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PLOUNERIN

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La commune de Plounérin (bzh.gif (80 octets) Plounerin) fait partie du canton de Plouaret. Plounérin dépend de l'arrondissement de Lannion, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUNERIN

Plounérin est pour "Plou erin", et signifie, pour certains, peuplade irlandaise, peuplade venue d'Erin. Pour d'autres, Plounérin, paroisse primitive, signifie littéralement paroisse de Nérin. Saint Nérin était en effet de Grande-Bretagne et se fixa dans la commune qui porte aujourd'hui son nom, lors de l'invasion des Saxons. 

Le lieu du Réchou (Lerachoou) est cité dès 1182, dans une charte mentionnant les possessions des Templiers. Au XIVème siècle, ce lieu encore surnommé Le Temple du Réchou ou Saint-Jean du Réchou, passe aux mains des Hospitaliers qui y possèdent une chapelle (au nom de saint Jean-Baptiste), treize tenures ainsi que l'étang et le moulin du Temple. Le membre du Réchou dépendait de celui de Pont-Melvez, et relevait de la commanderie de La Feuillée (Finistère).

Au Moyen Age, outre la présence des hospitaliers, les cisterciens de l'abbaye de Relecq détenaient aussi des biens à Plounérin : ils avaient treize tenures en quevaise dans la frairie dite de Treveza (au hameau de Trévoa, près de l'ancienne chapelle de la Trinité). Ces tenures faisaient partie du membre du Manac'hty, en Plufur. 

 Bourg de Plounérin (Bretagne).

Plounérin (Ploenerin) est une paroisse dès 1425 (Actes de Jean V,  n° 1628). Par lettres datées du 8 juin 1425, Jean V, duc de Bretagne, transfère cette paroisse du siège royal de Guingamp à celui de Morlaix, en faveur de Jean de Penhoët, seigneur de Plounérin (chevalier, chambellan et amiral de Bretagne), fils de Guillaume de Penhoët dit "le boiteux" (décédé en 1403), et de Jeanne vicomtesse de Fronsac (fille de Raymond d'Albret et de Jeanne de La Marche). A noter que le duc de Bretagne ayant été fait prisonnier par les enfants de Charles de Blois, Jean de Penhoët s'était empressé de mettre sur pied "un corps de 13 chevaliers, 468 hommes d'armes, 59 arbalétriers et 255 archers, composant suivant le temps environ 1 600 hommes, dont la revue se fit à Combourg le 27 juin 1420", pour libérer le duc de Bretagne. Peu après sa libération, le duc sut reconnaître les services de Jean de Penhoët et rattache en 1425, les sujets du sire de Penhoët qui relevaient de la juridiction de Guingamp, ceux de Guerlesquin et Plounérin en particulier, à la juridiction de Morlaix. De plus, en 1434, il autorise le sire de Penhoët d'avoir poids et balances à Guerlesquin, et, en 1436, il concède un quatrième pot "pour ses justices en ses terres et seigneuries". Jean de Penhoët épouse successivement Marguerite Charuel, Jeanne du Perier et Marguerite de Malestroit. Il est capitaine des villes et château de Morlaix, amiral de Bretagne de 1401 à 1432 et seigneur de Guerlesquin (Guerlisquin). A sa mort, en 1448, le fief échoit à Guillaume son frère seigneur de Catguallon en Plouégat-Guerrand dont la fille unique Françoise, porte à Pierre de Rohan "le château de Penhoet, maison et manoir de la Bouexière ... Guerlisquin et autres lieux", ce qui explique que vers la fin du XVème siècle, Kerigonan fief de Guerlesquin appartient au vicomte de Rohan. En 1695, la seigneurie de Plounérin passe aux mains du sire de Bruillac ou Breilhac ou Bruliec.

La paroisse de Plounérin s'est, semble-t-il, étendu à l'est, au-delà du Yar, au détriment de la paroisse de Plouégat-Moysan. Le 7 juin 1453, les Actes du Saint-Siège mentionnent le fait suivant : " A l'Archidiacre de Plougastel et Guillaume Ansquer, chanoine de Tréguier. Yves Auffret, clerc de Léon, 22 ans, noble, ayant rapporté au Pape que Hervé Barazer, recteur de Plounérin (diocèse de Tréguier), avait comme concubine une femme mariée dont il avait des enfants, et qu'il s'obstinait à garder malgré les avertissements de Jean, son évêque, et de l'official, Guillaume Touronce, il les charge d'examiner la chose, de priver le dit Barazer de sa paroisse et de la donner à Auffret " (Lat. 485, fo 276).

