Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue chez les Marzanais

MARZAN

  Retour page d'accueil        Retour Canton de La Roche-Bernard  

La commune de Marzan (bzh.gif (80 octets) Marzhan) fait partie du canton de La Roche-Bernard. Marzan dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

Vous possédez des informations historiques sur Marzan, vous souhaitez les mettre sur le site infobretagne, contactez-moi par mail (voir page d'accueil)

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MARZAN 

Marzan vient, semble-t-il, de Martin.

Marzan est mentionné en 895 dans le cartulaire de l'abbaye de Redon sous le nom de Marsin. A l'origine, Arzul et Marzan ne formaient semble-t-il qu'une seule et même paroisse. 

Sous l'Ancien Régime, Marzan est rattaché au comté de Rochefort ainsi qu'à l'évêché de Vannes et appartient en grande partie à l'abbaye des Prières. Des halles sont construites en 1730, à côté de l'église, et démolies en 1932.

On rencontre les appellations suivantes : Marsen (en 1427), Marzen (en 1427, en 1448, en 1464, en 1481, en 1514), Marzan (en 1536).

Note : Situé sur les bords de la Vilaine, le territoire de Marzan est borné au nord par Péaule, à l'ouest par Arzal, au sud et à l'est par la Vilaine, qui le sépare de Férel et de Nivillac. Sa superficie est de 3290 hectares, dont la moitié presque est en lande, un tiers en labour, et le reste en prairies, bois, etc.. En 1891, sa population est de 1909 habitants. Le bourg, situé à l'extrémité orientale de la paroisse, est à 3 kilomètres de la Roche-Bernard, et à 38 de Vannes. Les Celtes ont les premiers occupé ce territoire. Les Romains ont construit une voie qui, venant de Vannes, limite pendant plusieurs kilomètres Arzal et Marzan, et traverse la Vilaine à Noy. On trouve en quantité des briques et des poteries romaines au Vertin, à la Fontaine-Vertin, à Belléan, au Château-Gaillard, l'Ile... Lorsque les Bretons vinrent chercher un refuge chez les Venètes, à partir de l'an 500, ils s'étendirent graduellement vers l'est, et arrivèrent sur les bords de la Vilaine au VIIème ou au VIIIème siècle. A Marzan, les preuves de leur séjour se conservent dans les noms de villages, tels que Kerhoarn, Kerjean, Kertriey, Keravelo, Keranézo, Penhap, Penher, Quistillic, etc., etc.... Le 15 janvier 895, un certain Keuric, de Marzan, envoya sa femme présenter son jeune fils à l'abbé de Redon, qui se trouvait alors au château de Rieux ; puis il le fit conduire à Saint-Sauveur, et donna pour lui une terre située à Priel, en Marzan, in plebe Marsin, avec le colon qui la cultivait et la rente qu'elle payait, savoir : un porc de 6 deniers, un petit porc de 2 deniers, un mouton de 4 deniers, 15 pains, 15 deniers, 3 muids d'avoine, 1 muid et 1 setier de froment, et 8 setiers de seigle (Cartulaire de l'abbaye de Redon, 216). Au village de Kerjean, à l'est du bourg, « dans un terrain inculte, on voit plusieurs cercueils de pierre, qui affleurent le sol, et qui indiquent que des recherches dans cet endroit en feraient découvrir beaucoup d'autres. La tradition du pays veut que ce lieu ait été autrefois un cimetière public » (Cayot-Delandre). Un autre souvenir du moyen âge est le château de l'Isle, situé sur le bord de la Vilaine, sur une langue de terre élevée, défendue d'un côté par la rivière, de l'autre par un ruisseau et un ravin profond, et abordable seulement par l'isthme étroit qui le rattache à la terre ferme. Il y eut là sans doute un retranchement romain destiné à surveiller à la fois la rivière et la voie qui la traverse. Plus tard, les souverains bretons y élevèrent un château fort. C'est là que mourut, le 8 octobre 1286, le duc Jean Ier, qui voulut être enterré à Prières. C'est là que mourut aussi, le 27 avril 1312, le duc Arthur II, son petit-fils, dont le coeur fut inhumé chez les Carmes de Ploërmel, pendant que le corps était déposé aux Cordeliers de Vannes. Le 26 octobre 1487, le duc François II, pour se libérer d'une rente annuelle de 200 livres et d'un capital de 2,040 livres qu'il devait à l'abbaye de Prières, lui abandonna la propriété du château de l'Isle, avec ses dépendances situées en Marzan et en Arzal ; mais il se réserva, pour lui et ses successeurs, la faculté de rentrer en possession, en remboursant la somme. Anne de Bretagne eut un moment la volonté de reprendre le château, mais elle finit par le laisser définitivement aux religieux : ce qui fut confirmé en 1493 par Charles VIII. En 1565, ce domaine fut aliéné, sous prétexte de payer les taxes imposées à l'abbaye, mais six ans après, le monastère obtint l'autorisation de le racheter, et il le conserva jusqu'à la Révolution. Le château, déjà ruiné à cette époque, n'est en 1891 qu'un monceau de décombres, au milieu desquels on découvre quelques vieux pans de murailles. L'abbaye de Prières possédait en outre, à Marzan, le passage de Guédas ou de la Roche-Bernard, qui lui était venu du monastère de Rhuys, la forêt de Marzan, qui lui avait été donnée par divers particuliers, et enfin des métairies ou des tenues situées à l'Isle, à Béléan, au Vertin, à la Fontaine-Vertin, à Guédas, à Keranézo, à Keravelo, au Guéric, à Kerbrochart, etc... (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de MARZAN

