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PLEMY

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La commune de Plémy (pucenoire.gif (870 octets) Plevig) fait partie du canton de Plouguenast. Plémy dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLEMY

Plémy vient du breton « ploe » (paroisse) et de Saint Méoc ou Saint Mic. ou Saint-Maioc

Plémy est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Plémy, ceux de Moncontour, d'Hénon et de Quessoy.

Plémy (Plemic) est cité comme paroisse dans les chartes de l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes en 1132 (confirmation des biens de l'abbaye, faite par Jean, évêque de Saint-Brieuc) (Anc. év. VI, 120). Au cours du dernier tiers du XVIIIème siècle, des prêtres calvinistes s’installent aux lieux-dits Le Temple (Vauclair), La Ville-Pierre et Le Verger (en Plémy).

Ville de Plémy (Bretagne).

Au Moyen Age, la paroisse de Plémy appartient, comme aujourd'hui, au diocèse de Saint-Brieuc. Elle dépendait de la subdélégation de Moncontour et ressortissait à la cour royale de Rennes. La cure était à l'ordinaire et M. le comte de Rieux en était le seigneur au moment de la Révolution. Durant la Révolution, la paroisse de Plémy dépendait du doyenné de Plouguenast. Plémy élit sa première municipalité au début de 1790 et devient chef-lieu de canton jusqu'en 1801.

Depuis son érection en commune en 1790, le territoire de Plémy est amputé en 1792 (arrêté départemental du 1er décembre 1792) au profit de Moncontour des faubourgs du Bourgneuf et d'Arondel. On n'a semble-t-il ni retrouvé cet arrêté ni sa confirmation par l'Assemblée législative. Cependant, il était encore exécuté provisoirement en octobre 1797 (Arch. des Côtes-d'Armor, 1L 179, fol. 7v°, 1L 180, fol. 85 v°, 111 v°).

Par une ordonnance du 24 mars 1824, Plémy cède à nouveau en 1824 à Ploeuc (Ploeuc-sur-Lié) deux fractions au voisinage du village des Vieilles-Rues (en Plémy) en échange de deux fractions de territoire, l'une située à la limite de Plouguenast, l'autre au sud du village de Quilmet (en Plémy).

On rencontre les appellations suivantes : Par. de Plemic (en 1132), Plemic (en 1225, en 1233, en 1274, en 1306-1308 et vers 1330), Pleimyct, Pleimyt (en 1420), Plemic (en 1426, en 1478), Plemy (en 1690, archives des Côtes d'Armor, 1E713).

Ville de Plémy (Bretagne).

Note : la commune de Plémy est formée des villages : Grand-Cocolain, Petit-Cocolain, le Temple, Moulouet, le Bonrio, Saint-Laurent, le Coudray, Quilmet, Brangolo, les Alleux, le Gué-Beuroux, le Vauclerc, les Tesnières, Ville-Pierre, Lieu-Ruelland, Carford, Saint-Meux, Launay-Cotio, Ville-Tiou, Gatinée, la Ville-Lyo, Forville, etc... Parmi les villages : Le Temple, mentionné dès 1182 ainsi que Le Verger parmi les biens relevant de Crehac ; Saint-Mieux ou Saint-Meux, déjà mentionné en 1274 ; Saint-Carreuc.

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PATRIMOINE de PLEMY

l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (1857-1922), oeuvre de l'architecte Alphonse Guépin et reconstruite à l'emplacement de l'ancienne église du XVIème siècle. L'ancien édifice se composait d'une seule nef de 42 mètres de long, flanquée d'une chapelle au Sud, longue de 15 mètres environ, et au nord, d'une autre petite chapelle construite en 1807. Le clocher datait de 1731. A l'intérieur, on pouvait voir un autel antique sur lequel étaient sculptés des personnages en assez grand nombre, deux beaux tabernacles, et un tableau fait à Paris, en 1628, par Balthazar et représentant la présentation de Jésus au Temple. Cet autel et ce tableau provenait de la chapelle d'André le Porc, située jadis où était la caserne, à Saint-Brieuc. Le nouvel édifice est en forme de croix latine et comprend une nef avec bas côtés de six travées plus celle du clocher encastré, un transept et un choeur de deux travées droites et d'une polygonale. Les matériaux pour la construction de l'édifice actuel furent approvisionnés par les soins du maire en 1856 et la construction faite, à l'exception de la tour, en 1857 sur les plans de M. Guépin par Etienne Goinguené, entrepreneur de maçonnerie, J. Corbin, charpentier, et J. Briand, couvreur. Les différents picoteurs mirent leurs marques comme autrefois ; ainsi les moellons taillés par Pierre-Marie Flottard portent les lettres A. et T. Le lambris fut exécuté en 1861 sur les plans de celui de Pordic par Trottet, maître charpentier. Le clocher, dont la réfection fut décidée le 23 juillet 1922, fut construit par l'entreprise Binot sous la direction de M. Dugenet, architecte à Dinan, qui rénova les plans faits jadis pour la municipalité par M. E. Le Goaster. La base de la tour paraît du XVIIIème siècle (R. Couffon). L'église abrite des statues anciennes de saint Pierre et saint Paul ;

