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PLAINTEL

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La commune de Plaintel (pucenoire.gif (870 octets) Pleneventer) fait partie du canton de Ploeuc-sur-Lié. Plaintel dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLAINTEL

Plaintel vient du breton « ploe » (paroisse) et de Numenter, un saint breton du haut Moyen Age (saint Néventer ou Névinter, semble-t-il).

Plaintel est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Plaintel, ceux de Saint-Brandan, Saint-Julien, Quintin, Plaine-Haute, Le Foeil et Lanfains. 

Plaintel (Plenevenitre) apparaît en 1202 (lors d'une donation par le vicomte Suhart) et en 1220 (confirmation de la donation par le fils de Suhart) dans des actes de l'abbaye de Beauport. Paroisse dès 1311, Plaintel, qui appartient au diocèse de Saint-Brieuc, est appelée Plantel en 1330 et en 1369 (Procès de canonisation de Charles de Blois). Plaintel avait jadis pour succursale la paroisse de Saint-Brandan (jusqu'en 1790) et la paroisse de Saint-Julien de la Coste (jusqu'en 1732).

L'ancienne paroisse de Plaintel dépendait du ressort de Saint-Brieuc et avait pour subdélégation Quintin. La cure était à l'alternative. Au moment de la Révolution, Plaintel était vicomté, et cette seigneurie appartenait au duc de Lorge. Plaintel élit sa première municipalité au début de 1790, puis cède à celle de Ploeuc par l'ordonnance du 3 janvier 1839 deux enclaves : l'une formée des villages de Caribet et du Petit-Saint-Brieuc et l'enclave des Près-Paillard. En 1821 et 1822, il y a contestation entre les communes de Plaintel et de Saint-Julien au sujet de la chapelle Saint-Gilles (Archives des Côtes d'Armor, V 2071). 

On rencontre les appellations suivantes : Plenevenitre (en 1202), Pleneveniter (en 1220), Pleentel (en 1311), Plantel (vers 1330, en 1371), Plentel (en 1468, en 1480, en 1514, en 1543, en 1569) et Plaintel dès 1580 (archives des Côtes d'Armor, 1E 2359). 

Note : la commune de Plaintel est formée des villages : La Bouyère, Vaubernard, Ravilly, le Chesnay, le Haut et le Bas Roussan, la Ville-Gruel, Tréougat, Créhenny, Ville-Glemel, Villerio, Ville-Brisset, le Grand-Coudray, la Ville-Neuve, Brangolo, Cargarken.

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PATRIMOINE de PLAINTEL

l'église Saint-Pierre (1759-1761), oeuvre de l'architecte Vaulagé et restaurée en 1846. Cette église était primitivement dédiée à saint Numenter ou Néventer, un saint breton. Le haut du clocher date de 1845-1846. On y trouve un ossuaire du XVIIIème siècle. La reconstruction de cette église est autorisée par arrêt du Conseil d'Etat le 9 août 1757. L'église est bénie le 28 octobre 1761. L'huile sur toile, en hommage à l'abbé Cormeaux (1756-1794) mort durant la Terreur, est l'oeuvre de Xavier de Langlais et date de 1966 ;

la chapelle Saint-Gilles (XVI-XVIIème siècle), située à la Croix-Dollo et édifiée par la famille des Angier (ou Anger), seigneurs de Crapado. Elle a été reconstruite au XVIIème siècle et vendue comme bien national le 21 frimaire de l'an IX. On y voit deux blasons encastrés l'un dans l'autre : celui de la famille de Brangays, seigneur de Brézillet à Ploufragan, et celui de la famille des Angier, seigneurs de Crapado à Plaintel. Le 18 juin 1815, a lieu le combat de Saint-Gilles, qui oppose, autour de la chapelle, une colonne républicaine aux chouans de Garnier de Kérigant ;

la chapelle Saint Jean Baptiste (XVIIème siècle - 1836). La chapelle est édifiée au XIXème siècle par Louise Digaultray (épouse de Jean Baptiste Digaultray - 1763-1831) ; 

la chapelle Notre-Dame du Beau-Chemin (1877). La première pierre est bénie le 28 mai 1877. La chapelle est bénie le 1er septembre 1878. Elle abrite quelques statues anciennes : sainte Anne, la Vierge, saint Joseph et saint Jean-Baptiste ;

la croix de Saint-Quihouët (haut Moyen Age) ;

la croix, située près de l'église (XVIIIème siècle) ;

la croix, située près de l’école Saint-Joseph (XVIIIème siècle) ;

