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PLOUMILLIAU

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La commune de Ploumilliau (bzh.gif (80 octets) Plouilio) fait partie du canton de Plestin-les-Grèves. Ploumilliau dépend de l'arrondissement de Lannion, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne). Pour connaître les différents recteurs et maires de Ploumilliau (cliquez sur recteurs ou maires)

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUMILLIAU

Ploumilliau est pour Plou-Méliau et signifie paroisse de Méliau. Le saint de ce nom était le fils de Budic, roi de la Domnonée, laquelle comprenait les diocèses de Quimper, de Léon et de Tréguier. Après la mort de Théodoric, son frère aîné, Méliau monta sur le trône et se fit remarquer par sa piété et par sa grande douceur. Le plus jeune de ses frères, Rivod, dévoré d’ambition et jaloux comme Caïn, attira Méliau dans un piège et lui trancha la tête. Des miracles ayant attesté la sainteté de Méliau, il a été mis au nombre des martyrs.

Ploumilliau est une ancienne paroisse primitive qui, outre sa trève Keraudy (aujourd'hui en Ploumilliau), englobait autrefois les territoires de Trédrez et Locquémeau sa trève (aujourd'hui en Trédrez). Ploumilliau n'apparaît pas dans les documents officiels avant 1426. Pourtant Keraudy, sa trève, y figure dès le XIIème siècle.

On ne trouve, en effet, pas trace du nom de Ploumilliau dans les chartes de 1160 et 1182 énumérant les possessions des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem et des Templiers. Ils étaient pourtant présents à Saint-Jean, à Keraudy (ou Keroudi), à Christ et au Mouster.

Keraudy est formé du breton "ker" (village) et du nom "Audy" (ou Ody) attesté dès le XVIème siècle. Le premier curé de Keraudy aurait été nommé dès 1541. Kéraudy est une dépendance de la commanderie de Pont-Melvez. On y trouve plusieurs lieux-dit tels que Le Clandy (la maladrerie), le Mouster (le monastère), Mouster-ar-Chapel (le monastère de la chapelle). Devenu église tréviale en 1653, Keraudy fut érigé en paroisse par décret du 25 février 1851.

Le 18 octobre 1597, le capitaine La Fontenelle vint de Douarnenez au bourg de Ploumilliau, avec 300 cavaliers, et y attaqua une troupe royaliste de 150 hommes de pied, commandé par Villechapin (ou Ville-Chuppin), qui fut tué dans le combat.

L'ancienne paroisse de Ploumilliau dépendait du diocèse de Tréguier, de la subdélégation et du ressort de Morlaix.

On rencontre les appellations suivantes : eccl. de Ploemyliau (fin XIVème siècle), Ploumilliau (en 1426), Ploemiliau (en 1481).

Voir aussi la situation de la paroisse de Ploumilliau durant la Révolution.

Note 1 : les armoiries de Ploumilliau sont d'argent à un léopart de sable accompagné en chef de trois coquilles du même. Ce sont les armes de Lanascol, adoptée par Ploumilliau avec l'autorisation de la famille Quemper de Lanascol. Ploumilliau pouvait s’enorgueillir de présenter deux églises et six chapelles. S’y ajoutaient les 24 calvaires. Keraudy, qui était sous l'Ancien Régime, une paroisse succursale de celle de Ploumilliau dès 1681, fut attachée à la commune de Ploumilliau avant le 16 février 1791.

Note 2 : la commune de Ploumilliau est formée des villages : Trivinic, Prat-en-Veil, Keralary, Kernevez, Guerguilleguen, Keranbellec, Trézaou, Kerambat, Lisse, Kercanay, Kerifin, Henveur, Guerguiomar, Kerezout, Hentglas, Keranglas, Quinquis, le Mouster, Lavouenan, Kerdual, Tréman, Kervren, La Garenne, le Peulven, Poulherre, Ogès, Kerduraison, Kertanguy, Meintoul, Keransaudy, le Gouelliou, etc....