L'ancienne paroisse de Plounérin faisait partie de l'évêché de Tréguier. En 1789, elle avait pour subdélégation et pour ressort Morlaix. La cure était à l'alternative. Durant la Révolution, la paroisse de Plounérin dépendait du doyenné de Plouaret. Plounérin élit sa première municipalité en 1790. 

On rencontre les appellations suivantes : Ploenerin (fin XIVème siècle, en 1425, en 1444, en 1453, en 1481, en 1537), Plounérin (en 1620).

Bourg de Plounérin (Bretagne).

Note 1 : la commune de Plounérin est formée des villages : Kerensalvy, Quirio, Petit Saint-Junay, Grand Saint-Junay, Jegou, Kernilaouen, Quero, Kermeur, Tudorec, Trevoéa, Kergoat-Bras, Trois Grands Arbres, ar Voern, Tourbajou, ar Pinquer, Quélenec-Bras, ar Gostanot, Crec'h an Nec'h, Kerigonen, Coat-Quis, Mesmeur, Kernioc, ar Voas-Voen, Coat-ar-Roux, Kergus, ar Recho, Prigent, Kerdonan, Rivino, Roudorovoen, Pont-Izé, Bruliec, Kerlan. Parmi les villages : Saint-Junay.

Note 2 : Liste non exhaustive des recteurs de PLOUNERIN : Jean le Tirand, décédé en 1715. - Noble Christophe le Bihan (1715-1726), recteur de Brélidy. - Jacques le Gloan (1726-1752). - François Lavanant (1752-1771). - François Hublé (1771-1773). - Pierre-Louis Pastol (1773-1790), bachelier, etc ...

Mairie et groupe scolaire de Plounérin (Bretagne).

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PATRIMOINE de PLOUNERIN

l'église Saint-Nérin (1875 - 1878). En forme de croix latine, elle comprend une nef avec bas côtés de cinq travées, plus celle du clocher encastré, un transept et un choeur accosté de deux chapelles ouvrant également sur le transept. Due aux plans de M. Lageat, elle fut commencée en mai 1875 et achevée en novembre 1878. La consécration en fut faite le 24 avril 1887. Cette église remplace une église édifiée à partir de 1686. Cette dernière église du XVIIème siècle remplace elle-même une église primitive datée du XVème siècle et où l'on trouvait " les armes des familles Bruillac, Meur, Menou, Quelen, Hemeury, Kercabin, Le Rouge, Kergariou ou Kerepol, .... Dans l'aile sud du faux transept de l'église du XVème siècle, il y avait la chapelle de Bruillac, suivie de la chapelle de Sainte-Anne dite aussi chapelle de Lesmoualc'h formant la première travée du bas-côté et éclairée par deux verrières. La chapelle suivante du bas-côté était dédiée au Rosaire et appartenait aux Le Rouge " (visite des commissaires du 12 octobre 1679). Elle abrite des statues anciennes de la sainte Vierge, saint Nérin, saint Yves, sainte Marguerite. La statue de la Vierge à l'Enfant, en bois polychrome, date du XVII-XVIIIème siècle. Le seigneur de Bruillac est patron et fondateur de l'église de Plounérin où il possédait jadis toutes les prééminences. Il est également fondateur des cimetières, des chapelles et du presbytère de la paroisse. Les seigneurs de Lesmoal possédaient également des prééminences dans l'église ;

Voir aussi   Plounérin (Bretagne) " Prééminences de l'église Saint-Nérin de Plounérin "

Voir aussi   Plounérin (Bretagne) " Visite de l'église Saint-Nérin de Plounérin "

Eglise de Plounérin (Bretagne).

