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POMMERIT-JAUDY

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La commune de Pommerit-Jaudy (pucenoire.gif (870 octets) Peurid-ar-Roc'h) fait partie du canton de La Roche-Derrien. Pommerit-Jaudy dépend de l'arrondissement de Lannion, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de POMMERIT-JAUDY

Pommerit-Jaudit vient du celte "pommerit" (près du gué), et du nom de la rivière "Jaudy" (dont la source est en Tréglamus). 

Pommerit-Jaudy est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploëzal et a vu se constituer semble-t-il à ses dépens celle de La Roche-Derrien.

L'église de « Pomerit  jeudi » (ou Pemerit Jeudy ou Pemerit Yeudi) est citée dès 1330 (lors du procès de canonisation de Saint-Yves). En effet à cette époque " Hervé Fichet, clerc, de Pommerit-Jaudy, âgé de 80 ans " (témoin n° 10) dépose lors de l'enquête sur la vie de Saint Yves.

La partie de la paroisse formant le minihy (c'est-à-dire le fief épiscopal) de l'évêque de Tréguier s'appelait L'Isle-Loy et formait semble-t-il une trève dès 1513 (Archives des Côtes-d'Armor, C7). Cette trève ne fut jamais une paroisse.

Certains lieux-dits tels que Mouster (près de la chapelle Saint-Adrien), Moustéro (près du hameau de Poul-Bara-Guen) semblent révéler la présence des Templiers ou des Hospitaliers. Une léproserie se trouvait jadis au lieu-dit Penn-Krecy. Aux IXème et Xème siècles, un château existait au lieu-dit Coat-Nevenez.

L'ancienne paroisse de Pommerit-Jaudy dépendait de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation de Pontrieux et du ressort de Lannion. La cure était à l'alternative. Durant la Révolution, la paroisse de Pommerit-Jaudy dépendait du doyenné de la Roche-Derrien. Lors des nominations aux succursales en 1803, à Pommerit-Jaudy, l'évêque avait désigné d'abord M. Guillaume Dohollou, 60 ans ; mais le préfet lui objecte « qu'il n'est personne dans le département qui ne connaisse ce prêtre de réputation et ne sache que sous l'Ancien Régime, il s'était rendu célèbre par ses chicanes. Il ne s'est pas moins rendu fameux dans la Révolution par les efforts, qu'il a fait pour souffler la discorde. Il serait un bien funeste présent dans une commune où il reste d'anciens éléments de troubles qui ne peuvent être éteints que par la conduite la plus prudente ». Il conclut « que Dieu préserve cette commune d'un tel boute-feu ». Il propose à la place « M. Sébastien Le Saint, qui desservait Pommerit depuis 1791 ». Nous ignorons quelle réponse fit l'évêque, mais nous savons que c'est M. Yves Loas qu'il nomma desservant de Pommerit-Jaudy.

On rencontre les appellations suivantes : Pomerit Jeudi (vers 1330), Pomerit Jeaudy (à la fin du XIVème siècle), Pemerit Yaudi (en 1435), Pemerit Jeudi, Pemerit Yeudi (en 1444), Pomerit Jaudi (en 1451), Pemeurit Yaudy (en 1461), Pommerit-Jaudy (en 1731).

Ville de Pommerit-Jaudy (Bretagne)

Note 1 : le 30 mai 1796, Charles-Louis Le Roux Chef-du-Bois, commissaire du Directoire près du canton de la Roche-Derrien, est assassiné à Chef-du-Bois. Le crime est imputé à Taupin, chef chouan. Le Roux ayant présidé le tribunal qui avait condamné à mort la femme de Taupin. Vers le 15 janvier 1798, les chouans firent une incursion à Pommerit-Jaudy (Arch. des Côtes-d'Armor, 1L 163, fol. 22 v). Le 13 avril 1815, le maire et notaire de Pommerit Jaudy, Jean-Marie Caer, étant considéré comme bonapartiste, est enlevé par le comte du Rumain et ses comparses dont Ollivier du Rumain (fils de Charles Guillaume du Rumain ou Durumain) [Note : Charles Guillaume Trolong du Rumain, châtelain de Hengoat (en Côtes-d'Armor) avait décidé de relancer la chouannerie. Il était connu sous les surnoms de Pipi Gouez ou de Tonnerre] et Yves Louis Pierre Taupin (Topin). Suite à une supplique de Charles-Guillaume-Jean-Marie de Trolong Durumain au Roi, les meneurs sont acquittés en 1821.