Eglise de Plémy (Bretagne).

la chapelle Saint-Laurent (1676). Elle est de forme rectangulaire et comporte une chapelle latéral située au Nord. Elle abrite un bénitier orné d'un grotesque du XVème siècle. Le retable en bois sculpté et peint, dédié à la sainte Famille, date du XVIIème siècle et porte les armes de la famille Boisboissel (anciennement Boisboessel et Bouesbouexel ou Bouesbouessel) ;

la chapelle du Vauclair ou Vauclerc (début du XVIème siècle), édifiée par la famille de Coligny (de religion protestante). Edifice du début du XVIème siècle en pierres d'appareil, désaffecté. La porte nord a une très belle décoration ;

la chapelle Notre-Dame de la Croix (XVIIème siècle). Elle est de forme rectangulaire, sans aucun style et paraissant reconstruit au XIXème siècle. Il porte l'inscription : NOSTRE DAME LA CROIX — SI LAMOUR DE MARIE — EN TON COEUR EST GRAVE — EN PASSANT NE T OUBLIE — DE LUY DIRE UN AVE. La chapelle abrite les statues anciennes de saint Pierre, saint Roch, Notre-Dame de la Croix et Notre-Dame de Délivrance ;

la chapelle Saint-Gilles à Launay. Petit oratoire rectangulaire moderne dans lequel on a encastré des armoiries : arbre cantonné de 3 annelets, deux en chef, un en pointe. On y mène les enfants pour les guérir de la peur ;

l'ancienne chapelle Saint-Sébastien, aujourd'hui disparue et située jadis dans le bourg même ;

l'ancien temple protestant de la Ville-Pierre (1558-XVIIème siècle) ;

la croix de la Belle-Place (XVème siècle). Elle comporte un bas-relief présentant le Christ bénissant deux enfants ;

les deux croix de Saint-Laurent (XVIIIème siècle) ;

la croix de Saint-Meux (moyen âge), de Boissy (XVIIIème siècle), du Bas-Drény, de la Ville-aux-Péchoux (XVIIème siècle), de la Ville-Pierre (XVIIIème siècle), de Vauclair (XVème siècle), de la Tantouille (1798) ;

le château ou manoir du Vauclair ou Vauclerc (XVème siècle), propriété successive des familles Bouëtel, La Motte d'Orfeil (en 1514) puis Coligny (au XVIème siècle). Propriété de Jacques de La Motte en 1514 et de Philippe de La Motte en 1536. On trouve aussi comme propriétaires les familles Rosmadec, Rieux, Lescouët et Gouzillon de Bélizal. On y voit une porte sculptée, de style gothique flamboyant, d'un bâtiment surnommé "l'ancienne chapelle" datée du XVème siècle ;

Manoir du Vauclerc en Plémy (Bretagne).

le manoir de Vaupatry (XVIème et XVIIIème siècles). Cette terre appartenait à Amaury Frion en 1514 et à François Gouyguet en 1536. On peut y remarquer le blason des Gouyquet " d'azur à la croix engreslée d'argent contournée de quatre roses de même ". En 1555, Jacques Gouyquet du Vaupatry (époux de Françoise de Visdeloup) rend hommage au duc d'Etampes. Son fils, Abel  Gouyquet (l'un des 7 enfants de Jacques) joua un rôle important, sous le nom de "capitaine Trédaniel" comme adversaire farouche en Bretagne du duc de Mercoeur ;

Ville de Plémy (Bretagne) : manoir de Vaupatry.

le manoir des Aulneaux (XVIIème siècle). Cette terre (encore appelée Ormeaux) appartenait à Jean Gourdel en 1514, en 1536 et en 1569 ;

le manoir de Launay-Cotio (XVIème siècle et 1729. Propriété de Tristan Morel en 1514 et de Gilles Morel en 1569 ;

le manoir du Quilmet (XVIIIème siècle) ;

le manoir de Ville-Norme (XVIème siècle), propriété de la famille Le Mintier au XVIème siècle. Propriété de Jacques Le Mintier en 1514 et de Jean Le Mintier en 1536. Cet édifice servira de repaire aux chouans ;

la maison du pasteur de la Ville-Pierre (XVIIème siècle) ;

les maisons du Clos-Neuf (XVIIème siècle), du Val (XVIIème siècle), des Tesnières (1661), de Vauby (1645), La Ville-aux-Pêchoux (XVII-XIXème siècle) ;

la ferme de la Ville-Norme (XVIème siècle) ;

la fontaine des Fonts de la Ville-Bouvier (XVIIIème siècle) ;

la fontaine-lavoir de Saint-Laurent (XVIème siècle) ;

11 moulins dont le moulin à vent des Terres-Renard et les moulins à eau de Cohorno, de Lannay, du Vau-Patry, de la Forêt, Neuf, de Pisse-Oison, de Bouillon, du Bas-Dreny (XVII-XVIIIème siècle), du Vauclair (XVI-XVIIème siècle), ..