un socle de croix (1782), situé à Belle-Vue-les-Bouillons. Il porte le nom de Aubain, son donateur ;

la croix de mission (1877), située route de Ploeuc ;

la fontaine de Saint-Quihouët ;

la fontaine de Saint-Gilles ;

le château de Saint-Quihouët (XVIIème siècle), édifié par la famille de La Rivière, seigneur de Ploeuc. Propriété de Pierre de la Rivière (ou Ripviere) en 1514, de Guillaume de La Rivière en 1536 et de René de La Rivière en 1569. Puis propriété, en 1781, du marquis de la Fayette, qui le vend peu de temps avant la Révolution. Il est vendu pendant la Révolution à Toussaint Duval. Tombé dans les mains de M. et Mme Digautray ou Digaultray (Louise Digaultray est la fille de Toussaint Duval), ces derniers l'ont transformé en hôpital, et en ont fait don aux orphelins de Plaintel, Quintin, le Foeil et Saint-Brandan. On y trouve un pigeonnier du XVI-XVIIème siècle. Cette demeure aurait été anciennement une maison de Templiers. Ce lieu a été occupé aussi jadis par de faux monnayeurs. La chapelle est dédiée à saint Jean-Baptiste. Outre cette chapelle située à l'extérieur, l'établissement de Saint-Quihouët possédait une chapelle particulière ;

le château de Trébua (XVI–XVIIIème siècle). Propriété de Guillaume Guillochon en 1514 et de Françoise Guillochon en 1569. Propriété de la famille Le Coniac (vers la fin du XVIIIème siècle) ;

le manoir de Créhenny-la-Noblesse ou Crehenic (XVIème siècle). Propriété de François Fortin en 1514, de Gilles Le Gourvinec (ou Gourvynec) et son épouse Anne Saoullet en 1536 ;

le manoir du Bois-Faucheur (XVII-XVIIIème siècle), propriété de la famille Pellouezel, seigneurs de Plurien et de Trébry. Propriété de François Pellouesel (ou Pellouezel) en 1514 ;

le manoir de Cargléhen ou Carnel (XVIIème siècle). Propriété d'Yvon Cosson en 1514 ;

la ferme des Isles (XVIIème siècle) ;

les moulins à eau du Chênay (ou Chesnay), Nevo, du Carmé, Rouyo, Richard, de Créman (ou Crenan), de Guihouet ;

A signaler aussi :

le tumulus du Gourlay (époque néolithique) ;

le menhir de la Roche-Gourmelle ;

le menhir du Petit-Vauridel ou du Goulay (époque néolithique) ;

l'ancien Institut Digaultray-Duval (1836). La terre de Saint-Quihouët est donnée le 12 novembre 1835 par Mme Jean Baptiste Digaultray, née Louise Duval, aux pauvres de Plaintel pour y fonder un orphelinat. Les Filles de la Sagesse de Saint-Laurent sur Sèvre (Vendée) sont chargées de tenir l'établissement qui ouvre ses portes en 1836. L'établissement médico pédagogique est aujourd'hui la propriété du département ;

l'ancien manoir de Crapado. Il appartenait, en 1514, à Jeanne Le Bouteiller, dame de Crapado et du Plessis-Balisson, puis, en 1536, à Jean de La Rivière. Un peu plus tard, il vit naître Claude Anger (ou Angier), baron de Crapado ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLAINTEL

Les premiers vicomtes de Plaintel sont les Dol (ou Dolo ou Dollon). Après eux, viennent les Gautron (ou Gauteron) puis les Robien. En 1214, Plaintel appartenait à Jean de Dol, qui assista à la bataille de Bouvines. Son fils Nicolas fut seigneur de la Ville-Maingui et de Plaintel. La postérité de ce dernier s'étant éteinte, Jeanne de Dol, dame de Plaintel, épousa Rolland Gautron, dans la maison duquel elle apporta tous ses biens. Ce Rolland se distingua au siège de Rennes en 1356 (il était petit-fils de Jean Gautron, qui fut tué à la bataille de Poitiers, en combattant pour le roi Jean). Jacques Gautron, vicomte de Plaintel, sieur de la Ville-Maingui et de la Ville-Hamon épousa Claude de Robien, fille de Jacques de Robien. Leur fils, Christophe Gautron, chevalier de l'ordre de Saint-Michel et gentilhomme de la chambre du roi, obtint, en 1605, des lettres du roi Henri IV, pour prendre le nom de Robien. Il épousa Catherine de Bourgneuf de Cucé, de laquelle il eut Sébastien de Robien, conseiller au parlement de Bretagne, marié à François du Gage.