Note 2 : la commune de Pommerit-Jaudy est formée des villages : Kergadeguen, Kergozo, Keressé, Prat-le-Dan, Kermessen, Kerhouel, Kerizot, Rocumelin, Kermez-Bihan, Kermerzat, Gargen, Cozquer, Kerloazec, Kericuff, Kerminguy, Kerpoco, Kersévéon, Kerjulien, Kervilgos, Kergonen, Coat-Rogan, le Pavillon, Pen-Bizien, Kerfloter, Kerote, Kerdourien, Toul-an-Lan, Pabu.

Note 3 : Liste non exhaustive des recteurs de POMMERIT-JAUDY : Nicolas le Dû, jusqu’en 1703. - François Roger (1703-1725), docteur en théologie. - Noble Jean-Hyacinthe Chrestien de Tréveneu (1725-1783), bachelier, chanoine de Tréguier. - Jean-Marie Noblet (1783-1790), etc ...

Ville de Pommerit-Jaudy (Bretagne)

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PATRIMOINE de POMMERIT-JAUDY

l'église Saint-Pierre-ès-Liens (1742). En forme de croix latine, elle comprend une nef avec bas côtés de six travées plus celle du clocher, un transept et un choeur. La base de la tour date de 1742 et porte sur sa face sud l'inscription : H. JEAN H. (yacinthe) CHRETIEN DE TREVENEUC DOCTECR DE SORBONNE RECTEUR 1742. Le reste de l'église date de 1842-1849. L'adjudication des travaux eut lieu le 31 mai 1842 ; mais ils furent suspendus, par suite des difficultés de l'entreprise, dès juillet. Ils n’étaient pas encore repris en 1845, mais étaient terminés à l'exception du pavage et de la sacristie en août 1849. Ils furent exécutés par M. Auguste Lucas, de Tréguier, sur les plans de M. Bourdeau, architecte de Lannion. Au nord, se trouve un ancien maître-autel édifié en 1781 sur les plans, datés du 6 juin 1778, de Jacques François Anfray. Le tableau de la Nativité, offert par Napoléon III, date des années 1856. La chaire date de 1672. L'église abrite une statue, en bois polychrome, de saint Pierre, oeuvre du sculpteur Maurice Bouts et datée du milieu du XXème siècle, ainsi que des statues de la sainte Vierge, de sainte Marguerite et, parmi les modernes, celle de saint Yves. Les seigneurs de Coatnévenez, de Kerespert, de Kericuf-Kercabin, de Rocumélen avaient autrefois des prééminences dans l'église paroissiale ;

Eglise de Pommerit-Jaudy (Bretagne)

 

Eglise de Pommerit-Jaudy (Bretagne)

Voir aussi   Ville de Pommerit-Jaudy (Bretagne) " Description de l'église Saint-Pierre-ès-Liens de Pommerit-Jaudy

la chapelle Sainte-Anne de Kermezen (1638). Edifice rectangulaire datant de 1638 et édifié par Henri de Kermel. Le clocher mur a une chambre de cloche. Il s'agit d'une chapelle privée ayant appartenu à la famille Kermel dont on remarque les armoiries ;

la chapelle Saint-Antoine Ermite (XVII-XVIIIème siècle). Edifice rectangulaire avec chevet à pans coupés datant du XVIIIème siècle. Il renferme les statues anciennes de saint Antoine ermite, saint Paul ermite et un Crucifix. La chapelle abrite un tableau, oeuvre du peintre Anthoine Caffrely et daté de 1788. La peinture sur mur intitulée "Vie de saint Antoine", oeuvre du peintre Ernest Perrot, date de 1937 ;

la chapelle du Folgoat-Dewet (XVIIIème siècle). Edifice rectangulaire du XVIIIème siècle. Il renferme les statues anciennes de la sainte Vierge et de saint Charles Borromée ;

la chapelle du Folgoat-Pontrod (XVIIème siècle), située près du manoir du Cosquer. Petit édifice rectangulaire du XVIIème siècle. " Mobilier : Devant d'autel du XVIIème siècle représentant le Triomphe du Christ, inspiré des triomphes de Pétrarque ; Tableau de la sainte Vierge portant l'inscription : F. P. P. LE FICHANT 1772 ; statues anciennes de la sainte Vierge et de saint Antoine ermite et moderne de saint Yves ; poutre de gloire avec Crucifix entre une statue ancienne de la sainte Vierge et un saint Jean peint sur une planchette de bois " (R. Couffon) ;

