme la terre de Pordic. Monseigneur de Meneuf du Boisgelin possède deux maisons nobles, l'une nommé Equivit et l'autre La Ville-Robert. Le seigneur Conen du Précréhant et ses héritiers possèdent le dit lieu noble de Précréhant et la métairie qui en dépend. La maison de la Petite-Ville-Evêque qui peut contenir environ quinze journaux est affermée. Le Tertre-Mal est affermé : le partage est dû aux cadets des Seigneurs Conen dont Monsieur Saint Luc est l'un d'eux. Le sieur Conen du Prépéan tient en la dite paroisse le dit lieu du Prépéan et ses dépendances avec la maison de Quévran et La Plesse. Le sieur Gallais, sieur du Châteaucroc, possède le dit lieu du Château-Crocq Gallais, le Château-Crocq Hingant, le manoir de la Grande-Ville-Evêque, la Ville-Noury, le Champ-Morin, Bel-Isle et la Ville-Neuve. Monsieur des Cognetz, sieur de la Ronxière, possède le manoir de la Noë, avec les deux métairies qui en dépendent. Le sieur Gallais, seigneur de Bel-Isle, possède le manoir de la Fontaîne Saint-Père. Le sieur Nouël de la Ville-Hulin possède le dit lieu de la Ville-Hulin, le manoir de la Chaussée-Pabouts, Pilavoine, le Vaumartin et les Landes. Le seigneur Conen de la Toise tient le dit lieu de la Toise. Le seigneur Conen de Saint-Hélory tient le dit lieu de Saint-Hélory. La dame du Pont-Hingant tient le manoir de la Ville-Madren. La dame Le Veneur de la Ville-ès-Veneur possède le Clos-Martin. Le seigneur de Caslan possède la maison noble de la Mare-au-Budoc. Le seigneur Le Borgne, seigneur de Mallebrousse possède le dit manoir la Grande-Mallebrousse. La petite Malebrousse est possédée par J. Le Charpentier. Le sieur de l'Abraham-Damar tient la Ville-Papault et la Ville-Cado. Le sieur du Gué-Sion (Guériou), époux de Charlotte de Kerascouet, possède les deux métairies de l'Isle. Le sieur Allenou des Marais possède la maison des Marais et de la Ville-Angevin. Les sieurs et dames de Kéradennec possèdent le manoir du Rozic. La demoiselle de Rambelleville possède une maison à Quimpéri. Le sieur de la Ville-Cade possède la maison noble de Quimpéri. Le sieur de Coatpeur tient la maison de Coatpeur. La dame Baronne de Beaumanoir Derian possède la maison de Lescho. Le sieur du Bourgneuf de la Villéon, comme père et garde naturel de ses enfants avec défunte veuve du feu sieur des Landes Bernard, possède la maison de la Salle du Vaudic. Maître Pierre Gouëri, sieur du Cartier-Chevalier, possède la maison du Cartier-Chevalier. Les sieurs et dame de Kerlicanal possèdent la maison de Pilavoine-Kerhascouët. La maison de Sainte-Marguerite appartient à Prigent Bellégot. La Roche-Martin appartient à Maître Bertrand Le Mée. La maison de la Banche appartient à Etienne Cherbonnel. Le sieur de Château-Goëllo possède le manoir de la Hignonnays. Le manoir de Pont-Rivilly appartient à madame la Douairière de Boisgelin. Le manoir de Bon-Abri appartient au sieur Restalle de la Boëxière. La métairie de la Ville-Papault appartient à demoiselle Aline Brengeais. Le sieur de la Ville-aux-Doré possède le manoir de la Ville-au-Doré. Le sieur de la Ville-aux-Guichou possède le manoir de la Ville-aux-Guichou. Le sieur de Bringolo possède la maison de la Chaussée-Courcou. La dame Marquise de Moullac, le seigneur de Pommorio, le seigneur de la Ville-au-Vay possèdent aussi des biens à Pordic. 

