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La commune de Plounévez-Moëdec ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUNEVEZ-MOEDEC
Plounévez-Moëdec est une ancienne paroisse primitive. Plounévez signifie littéralement "paroisse neuve". Certains prétendent que "moëdec" viendrait de "nouez" qui signifie "mouillé". D'autres prétendent que "moëdec" est synonyme de "boëdec". Il vaudrait mieux admettre qu'on aurait là le nom d'un personnage ou d'une famille importante de la paroisse.
Plounévez-Moëdec est certainement un démembrement de la paroisse primitive de Plouaret. La paroisse de Plounévez-Moëdec (Plebe Nova, "nouvelle paroisse") est citée dès 1297 (Archives des Côtes d'Armor, 1H, abbaye de Bégard) dans un acte relatant la donation faite par Thomas de Kerrivael du village de Kergadalen (villa Katguallon) à l'abbaye de Bégard. L'abbaye de Bégard avait des tenues dans les frairies de Coat-Poullo, La Haye et Traon-Léguer.
A noter que les Hospitaliers possédaient autrefois à Plounévez-Moëdec, outre la chapelle Saint-Jean, une dîme et dix-neuf tenures près de Keramanac'h (Kermenech ou "village des moines"). Ces biens dépendaient du membre de Plouaret, et relevait de la commanderie de La Feuillée (Finistère).
Par la loi du 2 mai 1863, la commune de Plounévez-Moëdec a cédé à celle de Belle-Isle en Terre un faubourg de Belle-Isle situé sur la rive gauche du Guic. L'ancienne paroisse de Plounévez-Moëdec dépendait de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation de Guingamp et du ressort de Lannion. La cure était à l'alternative. Plounévez-Moëdec élit sa première municipalité au début de l'année 1790.
Plounévez-Moëdec est appelée Plebs Nova (en 1297, vers 1330 et vers la fin du XIVème siècle), Ploenevez en 1427 (Archives de Loire Atlantique, B. 2981, fol. 75) et en 1554 (Archives des Côtes dArmor, 1G, évêché de Tréguier). Puis Plounevez dès 1600. On y ajoute Moidec dès 1723, et le nom devient Plounévez-Moëdec peu après.
Note 1 : les 13 et 14 juillet 1854, sont achetés par la famille Vallée (papetiers à Morlaix) les terrains sur lesquels commence à fonctionner, à partir de 1855, l'usine de la Papeterie de Locmaria. Le barrage de Kernanquillec, destiné à alimenter l'usine hydroélectrique de la papeterie Vallée, est édifié en 1920. La Papeterie Vallée cesse ses activités vers 1965.
Note 2 : la commune de Plounévez-Moëdec est formée des villages : Kergadalen, le Plesq, Kervernard, Gouardreus, Kerarc'hant, Kerniou, le Rest, Kerdelahaye, Keranfueillan, Saint-Loha, Saint-Lavant, Coz-Kerhuel, Saint-Eturien, Guerbrigent, Kerderien, Kergrec'h, Keramanac'h, Goashalec, Guénanbargat, Lannauverte, Kermodin, Roz-an-Norvel, Pors an Parc, le Danot, Kerigonant, Traouchi, Kerafol, Keryevel, Lanjanen, le Dern, Kerloshouarn, Haye-Bihan, Kereven, Kermarhiou, Coat-Losquet, Keramor.
