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PLEYBER-CHRIST |
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La commune de Pleyber-Christ ( |
Pleyber-Christ vient du breton "ploe" (paroisse) et de "Iber", un saint breton. Christ viendrait, semble-t-il, des seigneurs de Kergrist. Pleyber-Christ est issu du démembrement de la paroisse primitive de Ploeber (Pleyber ou Ploe-Iber). L'ancienne Ploe-Iber fut scindée en deux : la partie orientale (aujourd'hui Pleyber-Christ) échut à un certain Rivaut et la partie occidentale (aujourd'hui Saint-Thégonnec) échut à un certain Rival ou Riual.ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLEYBER-CHRIST
Au VIème siècle, la paroisse de Ploe-Iber, regroupait les communes actuelles de Saint-Thégonnec, Saint-Martin-des-Champs, Sainte-Sève, Pleyber-Christ et la partie ouest de Morlaix. Un démembrement de Ploe-Iber a eu lieu en 1128 (Sainte-Sève, Saint-Martin-des-Champs) et en 1180.
Le seigneur de Penhoat prend possession des territoires de Sainte-Sève, d'une partie de Saint-Thégonnec et de Morlaix. Le reste de Ploe-Iber appartient au vicomte du Léon. Pleyber sera alors divisée en deux parties : Ploeyber-Riwall (correspondant à Saint-Thégonnec) et Ploeyber-Rivault (correspondant à Pleyber-Christ). L'abbaye de Saint-Jacut aurait eu des droits sur la paroisse de Pleyber-Christ.
On rencontre les appellations suivantes : Villa Christi de Pleyber (en 1163), Pleiber Rivault (en 1297), Ploeyber Rivaut (vers 1330), Pleyber Rivaut (en 1403, en 1438 et en 1485), Pleiber Christ (en 1458). C'est au XVème siècle que le nom additionnel de Christ s'est substitué à celui de Rivaut.
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PATRIMOINE de PLEYBER-CHRIST
| l'église Saint-Pierre (XVI-XVIIIème siècle). L'édifice comprend une nef de six travées avec double bas-côtés et un chevet à noues multiples. Commencé au milieu du XVIème siècle, l'édifice est considérablement remanié de 1640 à 1670 (réfection du haut de la nef et du porche latéral sud). Par décision du 16 août 1678, le choeur est avancé vers l'Est. Le 30 octobre 1707, un marché est passé avec les architectes Guillaume Tocque et Jean Fily pour l'agrandissement du vaisseau et l'édification, à l'ouest du porche, d'un bas-côté symétrique. Le chevet est refait en 1866 suivant les plans de M. Boyer (architecte à Morlaix). La sacristie est reconstruite en 1700 et une seconde sacristie est édifiée en 1869. Dans la nef, l'une des poutres porte l'inscription "Y. Inizan Gouverneur 1659". Le clocher est la partie la plus ancienne : il porte au bas la date de 1550 et l'inscription "l'an 1550, Anthoine Le Bahe, Profabrique". Au dessus du portail principal, on peut lire la date de 1551, et plus haut la date de 1588. A l'intérieur et au niveau de la tribune, se trouve l'inscription "An l'an 1555 G Cleoba Profabric". et à la base de la flèche se trouve l'inscription "I. Léon Gouverneur ce l'an 1603". Sur la plate-forme, le beffroi, à une chambre de cloches, est amorti par une flèche octogonale abattue le 10 mars 1817, puis rétablie. Le portail latéral (1606) abrite les statues des douze Apôtres (1666), oeuvre de Roland Doré : les statues sont posées dans des alvéoles décorées d'une simple coquille et séparée par des pilastres. Le bénitier, encastré dans une colonne avoisinant le porche, porte l'inscription "Yvo. André. G. 1664". Le maître-autel date du XVIIème siècle. Les autels de Saint-Jean et de Notre-Dame de Pitié datent du XVIIème siècle. Les autels du Rosaire et de Saint-Joseph datent de 1700. L'église abrite les statues de saint Pierre, saint Roch, saint Michel, saint Jean-Baptiste, saint Jean (en évêque), saint Ange gardien, deux Vierges-Mères et un Christ tenant la croix. L'église possède une croix de procession en vermeil qui date du XVIème siècle et une croix reliquaire de 1760 ; | |
