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POMMERIT-JAUDY |
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La commune de Pommerit-Jaudy ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de POMMERIT-JAUDY
Pommerit-Jaudit vient du celte "pommerit" (près du gué), et du nom de la rivière "
Jaudy" (dont la source est en Tréglamus).Pommerit-Jaudy est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploëzal et a vu se constituer semble-t-il à ses dépens celle de La Roche-Derrien. Léglise de « Pomerit jeudi » (ou Pemerit Jeudy ou Pemerit Yeudi) est citée dès 1330.
La partie de la paroisse formant le minihy (c'est-à-dire le fief épiscopal) de l'évêque de Tréguier s'appelait L'Isle-Loy et formait semble-t-il une trève dès 1513 (Arch. des Côtes-d'Armor, C7). Cette trève ne fut jamais une paroisse.
Certains lieux-dits tels que Mouster (près de la chapelle Saint-Adrien), Moustéro (près du hameau de Poul-Bara-Guen) semblent révéler la présence des Templiers ou des Hospitaliers. Une léproserie se trouvait jadis au lieu-dit Penn-Krecy. Aux IXème et Xème siècles, un château existait au lieu-dit Coat-Nevenez.
L'ancienne paroisse de Pommerit-Jaudy dépendait de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation de Pontrieux et du ressort de Lannion. La cure était à l'alternative.
On rencontre les appellations suivantes : Pomerit Jeudi (vers 1330), Pomerit Jeaudy (à la fin du XIVème siècle), Pemerit Yaudi (en 1435), Pemerit Jeudi, Pemerit Yeudi (en 1444), Pomerit Jaudi (en 1451), Pemeurit Yaudy (en 1461), Pommerit-Jaudy (en 1731).
Note 1 : le 30 mai 1796, Charles-Louis Le Roux Chef-du-Bois, commissaire du Directoire près du canton de la Roche-Derrien, est assassiné à Chef-du-Bois. Le crime est imputé à Taupin, chef chouan. Le Roux ayant présidé le tribunal qui avait condamné à mort la femme de Taupin. Vers le 15 janvier 1798, les chouans firent une incursion à Pommerit-Jaudy (Arch. des Côtes-d'Armor, 1L 163, fol. 22 v).
Note 2 : la commune de Pommerit-Jaudy est formée des villages : Kergadeguen, Kergozo, Keressé, Prat-le-Dan, Kermessen, Kerhouel, Kerizot, Rocumelin, Kermez-Bihan, Kermerzat, Gargen, Cozquer, Kerloazec, Kericuff, Kerminguy, Kerpoco, Kersévéon, Kerjulien, Kervilgos, Kergonen, Coat-Rogan, le Pavillon, Pen-Bizien, Kerfloter, Kerote, Kerdourien, Toul-an-Lan, Pabu.
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PATRIMOINE de POMMERIT-JAUDY
| l'église Saint-Pierre-ès-Liens (1742). La base de la tour date de 1742 et le reste de l'église date de 1842-1849 (sur les plans de l'architecte Bourdeau de Lannion). Au nord, se trouve un ancien maître-autel édifié sur les plans de Jacques François Anfray et qui date de 1781. Le tableau de la Nativité, offert par Napoléon III, date des années 1856. L'église abrite une statue, en bois polychrome, de saint Pierre, oeuvre du sculpteur Maurice Bouts et datée du milieu du XXème siècle. Les seigneurs de Coatnévenez, de Kerespert, de Kericuf-Kercabin, de Rocumélen avaient autrefois des prééminences dans l'église paroissiale ; | |
| la chapelle Sainte-Anne de Kermezen (1638). Le clocher mur a une chambre de cloche. Il s'agit d'une chapelle privée ayant appartenu à la famille Kermel dont on remarque les armoiries ; | |
la chapelle Saint-Antoine Ermite (XVII-XVIIIème siècle). La chapelle abrite un tableau, oeuvre du peintre Anthoine Caffrely et daté de 1788. La peinture sur mur intitulée "Vie de saint Antoine", oeuvre du peintre Ernest Perrot, date de 1937 ; | |
la chapelle du Folgoat-Dewet (XVIIIème siècle) ; | |
la chapelle du Folgoat-Pontrod (XVIIème siècle), située près du manoir du Cosquer ; | |
la chapelle de Saint-Dogmaël de Kerozeth (XVIème siècle), située près de Kerrod. Le clocher mur a une chambre de cloche ; | |
la chapelle Saint-Joseph de Kéricuff (vers 1600). Il s'agit d'une ancienne chapelle funéraire où se trouve inhumée la famille Tigeon. L'édifice abrite un reliquaire en bois qui date du XIXème siècle et qui renferme le crâne de soeur Françoise Le Fichant, fondatrice du carmel de Saint-Brieuc en 1860 ; | |
