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PLOMEUR

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La commune de Plomeur (pucenoire.gif (870 octets) Pleur) fait partie du canton de Pont-l'Abbé. Plomeur dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOMEUR

Plomeur vient du breton "ploe" (paroisse) et "meur" (grand).

Plomeur, Ploeumer en 1388, Ploemeur en 1574, « plebs multa » (Peyron, Cartulaire de l'église de Quimper, p. 9), est une paroisse du Cap-Caval ; on appelle ainsi la région du Sud-Finistère qui entoure la Torche et qui vient finir en pointe à la Baie d’Audierne. Plomeur, la paroisse la plus étendue du canton de Pont-l’Abbé, occupe le centre de cette région. La route nationale de Pont-l'Abbé à Penmarc'h la coupe en deux parties à peu près égales sur une longueur de huit kilomètres. A l'Ouest seulement, Plomeur atteint la mer avec son promontoire de la Torche, séparé de Saint-Guénolé par l’anse du même nom et devenu célèbre par le bruit qu’y font les vagues en se brisant sur ses rochers. Dans le voisinage de la Torche s’étale une plaine sablonneuse, aride, qu’on commença à défricher fin du XIXème siècle, et dénommée : palue de Plomeur et de Saint-Jean. Elle est riche en souvenirs mégalithiques. Sur un plateau dominant toute la côte qui s’étend de la pointe de Penmarc'h à la pointe du Raz se dresse la vieille église paroissiale de Beuzec-Cap-Caval, aujourd’hui à moitié ruinée et servant de chapelle de secours à la paroisse de Plomeur (H. Pérennès).

Plomeur est une ancienne paroisse primitive du Vème ou du VIème siècle qui couvrait jadis tout le sud-ouest du Cap-Caval. Plomeur englobait primitivement les territoires de Plomeur, Beuzec-Cap-Caval (aujourd'hui en Plomeur), Saint-Jean-Trolimon (sauf l'enclave en Plonéour), Saint-Guénolé (aujourd'hui en Penmarc'h), Tréoultré-Penmarc'h (appelé Tréoultré en 1540 et Tonoultre Beuzec en 1396) et Guilvinec (détachée de Plomeur en 1883).

Avant la Révolution, la paroisse de Plomeur possédait trois chapelles : Notre-Dame de Tréminou, La Madeleine et Saint-Trémeur. A la Révolution, Plomeur récupère une partie de l’ancienne paroisse de Beuzec-Cap-Caval (nommée vicaria Buduc au XIème siècle et Buzuec Cap Cavall en 1368), ainsi que, semble-t-il, l’enclave de Langériguen ou Langéréguin (avec la chapelle Notre-Dame) et de Langougou (avec la chapelle Saint-Cosme et Saint-Damien) dépendant alors de Loctudy. Mais on lui enleva par la suite, au profit de Penmarc’h, une dizaine de hameaux, avec la chapelle de la Madeleine, et elle perdit de plus en 1883 son port et la chapelle de Saint-Trémeur lors de l’érection du Guilvinec en paroisse. La paroisse de Plomeur dépendait autrefois de l'évêché de Cornouaille. " La paroisse de Plomeur comprenait, sous l’ancien régime, les chapelles de Notre-Dame de Tréminou, de la Madeleine et de Saint-Trémeur. Elle a perdu, à la Révolution la chapelle de la Madeleine qui dépend aujourd’hui de la paroisse de Penmarc'h, et la chapelle de Saint-Trémeur qui relève du Guilvinec depuis que cette trêve de Plomeur a été érigée en paroisse en 1883. En revanche, elle a absorbé une grande partie de l’ancienne paroisse de Beuzec-Cap-Caval, supprimée à la Révolution, et possède encore trois chapelles : les chapelles de Notre-Dame de Tréminou, de Beuzec-Cap-Caval, des Saints Cosme et Damien. Cette dernière dépendait avant la Révolution de la paroisse de Loctudy " (Archives de l'Evêché). 

Au Moyen Age, la paroisse de Beuzec-Cap-Caval était le siège d'un doyenné qui englobait un vaste territoire compris entre l'océan au sud et au sud-ouest, la rivière du Goyen au nord et celle de l'Odet à l'est. Par un acte daté du 19 octobre 1286, l'évêque de Quimper, Even de la Forêt, décidait, en accord avec son chapitre, la suppression de ce doyenné. Le compte de 1368 de l'archevêché de Tours fait état de l'archidiaconé du Cap-Caval lequel se composait des paroisses de Landudec, Ploezinec (Plouhinec), Mazalon (Mahalon), Ploedemet (Plozévet), Ploedresic (Pouldreuzic), Lababan (village en Pouldreuzic), Ploeozvan (Plovan), Trefgaennec (Tréguennec), Pemerit, Ploegastell, Ploeneour, Buezuec, Capcavall, Treffuortre (aujourd'hui Penmarc'h), Ploebanazleuc (Plobannalec), Ploemeur, Treffriagat, Ploerimael (Plonivel), Sancti Tudini (Loctudy), Treffmecheuc (Tréméoc), Combrit, Ploemeryn (Plomelin) et Ploeguffvan (Pluguffan).

Beuzec-Cap-Caval était le siège d'une juridiction décanale, assez importante au XIIème siècle. Le titulaire ou doyen jugeait les causes testamentaires et matrimoniales de son ressort, mais le Cartulaire de Quimper (56, f° 25) nous fait savoir qu'à la fin du XIIIème siècle, les ressources étant insuffisantes pour subvenir aux frais de cette charge, les officiers de la juridiction en étaient réduits, pour vivre, à exercer des exactions fort regrettables ; d'un autre côté, le doyen ne trouvait à sa disposition pour discuter et plaider des questions importantes comme celles des successions et des mariages, que des gens incapables et illettrés, au grand détriment des fidèles. C'est pourquoi l'Evêque Yves Cabellic (1267-1276), décida en principe que le titre de doyen de Beuzec-Cap-Caval serait supprimé, et enfin le titulaire H. ayant donné sa démission, l'Evêque Even de La Forêt et le Chapitre de Quimper décidèrent d'un commun accord, par acte du 19 Octobre 1286, que le doyenné de Beuzec-Cap-Caval serait définitivement annulé. Beuzec-Cap-Caval demeura une paroisse à la présentation du grand archidiacre de Cornouaille. En 1801, lors du Concordat, la paroisse de Beuzec-Cap-Carval est supprimée et son territoire réparti entre celles de Saint-Jean-Trolimon, Plomeur et Penmarc'h.

" Le chiffre de la population de Plomeur était de 2.283 vers 1936. Mais il faut dire que la paroisse en possédait le double lors de la distraction du quartier du Guilvinec en 1883. La population s’était considérablement accrue depuis la Révolution. On enregistrait, en 1807 : 52 baptêmes ; en 1840 : 110 ; en 1870 : 150 ; en 1872 : 195. Mais la foule affluait surtout au Guilvinec, port de pêche, éloigné du centre paroissial de cinq kilomètres. Dès lors le besoin d’une nouvelle paroisse se fit sentir ; la trève du Guilvinec fut érigée en paroisse et Plomeur perdait près de la moitié de ses habitants. Mais la portion détachée de Plomeur pour constituer le Guilvinec étant de dimension restreinte, Plomeur conserve encore une grande étendue et reste la plus grande commune du canton de Pont-l’Abbé " (Archives de l'Evêché).

En 1380, note Ogée, existaient en Plomeur les manoirs de Coz-Kaer, Torcoët, Tremillec, Jacob-Paën, Kerflous, La Forêt, Kerpullic, Kercoez, Penfour, Kercoullas et Kerrouant. Les prééminences relevées dans l’ancienne église de Plomeur signalent les manoirs de La Forêt, Kerbulic, Kernuz-Kerrouant, Lestialla, La Villeneuve, Trémillec et Kergoz.

Trois chapelles dépendent de la paroisse de Plomeur : Beuzec-Cap-Caval, Saints Cosme et Damien, et Tréménou. La chapelle Saint-Trémeur fait partie, depuis 1883, du Guilvinec.

On rencontre les appellations suivantes : Ploemur (en 1284), Plemor (vers 1330), Ploeumer (en 1368), Ploemeur (en 1535), Ploeuer (en 1541).

