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PLESSALA

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La commune de Plessala (pucenoire.gif (870 octets) Plesala) fait partie du canton de Plouguenast. Plessala dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLESSALA

Plessala vient du breton « ploe » (paroisse) et de Sala ou Sula, un saint breton inconnu. A noter qu'il a existé une sainte Saula.

Plessala est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Plessala, ceux de Saint-Gilles du Mené, Saint-Jacut du Mené, Saint-Gouéno, Collinée et une partie du territoire de Langast.

Plessala (Plesala) a le titre de paroisse dès 1255, dans les chartes de l'abbaye de Boquen : donation d'Olivier de Plessala (écuyer) à l'abbaye de Boquen (Anc. év. III). Dans un acte de 1274, on mentionne que cette abbaye possède aussi des droits au village de Cariolet (Karriozet) : il s'agit d'une donation des ancêtres d'Alain de Crénole (Cnec Nole)

La forme actuelle Plessala existe dès 1274. Sous l'Ancien Régime, la paroisse de Plessala fait partie du diocèse de Saint-Brieuc. Sans doute est-ce à la présence des Cisterciens que l'on trouve un village nommé l'Abbaye, au nord-est du bourg.

En 1364 (par acte du 27 septembre 1364), Pierre Poulard (sieur de Kerberzault), chevalier et conseiller du duc Jean IV, donna, du consentement de Constance de Keraoul (ou Kerraoul), son épouse, les dîmes de la paroisse de Plessala, appelées dîmes de Bréhec et qu'ils tenaient de Charles de Blois et de Jeanne de Bretagne, valant 6 tonneaux de froment, à l'abbaye de Beauport, avec 14 livres de rente qu'il possédait sur le manoir de Tuonjoces (en la paroisse de Pléhédel) pour la fondation d'une messe à perpétuité dans l'église de cette abbaye. Pierre Poulard était frère de Guillaume, évêque de Saint-Malo et peut-être aussi de Geoffroy Poulard, un des courageux champions du combat des Trentes, en 1351.

L'ancienne paroisse de Plessala, au diocèse de Saint-Brieuc, avait pour subdélégation Moncontour et pour ressort Rennes. Sa cure était à l'alternative. Pendant la Révolution, les reliques de saint Mathurin ont été cachées à Plessala (un procès verbal en a constaté l'authenticité). En 1794, des chouans investissent la maison communale de Plessala, et en 1795, ils brûlent des archives notariales. En 1796, quatre contre-révolutionnaires de Saint-Brieuc sont fusillés dans le bourg de Plessala.

Depuis son érection en commune en 1790, le territoire de Plessala a été augmenté en 1809 (arrêté préfectoral du 3 juin 1809) de la lande dite "forêt de Moncontour" et a cédé, en 1828 (ordonnance du 3 janvier 1828), plusieurs fractions (les deux premières à Saint-Gouéno et les deux autres à Saint-Gilles-du-Mené). La fraction de Saint-Gouéno comprend les villages de Kerfiac, Kermené, La Philippaie, Le Chauchy, La Ville-de-Lait, Les Clôtures, Kerouet, Le Grand-Cas, Le Plat-des-Ogniaux et Le Cas-du-Sable. La fraction de Saint-Gilles-du-Mené comprend les villages de La Touche, La Picaudais, Le Perray, Kerillan, Bellevue et Le Fossés.

On rencontre les appellations suivantes : Par de Plesala (en 1255, en 1274), Plesala, Ploesala (en 1305), Eccl. de Plessala (vers 1330), Ploessalla (en 1441), Plexalla (en 1480), Plessalla (en 1514)

Note : la commune de Plessala est formée des villages : le Gué, Kermeur, la Forêt-Fauchoux, la Forêt-d'Abas, la Forêt-d'Ahaut, la Villon, le Plessis, Saint-Eudit, le Clos-Neuf, les Cloets, le Jean-Roussel, les Clos-Secs, la Touche-du-Beau, la Bréganais, le Creux-Chemin, le Beigna, la Ville-Neuve, Truflait, le Village, la Ville-Onière, Haute-Ville aux Roberts, le Valérien, Livoyer, les Fossés, la Brousse, la Haye, le Vau-Bernier, le Breil, Crémandu, la Ville-Herniel, la Ville-Bernay, Saint-Grein, Langastpré, les Dains, les Terjons, la Ville-Agan, la Fontaine Hubys, Ville-Jausse, le Bois-Jean, les Rues Derien.