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PATRIMOINE de PLOUMILLIAU

L’EGLISE

Il n’est vrai qu’en partie que l’église paroissiale de Ploumilliau a été construite au début du XVIème siècle (vers 1500) par l’atelier Beaumanoir de Morlaix. En fait, le premier édifice dédié au culte fut construit très tôt, sans doute juste après la fondation du « Plou ». Cet édifice fut restauré, une première fois, connue, dès le début du VIIIème siècle. Il bénéficie d’une nouvelle restructuration vers le XIème ou le XIIème siècle. Beaumanoir construisit l’église au début du XVIème siècle, en gardant de l’ancienne ce qui pouvait l’être. Cette église, très endommagée au moment des guerres de la Ligue en 1590, fut restaurée sous la direction de l’architecte Lahaye et le Maître-peintre Jean Morvan entre 1602 et 1608. La base et le clocher semblent datés de 1475, le pignon est de 1602 et la nef de 1608. Au milieu du XIXème siècle, à la demande et sur les plans de l’abbé Villiers de l’Isle-Adam, des modifications importantes furent apportées.

Le chevet de l’église, la maîtresse vitre, les meneaux des fenêtres de la façade midi sont du style renaissance, et datent des années 1602 à 1608. Au point de vue artistique, les parties les plus remarquables sont, par ordre d’importance : le porche gothique du XIVème siècle, une ouverture ogivale entourée d’une guirlande quatre feuilles surmontée d’un trèfle y donne accès ; les moulures en sont ornées d’une vigne avec feuilles et grappes. A l’intérieur du porche, douze niches (six de chaque côté), chacune surmontée d’une coquille, le tout en granit, ont abrité jusqu’en 1793, les statues des douze apôtres. Un plafond en granit aux nervures ogivales soutient le plancher de la chambre des Archives, éclairée d’un côté par une fenêtre ogivale et au midi par une fenêtre quadrangulaire grillagée. On accède à cette chambre par un escalier tournant renfermé dans une élégante tourelle gothique ajourée et recouverte d’une pyramide octogonale d’un très bel effet. Le tout en granit du pays. Une tourelle identique, mais plus élevée , renferme l’escalier en pierre donnant accès à la galerie du clocher gothique. Les vitraux renaissance sont l’œuvre de la maison Laigneau à Saint-Brieuc.

La balustrade du chœur est partiellement faite de panneaux du XVIIème siècle. La chaire est du XVIIIème siècle. L’église abrite les tombes de deux recteurs décédés dans leur paroisse (l’abbé Victor Villiers de l'isle-Adam, décédé en 1889 et l’abbé Derrien, décédé en 1907).

Dans cette église se trouve la statue de l'ANKOU (la Mort, squelette armé d'une faux, XVIIème siècle), que l'on mettait autrefois, avec une autre statue semblable, sur le corbillard. L'Ankou de Ploumilliau est peut-être le dernier exemplaire qui subsiste aujourd'hui.

Ankou de Ploumilliau

Voir aussi   Ploumilliau " Description de l'église de Ploumilliau

Les autres édifices religieux

A Keraudy, l’église, un véritable joyau, fut construite à la fin du XVème siècle et au début du XVIème siècle (vers 1535). Keraudy fut une paroisse depuis 1541, mais ce n’était qu’une trêve. Elle fut rattachée à la commune de Ploumilliau. L'église Notre-Dame de Keraudy, est classée monument historique avec son calvaire et les murs d'enceinte de son cimetière, le 16 janvier 1935. Les panneaux de l'ancien jubé datent du XVIème siècle. Le tabernacle du maître-autel, oeuvre de Louis Crucher (sculpteur à Tours), date de 1685. En 1653, l'édifice qui appartenait aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem et des Templiers, est échangé entre le commandeur René de Saint Offange (qui reçoit en rente 16 boisseaux de froment) et le seigneur de Lanascol.