Note 1 : L'état des décimes de la paroisse de Beuzec-Cap-Caval en 1787 : M. le recteur Loëdon (42 livres), la fabrice (7 livres 12 sols 6 deniers), trève de Trolimon (7 livres 12 sols 6 deniers), trève de Saint-Guénolé (4 livres 10 sols), Saint-Yves (1 livre 15 sols), Saint-Ambroise (1 livre 15 sols), Notre-Dame de Tronohen (5 livres 2 sols 6 deniers), Saint-Eloy (1 livre 15 sols). Total : 72 livres 2 sols 6 deniers. Liste des recteurs de Beuzec-Cap-Caval : - 1301 : Raoul, recteur, fonde la chapelle Saint-Guénolé.  - 1577 : Jacques Moreau, chanoine, recteur. - 1735 : Mort de Jacques le Calloch. - 1744 : Mort de Jean Herrou, recteur. - 1752 : Gallo, recteur. - 1764 : Manach. - 1766-1778 : Nédélec. - 1780 : Bernard. - 1782-1783 : Le Siner. - 1786-1791 : Jérôme-Marie Loëdon, né à Quimper en 1737, prêtre en 1763. Voici, à titre de complément, les noms des prêtres curés de l'ancienne paroisse de Beuzec-Cap-Caval : 1672. Jacques Jarmoy. — 1653 (Mars-Octobre). Maudé Guyomar ; Jean Arnould, curé de Trolimon. — 1653-1656. Jean Marec ; Martin Gouzien. — 1669. Vincent Favennec. — 1680-1682. G. Quistinic. — 1682-1686. A. Elly. — 1686. F. Le Huez. — 1686-1688. René Le Sage. — 1688-1691. H. Le Gall. — 1691-1704. Yves Quéré. — 1705-1708. Alain Le Bris. — 1709 (Janvier-Avril). L. Billon. — 1709 (Mai-Décembre). N. Le Billon. — 1710. S. Vocquer. — 1710-1714. A. Le Faucheur. — 1714-1717. Yves Le Bras. — 1719. Le Gall, curé de Trolimon. — 1721-1724. Pierre Le Goff ; Pierre Barazer. — 1724-1736. Paul Sinquin, curé de Trolimon. — 1734. Jean Garo, curé de Trolimon. — 1748. Le Goff, curé de Trolinion. — 1748. P. Kerogel. — 1749. Aleno. — 1755-1766. G. Le Goff. — 1756-1761. Jean Maubras, curé de Plobannalec. — 1761-1764. R. Corentin Nédélec. — 1765-1783. Louis Le Chossec. — 1780. Delarue ; J. Merdy. — 1788. J. Cajan ; Yves Kerloc'h, déporté en Espagne (Archives de l'Evêché).

Note 2 : Liste non exhaustive des RECTEURS DE PLOMEUR AVANT LA RÉVOLUTION : En 1362 (19 Décembre). Guillaume Le Marhec, licencié ès-lois, chanoine de Quimper, est chargé de revalider la nomination faite par l'Ordinaire d’un recteur à Plomeur, et qui aurait pu être infirmée comme faite dans un temps où elle appartenait au Siège apostolique (Clément VII, tome XXX, f°. 1510. Peyron, Actes du Saint-Siège, p. 103). — En 1423. Décès de Jehan Lothey. — En 1535 (3 Mars). Mort de Guillaume Kerodellec qui était aussi recteur de Poullan (Notes de M. le chanoine Peyron). — En 1619-1638. Guillaume Guido. Une fondation du 21 Mars 1622 faites par Jacques de Rimaison, châtelain de Beaucour et Kerbullic, lui attribue, à lui et à ses successeurs, une somme de 85 livres tournois, produit de la vente de deux journaux de terre et d’une maison : ty-kôz, située près du manoir de Penfond [Note : Il est question dans l'acte de donation de messire Kergodelets, seigneur de Lestialla]. — En 1641-1657... .Olivier Furic. Par un acte de 1657, il fait une fondation pour avoir sa tombe et son banc armoriés dans l’église, proche du balustre de la chapelle de Saint-Michel. On voit encore cette tombe dans l'enfeu qui a été partiellement comblé en 1923, lors de la construction de la fenêtre du transept. — En 1660. M. Guido, recteur, fait une fondation en faveur de la chapelle Sainte-Anne. — En 1661 (21 Janvier)-1675 (Décembre). François Abraham, transféra la Confrérie du Rosaire de Tréménou à l’église paroissiale. — En 1675-1684. Pierre Hernio. Le seigneur Visdelou lui vend pour 600 livres une maison, appelée ty-nevez, située sur le chemin de Plomeur à Penmarc'h. — En 1684. Jean Le Verger. — En 1687. Corentin de La Jumelaye, sieur des Sables, résidant au manoir de La Villeneuve. — En 1691. François Herrou. Nous avons une lettre de 1702 adressée par le recteur de Treffiagat au recteur de Plomeur qui montre que les relations d’intimité qui existent entre les membres du clergé breton des diverses paroisses d’une part et d’autre part entre le châtelain de Treffiagat et son pasteur sont vieilles d’au moins deux siècles. Voici cette lettre : « MONSIEUR, Je fus hier chez vous, faisant mes stations ; je ne fus pas assez heureux de vous y trouver ; Messieurs vos ecclésiastiques firent fort honorablement les choses en votre absence. Je vous demande à présent une grâce qui est de laisser enterrer le meunier du moulin en mer dans mon église ; car il l’a souhaité devant Monsieur de Lestrediagat et moi. J’ai dit à son gendre de vous aller porter cette lettre et à vous payer votre deü et à messieurs vos prêtres. J’espère que vous m’accorderez cette grâce et à Monsieur de Lestrediagat qui vous salue et moi qui suis avec respect votre très humble et très obéissant serviteur. Responde si placet. GOUDEDRANCHE. 17 Juin 1702 ». — En 1712-1733. Joseph Evenas. — En 1744-1771. Jean Guesdon. — En 1775-1782. Auguste Le Gac de Kerraoul. — En 1780-1803. Guillaume Le Siner. Liste non exhaustive des CURÉS DE PLOMEUR AVANT LA RÉVOLUTION : En 1619. Maner ; Fily. — En 1627. Jean Collain. — En 1633. Claude Monzé ; Hervé Kerlem. — En 1656. Guédès. — En 1662. Nicolas Cauzeur. — En 1668. Sébastien Larzul. — En 1678. Olivier Cosquéric. — En 1682. Henri Guillou ; Gabriel Podeur. — En 1691. Garnier. — En 1712. Charles Tanneau, curé d’office. — En 1720-1728. Jean Tanneau. — En 1730. Corentin Goudedranche. — En 1731-1733. Jean Loden, demeurant à Kergoulas. — En 1736-1740. François Baudrémon, curé d’office de 1737 à 1739. — En 1742-1743. Quilien. — En 1746-1754. Jean Pennamen. — En 1755. Jean-Marie Le Gorec. — En 1757. C. Lhelgouach. — En 1760. Yves Le Tanter. — En 1762-1769. Le Goff. — En 1778-1788. Antoine Le Ballacon, curé d’office. — En 1783-1789. Jean Le Merdy. Liste non exhaustive des RECTEURS DE PLOMEUR APRÈS LA RÉVOLUTION : En 1804. Marc Le Calvez. — En 1805. François Trouboul. — En 1812. Hervé Morvan. — En 1831. Pierre Le Pape. — En 1856. Hervé Combot. — En 1883. Auguste Palud. — En 1887. Barthélemy Yvenat. — En 1914. Jean Noël. — En 1915. Jean Briand. — En 1925. Remy Arzel. — En 1927. Jean-Marie Danzé. — En 1930. Henri Paubert. — En 1937. Jean Bot, etc ... Liste non exhaustive des VICAIRES DE PLOMEUR APRÈS LA RÉVOLUTION : En 1802-1804. Charles Volant. — En 1819. Alain Le Roux. — En 1821. Bertrand Tudal. — En 1823. Jean Chacun. — En 1827. Guillaume Crassin. — En 1835. Mathieu Rospabé. — En 1839. Jean Guinement. — En 1841. Pierre Christien. — En 1844. Julien Deschamps. — En 1845. Jean Brisson ; François Keromnès. — En 1849. Hervé Suignard. — En 1850. Jean Caéric. — En 1851. Corentin Le Dé. — En 1852. Pierre Le Pape. — En 1854. Yves Témoigne. — En 1857. Pierre Montfort. — En 1859. François Rolland ; Olivier Olivier. — En 1864. Jean Le Sann. — En 1874-1880. Joseph Marzin. — En 1878-1890. Jean Boucharé. — En 1880-1894. Auguste Le Foll. — En 1890-1894. François Bozec. — En 1892-1893. Yves Olivier. — En 1893-1908. Yves Jézéquel. — En 1894-1900. Georges Duigou. — En 1900-1902. Louis Boulic. — En 1902. François Caill. — En 1902-1917. Christophe Bernard. — En 1909-1925. François Abjean. — En 1925. Jean Croissant. — En 1927. Paul Méar, etc ... (Archives de l'Evêché).

Voir aussi   Plomeur "La paroisse de Plomeur durant la Révolution 

Note 4 : Non loin du bourg de Plomeur se dresse la Torche (du breton "torchenn" signifiant "siège"). Il s'agit d'un énorme rocher, séparé de la terre ferme par une crevasse profonde surnommée "le saut du moine".