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PATRIMOINE de PLESSALA

l'église Saint-Pierre (1845-1846), oeuvre de l'architecte Alphonse Guépin. La première pierre de la nouvelle église est bénie le 1er juin 1845. L'église est bénie le 16 juin 1851. En forme de croix latine, avec bas-côtés, elle renferme un transept et un choeur à chevet de forme polygonale. Elle abrite des fresques d'E. Monfort, peintre de Saint-Brieuc, représentant le pèlerinage de sainte Eutrope et de Notre-Dame du Rosaire ;

la chapelle Notre-Dame de la Hautière (XVIIIème siècle), édifiée par Jeanne Guy et Jacques Sauvé. Elle est en forme de croix latine et possède un chevet de forme polygonale. La chapelle abrite plusieurs statues des XVIème et XVIIème siècles. La statue de Notre-Dame de la Marche date du XVI-XVIIème siècle ;

la chapelle Sainte-Elisabeth de Saint-Udy (XVI-XXème siècle). Elle est de forme rectangulaire. Elle est se trouve à l'emplacement d'une ancienne chapelle mentionnée dès 1255 ayant, semble-t-il, appartenu à la famille du Bosc (ou Dubosc)

une croix de pierre du moyen âge ;

une croix (XVIIème siècle), située entre le bourg et Longuerais ou Longuenais ;

les croix de Livoyer (1770), de la Basse-Ville, de Villeneuve (1789), du Bois-Batailly (XVIIème siècle), de la Hautière (XVIIIème siècle) ;

le manoir de Livoyer (1628). L'édifice comporte une tourelle-escalier ;

le manoir de Crénolle ou Crénol (XVII-XVIIIème siècle). Ce manoir possédait jadis une chapelle privée et des douves et était la propriété de Catherine de Rostrenen en 1514 et de Jacques Madeuc, seigneur du Guemadeuc (en Pléneuf-Val-André), en 1536 ;

le manoir de Kerdreux (XVIIIème siècle). L'édifice comporte trois bâtiments d'époques différentes ;

la maison de la Hautière (1693) ;

les fermes du Bois-Batailly (XVIIIème siècle), des Longuerais ou Longuenais (1616) ;

la fontaine Saint-Elisabeth (XIIIème siècle) ;

la fontaine dédiée à saint Pierre et située près de l'église paroissiale de Plessala ;

17 moulins dont le moulin du Gros-Chêne (1628) ;

A signaler aussi :

le lavoir (XVIIIème siècle), situé à La Ville-Mérantel ;

le lavoir, situé près de l'église paroissiale de Plessala ;

des substructions romaines à La Hautière, à La Nouette et à Kerdreux, La Trufflais et aux Maisons ;

la découverte de monnaies en or du Bas-Empire à Kerdreux ;

l'ancienne croix de la Fontaine-Saint-Père, aujourd'hui disparue. Elle a été bénie le 3 juillet 1789 ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLESSALA

Au XVIIIème siècle, la paroisse de Plessala compte deux hautes juridictions : les seigneuries de La Ville-Orio et de Crénolle (ou Crénol). Par lettres patentes d'avril 1779, la terre de Crénolle en Plessala est érigée en marquisat en faveur d'Anne-Louis de Quengo.  

A la Révolution Plessala avait pour maisons nobles : Crénolle (haute, moyenne et basse justice), Cornéan (moyenne et basse justice), Penhouet (haute, moyenne et basse justice) qui appartenaient à M. de Crénolle. La Ville-Orio qui possédait un droit de haute, moyenne et basse justice, appartenait au moment de la Révolution à M. du Halgoët.