la chapelle Saint-Pabu ou Saint Tugdual (XVIIIème siècle), restaurée en 1853. Les seigneurs de Coatnévenez sont les fondateurs de la chapelle ; | |
| le calvaire de la Croix-Rouge ou Croas-Ru (1545), démantelé à la Révolution et remonté vers 1820 ; | |
| le château de Kermezen (XIIIème siècle-1633) occupait par la famille de Kermel depuis 1624 et édifié à l'emplacement d'un manoir du XIIIème siècle. Propriété de Prigent Kermel en 1481 et de Gilles Kermel vers 1585. Cette maison a fourni un page du roi en 1754 et 1775. La façade du château fait l'objet d'une restauration au XVIIème siècle et au XIXème siècle. Le fronton du château date du XVIIème siècle : on y trouve une pierre qui porte les armoiries de la famille de Kermel. La tour date du XIVème siècle. La chapelle privée date de 1638 ; | |
| le château du Chef-du-Bois (1867), situé à Pen-ar-Hoat et édifié sur l'emplacement d'un ancien manoir appelé du Plessis. Il s'agit du lieu de naissance d'Azou (ou Aude) Du Plessis (ou Quinquis, en breton), épouse de Jean Héloury (ou Hélory) et mère de saint Yves. Le château est la propriété de la famille Chef-du-Bois qui s'est fondue ensuite dans celle des Boiséon, Boisgelin puis Rogon. Au XIIIème siècle, cette terre était aux mains des Kersaliou, sieurs de Chef-du-Bois, de la Saudrays, de Kermorvan, etc.. Geoffroi de Kersaliou se croisa en 1248. Vers 1379, Rolland de Kersaliou fut un compagnon d'armes de Bertrand Duguesclin ; | |
| le manoir de Coat-Nevenez (XVIème siècle, reconstruit en 1944), de Pratlédan (XVIème siècle), Rocumelin ou Roc'hmélen, Kermenguy (XVIIIème siècle), Cosquer (XVII-XVIIIème siècle, propriété des familles Launay de Toureault, Bourblanc, d'Apreville et Cornulier-Lucinière), de Kersaliou (XIVème siècle) ; | |
| la ferme de Ty-Glas-Bras (1743), Kermenguy (1781), Kervilgos (1716), Kervellec (1773), Lézonan (1706), Kerrouel (1654), au petit ChefduBois, de Coat-Rogan (XVIème siècle), Kerré (1771), Lescop (XVIIIème siècle) ; | |
| la croix de Kermezen (XVIIème siècle), de Saint-Antoine (XVIIIème siècle), de Ty-Glas-Bras (XVIIIème siècle), de Kericuff (XVIIème siècle), de Quillevez-Braz (XVIIème siècle) et Quillevez (avec calvaire) daté du XVIIème siècle ; | |
| le colombier de Kéricuff (ou Kericuf) ; | |
| 11 moulins dont les moulins à eau de Kermezen, Bourette, Penancoat, Coat-Nevez (ou Coat-Nevenez), Trojody, Poulohou, de Paul, du Rumain, de Trézéan. |
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ANCIENNE NOBLESSE de POMMERIT-JAUDY
La seigneurie de Chef-du-Bois (alias Penanhoat) possédait jadis un droit de haute justice qui s'exerçait à la Roche-Derrien. Au XIIIème siècle, cette terre était aux mains des Kersaliou. La branche aînée de cette famille sest fondue dans Boisgelin, puis Rogon. Propriété de Thomas Chef-du-Bois en 1438. La seigneurie passe ensuite entre les mains des familles Boiséon (en 1495, suite au mariage de Péronelle Chef-du-Bois, fille de Jean Chef du Bois et d'Anne de Quelen, avec Pierre de Boiséon), du Breil (vers 1621, suite au mariage de Claudine de Boiséon avec Guy du Breil) ;
La seigneurie de Coatnevenez (alias Coatnavanoy) possédait jadis un droit de moyenne et basse justice qui s'exerçait à l'auditoire de La Roche-Derrien. Coatnevenez est annexée à Roc'hmélen en 1646. Propriété de Jean de Coatnavanoy (ou Coenevenoy) en 1475. Cette seigneurie passe ensuite entre les mains des familles Le Véer (avant 1576, suite au mariage de Marie de Coatnavanoy avec François Le Véer), Le Borgne (vers 1586, suite au mariage de Marguerite Le Véer avec Jean Le Borgne),
du Bahuno (vers 1710, suite au mariage de Pétronille Le Borgne avec François Guillaume du Bahuno).La seigneurie de Kerespert (ou Keresbertz) possédait jadis un droit de moyenne justice qui s'exerçait à l'auditoire de Tréguier. Propriété d'Olivier du Dresnay en 1582.