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PATRIMOINE de PLOMEUR

l'église Sainte-Thumette (1673), reconstruite en 1753-1760 sur les plans d'Augustin Regnault (architecte à Brest) ainsi que l'indique l'inscription "Fundavit Eam Altissimus 1760". Sainte-Thumette est une des onze compagnes de Sainte-Ursule. L'édifice comprend une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept et un choeur profond, à chevet polygonal accosté de deux chapelles donnant également sur le transept. La façade est composée de deux tourelles carrées, s'amortissant en dôme et reliées par un portail en plein cintre surmonté d'une fenêtre à arc. Le clocher-mur possède deux chambres de cloches. On a, semble-t-il, remployé de l'ancien édifice les piliers et arcades en plein cintre dont l'une porte la date de 1613. On a ouvert deux fenêtres dans les ailes du transept en 1923. Une cloche date de 1623. Les boiseries du choeur et les stalles sont de Toularc'hoat et datent de 1894. Un bénitier est daté de 1622 et un autre du XVIème siècle. Les vitraux modernes, datés de 1904, renferment saint Corentin et saint Paul Aurélien. L'autel du Rosaire date du XVIIIème siècle. La chaire à prêcher date du XVIIIème siècle. L'église abrite les statues de sainte Anne et la Vierge, saint Pierre, saint Paul, saint Jean-Baptiste, saint Jacques, saint Michel, sainte Thumette, saint Ambroise, saint Alour, saint Roch, sainte Marguerite et une Vierge (in expectatione partus) ;

Nota 1 : L'EGLISE ACTUELLE. L’église actuelle fut bâtie en 1760, comme l’atteste l’inscription qui figure, à l’extérieur, au mur du transept : FVNDAVIT EAM ALTISSIMVS ANNO 1760. La construction d’une église étant un événement considérable dans l’histoire d’une paroisse, nous donnerons textuellement la première délibération dont elle fut l’objet. « Ce jour de dimanche, dix du mois de Décembre mit sept cent cinquante deux, avant la messe prônale et dominicale dite et célébrée en l’église paroissiale de Plomeur par vénérable et discret messire Jean Guesdon, docteur de Sorbonne, vice-official et syndic subsidiaire de ce diocèse, recteur de cette paroisse, se sont assemblés en la sacristie, lieu ordinaire et accoutumé de faire les délibérations, Yves Cosquer de Keregar, Ambroise Loden de Kervroagué, Henri Tanneau de Kerhom, Maurice Volant de Penfond, Sébastien Le Coz de Kerioué, Jacques Le Pape de la Forêt, Guy Cosquer de Trémillec, Jean Le Guirriec de Kerscaven, Claude Keraudren de Poulguen, Ambroise Tanneau de Poulguen, Jean Trebern de Kervennec, tous les susdits délibérant et procureur terrien en charge, fesant le corps politique de cette paroisse et la mère voix d’icelle, reconnaissent la nécessité d’une réédification totale de la dite église paroissiale, sans que pour en constater l’état, il soit désormais besoin de la faire visiter par des ouvriers et architectes. Mais attendu que les fonds ne paraissent pas encore suffisants, les délibérateurs sont d’avis qu’il soit accordé aux paroissiens un délai de trois années avant de rien entreprendre et d’en venir à la démolition de la dite église, avec le pouvoir néanmoins d’abréger le terme en cas d’événement qui demanderait célérité, ou de le prolonger autant que la prudence ou la nécessité semblera le requérir. Cependant s’obligent à continuer les charrois et autres travaux déjà entrepris et commencés pour cette fin, parce que tous les paroissiens y contribuent chacun à leur tour. Ils prient M. le Recteur de donner des soins et de continuer ses libéralités qu’ils reconnaissent monter déjà à une somme considérable ; et aussi de prendre avec les seigneurs particuliers de la paroisse les arrangements qui leur paraîtront convenables ou nécessaires afin que tout se passe à l’amiable ; de demander la permission d’abattre les bois qui sont sur le terrain de l’église et des chapelles ; de faire le procès-verbal des droits honorifiques, prééminences, armoiries, bancs et autres droits des dits seigneurs ; de faire des achats de matériaux de toute espèce, d’y employer, s’il le faut et du consentement du Seigneur Evêque, une partie des deniers, appartenant à l’église et aux chapelles, qui sont au coffre-fort des archives ». Cette délibération est signée par M. Guesdon, recteur de la paroisse, M. F. Pennamen, curé, M. Pennamen, le jeune, prêtre, M. Kermorien, prêtre ; le sieur Pierre Kerguiffinen, le sieur Pierre Arnoult, fils, le sieur Yves Larbredelépine. L’architecte fut Auguste Régnault, de la paroisse de Saint-Louis de Brest. En 1761 il demande au corps politique la somme de 1.300 livres pour payer les ouvriers et les fournisseurs de matériaux. Mais le coffre-fort est vide. M. Guesdon, très zélé et très estimé de tout le monde, déclare le général, a déjà versé cinq mille livres à la caisse et ne peut fournir l’argent nécessaire. Constatant que l’ouvrage est solide et parfait, et que l’architecte a agi avec droiture et bonne foi, le corps politique veut cependant faire droit à la requête de M. Régnault. Il s’adresse à trois paroissiens de Plomeur qui consentent à verser la somme demandée à condition de percevoir une rente sur les biens de l’église et des chapelles. Ces trois paroissiens : bienfaiteurs de l’église, s’appelaient Jean Le Bléis, de Trévily, Charles Buhanic et Jean Buhanic, du village de Gouesnac'h. Bien que l’église présente un tout homogène, il semble bien que l’on a conservé quelques parties de l’ancien édifice, les piliers de la nef et leurs arcades en plein cintre : l’une des pierres porte l’inscription que voici : 1613 . R . E . I . A . P . F ; on aperçoit, d’autre part, de chaque côté du transept, des enfeux signalés par les comptes antérieurs à 1760, l’un d’eux abritant la tombe de M. Furic, recteur de 1641 à 1661. L’édifice n’offre aucun caractère architectural. Il affecte la forme d’une croix latine. Ce qui attire le plus les regards ce sont les hautes boiseries du chœur, et les stalles faites en 1894 par le sculpteur Toul-ar-C'hoat, puis les vitraux posés en 1904 sous le rectorat de M. Yvenat [Note : Ces vitraux coûtèrent 3.000 francs]. En 1923, pour donner plus de jour à l’église, M. Briand, recteur, a ouvert deux grandes fenêtres dans les bras de croix. A l’entrée de l’église par le porche on aperçoit un bénitier à pied, avec ornementation feuillagée, qui semble être très ancien (Abgrall, Architecture Bretonne, p. 222). Un tronc pour les trépassés en pierre sculptée et portant la date de 1622 sert de bénitier depuis 1923 à la nouvelle porte d’entrée, du côté Nord. A signaler aussi un bénitier portatif en bronze, qui sert à l’église, près du catafalque, et au cimetière pour les enterrements (Abgrall, Architecture Bretonne, p. 226). Nous voyons au-dessus de l’un des petits autels le joli groupe du rosaire représentant la Sainte Vierge et l'Enfant-Jésus donnant le rosaire à Sainte Dominique et à Sainte Catherine. A l’autel de gauche et faisant pendant se trouvent les statues de Notre Dame et de Saint Jean au pied du Christ en croix [Note : En 1824, M. Piouffe, sculpteur à Quimper fut chargé de remettre à neuf le maître-autel ainsi que les autels du Rosaire et de Sainte-Anne. L’église possède une statue de sainte Anne. Une autre statue de la Sainte, qui se trouvait au presbytère, fut donnée au début du siècle à Mgr. Dubillard]. Ces vitraux coûtèrent 3.000 francs. Sainte Thumette, protectrice de la paroisse, a sa statue dans le chœur ; elle porte les insignes de la vierge martyre, la couronne et la palme. On voit encore dans le choeur les statues anciennes de Saint Jacques, de Saint Pierre et de Saint Paul, dans les bas-côtés, les vieilles statues de Saint Roch, Saint Herbot, Saint Sébastien et Saint Michel. Celle-ci remarquable par sa forme et sa couleur, avait sa chapelle à l’église en 1657. Cette chapelle devint la chapelle du Rosaire. La façade de l’église est d’un aspect sévère. Deux tourelles reliées par un porche ogival et surmontées d’un dôme forment le pignon Ouest. Deux cloches s’y trouvent : l’une porte la date 1623 : le parrain fut Vincent de Ploeuc, baron de Kergorlai, habitant Kernuz, et la marraine Anne de Jégado, dame de Lestialla, l’autre, nommée Eugénie-Marie, fut bénite le 5 Novembre 1876 par le R. P. de Alouarn, jésuite. Le parrain fut : Eugène Le Moyne, demeurant à Kerbullic ; la marraine Louise de Pascal, demoiselle de La Villeneuve. Blanchie en 1830, l’église fut débadigeonnée en 1891. Elle possède quatre croix de procession, deux en or, deux en argent. La première, datée de 1876, est un don de la famille Le Moyne, de Loctudy, propriétaire du manoir de Kerbullic. Le calvaire qui se trouve devant l’église a été bénit le 16 Juillet 1861. Au pied du monument est une Pietà en granit portant la date de 1553 (H. Pérennès).