 

Eglise de Plounérin (Bretagne).

la chapelle de Notre-Dame de Bon-Voyage (1575 – début XVIème siècle) ainsi que son oratoire (XVème siècle). Mentionnée déjà au XVème siècle. L’édifice actuel, de plan rectangulaire avec chapelle latérale sud, date de la fin du XVIème siècle avec adjonction au début du XVIIème siècle (elle est remaniée vers 1625). Lors des travaux de restauration entrepris au début du XXème siècle, le charpentier, suivant M. Rouault, enleva une poutre portant la date de 1575. Tandis que les chapelles de Kerigonan, La Clarté, La Trinité et Saint-Quiriou furent fermées le 25 janvier 1793 par deux administrateurs du district de Lannion, la chapelle Notre-Dame de Bon Voyage resta ouverte à la demande des officiers municipaux de Plounérin pour y tenir leur assemblée. N'ayant pas trouvé d’acquéreur lors de sa mise en vente, elle fut rendue au culte le 25 nivôse an XII (1794) (R. Couffon). Elle abrite des statues anciennes de Notre-Dame de Bon Voyage, saint Nérin et saint Ange Gardien. Un procès-verbal de 1618 y mentionne un sépulchre comprenant l'image de Notre-Seigneur étendu et sept images de pierre debout. Elle possède un clocher mur à une chambre de cloche. Sur les sablières, armes de Jean du Chastel, sr. de Bruillac, entourées du collier de Saint-Michel, en alliance avec les armes de sa seconde femme, Marie Le Long de Keranroux, qu’il avait épousée en 1625. Sur la façade Sud (XVIème siècle) se voit un cadran solaire. Le seigneur de Bruillac y possédait jadis des prééminences. Près de la chapelle, oratoire gothique avec trois écussons martelés ;

Chapelle Notre-Dame de Bon-Voyage de Plounérin (Bretagne).

 

Chapelle Notre-Dame de Bon-Voyage de Plounérin (Bretagne).

Voir aussi   Plounérin (Bretagne). " Description de la chapelle Notre Dame de Bon Voyage

la chapelle Notre-Dame de la Clarté (XVIIème siècle). Edifice rectangulaire du XVIIème siècle renfermant les statues de Notre-Dame de la Clarté, sainte Anne et saint Cado. L'eau de sa fontaine, aujourd'hui disparue, était considérée comme miraculeuse ;

Chapelle Notre-Dame de la Clarté de Plounérin (Bretagne).

la chapelle Saint Kirio ou Kiriou (ou Quirio). Edifice de plan rectangulaire rebâti en 1879, portant l'inscription : R. KERBORIOU - 1879 - St KIRIOU. Le seigneur de Bruillac y possédait jadis des prééminences ;

Chapelle de Kirio en Plounérin (Bretagne).

la chapelle du Coeur Immaculé de Marie (XVIIIème siècle), au château de Kerigonan. Cette chapelle, de plan rectangulaire avec chevet à pans coupés, fut édifiée au XIXème siècle et consacrée au Coeur Immaculé de Marie le 18 septembre 1865. Elle porte les armes de la famille Le Corgne. Elle est désaffectée depuis l'incendie du château et tombe en ruines ;

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : - la chapelle ancienne de Kerigonan. Edifice en grand appareil de plan rectangulaire avec chevet arrondi. Elle date du XVIIIème siècle et sert en 1937 de soue à porcs. - la chapelle de la Sainte-Trinité. Edifice du début du XVIème siècle de l'atelier de Beaumanoir. Elle dépendait du Manachty, en Plufur, et relevait de l'abbaye du Relec. Vendue par la municipalité, elle fut transportée à Saint-Efflam, en Plestin, pour l'édification d’une villa. - la chapelle Saint-Joseph. - la chapelle Saint-Sébastien. - la chapelle Notre-Dame des Neiges, dépendant de l'abbaye du Relec. - la chapelle Saint-Jean du Réchou. Elle dépendait de la commanderie de Pontmelvez et est mentionnée dès 1182. Le dernier édifice était en forme de croix latine ; et, suivant les procès-verbaux de 1735 et 1769, renfermait les statues de la sainte Vierge, saint Jean, saint Nicolas et saint Roch. Le procès-verbal de 1735 ordonnait de boucher la fenêtre du pignon ouest, ajoutant que la tempête ruine la chapelle presque tous les ans à cause de la fâcheuse exposition qu’elle a. En exécution de l'ordonnance du directoire de Lannion, du 25 vendémiaire an III (16 octobre 1794), on abattit à Saint-Jean « cinq vieilles statues pulmoniques qui allèrent se faire régénérer à l’atelier de salpêtre le plus voisin ». - la chapelle Sainte-Jeune au Réchou. Elle était distincte de la précédente et dite la vieille chapelle du Réchou (R. Couffon) ; 