A la Révolution, les terres nobles de Pordic étaient : la Ville-Audren, la Ville-Sapron, Testel, la Ville-Papavet, Lanoé, la Ville-au-Veneur, le Chat, le Pré-Orchand, la Ville-Gléen, la Ville-Raoul, le Kersaint, Higonay, la fontaine Saint-Pern, la Ville-Hulin.

La première montre où paraissent les nobles de Pordic, date de 1423. On y trouve cités : les Abraham, sieurs de la Ville-Angevin (qui portent "d'argent à 3 jumelles de sable accompagnées de 10 étoiles de gueules") et les Turnegoët, sieurs de Lescho, dont la dernière descendante épouse plus tard un La Lande de Calan.

Lors de la réformation de juillet 1427, sont mentionnés à Pordic les nobles suivants : Perrot Connen (de L'Isle), Jehan Connen, Jehan du Boisbili, Olivier du Boisbili, Perrot fils d'Yvon Connan, Etienne de La Noë, la déguerpie Olivier du Boisgeslin, Geffroy de Ladvocat, Henri Langlois, Jehanne Langlois, la déguerpie de Jehanne Connan, Yvon Perin, Guillemet Gromet et son fils, Jehanne Abraham, la déguerpie de La Nos, Alain Percevault et son fils, Guillaume Pointel, Jehanne Lisquibit et son fils, la déguerpie Alain Robin, Guillaume Etreuc son frère, Pierre Rochay et sa mère, Guillaume Gallais, la déguerpie Guillaume Goures, Jehan Connan (de Gairac), Guillaume Epivan. D'autres personnes de Pordic se disent nobles : la déguerpie Etienne Epivan et ses fils, la déguerpie Guillaume Epivan, Geffroy Kergault, Jehan Argault, Perrot Le Borgne, Jouan Robert, Richard Le Ruschot, la déguerpie Guillaume Huc, Jehan Audé, Pierre Perrin, Guillaume Minier, Geffroy Pertriaulx son fils et Perrot Bertrand son gendre, Alain Moys, Guillaume Moys.

Lors d'une montre de 1437, sont mentionnés : Guillaume Gallais (seigneur du Château Roc, de la Fontaine Saint-Père, de la Ville-Rouault, de la Ville-au-Doré, de l'Etang, et dont les armes sont "de gueules au croissant d'or accompagnées de 6 roses d'or"), Olivier de Noë (seigneur de Coëspeur, de la Ville-Cades, du Guilly, des Salles, paroisse de Pleslan, et dont les armes sont "d'azur au lion d'or, armé, lampassé et couronné de gueules"), Guillaume Epivent (seigneur de Mallebrousse et dont les armes sont "d'azur, à trois croissants d'or montants 2 en chef et 1 en pointe, accompagnés d'une molette d'éperon à six pointes de même, en abîme"), De Boisgelin (seigneur de la Touëze, d'Equivit, de la Ville Robert, de la Noë Mal, et dont les armes sont "écartelé aux 1 et 4 de gueules, à la molette d'éperon d'argent de cinq rais ; aux 2 et d'azur plein"), Jehan Le Voyer (seigneur de la Ville Daniel, de la Fosse-Argent, du Pré, et dont les armes sont "d'argent au chef endanché de gueules à cinq pointes"), Guillaume de La Lande (seigneur de la Hignonays, et dont les armes sont "d'azur à un léopard d'argent couronné et onglé d'or, accompagné de 7 mâcles d'argent posées 4 en chef et 3 en pointes"), De Boisbilly (seigneur de la Ville Madren, et dont les armes sont "de gueules à 9 étoiles d'or"), Le Chat (seigneur de Kersaint, de l'Isle, de Lizandré, du Bourg Neuf, et dont les armes sont "de sable au chat effarouché"), Conen (seigneur de Kersaint, de la Ville au Guichou, de Prépéan, de la Ville Papault, de Rambelleville, de Saint-Hélory, de Kerhello, de la Ville Basse en Tréméloir, ainsi que de Saint-André, des Longrais, du Vieux Marché en Plouaret, et dont les armes sont "coupé d'or et d'argent au lion d'or de l'un en l'autre, armé, lampassé, et couronné de gueules"), Nouël (seigneur de la Villehulin, et dont les armes sont "d'argent à un pin de sinople arraché soutenu par 2 cerfs de sable affrontés"), Le Veneur de la Ville ès Veneur (dont les armes sont "d'argent au cerf passant de gueules, ramé et onglé d'or"), Allenou (seigneur des Marais, des Grands Clos, du Clos-Neuf, et dont les armes sont "d'argent à 4 chevrons de gueules").