Eglise de Plomeur

Nota 2 : L'ANCIENNE EGLISE. L’ancienne église de Plomeur avait une nef et deux collatéraux. Sept piliers se dressaient de chaque côté de la nef, dont la voûte était en pierre. Au chevet, trois autels s’alignaient d’affilée : le maître-autel ; à droite du côté de l’épître la chapelle et l’autel du Rosaire, à gauche, du côté de l'évangile, la chapelle et l’autel de N.-D. de Piété. La chapelle de Sainte-Anne se trouvait dans l’aile droite de l’église. L’église était dédiée à sainte Thumette, l’une des compagnes de sainte Ursule, en breton Santez Tunvez. La légende rapporte que sainte Thumette, en quête d’un emplacement pour son église, passa au village de Penhero, sur la route du Guilvinec, quand des femmes au lavoir se moquèrent d’elle. La sainte alla chercher plus loin, et obligea ces moqueuses à faire un plus long chemin pour se rendre à la messe. Sainte Thumette a sa fête le 21 Octobre et son pardon le dernier dimanche de Mai. Un document de 1757 note que sa fête était alors célébrée le « treizième Avril ». Une autre pièce de 1628 porte qu’on a acheté une custode d’argent pour renfermer les reliques de la Sainte. Avant de procéder à la démolition de la vieille église, par délibération en date da 10 Décembre 1752, le corps politique, représentant le général de la paroisse, avait demandé que procès-verbal fût fait « des droits honorifiques, prééminences, armoiries, bancs et autres droits des seigneurs particuliers, afin qu’il n’y fut porté aucune atteinte, ni fait aucun changement que de leur consentement ». Cette demande fut présentée aux juges présidiaux de Quimper le 31 Août 1753 par messire Jean Guesdon, docteur en Sorbonne, recteur de Plomeur. Trois bannies eurent donc lieu : la première le dimanche 23 Septembre 1753 à la chapelle de Tréménou, où se célébrait le pardon ; la deuxième le dimanche 30 Septembre 1753 et la troisième le 7 Octobre 1753 à Plomeur, à l’issue de la grand'messe, par Hervé-Michel Le Gouez, général et d’armes en Bretagne, reçu au présidial de Quimper, demeurant rue Quéréon, paroisse de Saint-Julien. Voici les principales prééminences et droits honorifiques : 1. ECUSSONS DE PIERRE. — On voyait au portail principal de l’église six écussons en ronde bosse, dont l’un représentait un pin à trois branches, les deux du bas soutenant deux oiseaux (Kergos), un autre un oiseau (?). Ces six écussons martelés existent encore au portail de l'église actuelle. Au-dessus du portail méridional, un aigle éployé à deux têtes (La Forêt), une croix pattée chargée de cinq roses (Chever, de Kerbullic), sur la pierre soutenant la statue de sainte Thumette, la croix pattée des Kerrouant [Note : Un voleur y a fait graver en creux les cinq roses de Kerbullic, car si les roses étaient authentiques, elles seraient en relief]. Dans la nef, au-dessus de la porte principale, les armes de Kergoz. A la voûte du vestibule du baptistère, les trois croissants des Trémillec. En la chapelle Sainte-Anne, la voûte porte le blason des Kergoz, ainsi que le montant de la petite fenêtre, et les deux soubassements supportant la statue de la sainte Vierge. Dans la chapelle du Rosaire, en bosse sur les piliers de la première arcade, on aperçoit l'écureuil rampant de Charmoy, sieur de la Villeneuve. Au premier pilier du choeur encore l’écureuil. Les clefs de voûte présentent les armes de Bretagne, — les trois croissants de Trémillec, — la croix pattée de Kerouant,    — l’aigle à deux têtes de la Forêt, — la rose de Le Heuc de Lestialla, — le pin et les deux oiseaux de Kergoz, — l'écureuil de la Villeneuve. Sur le pavé devant le maître-autel, figurent trois écussons, dont celui du milieu présente une tour (Lestialla), et les autres un écartelé avec une tour aux 1 et 4, aux 2 et 3 un chat-huant. 2. VERRIÈRES. — La maîtresse vitre offre cinq écussons aux armes de Bretagne. Une autre verrière, du côté de l'Evangile, porte l’aigle à deux têtes et, au-dessus, les armes de Bretagne. Dans la chapelle de Notre-Dame de Pitié on aperçoit les armes de Bretagne, — un verre blanc qui aurait été La Forêt, — Kerbullic, — et de Charmoy. En celle du Rosaire, devant saint Michel, l’écureuil de la Villeneuve surmonté d’un casque et de ses lambrequins [Note : En cette chapelle du Rosaire, la terre de la Villeneuve possède certains droits honorifiques]. Quant à la chapelle Sainte-Anne, elle est très riche en armoiries. La fenêtre contient un vitrail peint timbré au sommet des hermines de Bretagne, et plus bas les armes des Penanlen de Kergoz, alliées à celles des Chever de Kerbullic, des Tréganvez, et d’argent à trois fasces de gueules (Guézennec ou Trogoff ?). Au-dessous de l’image du Sauveur sont un priant et une priante. Le premier est un gentilhomme en cotte d’armes, avec son heaume posé devant lui, et sur ses habits un écusson mi-parti de Kergoz et d’argent à trois têtes de loup (Visdeloup) ; quant à la priante, elle porte sur ses vêtements un écusson mi-parti de Kergoz et de verré et contreverré d’argent et d’azur [Note : Le seigneur de Kergoz a droit à la nomination du chapelain de Sainte-Anne et il a la prééminence dans cette chapelle]. Au-dessus du portail du pignon occidental, se présentait au bout du vitrail un mi-parti de France et de Bretagne. 3. BANCS ET ACCOUDOIRS. — Kernuz avait un accoudoir dans le choeur, au premier pilier, du côté de l'Evangile, Kerbullic au second pilier. Les bancs et accoudoirs de la chapelle Sainte-Anne appartenaient à Kergoz, ceux de la chapelle du Rosaire au sieur de la Villeneuve. Dans le choeur, au premier pilier du côté de l’épître, on voyait les banc et accoudoir aux armes de l'Honoré, mi-parti avec de Coëtlogon [Note : Jean-Hyacinthe de l'Honoré qui avait acheté la Villeneuve en 1677 était l’époux de Marie de Coëtlogon depuis 1672]. 4. TOMBEAUX. — Il y avait dans le choeur cinq tombes appartenant à Kerbullic, dans la chapelle Sainte-Anne la tombe de Kergoz, dans la chapelle du Rosaire, un enfeu avec voûte et tombe élevée avec l’écureuil de la Villeneuve, et cinq tombes sans écusson. Entre la balustrade de cette dernière chapelle et celle du choeur dix-huit tombes : Kerbullic, Kerrouant.... Au milieu de la nef autre tombe portant trois croix alésées 2 et 1 qui est Furic (Louis Le Neuder).

Voir aussi   Plomeur "Prééminences et droits honorifiques dans l'ancienne église de Plomeur

Nota 3 : CONFRÉRIE DU ROSAIRE. La confrérie du Rosaire, instituée dans la chapelle de Treménou avant 1672, fut alors transférée à l’église paroissiale. Il fut en même temps question d’y transporter le tableau du Rosaire consistant dans un groupe en plâtre. L’église étant de dimensions assez étroites, on fut embarrassé de mettre ce tableau en lieu convenable, d’où la délibération suivante de 1672 : « Ce jour de dimanche huitième de May mil six cents soixante et douze, à l’issue du prosne de la grand'messe célébrée en l’église paroissiale de Plomeur par vénérable personne Messire François Abraham, prestre et recteur d’icelle, le corps politique assemblé pour ouïr l’office divin et délibérer sur ce que par commandement de défunt Monseigneur de Cornouailles, la confrérie du Saint Rosaire auparavant establie dans la chapelle de Notre-Dame de Treminou, pour la commodité de l’office paroissial aurait été transférée en l’église paroisiale de Plomeur et comme il n’y a aucune aile ni chapelle en la dite église capable de recevoir le tableau du dit Rosaire demande la permission de percer et ouvrir la muraille de la dite église paroissiale du costé du midy entre la chapelle de Saint Michel et la tour pour y bastir une chapelle capable de recevoir le tableau. Signent l’acte : François Abraham, recteur ; Alain Elly, prêtre ; Sébastien Larzul, prêtre ». (Louis Le Neuder).