l'ossuaire (1737). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire, reconstruit en 1737-1738. Il comporte quatre baies, une porte et un oculus. Il conserve une poutre provenant de l'ancien édifice et portant la date de 1573 ; | |
la chapelle du Christ (1747). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec chevet à trois pans. L'autorisation de construire est donnée le 28 août 1745 et la construction est terminée en 1747 comme stipulé sur la porte latéral "Lors Fabrice P. Martin et Yv. Pouliquen 1747 : Yvon Marie de Kersulguen étant recteur lors". La chapelle est reconstruite en 1829 et l'on trouve gravée sur le chevet l'inscription "I. H. S. M. Marec. Rr Joncour, Fabrique 1829". La chapelle abrite les statues de saint Joseph, la Vierge-Mère et un Christ en Croix ; | |
les anciennes chapelles de Pleyber-Christ, aujourd'hui détruites et disparues : la chapelle Saint-Maudez (clocheton de la fin du XVIème siècle), la chapelle Saint-Donat (de plan rectangulaire et disparue vers 1890), la chapelle Saint-Golven (située jadis à Treuscoat), la chapelle Sainte-Barbe (située jadis à la Roche Héron), la chapelle Sainte-Apolline (située jadis à Kervrach), la chapelle de Coatconval (ancienne chapelle privée), la chapelle de la Lande (ancienne chapelle privée de plan rectangulaire et édifiée en 1789), la chapelle de Lesquiffiou (aménagée jadis dans le château), la chapelle de Lohennec, la chapelle Saint-Eloi (de plan rectangulaire et reconstruite sur décision datée du 22 octobre 1625) ; | |
la croix de Roz-ar-C'hra (1531) ; | |
le calvaire de Sant-Alar ou Saint-Eloi (XVIème siècle - 1630). Il porte les statues de saint Eloi, la sainte Vierge, saint François, saint Pierre, sainte Madeleine et l'inscription "F. Mingam" ; | |
le calvaire de la chapelle Christ (1536), restauré en 1823. Le calvaire portent saint Hervé et son guide ainsi qu'une Pietà. Sur le socle se lit la date de 1536 et sur la croix se lit la date de 1574 "Hervé, Ferz 1574" ; | |
le calvaire de Saint-Donat, édifié en souvenir d'une mission de 1911 "50 devez Induljansou". Il porte saint Donat, saint Hervé et son guide et la Madeleine agenouillée ; | |
le calvaire de Kervern à Saint-Donat (1647) ; | |
le calvaire de Pont-Claz (XVIIème siècle) ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : Coatilézec (XVIIème siècle), Gare (1886), La Justice (XXème siècle), Kervernarc'hant (1915), Kerohan (croix détruite), Lesquiffiou (vers 1621), Penvern (XVIème siècle), la croix du cimetière (XVIème siècle), Pont-ar-Bloch (1917), Pont-Paul (XVIème siècle), Rozarbelec (XVIème siècle), Treuscoat (1890) ; | |
le château de Treuscoat (XV-XVIème siècle), édifié par la famille Kergrist. Propriété successive des familles de Kergrist (vers 1458), Le Diouguel (au XVIIème siècle), Le Borgne (au XVIIème siècle), de Kerampuill, Le Jollivet, Vilart ou Villart, de Kerdrel, Le Gouvello de la Porte (vers 1960), Bréart de Boisanger. Pierre Jolivet (ou Jollivet), sieur de Treuscoat, est maître à la Chambre des Comptes de Bretagne en 1771. Sa postérité se fond ensuite dans la famille Villart ou Vilart qui transmet par alliance la propriété à la famille de Kerdrel. A signaler aussi, qu'en 1458 "le hault et puissant seigneur Allain de Rohan" vend les terres boisées de Treuscoat à Jehan de Kergrist ; | |