la chapelle de Saint-Dogmaël de Kerozeth (XVIème siècle), située près de Kerrod. Edifice rectangulaire du XVIème siècle reconstruit presqu'entièrement au XVIIIème siècle. Au chevet, écu avec tête de maure (armes des Le Caourcin). Le clocher mur a une chambre de cloche. Elle abrite des statues anciennes de saint Dogmael en cardinal, sainte Vierge, sainte Barbe, saint Yves ;

la chapelle Saint-Joseph de Kéricuff (vers 1600). Edifice rectangulaire de la fin du XVIème ou premières années du XVIIème siècle et très restauré. Il s'agit d'une ancienne chapelle funéraire où se trouve inhumée la famille Tigeon. L'édifice abrite un reliquaire en bois qui date du XIXème siècle et qui renferme le crâne de soeur Françoise Le Fichant, fondatrice du carmel de Saint-Brieuc en 1860 ;

la chapelle Saint-Pabu ou Saint Tugdual (XVIIIème siècle). Edifice rectangulaire reconstruit ou restauré en 1853. Il renferme les statues anciennes de saint Tugdual, sainte Anne tenant la sainte Vierge tenant elle-même l'enfant, sainte Barbe. Les seigneurs de Coatnevenez sont les fondateurs de la chapelle ;

l'oratoire Saint-Adrien. Tout petit édifice rectangulaire, sans style, datant du début du XIXème siècle ;

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues. - la chapelle de Kersaliou. Elle est mentionnée en 1701. - la chapelle de Coatnevenez ;

le calvaire de la Croix-Rouge ou Croas-Ru (1545), démantelé à la Révolution et remonté vers 1820 ;

le château de Kermezen (XIIIème siècle-1633) occupait par la famille de Kermel depuis 1624 et édifié à l'emplacement d'un manoir du XIIIème siècle. Propriété de Prigent Kermel en 1481 et de Gilles Kermel vers 1585. Cette maison a fourni un page du roi en 1754 et 1775. La façade du château fait l'objet d'une restauration au XVIIème siècle et au XIXème siècle. Le fronton du château date du XVIIème siècle : on y trouve une pierre qui porte les armoiries de la famille de Kermel. La tour date du XIVème siècle. La chapelle privée date de 1638 ;

le château du Chef-du-Bois (1867), situé à Pen-ar-Hoat et édifié sur l'emplacement d'un ancien manoir appelé du Plessis. Il s'agit du lieu de naissance d'Azou (ou Aude) Du Plessis (ou Quinquis, en breton), épouse de Jean Héloury (ou Hélory) et mère de saint Yves. Le château est la propriété de la famille Chef-du-Bois qui s'est fondue ensuite dans celle des Boiséon, Boisgelin puis Rogon. Au XIIIème siècle, cette terre était aux mains des Kersaliou, sieurs de Chef-du-Bois, de la Saudrays, de Kermorvan, etc.. Geoffroi de Kersaliou se croisa en 1248. Vers 1379, Rolland de Kersaliou fut un compagnon d'armes de Bertrand Duguesclin ;

le manoir de Coat-Nevenez (XVIème siècle, reconstruit en 1944), de Pratlédan (XVIème siècle), Rocumelin ou Roc'hmélen, Kermenguy (XVIIIème siècle), Cosquer (XVII-XVIIIème siècle, propriété des familles Launay de Toureault, Bourblanc, d'Apreville et Cornulier-Lucinière), de Kersaliou (XIVème siècle) ;

la ferme de Ty-Glas-Bras (1743), Kermenguy (1781), Kervilgos (1716), Kervellec (1773), Lézonan (1706), Kerrouel (1654), au petit ChefduBois, de Coat-Rogan (XVIème siècle), Kerré (1771), Lescop (XVIIIème siècle) ;

la croix de Kermezen (XVIIème siècle), de Saint-Antoine (XVIIIème siècle), de Ty-Glas-Bras (XVIIIème siècle), de Kericuff (XVIIème siècle), de Quillevez-Braz (XVIIème siècle) et Quillevez (avec calvaire) daté du XVIIème siècle ;

le colombier de Kéricuff (ou Kericuf) ;

11 moulins dont les moulins à eau de Kermezen, Bourette, Penancoat, Coat-Nevez (ou Coat-Nevenez), Trojody, Poulohou, de Paul, du Rumain, de Trézéan.