A signaler aussi :

la motte féodale d'Avalleuc ou Avaleuc (XI-XIIème siècle) ;

la villa du Breil (époque gallo-romaine) ;

le menhir de la Roche-Longue (époque néolithique), situé au Haut-Drény ;

les deux menhirs du Bas-Drény (époque néolithique) ;

les souterrains du Drény et du Frèche (âge du fer) ;

l'enceinte de la Cour-Durand (moyen âge).

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ANCIENNE NOBLESSE de PLEMY

La seigneurie du Vauclerc (ou Vauclair) possédait jadis un droit de haute, moyenne et basse justice et appartenait à Jacques de La Motte (en 1514) puis au comte de Rieux au moment de la Révolution. Ce domaine a vu naître Amaury de la Motte, qui fut successivement évêque de Vannes, ambassadeur auprès des rois de France et d'Angleterre, enfin évêque de Saint-Malo en 1433.

La seigneurie de La Ville-Norme possédait jadis un droit de haute, moyenne et basse justice et appartenait à Jacques Le Mintier en 1514.

La seigneurie de Brangolo possédait jadis un droit de moyenne justice et appartenait à Guyon de Launay en 1514 et à M. de Boncours en 1789.

La seigneurie de Launay-Cotio possédait jadis un droit de haute, moyenne et basse justice et appartenait à Gilles Morel en 1569 et à Mme Brizeux (au XIXème siècle). Sa chapelle privée était dédiée à saint Gilles.

On mentionne aussi d'autres terres nobles à Plémy : la Ville-Pierre, Maupetit (à Peronnelle de Couesquen, en 1514), Lescouet, Limoëlan, Bogard, la Bréhaudière (à la Ville de Moncontour, en 1514, et à Jehan Le Douarain, en 1536), Quimet, d'Enhaut, d'Enbas.

Lors de la réformation de 1426, sont mentionnés à Plémy les nobles suivants : Guillotin Huet, Guillou Morel, Guillaume de Launay, Alain du Perre, dame Jehanne de La Moussaye, Bertrand Mouesson, Olivier Gallon, Guillaume Feron, Relicta Johan de Launay, Olivier Bernou, Olivier Le Boulongier, Relicta Guillaume Le Boulongier, Agaisse Riou, Guillou Le Boullongier, Collet Henry et Guillotin Riou.

Lors de la réformation du 2 mars 1536, sont mentionnées à Plémy les maisons nobles suivantes : Le Vauclair et La Ville-Baillebois (à Philippe de La Motte), La Ville-Mentet (à François Madeuc), La Ville-Norme (à Jehan Le Myntier ou Mintier), Brangolo (à Olive de Launay), Le Bouillon (à Gilles Huet), Launay (à Hélène de Launay, anciennement à Gilles Huet), Les Aulneaux et Ormeaux (à Jehan Gourdel), une autre maison du Launay (à Jacques de Launay), une autre maison du Launay (à Isabeau Le Boulongier), une autre maison du Launay (à François Herry), Le Drévy (à Charles Lorans, anciennement à Guillaume Jouan), autre maison Le Drévy (à Jehan Lorans), La Bréhaudière (à Jehan Le Douarain), Le Vaupatry (à François Gouyguet), La Noë (à Antoine de L'Isle).

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 17 nobles de Plémy :

Jehan BUDES (7 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Guillaume CADIN (1 livre de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Guyon DE LA MOTTE de Vauclerc (2500 livres de revenu) : excusé comme appartenant à la maison du duc ;

Charles DE LAUNAY de Brangolo (80 livres de revenu) : excusé comme appartenant à la maison du duc ;

Olivier DE LAUNAY (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Morice DE LISUZEN (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan DU PARC (200 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume FRION (5 livres de revenu) : excusé ;

Olivier FRION (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en arbalétrier ;

Bertrand GOURDEL (90 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Alain HENRY (7 livres de revenu) : défaillant ;

Charles HUET (80 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre HUET (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Michel JOUHAN (5 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume LE BOULENGIER (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Roland LE MINTIER (100 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Olivier LORANS (12 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

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