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PORCARO

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La commune de Porcaro (bzh.gif (80 octets) Porzh-Karozh) fait partie du canton de Guer. Porcaro dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PORCARO 

Porcaro vient d'un mot gaulois "Caro", et signifie "maison de Caro".

Porcaro est un démembrement de la paroisse primitive de Guer. Ancienne trève de Guer, elle est érigée en paroisse indépendante en 1843. Porcaro est érigé en commune le 1er Janvier 1860.

Note 1 : Porcaro est une section de Guer, érigée en succursale le 6 octobre 1843, et en commune le 1er janvier 1860. Ses limites sont au nord Beignon, à l'ouest Augan, au sud Monteneuf, et à l'est Guer. Elle est de forme carrée, et limitée de trois côtés par des cours d'eau. En 1891, sa superficie est de 1525 hectares, et sa population de 986 habitants. Le bourg, vers l'angle sud-ouest du territoire, est à 6 kilomètres de Guer, et à 16 de Ploërmel (J-M. Le Mené). 

Note 2 : les 15 août de chaque année, des milliers de motards se rassemblent à Porcaro autour de la Madone des Motards.

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PATRIMOINE de PORCARO

l'église Notre-Dame (1848-1849). La construction de l'église, qui est fondée par M. de Plouër, débute le 25 août 1845. On y trouve la dépouille de M. de Plouër ainsi que les restes de Magdeleine Morice, provenant de la chapelle Saint-Sébastien, et transférés le 8 mars 1849. Le tableau intitulé " Descente de Croix " date du XIXème siècle ;

Nota 1 : MORICE (MADELEINE), « LA SAINTE DE PORCARO » OU « L'EXTATIQUE DE BRETAGNE ». Elle naquit à Néant le 31 juillet 1736, fille d’un fermier de M. de Saint-Pern de Ligouyer, châtelain du Bois de la Roche ; elle avait dix frères ou soeurs. Elle entra en 1755 au service de sa maîtresse, madame de Saint-Pern-Ligouyer, chez laquelle elle demeura au château du Bois de la Roche et à Rennes, jusqu’en 1762. Elle s’établit alors comme couturière à Ploërmel ; puis, en 1764, elle se plaça comme domestique au château de la Voltais, chez Madame le Provost de la Voltais, et deux ans après, au château de Porcaro, chez Madame du Guiny. Elle alla habiter Guer en octobre 1767 et y fonda une école gratuite pour les enfants pauvres, où elle réunit une cinquantaine d’élèves. Mais elle dut fermer cette école peu de temps après, et elle revint à Porcaro à la fin de l’année 1768 ; elle y mourut, en odeur de sainteté, le 17 mars 1769. Elle fut inhumée le 20 mars dans la chapelle Saint-Sébastien de Porcaro. Dieu s’était plu à combler cette pauvre servante de grâces extraordinaires. Il se révéla à elle, lui procura miraculeusement la communion, et lui imprima les stigmates de la Passion. Aussi, quand elle mourut, fut-elle regardée comme une sainte, dont on se disputait les reliques. On conserve encore précieusement au château de Porcaro des lettres écrites par elle, une statuette en faïence qui lui fut donnée par la Sainte Vierge, et un anneau que le Christ lui-même aurait béni. Madeleine Morice avait annoncé qu’il y aurait un jour à Porcaro, qui n’était qu’une trève de la paroisse de Guer, une paroisse et une communauté de religieuses. Sa prédiction s’accomplit en 1843, et le 8 mars 1849, ses restes furent transférés dans l’église, dont elle avait annoncé la construction, et où son tombeau est encore en vénération. C’est à la protection de cette pieuse fille que l’on attribue la préservation de Porcaro pendant la période révolutionnaire, alors que les localités environnantes étaient dévastées par les Colonnes infernales. Sa vie a été écrite par l’auteur du Mois du Sacré-Coeur : « L'Extatique de Bretagne. Madeleine Morice ». Vannes, 1850 (M. de Bellevue).