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ANCIENNE NOBLESSE de POMMERIT-JAUDY

La seigneurie de Chef-du-Bois (alias Penanhoat) possédait jadis un droit de haute justice qui s'exerçait à la Roche-Derrien. Au XIIIème siècle, cette terre était aux mains des Kersaliou. La branche aînée de cette famille s’est fondue dans Boisgelin, puis Rogon. Propriété de Thomas Chef-du-Bois en 1438. La seigneurie passe ensuite entre les mains des familles Boiséon (en 1495, suite au mariage de Péronelle Chef-du-Bois, fille de Jean Chef du Bois et d'Anne de Quelen, avec Pierre de Boiséon), du Breil (vers 1621, suite au mariage de Claudine de Boiséon avec Guy du Breil) ; 

La seigneurie de Coatnevenez (alias Coatnavanoy) possédait jadis un droit de moyenne et basse justice qui s'exerçait à l'auditoire de La Roche-Derrien. Coatnevenez est annexée à Roc'hmélen en 1646. Propriété de Jean de Coatnavanoy (ou Coenevenoy) en 1475. Cette seigneurie passe ensuite entre les mains des familles Le Véer (avant 1576, suite au mariage de Marie de Coatnavanoy avec François Le Véer), Le Borgne (vers 1586, suite au mariage de Marguerite Le Véer avec Jean Le Borgne), du Bahuno (vers 1710, suite au mariage de Pétronille Le Borgne avec François Guillaume du Bahuno).

La seigneurie de Kerespert (ou Keresbertz) possédait jadis un droit de moyenne justice qui s'exerçait à l'auditoire de Tréguier. Propriété d'Olivier du Dresnay en 1582.

La seigneurie de Keressé possédait jadis un droit de moyenne justice. Cette seigneurie est annexée à Roc'hmélen en 1674. Propriété de Prigent de Rosmar en 1571 et en 1585, puis de Guillaume Le Borgne en 1674.

La seigneurie de Kericuf-Kercabin possédait jadis un droit de moyenne ou basse justice et s'exerçait à l'auditoire de La Roche-Derrien. Propriété de Guillaume de Kerguerc'h (ou Kerguenec'h) et de son épouse Marguerite Lesparler vers 1575. 

La seigneurie de Kerliézec possédait jadis un droit de haute ou moyenne ou basse justice qui s'exerçait à Pouldouran ou La Roche-Derrien. Propriété de Claude du Chastel en 1545, puis de la famille de Bourblanc à partir de 1617.

La seigneurie de Kermezen exerçait jadis sa juridiction à l'auditoire de Lézardrieux. Propriété de Gilles de Kermel (époux de Jeanne de Rosmar) vers 1585.

La seigneurie de Kersaliou de Pommerit-Jaudy (mouvance de la châtellenie de La Roche-Derrien) possédait jadis un droit de haute justice avec patibulaire à quatre pots. Propriété au XVème siècle de la famille Kersaliou qui s'est fondue dans la famille du Chastel. Propriété de Tanguy du Chastel en 1518. La seigneurie est vendue en 1556 à Pierre du Boisgelin, sieur de Kerhir. Cette terre passe ensuite entre les mains de la famille Rogon, seigneurs de Carcaradec (en 1676, suite au mariage de Jeanne du Boisgelin avec Louis Rogon).

La seigneurie de Kersévéon-La Villeneuve possédait jadis un droit de moyenne et basse justice. Elle est annexée à Roc'hmélen. Propriété de René de Kerénor (avant 1602) puis de Pierre de Trogoff (en 1602).

La seigneurie de Lisle-Loi (ou Lisle-Loy) possédait jadis une moyenne et basse justice. Propriété de la famille Rochumelen (ou Roc'hmélen), puis de la famille Trogoff (au XVème siècle, suite au mariage de Marguerite de Rochumelen avec Alain de Trogoff), Le Borgne (vers 1647, suite au mariage de Marie de Trogoff avec Robert Le Borgne).