le calvaire de Kroaz-Marig Fustec (1773). Ce calvaire fut édifié à la mémoire de la jeune Marie (amoureuse d'un jeune homme appelé Pierrig) foudroyée par un éclair en 1773 ;

les croix du Bot (XVIIème siècle, située à Ar Vod) et de la Trinité (1608) ;

le calvaire du cimetière de Notre-Dame de Bon-Voyage ;

les fontaines de Saint-Jean du Réchou (XIV-XVIIIème siècle), de Notre-Dame de Bon-Voyage, de Saint-Kirio, restaurées vers 1988-1989 ;

Bourg de Plounérin (Bretagne).

le manoir du Veot ou de La Boullaye (XV-XVIème siècle). Propriété de la famille de La Lande (aux XVème et XVIème siècles), puis de la famille du Coskaër de Rosambo (au XVIIIème siècle). On trouve un Guillaume de la Lande en 1481 ;

le manoir de Lesmoal (1547), édifié ou restauré par Maurice Meur (fils de Guillaume Meur et de Marie Hemery ou Hemeury) et Julienne de Quélen (fille de Julien seigneur du Dresnay et d'Anne Riou), son épouse. On peut voir leurs écus d'alliance mi-parti de Meur - de Quelen sur l'une des colonnes de la porte de l'avenue, sur la longère Sud et à l'intérieur du manoir. Ce couple aura 4 enfants (Maurice, l'aîné, et 3 filles : Constance et Marie décédées sans postérité et Françoise qui héritera de Lesmoal au décès de son frère aîné). Maurice Meur, qui décède en 1585, rend aveu au Roi en 1578 pour sa terre, seigneurie et juridiction de Lesmoal. Durant les guerres de la Ligue, Maurice Meur, fils, qui hérite de Lesmoal au décès de son père en 1585 et qui prend le parti du roi en 1591, est fait prisonnier par le seigneur de Coatredrez (fidèle de Mercoeur), au manoir de Kersenant, à Ploumilliau. Dépouillé des 4000 écus collectés pour la libération de son ami François de Goesbriand, Maurice sera emprisonné à Morlaix et ne devra sa propre liberté qu'après avoir versé 2000 nouveaux écus pour sa rançon personnelle. Il sera libéré 8 mois après sa capture. Il meurt sans héritier et sa soeur Françoise (épouse de Pierre Le Rouge, sr. de la Haye en Plouégat-Moysan) hérite de la seigneurie. Son colombier date de la fin du XVIème siècle (les armes de Maurice Meur, 2ème du nom, sont gravées sur le linteau de l'entrée). La chapelle privée, aujourd'hui disparue, n'apparaît pas dans les aveux antérieurs à 1580. La chapelle est déclarée en ruine en avril 1751 et disparaît avant 1789 (elle n'est plus signalée dans les actes de 1794). Le manoir est la propriété de la famille de Kersauzon en 1789. Le manoir est vendue comme bien national, le 30 juillet 1796, à Aimable-Alexandre Le Roy (juge de paix du canton de Plouaret), et le moulin est vendu le 5 août 1796 à François Lahellec. Au décès de Aimable Le Roy, en 1820, sa fille Françoise Alexandrine Le Roy, épouse Droniou, devient l'héritière de Lesmoal et vend la métairie ainsi que le manoir à Jean François Marie Lahellec et Anne Le Morvan son épouse, en septembre 1821. Le manoir revient ensuite à Caroline Lahellec, fille de Charles Lahellec et épouse de Jean Marie Aurégan. Le manoir est ensuite abandonné dans les années 1870 par la famille Aurégan et tombe dans le domaine de Kerigonan en 1969, après avoir servi de ferme puis à nouveau abandonné en 1960 par ses occupants. Vers 1993, François Cotten et son épouse achètent la demeure et la restaure ;

les manoirs de Keraës (XVIème siècle), de Bruillac, de Kergoat ;

Manoir de Kérez ou Keraes de Plounérin (Bretagne).