Lors de la réformation du 20 mars 1536, plusieurs maisons nobles de Pordic sont mentionnées : La Ville-Serho (au sieur de Vezins), Le Pré-Péan (à Jehan Rouaud, puis à Etienne Connen en 1569), La Ville-au-Guichou (à Marguerite Conen, fille du défunt François Conen), Le Pont-Villy et La Ville-Madren (à Jehan du Boaisbilly, puis à Jacques Guillemin en 1569), La Hygnonnaye (à Yvon Conen), La Noë (à Jehan de La Noë, puis à François de La Noë en 1569), Le Pont-Rivilly (à Christophe du Boaisgelin), La Ville-Evêque (à Silvestre Conan, puis à Christophe Conen en 1569), autre maison appelée La Ville-Evêque (à Jehan Conan), Le Pré-Créan (à Jehan Conan), La Ville-Robert (à Françoise Conan), Equivy (à Françoise Conan), L'Isle (à Guillaume Le Chat), La Ville-Papault (à Louis Conan, puis à François Connen en 1569), L'Echo et Le Vaudic (à Jacques Tournegouet, fils d'Isabeau Dollo), La Ville-Hervieux (à Jacques Tournegouet, anciennement à François de Loysio et son épouse Marguerite Conan), Le Château-Croc (à François Gallays, puis à François Gallais en 1569), une maison (à Etienne Nouel), Malbrousse (à Thomas Lespyvent ou Espivent), Quévran (à Jehanne Conan, fille de Mathurin Conan), La Porte (à Jehan Saint-Cast, anciennement à François de La Porte), une maison au village de L'Isle (à Jehan Huet, anciennement à Mador de La Porte, fils de François de La Porte). En 1569 sont mentionnées en plus les maisons nobles suivantes : Le Pré-Geslin (à Jean Gelin), Lanievun (à Jean Abraham), Kersaint (à Jacques Le Chat), Le Rosy (à Jean Connen), La Chaussaye (à Guillaume Le Borgne), La Chaussée (à Robert Paboul).  

La maison Connen de Saint-Luc : Connen, sr. de Précréant (ou Pré-Créhant), de la Ville l'Evêque, de Prépéant (ou Pré-Péan), etc. , paroisse de Pordic ; — de Penlan, paroisse de Quimper-Guézennec ; — de la Roche ; — de Saint-Luc ; etc.. Ancienne extraction chevaleresque, réformation 1669, neuf générations ; réformations et montres de 1441 à 1535, paroisses de Pordic et de Tréméloir, évêché de Saint-Brieuc. « Coupé d'or et d'argent, au lion de l'un en l'autre armé, lampassé et couronné de gueules à enquerre » (P. Potier de Courcy, Nobiliaire et Armorial de Bretagne). Cette maison compte plusieurs personnages illustres à différents titres. Nous citerons seulement ici : Yvon époux d'Azou Hélory, sœur de Saint-Yves, entendue dans l'enquête de canonisation de son frère, en 1330 ; et Toussaint-François-Joseph Connen de Saint-Luc, évêque de Quimper ; puis Gilles-René Connen de Saint-Luc (J. Baudry).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 76 nobles de Pordic :