La seigneurie de Rocumélen ou Roc'hmélen possédait jadis une moyenne et basse justice. Elle a annexé les seigneuries de Kersévéon, Coatnevenez, Keressé, Kerongoff, Lisle-Loi (ou Lisle-Loy) et Plessix. Propriété de la famille Rochumelen (ou Roc'hmélen), puis de la famille Trogoff (au XVème siècle, suite au mariage de Marguerite de Rochumelen avec Alain de Trogoff), Le Borgne (vers 1647, suite au mariage de Marie de Trogoff avec Robert Le Borgne).

La seigneurie du Plessix possédait jadis un droit de haute, moyenne et basse justice avec patibulaire à trois piliers. Propriété de Maurice de Quélen en 1535 et en 1552. Cette seigneurie passe ensuite entre les mains des familles Le Borgne (en 1690) et du Bahuno (en 1710, suite au mariage de Pétronille Le Borgne avec François Guillaume du Bahuno). 

La seigneurie de Prat-Lédan de Pommerit-Jaudy possédait jadis une basse justice qui s'exerçait à La Roche-Derrien de 1757 à 1790. Propriété d'Olivier Le Scanff en 1535.

La maison Le Frotter, seigneur de Keraufrotter en Pommerit-Jaudy, du Verger, de Kerhuon, de Kerillis, etc. qui a pour armes : « D’argent au château d'azur maçonné et girouetté d'or ». Devise : « Nil conscire sibi ». On trouve, dès 1260, un ancêtre de cette maison, qui est Alain le Frotter, époux d'Amice Le Clerc, faisant une fondation aux moines de Beauport. M. le Frotter de Kerillis alla aux Etats de 1786. Il émigra à Jersey pendant la Révolution. Il y était encore en 1796 et figure parmi les signataires du contrat de mariage d'Hervé de Ranville avec Marie de Bédé le 7 juillet 1796 (J. Baudry).

En 1710, dans un " Rolle de répartition de la somme de treize mil sept cent trente livres qui doit estre imposée sur touttes les seigneuries et fiefs ecclésiastique et laïques de l'évesché de Tréguier " (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, C 3479), on trouve mentionnée à Pommerit-Jaudy : la seigneurie de Pommerit-Jaudy, Langoat et Hergoat au sieur comte de Rays (60 livres), la seigneurie de Kericuf Quercabin au sieur de Kericuff (30 livres), la seigneurie de Quersalliou au sieur de Lavilléon Rogon (60 livres), la seigneurie de Pratlédan au sieur de Querguézec Kericuf (30 livres), la seigneurie de Quermezain au sieur de Quermezen Kermel (10 livres).

Lors de la Réformation des fouages de 1426, les nobles suivants sont mentionnés à Pommerit-Jaudy (Peuerit Yeudi) : Olivier du Chefdubois, Yvon Trolong, Geffroy Trolong, Alen an Louarn, Jehan Morice de Kersaliou, la dame de Kersaliou, la dame du Plessis, Jehan le Gualais, Rollant le Scauff, Henry Caffelen, Charles an Forestier, Alen Stephan, Geffroy Carantez, Meryen le Du. On y mentionne aussi plusieurs métayers : Alen Hervé, métayer de Jehan Morice ; Meryen Martin, métayer d'Hervé de Belle-Isle ; Guillaume du Mat, métayer d'Henry de Rochumelen ; Geffroy le Glas, métayer d'Olivier du Chefdubois ; Jehan le Piler, métayer de Guillaume Hémery ; Alen Corlle, métayer de Thomine de Trolong ; Jehan le Bouloign, métayer de Katerine de la Villeneuve ; le métayer de la dame de Kersaliou.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 17 nobles de Pommerit-Jaudy (il y avait 12 ou 14 nobles en 1426) :

Guillaume ARREL (400 livres de revenu) : comparaît en Homme d’Armes ;

Olivier CARANTEZ de Queresoult (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan COETNEVENOY de Coatnevenay (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Thomas DENIS de Guerdrogon : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Lancelot ESTIENNE de Kermaez (40 livres de revenu): porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Jehan GUENTRIC (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Prigent KERMEL de Keranmerzon (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Riou KERNECHRIOU (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan LE GALAYS (120 livres de revenu) : excusé ;

Yvon MEUR (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Noël MORICE : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Olivier MORICE (90 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

François de QUELEN de le Plesis (300 livres de revenu) : comparaît en Homme d’Armes ;

Fouquet REGNARD (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Olivier SIBIRIL (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan de TNOUGOFF de le Pellinec (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre STEFFNOU (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

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