l'église Saint-Pierre (XVI-XVIIème siècle). A l'intérieur, plusieurs écussons semblent rappeler que l'église est une fondation des seigneurs de Marzan. L'église, orientée et entourée jadis d'un cimetière, est un édifice composite, sans grand caractère, en forme de croix latine avec un chevet plat à peine saillant. Le choeur, seule partie ancienne, date du XIIIème siècle, avec d'importantes modifications de la fin du XIVème ou du commencement du XVème siècle. Il communique avec les chapelles formant croisillons et avec la nef par de grandes arcades, les unes en plein cintre, les autres brisées, reposant soit sur des piles à simple tailloir, soit sur des colonnes à chapiteaux dont quelques-uns sont ornés de feuillages et de volutes. Le mur du chevet est percé d'une grande fenêtre à réseau rayonnant. La nef a été entièrement refaite en 1745. Les éléments les plus anciens sont le choeur et ses arcades, les corniches en bois sculpté et les piliers, datés de 1634. On y trouvait jadis une belle statue de saint Yves du XVIIIème siècle. En 1961, on y découvre un caveau funéraire ;

Nota : L'église paroissiale, placée sous le vocable des apôtres saint Pierre et saint Paul, appartient à diverses époques. Au choeur, on voit des arcades, les unes à ogive, les autres à plein cintre. Au fond se trouve une grande fenêtre ogivale, à meneaux en trilobes, trèfles et quatrefeuilles aigus. Un écusson, plusieurs fois répété, mais mutilé, devait porter les armes des anciens seigneurs de Marzan, qui se donnaient comme fondateurs de l'église. Les autels latéraux sont ceux du Rosaire et de la Vraie-Croix. La nef a été entièrement reconstruite en 1745. Les chapelles publiques sont les suivantes : — 1° Saint-Symphorien, à Kertouart, vers l'ouest. — 2° Saint-Louis, à Casprais, vers le nord-ouest. — 3° Notre-Dame, à Miquel, anciennement Saint-Michel. — 4° Saint-Marc, aujourd'hui (en 1891) Saint-Vincent-Ferrier, à Trémer. — 5° Saint-André, au nord-est, aujourd'hui ruinée. Il y a aussi une chapelle privée au château de Marzan. Les frairies étaient groupées autour du bourg et des chapelles. Les chapellenies étaient : — 1° Celle de Notre-Dame, fondée en 1335 par le Sgr. de Marzan ; — 2° Celle de Saint-Pierre, fondée par dom Olivier Thomas ; — 3° Celle de Saint-Jean l'Evangéliste, ou du Haut-Cipry ; — 4° Celle de Jean Pivault, recteur de Marzan, mort en 1677 ; — 5° Celle du Prateau, ainsi appelée du lieu de sa dotation ; — 6° Celle de Saint-Louis, desservie dans la chapelle de ce nom ; — 7° Celle des Mabon ; — 8° Celle de Jubelle ; — 9° Celle de Guyot ; — 10° Celle de Julienne Le Comte ; — 11° Celle d'Yvonne le Provost ; — 12° Celle du château de l'Isle, mentionnée en 1516. Le recteur percevait la dîme sur toute sa paroisse, à la 33ème gerbe ; ce qui ajouté à son casuel lui procurait, en 1756, un revenu net évalué à 1,342 livres. Il y avait au bourg une Ecole de charité, fondée vers 1750 par Mlle. de Lorges, propriétaire du château de Marzan, qui lui assura une rente annuelle de 500 livres, pour quatre filles ou sœurs, qui devaient instruire les enfants de la paroisse. Marzan était du doyenné de Péaule et de la sénéchaussée de Vannes. En 1790, il