Note 3 : liste non exhaustive des recteurs et vicaires de la paroisse de Plounévez-Moëdec : Claudius Thomas (1630-1676), Charolus Pant (1630-1670), Joannes Le Roux (1635-1671), Joannes Boulis (1636-1668), Joannes Le Coz (1640-1667), Philippus Le Cam (1640-1660), Henrius Boulanger (1640-1670), Yvo Garandel (1650-1678), Philippus Le Sec'h (1668-1676), Yvo Le Cosmeur (en 1670), Guiriacus Brilland (en 1673), Claudius Le Gall (en 1674), Alain de la Lande (en 1675), Charles Le Bouder (en 1676), Pierre Collin (en 1676), Jean Huet (en 1676), Ollivier Le Pechour (en 1680), Joseph Robin (?), Christophe Le Bihan de Kerallo (en 1712), J. Abgrall (1712-1718), Pierre Salomon (1712-1722), Yves Guerniou (1714-1718), Jean Baptiste Le Rouge (1718-1721), Yves Merrien (1719-1723), Yves Craffer (1722-1729), Y. de Kerret (1722-1730), Yves. Le Bon (en 1727), Noël Le Morvan (1729-1730), Rolland du Parc (1730-1755), Yves Cadiou (en 1731), Ollivier Le Boullanger (en 1733), Jérôme Saliou (en 1744), Jean Gestin (1760-1769), Louis Thomin (1755-1768), Faoulez (en 1760), Pierre Sechan (en 1769), Jean Le Boulanger (en 1769), Le Bihan de Goariva (1768-1791), M. Fercoq (1769-1775), G. M. Galley (1771-1781), Louis Marc Le Guen (en 1781), Guillaume Joannet (en 1781), Pierre Le Gars (en 1781), François Le Parc (en 1783), Pierre Le Neuder (1785-1791), Yves Le Foll (en 1786), Joran (en 1788), Briand (en 1790). Les curés ou recteurs depuis la Révolution sont : Douarin, curé constitutionnel (en 1791), Jean Baptiste Landouar (en 1804), Joseph Marie Plusquellec (décédé le 21 avril 1805), Laurent Jacques Millet (en 1816), Yves Jacques Tanguy (en 1820), Gilles Guillermic (en 1813), Yves Le Goaster (en 1826), Jean Marie Le Roux (en 1829), Jean Marie Cozdenmat (en 1836), Mathurin Moizan (1842), Charles Rivoal (1850-1863), Pierre Lissillour (1863-1867), Le Sec'h (en 1867), Pierre Marie Chermat (en 1890), Yves Marie Le Bras (en 1896), May (en 1900), ....
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PATRIMOINE de PLOUNEVEZ-MOEDEC
l'église Saint-Pierre (début XVIème siècle), restaurée en 1722, en 1814 (déclarée en mauvais état le 6 février 1802 et le 22 juillet 1807, et réparée suivant un devis du 5 juillet 1814 des sieurs Guillaume Ollivier et Hyacinthe Le Hervé), en 1848 (le haut du clocher et le bas-côté nord), en 1864 (le pignon occidental), en 1882 (les deux chapelles latérales sont reconstruites par M. Kerguenou) et en 1900 (suite à sa destruction par la foudre, le clocher est reconstruit par M. Louis Alexandre de Belle-Isle-en-Terre sur les plans de M. Le Guerrannic). Des travaux de rejointoiement des façades sont exécutés en 2003 et 2004. La voûte du porche est repeinte en 2006. L'édifice comporte une nef de sept travées et un chevet plat. Deux chapelles latérales forment la croix. Ces chapelles sont dédiées à Notre-Dame du Rosaire, Notre-Dame de Lorette, au Sacré-Coeur et à Saint Joseph. La sacristie date de 1667. Les fonds baptismaux datent du XVIème siècle. Le clocher est terminé par une balustrade en fer : il est surmonté d'un campanile percé de trois ouvertures disposées en triangle et abritant ses cloches. La maîtresse vitre est formée d'une très belles rosace. Outre un mobilier très riche, on peut y voir une petite niche assez curieuse qui aurait servi autrefois pour accueillir les ladres ou les lépreux lors des offices religieux. Les anciens l'appelaient Ty ar Laou (maison des poux). L'ancien jubé en bois de chêne, qui provient de Keramanac'h, date du XVème siècle : il y est transporté le 17 mars 1873 et comporte des panneaux représentant le Christ et les six apôtres. L'église abrite une statue de la Sainte Vierge, de sainte Anne, de saint Pierre et saint Yves ; | |
la chapelle Saint-Tugdual de Kerpabu ou Kerbabu (XVIème siècle). Elle est de forme rectangulaire et le clocher mur possède une chambre de cloche. Le 24 avril 1892 une somme de 100 Francs est votée par le Conseil pour des réparations. Elle a été restaurée en en 1964 et 1981. La cloche, qui date de 1807 (fait par le fondeur Le Jantel de Lannion), a pour parrain Yves Malledant et pour marraine Marie Guenn (ou Guen). Elle abrite plusieurs anciennes statues : saint Tugdual, sainte Vierge, Dieu bénissant, saint Jean l'évangéliste, saint Jean Baptiste (R. Couffon) ; | |