 

Manoir de Bruillac en Plounérin (Bretagne).

la maison (XVIIIème siècle), située à Saint-Junay ;

10 moulins ont été recensés dont des moulins à eau de rivière tels que : Kerprigent, Bruliec, Kerigonant, Coet-ar-Rouc, Dour-Guido ;   

A signaler aussi :

l'ancien château de Kerigonan (ou Kerigonant), aujourd'hui disparu. Il possédait une chapelle privée aujourd'hui en ruines. Il a servi de refuge à Poëns de Kerilly, dit Auguste, âgé de 18 ans, et à une douzaine de chouans qu'il commandait ;

Chapelle de Kerigonan en Plounérin (Bretagne).

l'ancien menhir, situé à La Clarté et aujourd'hui disparu ; 

l'ancienne fortification de terre, au lieu-dit "Ar C'hastell" ;

l'ancienne chapelle de la Trinité (XVIème siècle), édifiée par l'atelier Beaumanoir et qui relevait jadis de l'abbaye du Relecq. Vendue par la municipalité de Plounérin, ses matériaux ont servi à l'édification d'une villa à Saint-Efflam (en Plestin-les-Grèves) ; 

l'ancienne chapelle Notre-Dame des Neiges, située à proximité de Kerlan-Izelan. Il ne restait en 1980 que des pierres éparses sous la mousse. Un pilier circulaire d'environ 60 cm de diamètre et d'un mètre de haut terminé par un chapiteau très épuré, se trouvait jadis dans la cour de Kerlan-Uhelan, avec quelques belles pierres taillées provenant de cette chapelle ;

Gare de Plounérin (Bretagne).     

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUNERIN

En 1280, le château de Bruliec ou Breillac (ou Breilhac ou Bruillac) appartenait à la famille du Châtel (Chastel). La seigneurie de Bruliec (ou Bruillac) possédait jadis un droit de haute justice avec patibulaire à quatre pots et droits de prison et tenait ses audiences au bourg de Plounérin. Propriété de Jean de Plusquellec, puis de Maurice de Plusquellec (vers 1506, époux de Vincente de Rohan) et Jean de Plusquellec (vers 1520, époux de Jeanne de Kermavan ou Carman). Cette seigneurie passe ensuite entre les mains successives des familles Maillé (en 1577), Chastel (en 1618), Huchet de La Bédoyère (en 1716), Tréouret de Kerstrat (vers 1775).

La seigneurie de Favet possédait jadis un droit de haute, moyenne et basse justice et appartenait vers 1631 au seigneur de Lesmoal à Plounérin.  

La seigneurie de Lesmoal est unie à Favet en 1765. Cette seigneurie possédait jadis un droit de haute, moyenne et basse justice à trois piliers attestée en 1679 et qui s'exerçait en 1765 au bourg de Plounérin. Propriété successive des familles de Penhoët (XIVème et début du XVème siècle), de Bouteville (début du XVème siècle jusque vers 1506, suite au mariage d'Isabeau de Penhoët et Jean de Bouteville, baron du Faouët, vers 1410), du Combout (vers 1506 à 1539, suite au mariage de Jeanne de Bouteville et Jean du Combout), Le Jolis (de 1539 à 1540, suite au mariage de Constance du Combout et Charles Le Jolis), Le Meur ou de Meur (de 1540 à 1628, par acquêt de septembre 1540), Le Rouge (de 1628 à 1665, suite au mariage de Françoise Meur avec Pierre de Rouge, sr. de la Haye), de Volvire (de 1665 à 1667, suite au mariage de Marie Ursule Le Rouge avec Hyacinthe de Volvire, comte de Ruffec), de Kergariou (de 1667 à 1720, par acquêt de mai 1667), de Belingant (suite au décès de l'oncle Toussaint de Kergariou en 1720), puis au baron de Penmarch (vers 1730). Avec la Révolution, la seigneurie de Lesmoal disparaît. Le propriétaire des lieux, de Kersauzon Vieux Châtel est porté sur la liste des émigrés arrêtée le 16 plûviose an II (4 février 1794). La seigneurie (manoir et métairie) est vendue comme bien national, le 30 juillet 1796, à Aimable-Alexandre Le Roy (juge de paix du canton de Plouaret), et le moulin est vendu le 5 août 1796 à François Lahellec. Acquis dans la seconde partie du XIXème siècle par le vicomte Le Corgne de Launay et Stéphanie de Quélen, sieur et dame de Kerigonan, le moulin passe en 1887 à Louis de Kersauson puis par mariage dans la famille Costa de Beauregard pour enfin être démoli en 1952 (lors de la construction de la voie express). La seigneurie est la propriété de Guillaume de Meur, fils de Maurice de Meur et Marie Kercabin mentionnés en 1481. Un autre Maurice de Meur est sieur de Lesmoal (ou Lesmoalch) en 1585. En 1711 la seigneurie appartient au sieur de Kerepot, puis en 1756 à François Joseph de Kersauzon (époux de Renée Joseph de Bellingant). Au XVIIème siècle, cette seigneurie possédait des biens à Guerlesquin (Menez-Meur et la chapelle Saint-Egonnec, Goazivinic, Gollodic, Guignec, Kerbrunec, Kerhellou, Kerlazren ou Kerlaëron, Kernostis, Kervranton, la Garenne, la Villeneuve, Salver, Treusquer, ...) et à Plounérin (Cosdannot ou Amulé Coz, Crech an Marec, le Vieux Moulin du Faouet, Goazhalec, Kergoat, Traou an Dour Iselaff, ...). Le manoir de Lesmoal (1547) fut construit par Maurice Meur et Julienne de Quélen. En 1591, pendant les guerres de la ligue, Maurice Meur est dépouillé d'une rançon de 4 000 écus, collectée pour la libération de François de Goezbriand. Il est fait prisonnier par le seigneur de Coatrédrez alors Ligueur au manoir de Kersenant à Ploumilliau. En 1789, le manoir est la propriété de la famille de Kersauzon.