le château de Lesquiffiou (XVIIIème siècle), construit vers 1750 sur les plans de l'architecte Jean Perrot. Lesquiffiou était jadis une châtellenie avec haute et basse justice dont la potence se dressait à Coat-ar-Justiçou (en Pleyber-Christ). La descendance de Maurice de Kerguennec, seigneur de Lesquiffiou et bailli de Morlaix en 1445, se fond dans la famille Le Borgne de Kerguidiou, qui se fond elle même dans la famille Barbier du Lescoët (suite au mariage en 1714 de Françoise Le Borgne avec Claude Alain Barbier de Lescoët, gouverneur de Lesneven). Après la Révolution, le château dévasté est racheté vers 1806 par le marquis de Lescoët et restauré ; | |
le manoir de Coat Conval "neuf", édifié à la fin du XVIIIème siècle par Jean Brulard, régisseur en 1811 de la Manufacture des Tabacs de Morlaix. Depuis 1885, Coat Conval est propriété de la famille de Lauzanne ; | |
le manoir de Maner Coz ou l'ancien Coat Conval (vers 1580). L'édifice est flanqué d'une tour ronde sur sa façade nord. On y voyait jadis un portail à double entrée (l'une d'entre elles était cintrée et ornée de cinq personnages sculptés portant des écussons). Propriété de Margilie de la Roche (épouse de Mathieu de Trévégan et décédée en 1632), de Marie de Trévégan (fille de Mathieu Trévégan), de Hervé Perros (à partir du 24 février 1627), de Jean Cozten (en 1674), des soeurs Le Joyeux en 1674 (le manoir uniquement, alors que les terres appartiennent en 1674 au sieur de Parthenay). Le vieux Coat Conval appartient ensuite successivement aux familles Salaün, Morvan, Barazer, de Lauzanne et Laviec ; | |
le manoir de Lohennec (XVIème siècle). On mentionne Jehannette an Ohenneuc (ou Lohennec) en 1481 et Jehan de Keraudy, sieur de Lohennec en 1503 ; | |
le manoir de Kerjézéquel (XVIème siècle) ; | |
la maison de Lanmarc'h-Izella (XVIIème siècle) ; | |
la maison du Barric (XVIIème siècle) ; | |
la maison des Andrieux (XIXème siècle) ; | |
la fontaine de la Chapelle du Christ (1736), restaurée en 1851 ; | |
les moulins à eau du Pont, Camhir, Pont-ar-Bloc'h, Joane, La Lande, Roudougoulen, Roz-ar-Vern, Traon-Boudou et 7 ou 8 papeteries ; |
A signaler aussi :
| l'ancienne chapelle Saint-Eloi (XVIIème siècle), aujourd'hui détruite. Cette chapelle contenait jadis deux écussons aux armes des familles Lesquiffiou et Kersauzon ; | |
l'ancienne chapelle de Saint-Denoal ou Donat (XVIIème siècle), aujourd'hui disparue ; | |
l'ancienne ferme de Kervrac'h (XVIème siècle). La chapelle privative était jadis dédiée à sainte Apolline (vierge d'Alexandrie du IIIème siècle). Propriété de la famille Roche ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLEYBER-CHRIST
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 8 nobles de Pleyber-Christ (Pleyber-Rivault) :
| Jehannette An OHENNEUC (20 livres de revenu), représentée par Pezron Barbier : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
Hervé BRETON (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
Yvon de LA ROCHE (20 livres de revenu), malade, représentée par Guillaume Thébaud : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Yvon GUEZENNEC (60 sols de revenu) : porteur d'une jacque et comparaît armé d'une vouge ; | |
Maistre Henry COETLOSQUET (60 sols de revenu), absent ; | |
Jehan TREVENGAN (40 sols de revenu), absent ; | |
Jehan OLLIVIER (100 sols de revenu), absent ; | |
Guillaume KERMELLEUC (20 livres de revenu), absent ; |
(à compléter)
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