fut érigé en commune, du canton de Péaule et du district de la Roche-Bernard. Son recteur, M. Le Didrouc, refusa le serment en 1791, et fut enfermé en 1792, comme sexagénaire, dans la maison de la Retraite à Vannes. Pendant ce temps, on vendit nationalement les biens de Prières situés en Marzan, ainsi que la dotation des chapellenies. Cette commune passa, en 1800, dans l'arrondissement de Vannes, et en 1801 dans le canton de la Roche-Bernard : situation qui fut acceptée par l'évêque en 1802 (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

la chapelle Saint-Vincent-Ferrier (XV-XVIIème siècle), située au village de Trémer et dédiée autrefois à saint Marc. Un vitrail de l'église représente saint Vincent Ferrier. La chapelle, de forme rectangulaire, possède plusieurs statues polychromes (saint Vincent, saint Marc, saint Adrien) ;

la chapelle Notre-Dame (XVI-XVIIIème siècle), située au village de Miquel et dédiée autrefois à saint Michel. L'édifice est de forme rectangulaire. Cette chapelle, qui renferme un beau retable de la Renaissance, est le lieu d'un pèlerinage important au XVIIIème siècle ;

la chapelle Saint-Symphorien (XVIIIème siècle), située au village de Kertouart. Il s'agit d'une ancienne chapelle privative, de forme rectangulaire et propriété au XVIIIème siècle des seigneurs de Lourmois en Nivillac ;

l'ancienne chapelle Saint-Louis (XVIIIème siècle), située jadis au village de Caprais ;

l'ancienne chapelle Saint-André, aujourd'hui disparue ;

la croix de Pouran (XVIIIème siècle) ;

la croix de Kermestre (1599 et 1805). Le socle comporte une gravure de la Vierge à l'Enfant et deux dates : 1599 et 1805 ;

le manoir de Kervelin (1625). La date de 1625 et l'inscription IHS figurent au-dessus de la porte d'entrée ;

le château de Marzan (XVIème siècle), situé à La Cour et propriété des seigneurs de Marzan (XVIème siècle). La seigneurie avait un droit de haute, moyenne et basse justice. Au XVIIIème siècle, ce château est la propriété du comte de Lorges, puis de la famille Du Breil (en 1807). On y trouve une chapelle privée et un moulin à eau. Les écuries datent de 1863. Près du château, se trouvent quatre cercueils en pierre trouvés non loin de l'ancienne chapelle Saint-André ;

la maison de Porsac (XVIIème siècle), propriété d'Yves Chaignard, puis de la famille Du Breil de Pontbriand ;

l'ancien château de l'Isle (XIIIème siècle), mentionnée par Ogée en 1779. Les ruines du château se voyaient encore sur le bord de la Vilaine en 1863. Avant d'être une forteresse ducale, le château de l'Isle fut sans doute un retranchement romain. C'est dans ce château que moururent deux ducs de Bretagne : Jean Ier (le 8 octobre 1286) et Arthur II (le 27 août 1312). Jean Ier avait voulu être enterré à Prières et Arthur II fut inhumé à Ploërmel dans l'église des Carmes. Au moment de la Révolution, l'édifice déjà en ruine, appartenait aux moines de Prières, auxquels, il avait peut-être été donné par le duc François II, qui les autorisa, en 1590, à établir une hôtellerie au passage de l'Isle, au dessous du château. Le château avait un droit de haute, moyenne et basse justice. Une chapellenie y est mentionnée en 1516 ;