la chapelle Saint-Lavant et Saint-Laurent (XVIIIème siècle), édifiée en forme de Croix latine. Saint Lavant était un disciple de saint Tugdual. Le clocher date de 1749 et possède trois chambres de cloches avec une tourelle d'accès au sud. La chapelle a été restaurée en 1912, en 1977 et en 1988 (grâce à M. Delestre). Sur un petit pan de mur, on peut lire "Jean Famel, gouverneur de Saint-Lavant". Le mobilier se compose de statues très anciennes reposant dans des niches et consacrées à la Vierge Marie, Saint-Lavant, Saint-Laurent et Saint-Ollivier ; | |
la chapelle Saint-Jean de Keranmanach ou Keramanac'h ou Kermanach (XVème siècle), restaurée en 1708 par Jean Morvan (maçon), Jean Cloarec (menuisier) et Jacques Moal (couvreur), ainsi qu'en 1854 par Mr. le recteur Rivoal et le conseil de fabrique (toiture, lambris, ..). Elle remplace une ancienne chapelle de l'ordre des Hospitaliers de Malte, fondée au XIIème siècle avec un petit hôpital. La chapelle actuelle est de forme rectangulaire (longueur de 26 mètres, et largeur du collatéral et de la nef de 13m50), avec un porche latéral sud saillant. Cette chapelle est soutenue extérieurement par 16 contreforts. Elle comporte une nef de cinq travées avec des bas-côtés au nord. Le clocher mur possède trois chambres de cloches. En 1617, on signale trois autels : l'autel principal possède alors un retable fait de marbre où est dépeinte la passion de Notre-Seigneur et dans la verrière en supériorité se trouvent les armoiries du commandeur Maurice de Lesmeleuc de la Salle et celles du seigneur de Coetedren. A noter sue le Commandeur de la Feuillée possède en 1697, aux environs de Keramanach, seize tenures et lève une dîme. On y trouve des fragments de vitraux du XVème siècle : l'un des vitraux renferme les armes du commandeur Pierre de Keramborgne, décédé en 1449. Les vitraux de Saint-Tugdual et de Saint-Fiacre datent du XVème siècle : celui de saint Tugdual a été restauré en 1923. La rose de la fenêtre méridionale comporte les armes de la famille Plougras en supériorité, et au-dessous, les armes de la famille Coatmen. La maîtresse vitre contient de nombreux armes dont celle de Malte et des familles Kermellec, Quenecan, la Boissière, Plougras, ... Dans d'autres verrières se trouvent les armes des familles Keranrais, Gautier, Plusquellec, Barac'h, Du Châtel et Kergorlay. A noter que l'ancien retable en albâtre signalé en 1617 (il avait été vendu en septembre 1903 à M. Guegot de Traoulen pour la somme de 1600 Francs), représentait le Baiser de Judas, la Flagellation, le Portement de Croix, la Crucifixion, la Descente de Croix, la Mise au tombeau, la Résurrection, saint Fiacre et un saint Religieux (R. Couffon). Le retable actuel en bois date de 1904. Le mobilier de la chapelle est composé de statues anciennes : Crucifix, sainte Anne, saint Jean-Baptiste, Sainte Vierge et Notre-Dame de Kéramanach. Dans le tympan du porche on peut voir l'Annociation, l'Adoration des mages, Saint-Ermite (R. Couffon). Autrefois consacré à Saint Jean, cette chapelle est aujourd'hui dédiée à la Sainte Vierge ; | |
la chapelle Sainte-Jeune (1573 et 1621). On trouve l'appellation Frérie de Sainct Juna en 1552. La chapelle est bâtie à l'emplacement d'une fortification romaine et, d'après une légende, sur le lieu même de l'ancien ermitage où vécut jadis une sainte (sainte Jeune), soeur d'Envel, patron de la localité de Loc-Envel. L'édifice est de forme rectangulaire et comporte une nef de trois travées avec bas-côté au sud. Elle comporte une sacristie. On y trouve un fenestrage du XIVème siècle (dans le bas-côté nord) et un pavage de 1711. La fenêtre du chevet est ornée d'un fenestrage du XVIème siècle (1573). Le clocher mur date de 1621 et possède trois chambres de cloches. Des travaux de peintures ont été faits en 1788 par M. N. Jaouen. Un acte de 1713 (achat de la terre de Portzamparc par M. Urvoy de Saint-Bédan) donne des renseignements sur le chapelle : "En la chapelle de Sainte Jeune située en la dite paroisse de Plounévez (aujourd'hui Plounévez-Moëdec), Frèrie de Sainte Jeune, en laquelle ayant été faite prière, sonner les deux cloches, étantes dans le clocher à branles, fait le tour en dedans et hors d'icelle, il ne s'est trouvé d'armoirie qu'un seul écusson dans la grande vitre des armes de messieurs de Kergariou qui est comme ci-dessus dit, un fretté d'argent et de gueule cantonné d'une tour d'argent, et lesquelles armes ont aussi été trouvées sur l'une des dites cloches, la dite chapelle ayant son cimetière aussi planté de bois de haute futaye". Le 1er octobre 1871, on parle de restaurer le toit de la chapelle de Sainte Jeune qui appartient alors à M. Maison du Cleuziou. Cette chapelle a été restaurée en 1970 par M. Delestre. Elle abrite une statue de Saint-Roch, en bois polychrome, qui date du XVI-XVIIème siècle, et les statues de sainte Jeanne (Jeune), saint Marc, saint Cado, saint Envel, saint Jean-Baptiste, un Christ bénissant, saint Sébastien, saint Nicodème, la sainte Vierge et saint Jean de calvaire ; | |
la chapelle de Portzamparc ou Porz an Park (1934-1935), construite par les architectes Auguste et Yvon Courcoux. L'édifice se compose de 4 arcs en béton qui se coupent à angle droit formant un choeur à déambulatoire. Elle est bénie le 27 mars 1935 par Mgr Serrand et appartient à la communauté des Filles des Saints Coeurs de Jésus et de Marie (fondée à Saint-Quay-Portrieux en 1881). Les fresques sont de Charles Bouleau (élève de Paul Baudouin). A signaler que le château de Portzampac, dont faisait jadis partie la chapelle, appartient en 1350 à Alexandre de Kergariou. L'édifice est reconstruit au XVIIIème siècle, restauré au XIXème siècle et converti en couvent au XXème siècle ; | |
les anciennes chapelles aujourd'hui disparues : la chapelle Saint Fiacre (située jadis dans le vieux cimetière et encore mentionnée en 1804), la chapelle de Langenan (culte de Santez Gouesnou), la chapelle de Saint Gourhant ou Zant Ourhant, la chapelle de Saint Loha qui existait encore au XVIIIème siècle, la chapelle domestique du Marques qui existait encore au XVIIIème siècle, la chapelle Saint Meloir (ou Mellon) du Gollot (elle existait encore au XVIIIème siècle et fut détruite sur les ordres de Mme de Reals. A noter que le porche de cette dernière chapelle a servi jadis d'entrée à une écurie au village de Kerzouidic. Une chapelle est aussi mentionnée vers 1836 au lieu-dit Saint Ethurien (ou Eturien). Près de 21 chapelles existaient à Plounévez-Moëdec avant la Révolution ; | |
la croix située sur la route du Golot ; | |
le calvaire de Keranmanach (1827). Il s'agit d'une calvaire de mission ; | |
la croix (XVème siècle) située sur le placître de la chapelle Sainte Jeune ; | |
la fontaine de Kerdelahaye ou Ker-de-la-Haye (XVIème siècle). Une niche abrite une Pietà du XVIème siècle. A noter qu'une chapelle domestique existait jadis à proximité ; | |
la fontaine de Saint-Lavant, située en contrebas de la chapelle et découverte au cours de l'hivers 1977-1978 ; | |
la fontaine de Keranmanach ; | |
le manoir de Kermel ou du Petit-Kermel (XV-XVIème siècle), qui a donné son nom à la famille de Kermel (ou de Kaerrmael ou de Kerrivael). Thomas de Kaerrmael ou Kerrivael, héritier de Robert de Kaerrmael, écuyer, figure dans une charte de 1297 ; | |
le manoir du Cosquer (XVIIème siècle), édifié par la famille Cozker (ou Cosquer ou Cozquer). Propriété d'Even du Cosquer en 1481, et de Gabriel Vincent de Kergariou vers la fin du XIXème siècle. Le puits date du XVIIème siècle ; | |
22 moulins ont été recensés dont les moulins du Rest, Buluno, Marec, Milin-Dour, Ar-Coat-Sec'h, Ar-Coz-Saper, Cozquer, Paper-ar-Cozquer, Kerbabu, Kerambastard, Kerlaffret, Mojean, Kereven, .... |
A signaler aussi :
les souterrains préhistoriques près de la vallée du Guic, de Coat-an-Picard et de Kergrech (âge de fer) ; | |
l'enceinte fortifiée de Saint-Juna (époque romaine) ; | |
le château de Portzamparc (XVIIIème siècle). Il appartenait en 1350 à Alexandre de Kergariou, chevalier, qui épousa Marie de Lannion. Un des descendants d'Alexandre de Kergariou, fut nommé gouverneur de Morlaix le 18 juillet 1586 par Henri III. Propriété d'Urvoy de Carboureux (en 1713), puis de la famille de Kersauson ; | |