Nota 4 : EXTRAITS DES COMPTES. 1623-1624. — Le comptable reconnaît avoir vendu un veau à Daniel Lourant la somme de neuf sols et dit aussi avoir eu pour la moitié d'un pourceau quatre sols faisant ensemble 13 sols. Avoir reçu pour un cochon la somme de 10 sols 6 deniers. Avoir vendu un veau la somme de 12 sols. Avoir eu pour une vache que défunte Alliette le Calvez avait testamenté dont la dite vache avec une génisse fut vendue la somme de 10 livres 10 sols. Avoir vendu un pourceau à François Pellahé 10 sols. Vendu un autre pourceau à Yvon Le Guiriec 9 sols. Reçu pour la moitié d’an pourceau 4 sols 6 deniers. 1623-1624. — Payé en collation aux couvreurs quand ils commencèrent à couvrir le côté devers le midy de l’église 25 sols. Payé en vin aux charpentiers pour l’achèvement de leur marché 20 sols. Payé aux fondeurs de cloches et aux autres en collation quand le métal fut mis en la fournaise 8 sols. Payé pour acheter du buis pour le dimanche des Rameaux 6 sols. Payé à Dom Jean Colin tant pour les saintes huiles que pour les dépenses à aller à Quimper-Corentin 24 sols. Baillé aux prestres pour leur office et feste de sainte Thumette 20 sols. Payé en collation quand on fit marché avec les charpentiers et avec les couvreurs pour accommoder le côté devers le septentrion de la dite église et quand on fit marché pour avoir des ardoises, tout ensemble 32 sols. Payé en vin aux charpentiers et aux couvreurs quand ils commencèrent travailler sur ladite église 16 sols. Payé aux orfèvres pour avoir accommodé la croix 12 livres. Payé en collation aux orfèvres après qu’il avait accommodé la croix 16 sols. Payé aux prêtres en collation pour les vêpres le jour précédant la fête principale de la paroisse 19 sols. Baillé aux prêtres le jour du pardon de la dite paroisse dernier dimanche de Mai et pour ce 15 sols. Acheté deux gâteaux le dit jour du pardon 6 sols. 1625-1626. — Payé à Messieurs de la visite de Monseigneur de Cornouailles, plus pour avoine à leurs chevaux sept sols, en tout 43 sols. Payé à Messieurs de la visite de Monsieur l'Archidiacre de Cornouailles, plus pour avoine à leurs chevaux huit sols, en tout 44 sols. Payé en collation à un de Tréoultré quand il vint demander l’argent qu’il avait prêté à la paroisse 12 sols. Payé pour sonner les cloches la nuit des trépassés 10 sols, plus payé en chandelle la nuit de la Nativité de Notre Seigneur 2 sols, en tout 12 sols. Payé aux prêtres en collation le jour de Noël 7 sols 6 deniers. Payé à un écrivain pour faire les contes 32 sols. 1626-1627. — Payé en vin pour communier les pa­roissiens à Pâques 6 livres 5 sols. Payé au prédicateur qui prêcha le Carême en ladite paroisse, comprises ses dépenses 7 livres 3 sols. Payé au prédicateur qui prêcha le jour de la fête principale à Plomeur, compris les dépenses 60 sols. Payé deux gâteaux pour les lutteurs et pour les tireurs le jour fête de Ploemeur 8 sols. 1627-1628. — Payé aux prêtres pour leur office le jour de fête de Madame sainte Anne 15 sols. Payé aux prêtres pour l’office et fête de Madame sainte Thumette le treizième d'Avril 15 sols 6 deniers. Payé aux prêtres tant pour les premières, secondes vêpres que pour l’office le jour du pardon principal de la paroisse qui est le dernier dimanche de Mai 72 sols (Louis Le Neuder).

la chapelle Saint-Budoc (fin du XIIIème siècle), vestige de l'ancienne église paroissiale de Beuzec-Cap-Caval et restaurée au XIXème siècle. L'édifice actuel ne comprend plus que le choeur de l'ancien, l'arc diaphragme séparant celui-ci de la nef ayant été maçonné pour constituer la nouvelle façade ouest. Quelques-unes des parties de l'église de Beuzec semblaient remontées au XIème siècle, mais elle fut reconstruite au XVIème siècle après avoir été remaniée à la fin du XIVème siècle ou au début du XVème siècle. L'édifice était coupé vers le milieu de la nef par un arc triomphal surmonté d'un petit clocher. L'édifice actuel est de plan rectangulaire à chevet droit : il se compose d'un vaisseau central séparé des bas-côtés, au sud par deux grandes arcades. Deux tombes hautes et neuf tombes plates se voyaient jadis dans l'église de Plomeur, dont celle de Charles Le Heuc et Jeanne Jégado, seigneurs de Lestiala (en Beuzec) vivants en 1600 et plusieurs tombes portant l'écartelé Le Heuc-Lezongar et les armes des Jégado. La chapelle abrite trois statuettes de la Vierge-Mère (XIV-XVème siècle) et les statues de saint Budoc, sainte Barbe, saint Jean, saint Roch, saint Ambroise et une Pietà en pierre ;

Nota 5 : L'église paroissiale, sous le vocable de Saint-Budoc, se trouve actuellement sur le territoire de la paroisse de Plomeur. Cette église n'est pas maintenant entière. Autrefois elle se composait de deux parties distinctes séparées par un grand arc triomphal surmonté d'un petit clocher. Toute la partie Ouest a été supprimée, et l'arcade sous le clocher bouchée pour former façade. Mais dans les amorces laissées on reconnaît encore un pilastre roman avec tailloir en biseau, indiquant le XIème siècle. Au pignon Est, on voit une belle fenêtre absidale à quatre baies avec fort jolie rose à six quatrefeuilles et oculus central à six lobes. Au fond du bas-côté Nord, une fenêtre à deux baies et trois quatrefeuilles. A l'intérieur, la nef est séparée du bas-côté Sud par deux larges arcades surbaissées, du XVIème siècle, et de celui du Nord par trois arcades romanes en arc brisé, soutenues par une pile et deux pilastres carrés ayant les caractères du XIème siècle, et par un pilier cantonné de huit colonnettes, semblant être du XIIème siècle. Au fond de la nef et des collatéraux sont trois autels en pierre. Sous l'arcade du côté Sud du choeur est une tombe haute dont la table est ornée d'une croix fleuronnée, avec deux écussons portant deux lions rampants, et deux autres portant une rose, probablement celle des Trémic, que l'on trouve aussi à la clef de voûte du porche de Lambour. Ces mêmes écussons sont alternés dans les arcatures des côtés de la tombe. Dans le bas-côté Nord, un enfeu abrite une autre tombe haute ornée d'une croix simple et de deux écussons portant une croix latine et encore la rose des Trémic. Dans le pavé on trouve neuf tombes plates, offrant toujours les mêmes armes : lion rampant, rose et croix. Les statues vénérées sont : Notre-Dame portant l'Enfant-Jésus, dans le style du XVIIème siècle. — Saint Budoc, le patron, en chape et en mitre, tenant une crosse et un livre. — Notre-Dame de Pitié en pierre. — Trois Vierges-Mères gothiques d'assez petite dimension, en bois à moitié vermoulu, de grand style, couronnées, drapées et hanchées dans le genre du XIVème ou du XVème siècle. — Sainte Barbe. — Saint Roch. — Débris d'un saint Sébastien. — Petit saint Jean l'Evangéliste avec calice. — Saint Etienne. — Deux évêques. On trouve de plus deux ou trois mesures prébendaires. Au côté Midi de l'église est un petit calvaire, sur gradins circulaires, où Notre-Seigneur en croix est accompagné des statues de la Sainte-Vierge, saint Jean, la Madeleine et Notre-Dame de Pitié. A 400 mètres à l'Est, on voit un lec'h et une croix (MM. Peyron et Abgrall, 1902).

la chapelle Notre-Dame de Tréminon ou Tréminou (XIII-XIVème siècle), restaurée aux XVIème et XIXème siècles (le choeur est exhaussé et la toiture refaite en 1845 et les murs sont redressés en 1890). Elle a souffert de la guerre de Succession. Des restaurations et des transformations s'échelonnent de 1385 au XVIIème siècle. La chapelle est formée d'une grande nef de six travées avec bas-côtés et transept à chevet plat. Les bas-côtés sont séparés de la nef par des arcades en plein cintre supportées, à droite, par des piliers à pans coupés et à chapiteaux feuillagés ; à gauche, les piliers sont ronds et sans chapiteaux. L'édifice comprend plusieurs périodes de construction : l'arc diaphragme date de la seconde moitié du XIIIème siècle, les piliers remployés et les fenestrages du chevet datent de la fin du XIVème siècle, la porte latérale et les chapelles en ailes datent du XVIème siècle. Une bulle d'indulgences du 1er octobre 1385 confirme d'ailleurs la première reconstruction. La charpente date de 1665 ainsi que l'indique l'inscription "Ce bas d'église a été boisé lorsque Ian Le Bouller estait Fabrique l'an 1665". L'autel latéral du midi est consacré à la sainte Vierge ; l'autre à Notre-Dame de Pitié. Dans la nef, un autel est surmonté de la statue de saint Herbot. Des restes de vitraux renferment les armes de Jean de Kerouant et de son épouse Marguerite Le Divanac'h, vivants en 1530. La chapelle abrite aussi une belle Pietà du XVème siècle et une statue Notre-Dame de Tréminou du XVème siècle, ainsi que les statues de Notre-Dame de Paradis, Notre-Dame des Fontaines, saint Roch et Notre-Dame de Délivrance ;

