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MANTALLOT

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La commune de Mantallot (pucenoire.gif (870 octets) Mantallod) fait partie du canton de La Roche-Derrien. Mantallot dépend de l'arrondissement de Lannion, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MANTALLOT

Mantallot doit l'origine de son nom du gaulois "mantalo" (chemin). 

Mantallot est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Cavan. Le territoire de Mantallot s'est semble-t-il constitué au détriment de celui de Langoat (démembrement de la paroisse primitive de Cavan). 

Attestée comme paroisse à la fin du XIVème siècle, Mantallot englobait jadis la paroisse de Lanvézéac qui s'en est détachée en 1805 par décret du 17 juillet 1805 (pour être attachée à Caouënnec) et se vit rattacher en 1808 la paroisse de Berhet, qui s'en détacha en 1844 (ordonnance du 18 septembre 1844).

La présence à Mantallot du village de Coat-al-Lez (château, cours de justice) semblent révéler la présence possible d'une ancienne résidence seigneuriale fortifiée. Il y avait un minihy à Mantallot dès 1437 (Arch. de la Loire-Atlantique, B 2982). Ce minihy ou fief de l'évêque de Tréguier, semble avoir formé une trève au Moyen Age, sans avoir jamais été une paroisse succursale.

L'ancienne paroisse de Mantallot dépendait de l'évêché de Tréguier, sa subdélégation était Pontrieux et son ressort le siège royal de Lannion. La cure était à l'alternative. Durant la Révolution, la paroisse de Mantallot dépendait du doyenné de la Roche-Derrien. Mantallot devient commune en 1790.

On rencontre les appellations suivantes : Menthalloet (à la fin du XIVème siècle), Mentalloet (en 1444, en 1461), Mentalhoet (en 1468), Mantalhoet (en 1473), Mantallot (en 1486).

Ville de Mantallot (Bretagne)

Note 1 : la commune de Mantallot est formée des villages : Crec'h-Léhac, Berthu-Naissant, Pen-an-Crech, Bertu, Lohan-Bras, Coat-an-Lez, le Camblez, Kervoézel, la Rue, Pénangrière, Brandenou, Quistinen, Bodillo, Crec'hmin, Goas-ar-Goff.

Note 2 : Liste non exhaustive des recteurs de MANTALLOT : Yves Guillaume, jusqu’en 1692. - Jean le Parc (1692-1696), recteur de Buhulien. - Pierre Riou (1696-1716), du diocèse de Quimper. - René-Olivier le Rouge (1716-1753), du diocèse de Dol. - Maudez le Gorrec (1753-1775). - François Pezron (1775-1779). - François Prigent (1779-1790), etc ...

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PATRIMOINE de MANTALLOT

l'église Saint-Médéric (1697, 1772-1732), restaurée en 1860. Cette église est dédiée à Saint-Merry ou Saint-Médéric, un abbé du monastère de Saint-Martin d'Autun (VIIème siècle). Primitivement l'église était dédiée à saint Mérin (Sant Mirin, en Breton), moine solitaire breton qui est fêté le 4 avril, et qui, dit-on, était un disciple de saint Tudwal. En forme de croix latine, elle comprend une nef avec bas côtés de trois travées et clocher mur, un transept et un choeur. Elle date de la fin du XVIIème et du XVIIIème et a été remaniée au XIXème siècle. La porte latérale de l’église porte en effet la date de 1697 ; le pignon midi du transept celle de 1727, enfin le choeur celle de 1732. Berhet ayant été rattaché au spirituel à Mantallot en 1808, l’église devint insuffisante et les bas côtés, qui n’existaient pas primitivement, furent édifiés en 1825 par Yves Cozannet et Yves Guillou, maîtres maçons, sur les plans du recteur. Celui-ci, l’abbé Mathurin Le Fèvre, nour­rissait d’ailleurs de beaucoup plus vastes projets. Le 2 janvier 1826, il proposait au ministre des Cultes une nouvelle répartition des paroisses du diocèse, chacune ayant de quatre à cinq kilomètres de diamètre. Il en diminuait ainsi considérablement le nombre et libérait beaucoup d’ecclésiastiques et de monuments religieux qu’il affectait à des hôpitaux ruraux, à des maisons de retraite pour vieillards et à des centres d'hébergement pour mendiants. Son système, au dire de l’auteur, résolvait tous les problèmes sociaux et présentait quinze avantages dont le dernier était « de faire, pour ainsi dire, rentrer la France dans le jardin des délices ». Ce projet, bien que tenant assez peu compte de la situation géographique des communes existantes, retint cependant l’attention du ministre (v. le curieux dossier : A. N. F19. 664). En attendant, les longères des bas côtés furent sans doute mal construites, car elles étaient lézardées de façon inquiétante en 1859 et furent restaurées ainsi que toute l’église en 1860 sur plans de Charles Kerleau datés du 9 décembre 1859. Mobilier : Maître-autel et autels latéraux du début du XVIIIème siècle. Le tableau du Sacré-Coeur porte une inscription en partie effacée, indiquant qu’ils furent faits en 1730, au temps de messire Olivier le Rouge, recteur de Mantallot. Chaire et confessionnaux de la même époque ; fonts octogones en pierres à 2 bassins et, dans la chapelle des fonts, sacraire ancien. Parmi les statues modernes : saint Merin, abbé, et saint Yves (R. Couffon) ;

la chapelle Notre-Dame-des-Vertus (XVIème siècles). L'oratoire a remplacé une chapelle datée du XVIème siècle. Il n’en subsiste que des pans de murs. C’était la chapelle du manoir du Lochou, où permission de dire la messe avait été accordée par Mgr. Adrien d'Amboise en 1602, date de sa fondation ;

la fontaine Notre-Dame de Bertu ou des Vertus (XVIIIème siècle) ;  

une croix de carrefour (intersection CD33 et CD65) ; 

la croix du cimetière (XVIIème siècle) ;

la croix de Bertu (XVIIIème siècle) ;

le manoir de Kerilis (XVI-XVIIème siècle). Propriété, au XVIIème siècle, du seigneur de Kergariou. La tourelle abrite un escalier ;

le manoir de Coat-an-Lay ou Coat-an-Lez ou Coadelay (XVIème siècle). Le porche date du XVIème siècle. Propriété de la famille Trolong au XVIème siècle ;

3 moulins.

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ANCIENNE NOBLESSE de MANTALLOT

La seigneurie de Lohou (alias Lochou) possédait jadis un droit de basse justice qui s'exerçait à l'auditoire de Tréguier. Propriété de Robert Hemery en 1477, puis de Charles de Penfeunteniou en 1642. La seigneurie passe ensuite, vers 1766, entre les mains de la famille du Rumen.

En 1710, dans un " Rolle de répartition de la somme de treize mil sept cent trente livres qui doit estre imposée sur touttes les seigneuries et fiefs ecclésiastique et laïques de l'évesché de Tréguier " (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, C 3479), on trouve mentionnée à Mantallot (Mantalot) la seigneurie de Quéven du Verger (10 livres) et la seigneurie de Loc'h à dame ... Penfeunteniou de Coetnévéné (10 livres).

Lors de la Réformation des fouages de 1426, les nobles suivants sont mentionnés à Mantallot (Mentalloet) : Guion Hémery, Jehan Trolon, Jehan Merien.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Mantallot. Il semblerait que Mantallot dépendait autrefois de la paroisse de Cavan et Langoat.

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