En 1500, les maisons nobles de Plaintel étaient : la Coudrais (à Jean Robien), la Coste (à Pierre Dollo), le Pré au Roi (à François Le Fèvre), le Plessis (à Pierre du Plessis), la Grand'ville (à Pierre de la Garenne), la Ville-Jagu (à Amaury Crehallet), Crehennic (à François Fortin), la Villerio (à Jean Guillomy), les Preturquis (à Marguerite Dollo), Trebual (à G. Guillochen), le Bois-au-Fouchours (à F. Pellouesel), Bellenoé (à Yvon Jourdan), le Fresne (à Jean Dollo), Saint-Guionic (à Pierre de la Rivière), la Goupillière (à Pierre Rouessel), la Carnelle (à Yvon Casson), la Garenne (à Tristan Person), le Gourlay (à demoiselle Margelie Le Morgant), la Coudraye (à Claudine du Boisgelin), le Chernot (à Yves de la Fosse), les Tennières (à Bienvenu-le-Moine), les Quatre-Veaux (à Yves Budes, sieur du Tertre-Jouan), le Quartier (à Valence Pellepore), Bouessel-au-Chesnay (aux héritiers de Pierre Bouessel), la Coudraie (à Olivier d'Artelles), autre Preturquis (à Anne Saoullet), la Perthenault-au-Plessis (à Pierre Perthenault), le Fresne (au comte de Laval), la Villenyo (à Michel Guilloumay), la Cheverne (à Guillaume de la Rivière), le Préoré (à François Le Fèvre), la Villegoures (à Charles Budes) et Louvoural (à Henri Etienne).

Lors de la réformation du 20 mars 1536, sont mentionnées à Plaintel les maisons nobles suivantes : La Ville-Menguy, Le Chesnay et La Ville-Hamon (à Olivier Gaultron), Le Fresne (au comte de Laval), Crapado (à Jehan de La Ripviere), La Belle-Noë (au sieur du Pellen), La Ville-Rio (à Michel Guillouyt, anciennement à la famille Clerotz), Le Chesnay (à Jehan Mouligne), une maison (à Jehanne de La Roche, veuve de Jehan Poisson, anciennement à la famille Dollo, sieurs de La Coste), Crehannyc et Pres-Turquys (à Gilles Le Gourvynec et son épouse Anne Saoullet), La Coste et Jarts (à Olivier de La Chastaigneraye), Prez-Turquis (à un nommé Philbert et son épouse Marguerite Dollo), Les Chesnotz (à Henri Poillepoc), Saint-Quihouët, La Chevrue, Le Plesseix et Vau-Fauchoux (à Guillaume de La Ripviere), Le Quartier-Pailleporc (aux héritiers de Bertrand de Quelneuc), Quatrevaux (à Jacques Budes), La Goupilière (à Olivier Robert), Le Gourlay (à Eonnet Darseilles), Le Gourel (au sieur de Beaumanoir), La Grand-Ville (à Pierre de La Garaine), La Couldraye (au sieur de Robien), Le Pre-au-Raye (à François Le Febvre, anciennement à Guillaume Gaultier), une autre maison de La Couldraye (à Olivier Darseilles), La Ville-Gourelle (à Charles Budes), La Couldray, des terres appartenant aux enfants de Jehan Poisson et anciennement propriété de Pierre de Quelleneuc.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 22 nobles de Plaintel :

Jehan ABRAHAM (5 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et comparaît armé d'une vouge ;

Alain BOUEXEL de la Goupilière (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Jehan CLERO (3 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Geoffroy D'ARCELLES (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume D'ARCELLES (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Jehan D'ARCELLES (7 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume DE CREHALOT (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Geoffroy DE LA FOSSE (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume DE LA RIPVIERE (80 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Arthur DOLLO (200 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Guillaume DOLLO de la Villemenguy (200 livres de revenu) : excusé comme appartenant à la maison du seigneur de Quintin ;

Michel DOLO (10 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan DU HINO (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Pierre GUERNIC (2 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une pertuisane ;

Alain GUILLOCHON (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume LUCAS (10 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et comparaît armé d'une vouge ;

Thomas PELLEPORC (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Geoffroy PELLOUAYSEL (5 livres de revenu) : défaillant ;

Philippe PERCEVAULT (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Pierre PLEXAIS (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Pierre SAOULET (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Pierre SAULET : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

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