Nota 6 : De l’histoire architecturale de cette chapelle, telle que l’a esquissée Malo-Renault, il résulte que quatre siècles y ont laissé leur empreinte, les XIIème, XIVème, XVème et XVIème siècles. Le maître-autel sculpté et peint a été confectionné en 1813 par les soins de M. Morvan, recteur, pour le prix de 1.000 francs. De chaque côté du maître-autel est une statue ancienne : Notre Dame de Tréminou et Notre-Dame de Délivrance. La balustrade, oeuvre du maître serrurier Villedieu de Quimper, fut payée 202 livres par M. Guesdon, recteur. La chapelle de gauche est sous le vocable de Notre-Dame de Pitié, dont la statue se trouve sur le tabernacle de l’autel. A droite, une vieille statue de saint Roch. Au bas-côté de gauche on peut voir une vieille statue : Notre-Dame de Paradis, invoquée pour les petits enfants qui ne parlent pas. Il y a là aussi un autel en bois avec retable, avec une statue de saint Herbot. Le 24 Août 1705, on procéda à Plomeur à la bénédiction de deux cloches. L’une destinée au service de Notre-Dame de Tréménou fut nommée Marie ; elle eut pour parrain René Aléno de Saint-Alouarn, et pour marraine Anne-Marie de Coëtlogon. Quatre ans plus tard, la demoiselle Anne Furic fut condamnée à payer une rente de 74 livres, due à la chapelle de Tréménou, sur la terre de Keruan. En 1813, furent versés 1.000 francs pour l’achat d’un autel. — En 1831, la réparation du lambris coûta 600 francs. — La chapelle fut restaurée en 1845, la toiture refaite, et le choeur exhaussé, pour la somme de 3.447 francs. — En 1890, les murs furent redressés, la toiture réparée, et la chapelle débadigeonnée à l’intérieur. Le cantique breton composé en l'honneur de Notre-Dame de Tréménou, après la défaite de 1870, par M. Guillou, recteur de Penmarc'h, a été renouvelé après la guerre de 1914-1918 par M. François Guéguen, alors vicaire à Plonévez-du-Faou, aujourd’hui curé-doyen de Bannalec, qui, s’inspirant de la récente victoire, a su y faire dominer les sentiments de joie et d’espérance (H. Pérennès).

la chapelle Saint-Cosme et Saint-Damien (XVIIème siècle – 1867) de Langougou qui dépendait autrefois de Loctudy. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec chevet à pans coupés datant de 1860. Il y avait à cet emplacement un édifice fort ancien dont les ruines furent découvertes en 1678. La chapelle abrite les statues de saint Cosme ou Côme, saint Damien et saint Jean-Baptiste ;

Voir aussi : Plomeur "Chapelle et Fontaine de Langougou

l'ancienne chapelle à Tremillec-Maner-Goff (XVIIème siècle), aujourd'hui détruite ;

l'ancienne chapelle Saint-Ambroise, aujourd'hui disparue ;

l'ancienne chapelle Notre-Dame de Langéréguin, jadis en Loctudy et détruite en 1736. Un autel y était jadis dédié à saint Cado ;

Voir aussi : Plomeur "Procès-verbal de descente en la chapelle Notre-Dame de Langereguin en 1736

le calvaire (XVIIème siècle) du placitre de la chapelle Saint-Budoc ;

la croix basse de Kergoullas (moyen âge) ;

la croix de Kervougen (moyen âge) ;

la croix de Menez-Lann-Du (moyen âge) ;

la croix de Robiner (moyen âge) ;

le calvaire de Lestiala (XIIIème siècle) ;

la croix du placitre de la chapelle Notre-Dame-de-Tréminon (moyen âge) ;

le calvaire et la chaire du placitre Notre-Dame de Tréminon (XIIIème siècle). Ici, fut proclamé, le 2 juillet 1675, le "code paysan" qui exprimait la colère des gens de 14 paroisses du pays Bigouden contre le "papier timbré" ;

le calvaire  de l'église de Plomeur (1861) ; 

la croix de l'ancienne ferme de la Forêt (XVIIIème siècle) ;

le calvaire situé route de Pont-L'abbé (1946) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Ar-Groaz-Veur (Moyen Age), la croix de Kerbulic (Moyen Age), la croix de Kerfland, les deux croix de Kermathéano (Haut Moyen Age et Moyen Age), la croix de Kerouant (Moyen Age), la croix de Lesplomeur (Haut Moyen Age), la croix de Lestriguiou (Haut Moyen Age), la croix de Pendreff (Haut Moyen Age), la croix de Penfrat (Haut Moyen Age), les deux croix du presbytère de Plomeur (Moyen Age et XVIème siècle), la croix de l'église de Plomeur (Haut Moyen Age), la croix du monument aux morts, la croix monolithe située au Sud de Plomeur (Haut Moyen Age), la petite croix pattée située au Sud-Ouest de Plomeur, la croix monolithe du lotissement Robiner (Haut Moyen Age), le vestige de croix de Saint-Saturnin, la croix pattée de Trémillec (Moyen Age). A signaler des croix aujourd'hui disparues : cour de la vieille école, Douar-Brioloc'h (au lieu-dit Croas-ar-Gloanec) ;

la fontaine de la délivrance de Trévars (moyen âge) ;

la fontaine-lavoir de Lestiala (moyen âge) de Foenneg-Korz ;

le château de Kerbulic (XVème siècle), propriété des seigneurs de Kergoff. " Situé à deux kilomètres au Sud-Est du bourg de Plomeur, cet ancien manoir est devenu ferme en 1737. L’entrée principale de la cour existe avec la porte cavalière qui est murée et la porte piétonne. Le bâtiment est en pierre de taille, avec porte d’entrée à accolades feuillagées et écusson martelé. Au-dessus de cette porte un cadran solaire où figurent, au centre un calice, de part et d’autre les monogrammes du Christ et de la Vierge. La tour contient un grand escalier de pierre. De 1426 à 1539 Kerbullic est possédé par la famille Le Chever qui portait d’or à la croix pattée d’azur chargée de 5 rosettes d’argent. En 1586 l’héritière de Kerbullic épouse le sieur de Beaucours de la Villerouault. De 1636 à 1704 le manoir appartient à la famille Duault. En 1711 Alain Keriaouen, sieur de Landrégan, avocat à la Cour, bailli de la juridiction de l’ancienne baronnie du Pont, demeure en son manoir de Kerbullic. Le 17 Juin 1720 Sébastien, fils d'Alain vend le manoir à Charles le Dall, sieur de Kéréon, demeurant à Lorient. A ce moment, de la chapelle en ruines il ne reste que l’emplacement. Kerbullic appartient en 1742 à Kéréon Le Dall. En 1792, Corentin Arnould, juge de paix du canton de Plomeur, habite le château. Le 1er Octobre 1834, le manoir est vendu par Ange Le Dall à Thomas Crépin Le Moyne, avoué à Quimper " (Louis Le Neuder) ;

le château de La Villeneuve (XIV-XV-XVIIème siècle), restauré au XIXème siècle. « Le manoir de la Villeneuve " Mâner ur Gernève " se trouve vers 1940 dans un bouquet d’arbres, à mi-chemin du bourg de Plomeur et de la chapelle de Tréménou. Il est en mauvais état et converti en ferme. La tour qui renferme l’escalier existe encore. La Villeneuve appartient à Adeline de Kerloaguen en 1536, lors de la réformation, puis passe à la famille de Vestle (1572-1622). En 1645 Porret de Lano, sieur de la Villeneuve, vend la propriété à Guy Autret de Missirien. Elle passe un peu plus tard aux de Charmoy. Guy de Charmoy la cède en 1677 à Jean de l'Honoré [Note : Baptême à Plomeur, le 18 Juin 1679, de François-Paul de l'Honoré, fils d'escuyer Hyacinthe, sieur de la Villeneuve, et de dame Anne-Marie Coëtlogon. Le parrain était François de Coëtlogon, évêque de Cornouaille]. Après la Révolution, La Villeneuve appartient successivement aux Saint-Alouarn, aux Pompery, aux de Pascal, à la famille de Courcy » (Louis Le Neuder) ; 

l’ancien manoir de Prattouarc’h (1693) ;

la fontaine du château La Villeneuve (XVIIème siècle) ;

la fontaine de Kervougen-Glas (XIXème siècle) ;