Nota 1 : L'ancienne paroisse de Keraudy n'est pas riche en documents, et cela n'est point pour nous étonner, vu qu'elle n'était, pendant la période que nous étudions, que simple chapelle vicariale ou « prétendue succursale de Ploumilliau ». Cette intéressante chapelle, fondée par la famille Quemper de Lanascol, jouissait cependant de quelques revenus et avait déjà, bien avant la Révolution, son chapelain ou desservant. On pouvait voir encore, à la fin du XIXème siècle, l'antique maison qui lui servait de presbytère, appelée toujours par les Keraudiens ar presbitor koz, et dont la triste figure, avec son immense toit de chaume, indiquait assez qu'elle n'était pas de ce siècle. D'après le cahier de paroisse de Keraudy, un M. Tensorer, qui administrait cette trève au moment de la Révolution, y est mort en 1792 et y fut inhumé dans le cimetière, au côté gauche de la barrière d'entrée. C'est le seul détail que l'on connaisse sur lui. Plus tard, en 1794, l'abbé Louis-Marc Le Guern, dont nous aurons à parler au chapitre Ploumilliau, quitta la chapelle de Saint-Cado située en cette paroisse, pour aller exercer son culte à Keraudy, et il fit, à cette occasion, la déclaration dont voici la teneur : « Ce jour, 6 fructidor, an III de la République une et indivisible, s'est présenté le citoyen Louis-Marc Le Guern, prêtre catholique, lequel a déclaré exercer son culte dans la chapelle de Keraudy, ainsi qu'il l'exerçait auparavant dans celle de Saint-Cado, etc..., répétant en tant que besoin sa déclaration du 10 messidor dernier et requérant copie des dites déclarations. Et a signé Louis-Marc Le Guern, prêtre catholique romain ». Vers la fin de la Révolution, un prêtre insermenté nommé Neuder desservit encore la trêve de Keraudy, où il est mort ; mais son corps fut transporté à Plougras, sa paroisse natale, pour y être inhumé. Enfin, après le Concordat de 1801, un M. Morvan, prêtre de Plouzélambre, fut nommé comme desservant à Keraudy. Tout porte à croire que ce même M. Morvan était en même temps vicaire à Ploumilliau. Toujours est-il qu'il se réfugia en Angleterre pour attendre la fin de la persécution, après avoir refusé, comme M. Montréer, le digne recteur de Plouzélambre où il était alors, le serment à la Constitution civile du clergé. C'est à son retour dans le diocèse que Mgr Caffarelli lui confia le poste de Keraudy, où il resta jusqu'en 1812, époque où il fut transféré recteur de Plounérin, où il est mort en 1814. La belle trêve de Keraudy n'a été définitivement érigée en paroisse que le 2 avril 1851, sur la pétition des Keraudiens et la proposition de Mgr Le Mée, alors évêque de Saint-Brieuc. Tout naturellement, M. le recteur de Ploumilliau ne vit pas cette séparation avec plaisir, attendu qu'on lui enlevait ainsi la plus belle section de sa paroisse. Sentant toutefois que la résistance devenait inutile, il se décida bientôt à capituler (le diocèse de Saint-Brieuc pendant la période révolutionnaire - 1899).

Nota 2 : dans la maîtresse vitre, ne subsistent que trois panneaux de la Crucifixion. Au centre, sur un fond de damas bleu, le Christ en croix, dessiné en grisaille brune. La croix est jaune et le sol brun. A gauche, sur un damas rouge cerise, la Vierge porte un nimbe dont les rayons d'or se détachent sur un fond plus soutenu. Elle est vêtue d'une robe rouge vermillon et d'un manteau bleu. A droite, saint Jean l'évangéliste, en robe blanche à ceinture d'or et manteau violet. Nimbé d'une auréole rouge, il se détache sur un fond de damas violet ; le sol est jaune brun. Dans la fenêtre du pignon du transept, trois panneaux, qui ne paraissent pas provenir d'un même vitrail, représentent saint Jean Baptiste, la Vierge, et saint Yves présentant un donateur. A gauche, saint Jean-Baptiste, en blanc et en or, se détache sur un fond bleu damassé. Au centre, la Vierge, couronnée et nimbée d'or avec ses longs cheveux sur le dos, tient l'Enfant nu dans ses bras. Tout autour formant gloire, des flammes d'or. Sur le socle se lit l'inscription : "Guille de Queleuc (sans doute Quellenec) sr. du Dybe". A droite, sur un fond de damas bleu, saint Yves, en housse blanche parsemée d'hermines et portant un nimbe à rayons d'or sur fond plus soutenu, présente un donateur en surplis, à genoux sur un coussin vert. L'architecture du dais qui encadre ce panneau renferme en grisaille une statue de saint Pierre. Le carton de ces panneau appartient encore à l'école rhénane. A noter que suivant le procès-verbal des prééminences de la châtellenie de Morlaix-Lanmeur, les armes de Pierre Quemper et de sa seconde femme Jeanne Bérard (ou Bérart) figurant dans la maîtresse vitre de Keraudy permettent de la dater des environs de 1530. La chapelle côté épître dédiée à saint Yves relevait de la seigneurie de Kermenguy en Ploumilliau (Société d'Emulation des Côtes-d'Armor - 1935). 