Lors de la réformation du 20 novembre 1426, sont mentionnés à Plessala les nobles suivants : Robin Le Veneurs, Perret Le Birouyer, Olivier Longuespee, Michel Olivier, Guillaume du Cran, Guillaume Le Veneurs (Vau-Millon), Louis Le Veneurs, Relicta Thomas Veillon, Jacquet de Kermene, Guillemet Rouaust, Relicta Alain Frion et Jehan des Fosses.

Lors de la réformation du 4 mars 1536, sont mentionnées à Plessala les maisons nobles suivantes : Crénol (à Jacques Madeuc, seigneur du Guémadeuc en Pléneuf-Val-André), Penhouët-Moulin, La Ville-Menguy et Le Vau-Milon (à Christophe de La Motte, sieur du Vauclair), Cariolet, La Porte et La Grange (à Amaury Le Venoux), La Trufflaie (à un nommé Kermené), La Ville-Gourio, La Tranchardais, La Trousselais, La Houssaye et La Ville-Menantel (à Jehan de Quengo), Saint-Eny (à Marguerite Le Methaer), La Ville-Orio (à Noël Phelippes), Le Plessis (à Charles de Beaumanoir, sieur du Besso), Les Clouets (à Jehan de La Porte, sieur de Vesins), La Touche-Jouan (à Amaury Cadier, épouse de Henri Maceot), La Touche en Saint-Gille-du-Mené (à Catherine de Kermené), Le Val (à Gille de Bocenit), Le Bois-Jan (à Gilles Le Venneur) Le Cep (à un nommé de Launay), La Gournelais (à la fille de Guillaume Le Gourvynec, épouse d'un nommé La Tousche), une autre maison Le Cep (à un nommé de Bonnamour de Saint-Thélo), Langaspré (à Guillaume Longuespee), une autre maison Langaspré (à Alain Ollivier), La Ville-Delée en Saint-Gouéno (à Jean Joret, époux de Matheline Millon), La Houssaye (à Guillaume Rouaud), Galouan (à Catherine Millon, épouse de Gilles du Parc), La Brousse (à Guillemette des Fossez, épouse de Thébaud Le Borgne), Kerfiac (à Pierre de Kermené), La Potelais (à un nommé Le Mintier, sieur de La Ville-Normes), Le Placeil (à Jehan Prise), La Ville-Josse (à François Perrin).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 24 nobles de Plessala :

Jacques BATAILLE (7 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Noël DE KERMENE (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Catherine DE LA PORTE (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Bertrand DE LA TOUCHE (2 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Arthur DE QUENGO (160 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume DU CRAN (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume GOUBIN (3 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Jacques JOUNIN de la Truflaye (12 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d’ordonnance ;

Henri LE BERRUYER (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Mathelin LE VENOURS (50 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d’ordonnance ;

Yvonnet LE VENOURS (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Pierre LONGUESPEE (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre MILLON (25 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Vincent MILLON (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Pierre PERRIN (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Roland ROUAULT : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Robin VEILLON (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillemette DES FOSSEZ (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Jehan DES FOSSEZ : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Alain GOURDEL (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Guillaume GOURDEL de Penhouet (50 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume LE METAYER (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan OLLIVIER (20 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d’ordonnance ;

Robin PHILIPPES (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) du 10 juillet 1569, on mentionne 9 nobles de Plessala :

Jacques JOREL (sieur de La Ville-Delée en Saint-Gouéno) ;

Jean PHILIPES (La Ville-Orio) ;

Normand PRESE (sieur du Plessis) : défaillant ;

Jean LE BRET (sieur de La Ville-Etienne) : défaillant ;

Julien LE PARC (sieur de Galouan) : défaillant ;

Guillaume DU BOSCQ (sieur de La Touche-du-Bas) : défaillant ;

Mathurin LE VENEUR (sieur de Cariolet) : défaillant ;

Eustache OLLEN (sieur de La Coudre) ; 

Thébaud ALLAIN (sieur de Laugey) ;

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