la fontaine Saint-Côme (XVème siècle) ;

la fontaine de Lestréminou (XVIème siècle) ;

la fontaine Saint-Budec ou Budoc (1399) ;

l’ancien presbytère (XVIIème siècle), situé 2, rue de Brémillec ;

l’ancien pigeonnier du presbytère (XVIIIème siècle) ;

le colombier de Trémullec-Maner-Goff (1730), restauré au XXème siècle ;

l'ancienne ferme de la Forêt (1794-1795). " De ce manoir, aujourd’hui converti en ferme, situé non loin de la chapelle de Treménou, il ne reste presque rien. Il appartenait en 1426 à Hervé du Juch qui perdit dix ans plus tard sa femme Béatrix de la Forest et mourut lui-même, capitaine de Quimper, en 1462. Les de la Forest portaient de gueule à l'aigle éplogé à deux têtes d’argent armées et becquées d’or. Ces armes, en alliant avec celles du Juch, figuraient encore en 1930 à la grande verrière de la chapelle de Tréménou. Claudine du Juch dame de la Forest, citée à la réformation de 1536, épousa en 1540 Rolland de Lezongar, mort en 1560 et en secondes noces Troillus de Mesgouez décédé en 1608 " (Louis Le Neuder) ;

la ferme de Lanvenael (XVIIème siècle), restaurée en 1828 ;

la ferme de la Vieille-Métairie (XVIIème siècle) ;

la maison de Penfond-Vihan (1753) ;

la maison de Kergoullas (XVIème siècle) ;

la maison Quenet (XVI-XVIIIème siècle) ;

la maison de Beuzec-Cap-Caval (1688) ;

9 moulins dont les moulins à eau de la Palue, de Pendreff (1786), en mer, et les moulins à vent de Kerergos, de la Palue, de Pen-ar-Prat (XVIIIème siècle),… 

A signaler aussi : 

la chapelle de Saint-Trémeur, jadis en Plomeur et aujourd'hui dans la paroisse du Guilvinec ;

l'ancien manoir de Lestiala (XVIème siècle), connu dès le XIIIème siècle et situé dans l'ancienne paroisse de Beuzec-Cap-Caval. " Le manoir, situé à environ deux kilomètres du bourg de Plomeur, appartenait jadis à Beuzec-Cap-Caval. Il n’en subsiste que quelques pans de mur. Le sire de Lestialla figure en 1280 à l'Ost de Ploermel, sous le duc Jean avec le sire du Pont. Il blasonnait d’azur à une tour d’argent. Au XIVème siècle le domaine de Lestialla passe à la famille de Lezongar. Il appartient en 1535 à Charles Le Heuc, en 1590 à Christophe Le Heuc. En 1623 on bénit, pour la chapelle du manoir, une cloche, dont la marraine fut Anne de Jégado, dame de Lestialla. Lestialla appartient en 1625 à Suzanne de Kerlec'h, en 1669 à Corentin de Tromelin, en 1675 à la famille de Laage, en 1730 au prince de Tingry, en 1739 aux du Plessis de Grénédan " (Louis Le Neuder) ;

l'ancien manoir de Trémillec. " Ce manoir était jadis en bordure de la route qui mène de Plomeur à Penmarc'h, à 1 km. 500 de Plomeur, au lieu dénommé Mâner Gô. On en voit encore quelques restes en 1940. La chapelle désaffectée sert de dépôt d’instruments aratoires. Au milieu de la cour est un puits circulaire, et sur l’un des côtés le colombier, qui porte la date de 1730. Le manoir appartient en 1426 à Guillaume de Trémillec dont les armoiries sont de gueules à 3 croissants d’argent 2 et 1. Vers la fin du XVIème siècle il passe aux Jégado par le mariage d'Anne de Trémillec avec Jean de Jégado. Trémillec est possédé en 1700 par Maître Hervé Pollart, puis ensuite par les Chauvel-Durumain et la famille Janvier de la Motte " (Louis Le Neuder) ;

l'ancien manoir de Kergoz. " A l’entrée du Guilvinec, un quadrilatère de vétustes murailles enveloppe l’ancien manoir de Kergoz, que signale de loin le colombier à calotte de pierre posé au-dessus du portail. Il a conservé son enceinte, couronnée en partie de mâchicoulis ; ceux de l'Ouest intacts sont flanqués de trois tourelles dont l’une, moderne ou reconstituée, est surmontée d’un étage et d’une plateforme crénelée. Dans l’intérieur de la cour, le corps de logis a été dénaturé par des restaurations ; cependant la porte ogivale et sculptée existe toujours. La réformation de 1426 attribue Kergoz à Alain Penanlen, qui blasonnait : d’argent à un arbre de pin de sinople à 3 branches, dont les deux premières soutiennent un oiseau d’or. En 1536, le manoir est possédé par Christophe de Kermoguer et son épouse, Suzette Kergoet. En 1645, Guy Autret de Missirien habite « l'hermitage de Kergoz » et y tient son « ménage d'été ». Il vend sa propriété en 1653 à Prigent de Kerlech, sieur de Kergadio. Kergoz passe ensuite à Hamon le Jacobin, sieur du Dourdu en Plougoulm, sénéchal de Léon (1670), puis à la famille de Derval (1693) jusqu’à la Révolution " (Louis Le Neuder) ;

l'ancien manoir de Kernuz-Kerrouant. Ce manoir, en bon état de conservation en 1940, se trouve à gauche de la route qui mène de Pont-l'Abbé à Plomeur, à 2 km. 500 de Pont-l'Abbé. Il date de la fin du XVème siècle. La façade ancienne, avec sa porte et ses fenêtres aux accolades feuillagées, forme la partie centrale de la façade actuelle. Les deux extrémités couvertes en terrasse sont des ajoutés modernes. La tour que l’on voit à droite était une des quatre tours d’angle délimitant la cour assez étroite qui formait l’enceinte immédiate du logis. Dans le parc se trouve une chapelle dont la façade est constituée par l’ancien porche de Saint-Guénolé de Penmarc’h. Près du manoir, sous un abri couvert de chaume, se dresse un menhir sculpté, haut de trois mètres. On y distingue plusieurs divinités gauloises : Hercule, brandissant une massue, Mars avec lance et bouclier, Mercure coiffé du pétase, tenant la caducée et menant par la main un enfant ; un quatrième tableau représente un homme nu et une femme drapée. Ce menhir était enfoui dans un champ près du village de Kervadel, en Plobannalec. De 1349 à 1612, Kernuz fut la propriété des Kerrouant, qui blasonnaient d’argent à la croix pattée d’argent. Ce domaine passe à la famille de Ploeuc en 1612, par le mariage de Suzanne de Kerrouant avec Vincent de Ploeuc, puis aux Riou, par l'Union en 1668 de Françoise de Ploeuc et de Nicolas Riou. En 1736, Françoise de Lohéac est dame de Kernuz. Le manoir appartient au moment de la Révolution à la famille d'Esclabissac. En 1623 fut bénite une cloche à Kernuz, dont le parrain Vincent de Ploeuc, baron de Kergorlai (Kergorlay), habitait le manoir. Dans la chapelle eut lieu en 1643 le baptême de René-François de Ploeuc. Après la Révolution, le domaine de Kernuz est aux mains de la famille Maufras du Châtellier. Armand-René du Châtellier naquit à Quimper le 7 Avril 1797, et mourut en son manoir de Kernuz le 27 Avril 1885. Membre correspondant de l'Institut, fondateur de l'Association Bretonne (1843), et membre d’un grand nombre de sociétés savantes, il a publié plusieurs travaux : Quatre brochures 1. Ce que devint la Représentation provinciale en Bretagne après la réunion à la France. — 2. Le Finistère et la persécution religieuse après le 18 fructidor an V. — 3. La Tour d'Auvergne, sa stature, sa correspondance. — 4. Ce qu’ont toujours coûté les guerres civiles (un coin de la Cornouaille sous la Ligue). Un ouvrage en 6 volumes : L'Histoire de la Révolution dans les départements de l’ancienne Bretagne (1836). Découverte dans le Finistère de figurines gallo-romaines (1855). Histoire des évêchés de Cornouaille et de Léon (1865). Archives de la famille Maufras du Châtellier. Notes et souvenirs (1881). Etudes sur quelques couvents de Bretagne (1884). Evêché et ville de Quimper. Documents inédits (1888). Armand-Paul du Châtellier, fils du précédent, naquit à Quimper le 13 Novembre 1833. Il mourut à Kernuz en Mars 1911. Officier de l’instruction publique, vice-président de la Société d'Emulation des Côtes-du-Nord, lauréat de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, président de la Société Archéologique du Finistère depuis le 29 Juillet 1897, il a fourni un labeur considérable. On trouvera la liste complète de ses publications dans le Dictionnaire Biographique du Finistère (1898) et dans l’article que lui consacra M. le chanoine Abgrall (Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 1911, pp. 167-187). Signalons son grand ouvrage : Les Epoques préhistoriques et gauloises dans le Finistère. Inventaire des monuments de ce département des temps préhistoriques à la fin de l’occupation romaine (Paris, Le Chevalier, 1899, in-8°, 212 pages, 25 planches). — Réédition : Les Epoques préhistoriques... (Rennes, Plihon et Hommay, Quimper, Leprince, 1917 ; in-8, 391 pages, 38 planches). Grâce aux fouilles de M. Paul du Châtellier dans le Finistère et aux explorations des commandants Martin et Le Pontois dans quelques régions des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor) et du Morbihan, un riche musée fut constitué à Kernuz. On y voyait en 1917 des silex éclatés, percuteurs, marteaux en pierre, polissoirs, haches de toutes sortes, des centaines de pointes de flèches en silex, des disques et fusaïoles en pierre fine, des poteries dolméniques ou de tumulus, des armes romaines, amphores, statuettes de divinités païennes, des trésors de mon­naies gauloises et romaines, de la vaisselle d’argent, des pièces d’armures, haches, pointes de lance, épées de bronze, de fer et d’acier, des instruments de chirurgie et de toilette, des squelettes provenant des dolmens et tumulus, des os d’animaux, des débris de cuisine. Ajoutez à cela des meubles gothiques et de la Renaissance, bas-reliefs, peintures, orfèvrerie... [Note : Chanoine Abgrall, Excursion archéologique à Pont-l'Abbé et Kernuz, dans le Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 1917, 168-173]. L’Etat acquit en 1924, pour le Musée de Saint-Germain, les collections préhistoriques et gallo-romaines de Kernuz (Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 1924. p. LV) (Louis Le Neuder) ;