la maison de Mily (1728). La date de 1728 se trouve près de la fenêtre de gauche ;

le four à pain (XIXème siècle), situé à Trémer ;

les moulins à eau de Craslon, de Marzan, de Kerruchoux (1649), et les moulins à vent de Kergenteil, de Kertourat, de Quistillic, du Bourg, de Craslon, de l'Ile, du Prédic (dont deux à l'ouest du bourg) ;

A signaler aussi : 

plusieurs cercueils de pierre près du hameau de Kerjean. La tradition du pays veut que ce lieu ait été autrefois un cimetière public ; 

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de MARZAN

Les seigneuries de la paroisse de Marzan étaient :

1° Le Cosquer, à l'ouest.

2° Craslon, aux Coutelier, puis aux Manceau.

3° Guédas, au passage de la Vilaine.

4° La Héchoye, vers l'ouest, aux Mélorel.

5° L'Isle, haute, moyenne et basse justice.

6° Keravelo, au sud-ouest.

7° Kergentil, près du Guerno.

8° Kerguillaume, au sud-ouest.

9° Kerjanic.

10° Kerjean, haute, moyenne et basse justice.

11° Kernalo.

12° Kernonenn, au sud.

13° Kertouart, à l'ouest, aux Troussier en 1619.

14° Kerverlin, à l'ouest.

15° Marzan, ou la Cour de Marzan, haute, moyenne et basse justice, aux Butault, puis de Lorges.

16° Montenay, en 1430 à J. Rémy.

17° Porsac.

18° Le Prédic, au sud, aux Collobel.

19° Quistillic, vers l'ouest.

20° Trévalvy.

Le château de Marzan, encore habité, présente en 1891 des fenêtres à crosses, d'autres à fronton, un toit à crochets et animaux sculptés, et un pavillon carré à corbelets. On voit près du manoir quatre cercueils en pierre, trouvés à Saint-André, non loin de Kerjean ; ils sont semblables, et mesurent 1m,80 de longueur, Om,60 de largeur à la tête, et 0m,30 au pied (Joseph-Marie Le Mené).

Lors de la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Marzan : Mahé Levesque et Guillaume Chalonect (Kernou), Thomas Thahel (Kerjean), Eon Janvier (bourg de Marzan), Ollivier de la Lande (Crallon), Jehan Janvier (le Cosquer), Perrine Odic, veuve d'Yvon de Maigné (Quistillic), Jehan de Ruiz (le Motenay, frairie de Casprais, village de Kerscudo), Guillaume de Musuillac (Kerlouart), Jehan de Roczac (Coetredoret), Guillaume Guischart (Kerguillaume, Kerhivin ou Kergalen), Mahé Bojust (la Héchay), Eonnet de Castellan (le Prédic), Jehan de Kernalloc (Kernalo).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 6 nobles de Marzan :

Allain de MAIGNE (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'un arc et d'une épée ;

Jehan JANVIER (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Jehan MALENFANT (400 livres de revenu) :  porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Guillaume BOCO : défaillant ;

Jehan GEFFROY (100 soulz) : défaillant ;

Jehan BOLIO : défaillant ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 8 nobles de Marzan :

Ollivier de la CHASTEIGNERAYE ;

Allain de MAIGNE, remplacé par son fils Guillaume : comparaît armé d'une vouge ;

Jehan JANVIER : comparaît armé d'une vouge ;

Jehan MALENFANT, remplacé par Guillaume Le Douarain : comparaît armé d'une vouge ;

Jehan GEFFROY ;

Jehan BOULYO : exusé, car malade de la peste ;

Jehan DREANNO ;

la veuve Ollivier BOMEL, remplacé par Colin Le Guern : comparaît armé d'une vouge ;

© Copyright - Tous droits réservés.