Saint Cado (1758, avec pierres réemployées de 1616), la chapelle se situe juste à l’entrée du bourg. Elle aurait eu Jehan Launay pour fondateur. Elle dépendait de la seigneurie de Lanascol : on voit au chevet les armes des familles Quemper et Lanascol. Le retable, en pierre et bois polychrome, date du XVIIIème siècle. 

La chapelle du Christ (XVIIème siècle, restaurée en 1933). Elle aurait appartenu à l’origine à l’ordre des Templiers. 

La chapelle Saint Vincent, construite en 1643. Il ne reste plus rien. Elle revenait à l’origine aux « Quemper Lanascol ». On été conservés un fenestrage (XVème siècle) et un bénitier (1643).

La chapelle Saint Joseph, restituée à la Fabrique en 1818.

La chapelle Saint Guenno, détruite avant 1793, située non loin de Kerblat.

La chapelle de Saint Jean Brézéhan qui appartenait au Palacret et dépendait de l’ordre des Templiers.

Quelques calvaires et croix : 

A noter qu'au XIXème siècle, la commune de Ploumilliau comptait plus de 26 croix et calvaires :

- le calvaire du cimetière de l'église Saint-Milliau (XVIIIème siècle) ;

- la croix de la route de Kerauzern (XVIIème siècle) ;

- la croix située à 1 km au nord-ouest du bourg (XVIIème siècle) ;

- les croix de Croaz-Ver et de Kerizout ;

- les calvaires de Coz-Douar (1622, situé route de Kerausern et oeuvre du sculpteur Roland Doré) et de Kerveder.

Quelques fontaines :

- la fontaine de Kerdrinquen ;

- la fontaine de Trévinnec.

Divers édifices à citer :

- la motte du Roudoulou, qui offre des traces de fortification romaine ;

- le menhir du Rest ;

- les débris de la voie romaine dite Hent-Broz-Coz, près de Croas-Simon ;

- les souterrains de Saint-Jean et de Kerhélary (Age de fer).

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUMILLIAU

La seigneurie de Kerenglas (ou Keranglas) appartenait en 1539 à Marguerite de Kerbuzic, dame de Keranglaz et de Kerlaouénan, et était aux Le Gouz dès 1682 au moins. En 1766, la seigneurie est à Jonathas de Kergariou (comte de Kervegan) en possession de Guerguiniou à Ploumilliau et du fief du Portal en Ploubezre.

La seigneurie de Leurven est, en 1535, la propriété de Marie Plouezoc'h, puis passe entre les mains des familles Kermerc'hou (Jean de Kermerc'hou épouse Lucrèce Le Chevoir), Arrel (vers 1590, suite au mariage de Jean Arrel, sieur du Cosquer, avec Françoise Kermerc'hou) et du marquis de La Rivière en 1682.

La seigneurie de Kerdu-Coatanscours possédait jadis un droit de haute justice. Propriété d'Yvon de Coatanscours (en 1536), de Jacques de Coatanscours (époux de Marguerite de Kerbuzic, veuve de Raoul Poulard et héritière de Kerbuzic et de Kerdu). 

La seigneurie de Parisy, arrière fief de Runefau est encore surnommée en 1682 "fief du Mouster" ou "fief Parisir". Propriété de la famille Le Run, sieurs de Kerézou (en 1682), puis de Marie de Guillemot, veuve de Joseph Jourin (en 1778-1787).

La seigneurie de Boslassec (ou Boslasser ou Botlazec) est inconnue.

Les nobles de Ploumilliau dont nous avons trouvé trace sont les familles de Kervern, Raison de Kermenguy, Le Leizour, de Keropartz, de Kerloaguen. Toutes ces familles existaient au XVème siècle, c’est-à-dire avant le rattachement de la Bretagne à la France. La palme de l’ancienneté semble revenir aux Kerloaguen (1426), aux Kermenguy (1427), suivis d'Yves Le Leizour, seigneur de Lanascol, qui fut anobli par le duc de Bretagne en 1439. Sa petite-fille et unique héritière, Jeanne Le Leizour, épousa en 1474, Jean Quemper, de la famille des seigneurs de la Roche-Derrien, qui devint ainsi seigneur de Lanascol. Ce Jean Quemper obtint la prééminence sur la paroisse de Keraudy par acte du 21 avril 1499.