Guillaume ABREHAM de Rossic (4 livres de revenu) ;

Pierre ALENOT (5 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une pertuisane ;

Jehan CARSIN (6 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan CONEN de Villeauguicheux (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre CONEN (2 livres de revenu) : défaillant ;

Pierre CONEN de Villepapault : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Thomas CONEN (20 livres de revenu) : défaillant ;

Bertrand CONNEN (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Eon CONNEN (120 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan CONNEN (20 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan CONNEN de Precrehent (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Michel CONNEN (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre CONNEN (40 livres de revenu) : excusé comme appartenant à la maison du Maréchal (Jean de Rieux) ;

CONNEN de Gueren (20 livres de revenu) : défaillant ;

Huon COURCOUL (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Margot DE LA BOULLAY (6 livres de revenu) : défaillant ;

Pierre DE LA LANDE (2 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume DE LA NOE (50 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

François DE LA PORTE ;

François DE LA PORTE : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan DE LA PORTE de Pordic : défaillant ;

Henri DU BOAISBILLY (60 livres de revenu) : défaillant ;

Henri DU BOAISBILLY (60 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan DU BOAISBILLY (10 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan DU BOUESGELIN de Pontrevily (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre ENSEGNIER (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Olivier ESPIVENT (7 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît comme archer ;

Pierre ESPIVENT (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Roland ESPIVENT (2 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît en archer ;

Pierre FLOURY (20 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan GALAES (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Roland GALAES (25 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume GELIN : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Jehan GELIN (5 livres de revenu) : porteur d’une salade (casque) et comparaît armé d’une vouge ;

Marie GELIN, représentée par son fils Olivier LORENS : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une pertuisane ;

Jehan GOURES de Villelevesque (15 livres de revenu) : défaillant ;

GOURES (6 livres de revenu) : défaillant ;

Estienne GROIMEL : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Louis HENRY (3 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume HILLION (2 livres de revenu) : défaillant ;

Olivier HINGANT (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

HINGANT (10 livres de revenu) : défaillant ;

Philippe HUET : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une jusarme ;

Guillaume JANDROT (2 livres de revenu) ;

Estienne JARNUEL (20 livres de revenu) : défaillant ;

Eon LE BORGNE (5 livres de revenu) : défaillant ;

Eon LE BORGNE : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une vouge ;

Olivier LE CHAT (50 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan LE GASCOIGN : défaillant ;

LE GASCOIGN : défaillant ;

Guillaume LE GENTIL (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre LE GENTIL (10 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une vouge ;

Alain LE MOUENNE (2 livres de revenu) : défaillant ;

Charles LE MOUENNE (10 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une pertuisane ;

Gilles LE PREVOST (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume LESNE (5 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une pertuisane ;

LESNE (5 livres de revenu) : défaillant ;

François LEVESQUE (2 livres de revenu) : défaillant ;

Pierre LEVESQUE (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

MELLES (2 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une pertuisane ;

Alain MERLET (1 livre de revenu) : comparaît armé d’une javeline ;

Pierre MERLET (3 livres de revenu) : comparaît revêtu d’une robe ;

Jehan PARQUEN : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Eonnet PERCEVAULT (2 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une pertuisane ;

Guillaume PERCEVAULT (2 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Geoffroy PERCEVAUST (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Jehan PERCEVAUST (16 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une vouge ;

Jehan PERCEVAUST (6 livres de revenu) ;

Jehan PERRIN (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre POAINTEL (200 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan QUERRAY (600 livres de revenu) : défaillant ;

Nicolas RICHARD (15 livres de revenu) : comparaît armé d’une pertuisane ;

Richard ROBIN (40 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan ROCHAY (2 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une vouge ;

Arthur TREHEN (10 livres de revenu) : défaillant ;

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