les alignements mégalithiques de Lestriguiou (époque néolithique) ;

le menhir de Lanvenael (époque néolithique) ;

le dolmen de Menez-Lann-Du (époque néolithique) ;

le dolmen de Lestriguiou (époque néolithique) ;

le dolmen de Kerugou (époque néolithique) ;

les menhirs de Kerfland (époque néolithique) ;

le menhir de La Villeneuve (époque néolithique) ;

le menhir de Penker-ar-Bloaz (4000 avant Jésus-Christ) ;

le dolmen à couloir et l’allée couverte de la Torche (époque néolithique) ;

le menhir de Méen-Briz de Park-ar-Méen-Briz (époque néolithique) ;

le cimetière gaulois de Roz-an-Tremen ;

la nécropole de Sant-Urnel (moyen âge) ;

la stèle de Kervennec (âge du fer) ;

la stèle christianisée de Groas-Veur (âge du fer) ;

la stèle de Kerdano (âge du fer) ;

Nota 7 : MONUMENTS ANCIENS. Voici, en ce qui touche Plomeur, les antiquités signalées par M. du Châtellier (Les Epoques Préhistoriques et Gauloises dans le Finistère, pp. 315-320). - A la Torche kjoekkenmoedding, c’est-à-dire vastes restes de cuisine provenant de populations primitives, essentiellement ichtyophages. Exploré en 1880, cet amas de débris a fourni un squelette humain et des objets divers, silex, percuteurs... - Menhirs : à 500 mètres Nord-Ouest de la chapelle de la Madeleine ; — à Lavenaël (4 m. 70 de hauteur) ; — à Saint-Turnel, à 500 mètres au Nord du village, menhir avec 26 cupules ; — à Prat-Palud, à 300 mètres à l'Ouest de la chapelle de Beuzec ; — à Kervéret (4 m. 50) ; — à 500 mètres au Sud-Est de la Villeneuve (5 mètres de long) ; — trois menhirs groupés à l'Est de Kerflant (4 m. 30, 4m. 40 et 3 m. 30), et à 200 mètres au Sud de ce groupe un autre menhir renversé, de 3 m. 50 de long. - Allées couvertes ou plutôt galeries dolméniques : à 200 mètres de la chapelle Saint-Trémeur ; — sur le sommet du mamelon de la Torche ; — à Kerugou, à Lestrignou, au Sud des alignements [Note : Les alignements de Lestrignou, situés en Plomeur et Penmarc'h, aux confins des deux communes, au Nord-Est de la chapelle de la Madeleine, s’étendent sur une longueur de près de 800 mètres, en quatre lignes de pierres comprenant jadis un total de 6 A 700 monolithes. La plupart ont été brisés. Ce sont les plus beaux alignements qui aient existé dans le Finistère (Les Epoques Préhistoriques, pp. 34-36)]. - Tumulus : à Penker-ar-Bloa, au Sud du village, ainsi qu’à 100 mètres au Sud-Ouest ; — à Croas-ar-Gloanec, dans les palues, à 600 mètres au Sud-Est de la Torche ; — à Kerboulon ; — à Ros-an-Tremen ; — à Run-Aour, tumulus recouvrant deux allées couvertes, perpendiculaires l’une à l’autre, aboutissant à une chambre circulaire de trois mètres de diamètre. - Dolmens : à Penker-ar-Bloa ; — à Kersidal ; — à Lesplomeur ; — non loin des alignements de Lestrigniou ; — à Kervéret. L’exploration des dolmens et du pourtour des menhirs fournit à M. du Châtellier des objets variés : haches en pierre polie, pointes de silex, vases, fragments de poteries... - A Saint-Turnel-Bras, on découvrit un grand nombre de squelettes couchés sur le dos, au sol, les bras ramenés le long du corps. Ils reposaient sur le sommet d’une carrière ; un seul était renfermé dans un coffre formé de pierres posées de champ en terre, recouvert de pierres plates. Un autre coffre semblable fut trouvé en 1887 à Saint-Cosme. - A Prat-Palud-Bras, à l'Ouest de la chapelle de Beuzec, des fouilles pratiquées en 1875 donnèrent un grand nombre de petits coffres de pierre, contenant des urnes pleines de restes incinérés. A 200 mètres à l'Est de cette nécropole on recueillit quelques urnes semblables. - A l'Est-Sud-Est de la chapelle de Beuzec, une sépulture procura un vase orné de figures en poterie ancienne et deux autres vases plus communs dont l’un était rempli de restes incinérés. - D’autres fouilles fournirent à M. du Châtellier des haches en bronze et des débris de poteries gauloises et romaines. - Dans le cimetière de Beuzec, le savant explorateur signale, gisant au sol, un lec'h à cannelures, ayant 3 m. 50 de long. - Dans un article paru en 1919 au Bulletin de la Société Archéologique du Finistère (1919, pp. 172-192), le commandant Bénard, l’abbé Favret et Georges Boisselier signalaient l’importance archéologique de la presqu'île de la Torche, estimant qu’il fallait y poursuivre les recherches. Eux-mêmes avaient repris l’exploration des gisements de kjokenmoedings, déjà fouillés par M. du Chatellier. A Roz-an-Tremen, à 1.500 mètres à l'Est de la Torche, ils avaient découvert des sépultures par incinération, avec divers fragments de poterie gauloise, puis un squelette, dont M. le docteur Lagriffe donna une description (Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 1919, pp. 193-195). - De 1921 à 1923, les mêmes savants, accompagnés de M. Monot, entreprirent trois campagnes d’exploration, et fouillèrent notamment les nécropoles de Roz-an-Tremen et de Saint-Turnel. Dans la première, il fut trouvé des vases à incinération remplis d’ossements brûlés et d’objets en bronze, quelques fibules et surtout des morceaux de bracelets, et de nombreux débris de poterie. La seconde fournit un grand nombre de cadavres, presque tous sur le dos (Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 1921, pp. 22-48 ; 1922, pp. 37-50 ; 1923, pp. 83-96).

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOMEUR

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivants de Plomeur (Ploemeur) étaient présents :

Maistre Hervé le Chever, archer en brigandine ;

Alain Guezennec, archer en brigandine ;

Alain le Robiner, archer en brigandine et vouge ;

Marguerite de Kersauson, veuve de Guillaume Trémillec, représentée par Jehan Poulichet, archer en brigandine ;

Jehan Beuvelen, archer en brigandine ;

Jacques Toulgoat, représenté par François son fils, archer en brigandine.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivants de Beuzec-Cap-Caval étaient présents :

Hervé Kernivinan, en brigandine et pertuisanne et o luy, Guillou Connilardy, en brigandine et pertuisanne ;

Henry Kerdegat, en brigandine et vouge ;

Alain Provost, archer en brigandine ;

Henry Duhaffont, en pal et vouge ;

Yvon le Rabiner, archer en brigandine.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Beuzec-Cap-Caval apparaissent :

le sieur de Lestriala, présent, dict faire arquebusier à cheval ;

Alain Penisguin, default ;

Pierre Gerneguès, default ;

Henry le Hauffoult, présent, dict faire corselet ;

Olivier du Coëdic, présent, dict estre sous l'esdict ;

Yvon Geffroy, default.

(à compléter)

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