Kerret (Jacques), écuyer, seigneur de Guerguiniou (paroisse de Ploumilliau) et de Penanquer (1591). Epoux de Margilie Cariou (Arch. C. d'Armor 2E117). Epoux de Marguerite le Chevoir.

Kergrist (Alain), seigneur de Kurdudual (paroisse de Ploumilliau). Royaliste. Né vers 1565. A été gendarme de Kergomar à Coatfrec. Kergrist (François), seigneur de Kervern (en Keraudy, paroisse de Ploumilliau). Né vers 1544. Au commencement des troubles de la Ligue, se retira au château de Coatfrec pour sa conservation sous Kergomar. Lorsque Kergomar "alla à l'armée au voyage d'Angers au devant de Monsieur de Montpensier", il donna à François de Kergrist le commandement du château (Arch. Fin. 1E431).

Arrel (Jean), seigneur du Cozkaer et de Leurven (paroisse de Ploumilliau). Fils de Pierre Arrel. Il avait épousé (avant décembre 1585), Françoise de Kernerc'hriou, fille de Pierre de Kernerc'hriou, sieur de Kernerc'hriou, et de Lucrèce le Chevoir, laquelle Françoise était décédée avant le 6 février 1619. De cette union étaient nés deux enfants. Il épousa en seconde noce Marguerite Le Gualès dont il eut aussi deux enfants. Il prêta serment à la Sainte Union à Morlaix le 9 mars 1590. A noter, qu'un homme d'armes de la Compagnie de Boiséon porte ce nom en 1590. Arrel (Yves), scolastique et chanoine de Tréguier. Né vers 1565. En 1598, il demeurait au manoir de Leurven. En 1601, était sieur de Coatmen, doyen de Lanmeur et prieur de Kernitron (Arch. Fin. 1E431, Arch. C. d'Armor 2E38).   

Coatanscour (Yves), seigneur de Coatanscour (paroisse de Plourin), Kerbuzic, Kerdu, etc....Fils de Jacques de Coatanscour et de Marguerite de Kerbuzic, dame dudit lieu. Prisonnier des ligueurs à Morlaix "dans la tour de Kergurunet" en Juillet 1590. Marié par contrat du 26 mai 1592 à Jeanne Barbier. Mort à Saint-Mathieu de Morlaix le 12 juillet 1641 (Arch. C. d'Armor E2889).

Coetlogon (Jean), seigneur de Kerhuel. Participe à la défense de Kerouzéré avec ses cousins (voir Goesbriand - Généalogie de Coetlogon - Arch. C. d'Armor 2E128).

Le Chapelain (Jean), seigneur de Kerguymarch. Se réfugia à Coatfrec durant la Ligue. Rédigea son testament le 30 mars 1593. Il habitait alors à Kerresoult (?) en Ploumilliau (Arch. C. d'Armor G168).

A la « montre » (réunion de tous les hommes d’armes) de Tréguier de 1481, on trouve le nom des hommes d’armes suivants sur la paroisse de Ploumilliau : Pierre Raison, Jean Kermellec, Guillaume Tanguy, Ropertz Kerdu, Jean Chapelain, Yvon Kerguen, Sylvestre de Leslec’h, Denis Coettredrez, Yvon Loennic, Henri du Ponthou, Jean Hamon, Jean Le Mestre, Yvon Hamon.

Les manoirs de Ploumilliau

Gollot (Golloet), ostel de Charles Bégaignon, et chef-lieu de frairie, d’après la réformation de 1427.

Guern Guillaume, ostel de Jean Tournemine d’après la réformation de 1427.

Kerangouverh, métairie noble d’après la réformation de 1427. Ce serait Kergomar, qui est prononcé Kergourc’h.

Kerbiriou, cité haute-justice, Ker-huelle – Ker-Biriou, à MM. de Trogoff.

Kerdu, terre noble. Fournit un homme d’armes à la montre de 1481.

Kerenglas, ancien château, cité par la réformation de 1427. Ancienne terre noble qui porte encore aujourd’hui le nom de château, n’offre plus qu’un monceau de ruine, entouré de douves profondes. Cette forteresse était située à l’extrémité d’une langue de terre formée par la réunion de deux vallons, à l’est et sur la limite extrême de la commune de Ploumilliau. Dans les quatorzième et quinzième siècles, ce château, fortifié par la nature et par l’art, appartenait à la famille de Keranglas, dont un des membres dota l’hospice de Lannion d’une rente de cinq quintaux de froment. Il passa, dans le siècle suivant, dans la maison de Kergrist.