un pont romain (XVème siècle) ; | |
le barrage de Kernansquillec, édifié dans les années 1920 afin d'alimenter l'usine hydro-électrique de la papeterie Vallée créée en 1855 par Jean François Vallée à Locmaria. La papeterie emploie près de 180 personnes à la fin des années 1920. La société des Papeteries Vallée est dissoute en 1964 ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUNEVEZ-MOEDEC
En 1780, Keranrais avait haute justice et appartenait à M. Hay de Bonteville. La seigneurie de Keranrais possédait un droit de haute et moyenne justice au moment de la Révolution. Cette maison de Plouaret, qui s'étend sur Plounévez-Moëdec et Lanvellec, est fort ancienne : un de ses membres se croisait en 1248. Deux autres membres (Olivier et Alain de Keranrais) prenaient part au célèbre combat des Trente en 1351. Propriété de Pierre de Keranrais (époux de Tiefaine Le Vaier) en 1369, et de Eon de Keranrais (époux de Jeanne de Plusquellec). La seigneurie passe ensuite entre les mains des familles de Montauban (suite au remariage en 1432 d'Anne de Keranrais avec Jean de Montauban), Rohan-Guéméné (avant 1535, suite au mariage de Marie de Montauban avec Louis de Rohan, seigneur de Guéméné-Guingamp et de La Roche-Moisan), Tournemine (Jacques de Tournemine en 1583), La Béraudière (en 1635, suite au mariage de Jeanne de Tournemine avec Philippe de La Béraudière), de Gouzillon (en 1695), Boiséon (de 1699 à 1736, suite au mariage de Marie Anne de Gouzillon avec Hercule Charles de Boiséon), Hay (en 1756, suite au mariage de Marguerite Anne de Boiséon avec Joachim René Daniel Hay).
En 1780, la seigneurie de Kerprigent-Kerbaber (Guerprigent-Kerbabu) avait haute justice et appartenait à M. de Lanascol. Cette seigneurie est un démembrement de la châtellenie de Vieux-Marché. Elle possédait jadis un droit de haute, moyenne et basse justice qui s'exerçait à Plounévez-Moëdec. Elle possédait à Plounévez-Moëdec un droit de cohue ou de halle. Propriété de Morice de Knechcan en 1432, puis de Louis Knechcan ou Quenechan (en 1535), d'Yvon de Knechcan (en 1541). La seigneurie passe ensuite entre les mains des familles Bobillé (vers 1555, suite au mariage de Jeanne de Knechcan avec Jean Bobillé), Kergorlay (en 1571), Quemper (en 1770, comte de Lanascol).
La seigneurie de Saint-Loha possédait jadis un droit de moyenne et basse justice. Cette seigneurie, qui est un arrière fief de la seigneurie de Vieux-Marché, a été unie à celles de Lédern et Marquès. Propriété de Jean de La Boëssière (en 1532) puis des familles Quilliden (en 1571), Quélen (en 1586, suite au mariage de Margilie de Quilliden avec Jean de Quélen), Kermabon (avant 1688), La Boëssière (en 1688) et Duparc-Kerivon (au XVIIIème siècle).
La seigneurie de Kerarhant-La Forest, arrière fief de la châtellenie de Vieux-Marché, possédait jadis un droit de moyenne et basse justice et s'exerçait au bourg de Plounévez-Moëdec. Propriété de Jean Perrier, fils de Hervé du Perrier, en 1538. Cette seigneurie passe ensuite entre les mains successives des familles Goeslin (avant 1611), de Kergariou (en 1611) et Urvoy (en 1770).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 9 nobles de Plougras (alors qu'en 1426, il y avait 14 nobles) :
Lancelot COETCOLVEN (25 livres de revenu) : porteur dune brigandine, comparaît en archer ; | |
Roland COQUIL (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine, comparaît en archer ; | |
Blanche de CORNOUAILLE (200 livres de revenu) : porteur dune brigandine, comparaît en archer ; | |
Even DU COZKER de le Cosquer (200 livres de revenu) : comparaît en homme darmes ; | |
Philippe DU COZKER (80 livres de revenu) : porteur dune brigandine, comparaît en archer ; | |
Yvon KERANRAES (25 livres de revenu) : porteur dune brigandine, comparaît en arbalétrier ; | |
Jehan de LA BOESSIERE (25 livres de revenu) : porteur dune brigandine, comparaît en archer ; | |
Richard de LA BOESSIERE (25 livres de revenu) : défaillant ; | |
Jehan LE BONZOUR (20 livres de revenu) : porteur dune brigandine, comparaît armé dune vouge ; |
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