Nota 2 : Les édifices religieux du territoire de Porcaro étaient : - La chapelle de Saint-Mélan, détruite depuis longtemps ; - La chapelle de Sainte-Anne des Touches, desservie le dimanche ; - La chapelle de Porcaro, non loin du château, sous le vocable de Saint-Sébastien. C'est dans cette dernière que fut inhumée Madeleine Morice, morte en odeur de sainteté, le vendredi 17 mars 1769. Cette pieuse fille était née le 31 juillet 1736 à Néant, et s'était mise au service de M. de Saint-Pern de Ligouyer du Bois-de-la-Roche, qu'elle avait suivi jusqu'à Rennes. Vers 1762 elle s'était retirée à Ploërmel et y avait appris l'état de couturière ; peu après elle était accueillie avec empressement chez Mme de La Voltais à Monteneuf et chez Mme du Guiny à Porcaro. Dieu se plut à combler de grâces extraordinaires cette humble fille de la campagne : il daigna se révéler à elle, lui fit connaître des choses futures, lui procura miraculeusement la communion, et lui imprima les stigmates de la Passion. Ses vertus héroïques, ses souffrances cruelles, et le voeu de faire ce qu'elle trouverait de plus parfait, expliquent ces faveurs. Aussi, quand elle mourut, âgée à peine de 33 ans, fut-elle regardée par tous comme une sainte, dont on se disputait les reliques. A Porcaro, on conserve précieusement les lettres écrites par elle, une statuette en faïence donnée par la sainte Vierge, et un anneau touché par Jésus-Christ lui-même. Madeleine avait annoncé qu'il y aurait un jour une paroisse et une communauté religieuse à Porcaro. Grâce aux démarches de M. de Plouer, qui venait d'acquérir le château, la paroisse fut érigée en 1843, et l'on se mit courageusement à l'oeuvre pour construire une église. Celle-ci, terminée en 1848, reçut aussitôt le corps de son fondateur, et le 8 mars 1849 on y transféra les restes de Madeleine Morice. Cette église, très simple, en forme de croix latine, est dédiée à la sainte Vierge ; dans les chapelles latérales, placées sous les vocables du Rosaire et de saint Joseph, se voient les deux tombeaux mentionnés ci-dessus ; au bas de la nef s'élève le clocher couvert en ardoises. Sur l'emplacement de l'ancienne chapelle de Porcaro, il y a une chapelle neuve récemment construite pour la congrégation de la sainte Vierge. La communauté annoncée par Madeleine Morice a été fondée à Porcaro ; elle se compose en 1891 de trois Soeurs Franciscaines de Saint-Philbert de Grandlieu (J-M. Le Mené - 1891).

la chapelle Notre-Dame (XIVème siècle), dépendance primitive du château de Porcaro. Cette chapelle est reconstruite en 1830-1843, sur l'emplacement de l'ancienne chapelle tréviale, dédiée à saint Sébastien ;

la chapelle Sainte-Anne (1620), située aux Touches et édifiée par Alain Du Loquet, seigneur des Touches. La chapelle est consacrée le 3 octobre 1621 par Mgr Guillaume Le Gouverneur, évêque de Saint-Malo de 1610 à 1630. Une chapellenie est établie par Robert Costard, le 29 juin 1704. La chapelle abrite la pierre tombale d'Achille Ferdinand de Porcaro, placée autrefois dans la chapelle de Porcaro où il a été inhumé le 4 juillet 1714 ;