Kerizien, manoir existant encore.

Kermenguy, frairie de Kerdual, manoir selon la réformation de 1427.

Kersénan (Kersenon, Kersenont). Tenu par une famille Hamon lors de la réformation de 1427. Autre château fort, n’existe plus également qu’à l’état de ruines. Au seizième siècle, Yves de Kersenont reçut ordre de Henri II de lever des troupes et d’aller joindre le maréchal de Brissac.

Kerveder, qui indique les armes comme au Baly (une demoiselle de Kerveder avait légué des biens à l’église du Baly, à Lannion, pour doter une chapelle située au flanc nord de l’église ; une porte qui permettait d’entrer directement dans cette chapelle a été murée, mais on voit son encadrement de pierre dans la maçonnerie du Baly, et la porte est ornée des armes de Kerverder). Le manoir de Kerveder appartenait donc à une famille de ce nom, dont les armes étaient : de gueules au chevron d’argent, accompagné en pointe d’une rencontre de bœuf de même.

Kervern (ou Kerwern, ou Kervoenn), château de Kervine.

Lanascol, cité comme moyenne-justice, à M. de Lanascol. Le château est encore dans Plouzélambre à la Réformation de 1427, et il se peut qu’il a été reconstruit plus tard en Ploumilliau (le colombier est en Plouzélambre). Elle portait : d’argent au léopard de sable, accompagné en chef de trois coquilles rangées de même, et pour devise : en repos. Cette maison a fourni deux abbés de Bon-Repos, de 1375 à 1410 ; Nicolas, hommes d’armes de la compagnie de Jean de Penhoët en 1420 ; un abbé de Beauport en 1546 ; deux chevaliers de l’ordre de 1626 à 1644 ; un page du roi en 1715.

Lan Ploumilliau, métairie noble réformation de 1427.

Le Leurven (XVème siècle) : manoir, colombier (600 boulins), fontaine et chapelle à l'entrée du domaine. Siège d'une basse, moyenne justice dès le XVème siècle. Propriété de la famille de Kerloaguen en 1422. A la métairie étaient rattachés une trentaine de convenants : Keranvot, Pen ar Vouillen, Pen ar Hoat, Poul Fank, etc... Le cour est bordée par le logis au Nord, les dépendances à l'Ouest et un mur d'enceinte à l'Est. Elle était fermée à l'origine par un porche double. Près du puits se trouve un vasque circulaire en granit. La porte principale est magnifique par son décor en relief.

Roslogot (ou Rouxolgot), réformation de 1427.

Roudoutous, motte féodale.

Rumédon, sieurerie des Carluer au XVII-XVIIIème siècle.

Quelques informations :

De Kerloaguen, sieur dudit lieu, de Kervesec, etc. , était de la paroisse de Ploumilliau. Il portait : d’argent à l’aigle éployée de sable, membrée et becquée de gueules, avec cette devise : sans effroy. Monsieur de Kerloaguen fut président aux comptes en 1426 et commissaire à la réformation de 1446. Il eut pour fils Guillaume, prévôt des maréchaux et de l’hôtel du duc, qui refusa au trésorier Landais de faire périr le chancelier Chauvin dont il avait la garde.

Jehan Quemper (inhumé à Keraudy) était le fils d'Alain Quemper et de Tiphaine Le Glas. Il était de la famille des seigneurs de la Roche Derrien. Il épousa en 1474, Jeanne Le Leizour, fille unique de Alexandre Le Leizour et de Marguerite de Leservant et héritière de la seigneurie de Lanascol. Yves Le Leizour, le grand-père de Marguerite, avait été anobli en 1439 par le duc de bretagne.

Alain de Quemper de Lanascol est né à Nantes le 2 avril 1867 de Yves de Quemper de Lanascol et de Marie de Visdelou de Bonamour. Il mourut à Pipriac (Ille-et-Vilaine) le 4 octobre 1929.

De Keropartz, aussi de Ploumilliau, portait : d’azur au chevron d’or, accompagné de trois molettes de même.

(inspiré en partie de "Côtes-du-Nord, histoire et géographie de toutes les communes du département – tome 4 paru en 1859 (B. Jollivet)")

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