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PLEMET |
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La commune de Plémet ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLEMET
Plémet tire son nom de saint Démet, d'origine galloise et ayant vécu dans la région de Brest.
Plémet est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Plémet, celui de La Prénessaye. C'est en 1246, qu'est mentionné pour la premère fois Plémet, dans un acte où un chevalier du nom de Geffroy de Cadélac fait don au seigneur de La Chèze de tout son fief.
Plémet (Ploemet) était une paroisse dès 1247. La paroisse de Laurenan, est créée à ses dépens, puisque de la commune de Plémet, née le 9 mars 1790, dépendait jusqu'en 1842 (loi du 9 avril 1842), une partie de la frairie de Bublion, aujourd'hui en Laurenan. La forme Plemet apparaît dès 1260.
L'ancienne paroisse de Plémet faisait partie, comme aujourd'hui, du diocèse de Saint-Brieuc. Elle avait pour subdélégation Josselin et pour ressort Rennes. La cure était à l'alternative.
Plémet est chef-lieu de canton de 1790 à l'an X dont dépendent Laurenan, La Prénessaye et Plumieux. Le 8 avril 1803, en application du Concordat, Plémet, bien que non chef-lieu de canton, est érigé en cure du canton de la Chèze.
On rencontre les appellations suivantes : Par. de Ploemet (en 1246), eccl. de Plemet (vers 1330), Plemet (en 1371, en 1393, en 1405), Ploemael (au XIVème siècle), Plesmet (en 1407), Plehemet (en 1513).
Note 1 : Plémet est dévasté par la guerre de Cent Ans (1337-1453) et son bourg est ravagé par la peste en 1348.
Note 2 : la commune de Plémet est formée des villages : les Forges du Vaublanc, la Morois, Trémeleuc, Saint-Lubin, le Tertre, Faheleau, Carguier, Patoger, Saint-Rumel, Ville-Robert, la Pierre, Coët-Trot, le Meur, Beau-Josselin, Saint-Sauveur-Lebas, la Bionnaye, Bodiffé, la Ville-Guiomar, Belna, Ville-Guillaume, la Nouette, Sepelière, Breil-Tual, Mégrière, Hambo, Branro, Rue-Dolo, Coëtbot, etc...
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PATRIMOINE de PLEMET
l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (XIXème siècle). L'église primitive date de 1805. Son clocher est terminé en 1808. Cette église est reconstruite au XIXème siècle et sa bénédiction a lieu le 12 avril 1896. La flèche et le beffroi datent de 1897. L'église, en forme de croix latine, abrite les statues de saint Pierre, saint Paul et saint Lubin ; | |
la chapelle Saint-Lubin (vers 1540-1548), remaniée en 1741 et restaurée en 1928. Cette chapelle succède à une chapelle datée du XVème siècle. Une poutre porte la date de 1542 et la signature de Joseph Pellion. Deux verrières sont datées de 1572 ; | |
la chapelle Saint-Eloi, aux forges du Vaublanc, est bénie le 26 septembre 1866. Cette chapelle était desservie pour les besoins de la population des forges du Vaublanc ; | |
la chapelle de Saint-Jacques ; | |
la chapelle de Saint-Sauveur le Bas ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Julien, aujourd'hui disparue ; | |
la croix Saint-Jacques (XVIIIème siècle), située route de Coëtlogon ; | |
la croix de la Pierre-Longue (XVII-XVIIIème siècle), située route de Coëtlogon ; | |
la croix de la Fourchette (XVIIIème siècle) ; | |
les croix de Fahéleau (1608), de Saint-Jacques (1607), la Routiais (1680), le Pomas (XVIIème siècle), Saint-Julien (XVIIème siècle), Launay (XVIIème siècle), la Bréhaudiaire (moye âge), Saint-Lubin (XVIème siècle) ; | |
l'ancien presbytère de Saint-Lubin (1737) ; | |
le presbytère (1766) ; | |
la fontaine Saint-Lubin (fin du XVIème siècle); | |
le château de Bodiffé ou Bodifet (XIX-XXème siècle). Propriété de Thébaud de La Motte en 1514 et en 1536. Le château primitif est démoli au XIXème siècle. Il devient en 1929, la propriété du conseil général des Côtes-d'Armor qui le transforme en sanatorium ; | |
le manoir de Carguier (1655). Propriété de Gilles de La Motte, seigneur de Launay-Guen, en 1536 ; | |
les maisons de la Maurois (1656), du bourg (1672), à Pastoger (1563, 1671, 1752), Saint-Lubin (1631 et 1698), Rénéac (XVIIème siècle et 1769-1784), Branro (XVIIème siècle et 1741), Rohan-Boudard (XVIIème siècle), la Ville-Guyomard (1737), la Ville-Gate (1741), le bourg (XVII et XVIIIème siècle), Saint-Sauveur-le-Bas (1624, 1643, 1725, 1771, 1789) ; | |
le logis du Maître des Forges (XVIIIème siècle), situé au Vaublanc ; | |
10 moulins dont les moulins à eau de Launay-Guen, Kerbussot, d'Hélouvry, de St Sauveur-Lehaut, de Pont-Kéra et Forges de Vaublanc, |
A signaler aussi :
le logis et les forges du Vaublanc (XVIIIème siècle) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLEMET
Aux XVème et XVIème siècles, le bourg de Plémet exerce la juridiction de la famille La Motte, seigneur du château de Bodiffé (ou Bodifet). La seigneurie de Bodiffé possédait jadis une haute, moyenne et basse justice, et appartenait en 1780 à M. de Bois-Bily.
Lors de la réformation de 1426, sont mentionnés à Plémet les nobles suivants : Jehan de La Vallée, Pierre du Tertre, Eon Boublanc, Alain du Tertre, la déguerpie Alain Faramus, Jehan Gueheneuc, Alain de La Tronchaie. D'autres personnes se disent nobles : Jehan du Bosqt, Jehan Thomas et Alain des Boays.
Lors de la réformation du 27 mai 1536, sont mentionnées à Plémet les maisons nobles suivantes : Bodiffé (à Thébaud de La Motte), Le Gué-Daniel, Le Vauridor, La Brocze, Bel-Air (à Thébaud de La Motte), Kerbussot (à Guyon de Kerbusso), La Fontenette (à Yvon Le Bellanger), La Rautiais (à Pierre Pellion), Le Tertre (à Louis du Tertre), La Hazardiere (à Hélène Hazart, épouse de Gilles de Bocenic), Carguier (à Gilles de La Motte, seigneur de Launay-Guen), Le Lycouet (à Gilette Prise, épouse d'Alain Badouart), Minguet (à Julien de Coetlogon, seigneur de Coetlogon), La Ville-Gaudoin (à Jehan de Bocenic), Bublion en Laurenan (à la famille de Coetlogon), Le Vaublanc (à Alain de La Haye), La Salle (à Mathurin Le Chevallier) et La Haye.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 8 nobles de Plémet :
| Pierre BELLAEGIER (3 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Thébault DE LA MOTTE (110 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Guillaume DES BOUES (60 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
| Jehan DE LA TRONCHAYE (70 livres de revenu) : porteur dune brigandine ; | |
| DE LA TRONCHAYE (2 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Guillaume LESCUYER (5 livres de revenu) : porteur dun paltoc et comparaît armé dune pertuisane ; | |
| Bernard PENEREL (1 livre de revenu) : défaillant ; | |
| Louis THOMAS (50 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; |
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