|
Bienvenue chez les Néantais |
NEANT-SUR-YVEL |
Retour page d'accueil Retour Canton de Mauron
La commune de Néant-sur-Yvel ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de NEANT-SUR-YVEL
Néant-sur-Yvel vient du breton "néan" (le ciel ou l'horizon) ou de "Neizhan".
Néant englobait autrefois Saint-Brieuc-de-Mauron et une partie du territoire de Guilliers. Il semble que les territoires de Mauron et de Néant ne formaient autrefois qu'un seul ensemble: le bourg se situait à Kernéant (ou Keréméan, doté d'une chapelle dédiée à Notre-Dame), avant que Mauron ne soit érigé en paroisse.
Néant-sur-Yvel est, semble-t-il, le lieu d'implantation d'un ancien sanctuaire dédié aux druides. Néant-sur-Yvel dépendait autrefois du diocèse de Saint-Malo et du doyenné de Lanouée. Néant-sur-Yvel doit son importance à la présence des comtes du Bois-de-la-Roche qui tiennent une garnison de près de cinquante soldats et maintiennent leur domination sur les paroisses des environs, à savoir : Néant, de Guilliers, de Saint-Brieuc-de-Mauron, de Tréhorenteuc et de Campénéac.
Néant-sur-Yvel est érigé en commune et chef-lieu de canton éphémère en 1790. En 1947, la commune de Néant devient Néant-sur-Yvel.
![]()
PATRIMOINE de NEANT-SUR-YVEL
l'église Saint-Pierre (XV-XVIème siècle), fondée avant 1535 par la famille Montauban. L'édifice est en forme de croix latine avec choeur à chevet plat, dont le croisillon Sud a été postérieurement agrandi jusqu'au mur de chevet du choeur. Le croisillon communique avec le choeur par une double arcade en tiers-point pénétrant au centre en une pile cylindrique. La décoration extérieure et intérieure de l'église est composée d'éléments flamboyants et Renaissance. L'édifice est couvert d'une charpente à sablières et entraits sculptés. La fenêtre du chevet a conservé quelques fragments de vitraux du XVIème siècle, représentant Dieu le Père avec le Fils, mort sur ses genoux, le Christ, la Vierge et quelques apôtres. Le grand vitrail de l'église est un don d'Henri de Volvire, gouverneur de Bretagne et successeur de Philippe de Montauban : ce vitrail représente, sous les pieds de saint Pierre, de saint Jacques et de saint Barthélemy, l'ancien château du Bois de la Roche, dont il était le châtelain. Anne-Toussainte de Volvire (1653-1694), encore surnommée la "Sainte de Néant", y est inhumée. Le tombeau en marbre d'Anne Toussainte de Volvire date de 1881. Le Saint-Esprit et la mosaïque dans une chapelle latérale, oeuvre de Xavier de Langlais, datent de 1972 ; | |
la chapelle Notre-Dame (XVI-XVIIIème siècle), située au village de Kernéant (paroisse de Néant-sur-Yvel) et restaurée au XVIIIème siècle par le comte Henri de Volvire. A l'intérieur, au-dessus du maître-autel, se trouve une ancienne statue de Notre-Dame de Grâces ; | |
la chapelle (XVIIème siècle) du château de Fresne. Propriété au XIXème siècle d'Anaïs de Pommereul qui épouse en seconde noces Alphonse Guérin ; | |
l'ancienne église Sainte-Anne. Il s'agissait de l'ancienne chapelle du château du Bois-de-la-Roche, érigée en église paroissiale du quartier en 1846. Elle sera alors totalement rebâtie et desservira un certain nombre de villages de Néant-sur-Yvel et de Mauron ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Fiacre, située au village du Boisbily (paroisse de Néant-sur-Yvel). Elle avait été reconstruite en 1666 et l'on remarquait à l'extérieur, six pierres symétriquement encastrées dans le mur occidental, portant, gravée en creux, une croix pattée inscrite dans un cercle ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Louis. Il s'agissait d'une chapelle privée, du XVIIème siècle, appartenant jadis au manoir de Kermagaro et devenue chapelle publique de la paroisse du Bois-de-la-Roche ; | |
le calvaire du Midi (XVIème siècle) ; | |