La seigneurie de Keressé possédait jadis un droit de moyenne justice. Cette seigneurie est annexée à Roc'hmélen en 1674. Propriété de Prigent de Rosmar en 1571 et en 1585, puis de Guillaume Le Borgne en 1674.
La seigneurie de Kericuf-Kercabin possédait jadis un droit de moyenne ou basse justice et s'exerçait à l'auditoire de La Roche-Derrien. Propriété de Guillaume de Kerguerc'h (ou Kerguenec'h) et de son épouse Marguerite Lesparler vers 1575.
La seigneurie de Kerliézec possédait jadis un droit de haute ou moyenne ou basse justice qui s'exerçait à Pouldouran ou La Roche-Derrien. Propriété de Claude du Chastel en 1545, puis de la famille de Bourblanc à partir de 1617.
La seigneurie de Kermezen exerçait jadis sa juridiction à l'auditoire de Lézardrieux. Propriété de Gilles de Kermel (époux de Jeanne de Rosmar) vers 1585.
La seigneurie de Kersaliou de Pommerit-Jaudy (mouvance de la châtellenie de La Roche-Derrien) possédait jadis un droit de haute justice avec patibulaire à quatre pots. Propriété au XVème siècle de la famille Kersaliou qui s'est fondue dans la famille du Chastel. Propriété de Tanguy du Chastel en 1518. La seigneurie est vendue en 1556 à Pierre du Boisgelin, sieur de Kerhir. Cette terre passe ensuite entre les mains de la famille Rogon, seigneurs de Carcaradec (en 1676, suite au mariage de Jeanne du Boisgelin avec Louis Rogon).
La seigneurie de Kersévéon-La Villeneuve possédait jadis un droit de moyenne et basse justice. Elle est annexée à Roc'hmélen. Propriété de René de Kerénor (avant 1602) puis de Pierre de Trogoff (en 1602).
La seigneurie de Lisle-Loi (ou Lisle-Loy) possédait jadis une moyenne et basse justice. Propriété de la famille Rochumelen (ou Roc'hmélen), puis de la famille Trogoff (au XVème siècle, suite au mariage de Marguerite de Rochumelen avec Alain de Trogoff), Le Borgne (vers 1647, suite au mariage de Marie de Trogoff avec Robert Le Borgne).
La seigneurie de Rocumélen ou Roc'hmélen possédait jadis une moyenne et basse justice. Elle a annexé les seigneuries de Kersévéon, Coatnevenez, Keressé, Kerongoff, Lisle-Loi (ou Lisle-Loy) et Plessix. Propriété de la famille Rochumelen (ou Roc'hmélen), puis de la famille Trogoff (au XVème siècle, suite au mariage de Marguerite de Rochumelen avec Alain de Trogoff), Le Borgne (vers 1647, suite au mariage de Marie de Trogoff avec Robert Le Borgne).
La seigneurie du Plessix possédait jadis un droit de haute, moyenne et basse justice avec patibulaire à trois piliers. Propriété de Maurice de Quélen en 1535 et en 1552. Cette seigneurie passe ensuite entre les mains des familles Le Borgne (en 1690) et du Bahuno (en 1710, suite au mariage de Pétronille Le Borgne avec François Guillaume du Bahuno).
La seigneurie de Prat-Lédan de Pommerit-Jaudy possédait jadis une basse justice qui s'exerçait à La Roche-Derrien de 1757 à 1790. Propriété d'Olivier Le Scanff en 1535.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 17 nobles de Pommerit-Jaudy (il y avait 12 nobles en 1426) :
Guillaume ARREL (400 livres de revenu) : comparaît en Homme dArmes ; | |
Olivier CARANTEZ de Queresoult (5 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan COETNEVENOY de Coatnevenay (60 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Thomas DENIS de Guerdrogon : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Lancelot ESTIENNE de Kermaez (40 livres de revenu): porteur dune brigandine et comparaît armé dune pertuisane ; | |
Jehan GUENTRIC (15 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Prigent KERMEL de Keranmerzon (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Riou KERNECHRIOU (60 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan LE GALAYS (120 livres de revenu) : excusé ; | |
Yvon MEUR (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune pertuisane ; | |
Noël MORICE : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Olivier MORICE (90 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
François de QUELEN de le Plesis (300 livres de revenu) : comparaît en Homme dArmes ; | |
Fouquet REGNARD (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Olivier SIBIRIL (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan de TNOUGOFF de le Pellinec (60 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Pierre STEFFNOU (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; |
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