En 1500, Kerprigent appartenait à Jean du Perier, sieur du Mené ; le Bezuon, à Guillaume de la Lande ; Coéléon, à Yves du Cosquer ; Kerlan à Henri de Kercabin, sieur dudit lieu, en Plouëc. Kerigonan était propriété du vicomte de Rohan. Lesmoal de Kerigonant, de la maison de Meur (d'argent à la fasce d'azur, accompagnée au chef d'un croissant de gueules), a produit un gouverneur de Lannion et un docteur en Sorbonne, aumônier du Roi, connu sous le nom de sr. de Saint-André, l'un des fondateurs des Missions étrangères, et deux pages du Roi.

La haute justice de Kermoal et de Favet appartenait en 1789 à M. de Kersauson.

Kerouach, Kermeno, Keragus, le Cosou et Quelennec étaient aussi terres nobles.

En 1710, dans un " Rolle de répartition de la somme de treize mil sept cent trente livres qui doit estre imposée sur touttes les seigneuries et fiefs ecclésiastique et laïques de l'évesché de Tréguier " (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, C 3479), on trouve mentionnée à Plounérin la seigneurie de Bruillac Chastellenie au sieur du Chastel (60 livres), la seigneurie de Lesmoal et Faver au sieur de Querepol (50 livres).

Lors de la Réformation des fouages de 1426, les nobles suivants sont mentionnés à Plounérin (Ploenerin) : Alen de Plusquellec (ou Ploesquellec), Even de Kermenguy, Riou Plouezoch (ou Ploezoch), Jehan du Cosquer (ou Quosker), Alen de la Lande (ou En Lan), Menou Kerprigent. On y mentionne aussi plusieurs « treff » : treff Lochan (où l’on trouve Brient en Quosker), treff an Ospital (où l’on trouve Jehan du Quosker), treff Charruel (où l’on trouve Even Kermenguy), treff an Fauoet (où l’on trouve Riou Ploezoch), treff Goeza (où l’on trouve Menou Kerprigent), treff Guen (où l’on trouve Alen en Lan).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 6 nobles de Plounérin (en 1426, il y avait aussi 6 nobles) : 

Jehan CALLAC (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine, comparaît armé d’une vouge ;

Morice KERGUABIN (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine, comparaît armé d’une pertuisane ;

Menou KERPRIGENT (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine, comparaît en archer ;

Guillaume de LA LANDE (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan PLESQUELLEC de Bruillac (400 livres de revenu) : comparaît revêtu de sa robe et non armé ;

Guillaume PLOEZOCH de le Quelenec (140 livres de revenu) : porteur d’une brigandine, comparaît en archer ;

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