le calvaire de l'église Saint-Pierre (XVIème siècle). Ce calvaire est gravé des armes de la famille Montauban dont le nom s'est éteint en 1565 dans la paroisse de Néant-sur-Yvel ; | |
la fontaine d'Anne-Toussainte de Volvire ; | |
le château du Fresne (XVème siècle). Siège de l'ancienne seigneurie du Fresne-Daniel appartenant à Olivier Jolivet et mentionnée en 1426. Propriété successive des familles Fresne (jusqu'au XVIIème siècle), La Corbinière, La Haye du Cartier (au XVIIIème siècle), Martin (en 1752), Pommereul, Moncuit (en 1837). Le château est restauré au XIXème siècle. Il possédait jadis une chapelle privée ; | |
le manoir de Taya (XIXème siècle), édifié par le baron Aimé Rodolphe du Taya, conseiller à la cour d'appel de Rennes. Propriété jusqu'en 1950 du frère de Saint-Exupéry ; | |
le manoir de Kermagaro. L'ancienne seigneurie a appartenu à la famille Andigné, puis à la famille Bernard (Jehan Bernard en 1480). Le manoir possédait autrefois une chapelle privée, devenue aujourd'hui publique, dédiée à Saint-Louis et édifiée au XVIIème siècle ; | |
le château du Bois-de-la-Roche (vers 1500), édifié par Philippe de Montauban (chancelier de Bretagne), aménagé au XVIIème siècle et restauré au XIXème siècle. La seigneurie a appartenu successivement aux familles du Bois de La Roche (en 1288), du Breil, Montauban (en 1340), La Planche, Saint-Denoual, Montauban (en 1420, Guillaume de Montauban en 1480), Beaumanoir (en 1514), Volvire (en 1565), Saint-Pern de Ligouyer (en 1748), Volvire (en 1808), Magon de La Balue, Bossard (en 1885). Philippe de Montauban est nommé vicomte du Bois de La Roche en 1498. Ce château est pillé et occupé par les ligueurs jusqu'en 1598, durant les guerres de la Ligue, puis restauré par Henri de Volvire (1825) qui lui donne la forme d'un V. Cette forteresse comptait jadis 9 tours et était protégée du côté Nord par des douves profondes avec pont-levis, remparts et redoutes. Il n'en reste qu'une tour, celle du côté Est et l'édifice adjacent. La tour du côté Ouest a été construite après la Révolution pour faire pendant à l'autre. Anne Toussainte de Volvire (1653-1694), dite la "Sainte de Néant", y est née en 1653. En 1790, il est la propriété de la famille de Saint-Pern. Une partie du château est incendié après 1793, au cours d'un combat opposant les Bleus et les chouans. Au XIXème siècle, il est la propriété d'Anaïs de Pommereul, épouse du docteur Alphonse Guérin. La chapelle privée dédiée à Sainte Anne a été érigée en église paroissiale en août 1846 et restaurée à ce moment ; | |
les moulins à vent de Lagrée et des Corvées ; |
A signaler aussi :
le jardin des Moines (mégalithe qui date de 2000 ans avant Jésus-Christ). Il s'agit d'un ancien lieu de culte ; | |
le tombeau du docteur Guérin (1816-1895) ; |
![]()
ANCIENNE NOBLESSE de NEANT-SUR-YVEL
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Néant-sur-Yvel.
Dans le dictionnaire des feudataires des évêchés de Dol et Saint-Malo en 1480, on comptabilise la présence de 11 nobles de Néant-sur-Yvel :
Jehan BERNARD, l'aîné, de Lesmée (35 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
Jehan BERNARD, le jeune (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Herlet DE LA REIGNERAYE de la Roche (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Messire Guillaume DE MONTAUBAN de Bois de la Roche (1000 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ; | |
Raoul DES PREZ (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
Raoul DU BOESJAGU (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Robert DU BOESJAGU (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
Olivier DU BOESJAGU (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
Michel JOLIVET (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
Robert NOUVEL (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
Jehan HAREL (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; |
© Copyright - Tous droits réservés.