le château de Porcaro (XIIIème et XIXème siècles), propriété de la famille Porcaro (en 1280 et au XVème siècle, Jehan Porcaro en 1480), puis de la famille Guiny (en 1628), de la famille Sagazan (en 1772), du vicomte Victor de La Haye de Plouër (en 1836), de la famille Mesnard de Chousy, puis Tyrac de Marcellus. Il s'agit en fait d'un ancien manoir reconstruit en 1875. L'édifice rectangulaire actuel est constitué d'une grosse aile carrée à gauche et d'une tourelle d'angle à droite. La famille de Porcaro s'appelait à l'origine La Porte de Caro. La seigneurie avait primitivement un droit de moyenne et basse justice, puis à partir de 1628 (à cause du Breil), un droit de haute justice. Le château possédait autrefois une chapelle privée dédiée à saint Sébastien, reconstruite en 1830-1843 pour la congrégation de la Sainte-Vierge et dédiée à Notre-Dame. Le château a été restauré en 1870 ;

le château des Touches (XIVème siècle). La seigneurie possédait jadis un droit de moyenne et basse justice. Propriété successive des familles Du Pont (au début du XIVème siècle), Guillot Lucas et Alix de Trécesson, fille de Jean et Catherine Montauban (en 1350), Des Touches, Jean Du Loquet ou Locquet (en 1387 et au XVème siècle, Bertrand du Locquet en 1480), Porcaro (en 1655), Théhillac (en 1715), La Tousche-Limousinière (en 1717), Le Provost de La Voltais, Bellouan et L'Estourbeillon (en 1866). Le château actuel est un édifice de forme rectangulaire, flanqué d'une tour carrée, et date en grande partie du XVème siècle. Le château possédait un pigeonnier et une chapelle privée dédiée à Sainte-Anne ;

le moulin de Malakoff (XIXème siècle) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PORCARO

Les seigneuries de Porcaro étaient :

1° Le Breil, haute justice qui fut rattachée au commencement du XVIIème siècle à la seigneurie de Porcaro ; appartenait anciennement aux du Guiny, desquels il vint par alliance en 1555 aux Lezenet, et en 1628 aux Porcaro.

2° Choysel, anciennement aux Trébulan, puis par alliance, 1552, aux Larcher qui le vendirent en 1754.

3° La Desmardais, aux Jan.

4° Le Guiny, berceau de la famille de ce nom, qui le porta par alliance au commencement du XVIIème siècle aux Picaud.

5° La Landelle, berceau de la famille de ce nom, puis par alliance vers 1513 aux Porcaro.

6° La Mulottière, aux la Forest R. 1426 ; aux Launay R. 1513 ; aux Hudelor 1528 ; Rozy 1560 ; du Loquet 1679 ; Robelot 1682 ; par alliance aux Orieulx 1733.

7° Le Plessis-Araud, au nord-est.

8° Porcaro, anciennement moyenne et basse justice, puis haute justice à cause du Breil, à partir de 1628. Berceau de la famille de ce nom que nous y trouvons dès le XIIIème siècle, par alliance 1684 aux du Guiny, par alliance 1772 aux Sagazan, qui le vendirent vers 1840 aux la Haye de Plouër, vers 1891 à la comtesse Mesnard de Chousy, née de Plouër.

9° Le Puits, anciennement et jusqu'en 1680 aux Boscher, puis par acquêt aux Larcher.

10° Les Tousches, moyenne et basse justice, anciennement aux du Pont ; par alliance 1387 aux du Loquet, par alliance 1655 aux Porcaro, par retrait lignager 1715 aux Théhillac, par alliance 1717 aux la Tousche-Limousinière, puis par alliance aux Provost de la Voltais, aux Bellouan, et, depuis 1866, au comte de l'Estourbeillon.

11° Le Vau-Marquer, moyenne justice, anciennement à une famille de ce nom, puis par alliance 1350 aux la Bourdonnaye, par alliance 1560 aux du Houx, 1645 aux Lezenet, 1680 aux Porcaro, 1715 aux Théhillac.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, ainsi que dans le dictionnaire des feudataires des évêchés de Dol et Saint-Malo en 1480, on comptabilise la présence d'aucun noble de Porcaro. Porcaro dépendait de Guer.

Voir aussi   Porcaro "Les seigneuries de l'ancienne paroisse de Guer

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