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CAVAN |
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La commune de Cavan ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CAVAN
Cavan est une déformation de Caouen (chat-huant) dont on a fait successivement Caouan, puis Cavan. Mais il semble que le mot Cavan vient plus probablement du saint breton Garan, Haran ou Cavan, fils d'un patricien romain du IIIème siècle ou religieux qui aurait émigré en Bretagne (il aurait débarqué à Plestin-les-Grèves) au Vème ou VIème siècle.
Cavan est une ancienne paroisse primitive qui englobait autrefois outre le territoire actuel de Cavan, les territoires de Caouënnec, Prat, Trévoazan (ancienne trève de Prat, aujourd'hui en Prat), Berhet, Lanvézéac (ancienne trève de Caouënnec, aujourd'hui en Caouënnec), Quemperven, Mantallot et Langoat. Au XIème siècle, le territoire de Cavan appartient à la vicomtesse Royanteline qui y fonde une communauté de filles. Le territoire appartient ensuite au duc Geoffroy. Au XIIIème siècle, la famille d'Avaugour prend le nom de Cavan.Le lieu-dit le Cimetière-des-Anglais est le théâtre de sanglants combats pendant la guerre de Cent Ans. La ville de Cavan prend, au XVIème siècle, le parti de la Ligue et elle est sanctionnée en 1592 par le parlement de Bretagne.
Kaguan était une paroisse dès 1283. Son église est citée dès 1170. Le nom de cette paroisse a sa forme actuelle Cavan dès 1330. Elle avait pour succursale la paroisse de Caouënnec et dépendait de l'évêché de Tréguier. Elle avait Lannion pour subdélégation et pour ressort. La cure était à l'alternative. Durant la Révolution, la paroisse de Cavan dépendait du doyenné de la Roche-Derrien. La première municipalité de Cavan est élue en 1790.
On rencontre les appellations suivantes : eccl. de Cavan (en 1170), Kaguan (en 1283), Cavan (vers 1330).
Note : la commune de Cavan est formée des villages : Plancognac, Vosquellec, Lorifontaine, Coazangaden, Lambret, Roudouvin, Kergos, Coat-an-Lan, Kerdaniel, Kerscant, Traou-an-Hoat, Kerbiquet, Plac, Kerouern, Pen-an-Hoat, Keraroual, Pouligou, Kerandin, Kerjadu, Lan Cavan, le Ru, Kerlio, Keranchaudel, Kergolvez, Bois-Riou, Kerampoul, Ville-Neuve, Kervérot, le Grinec, Lampuns, Kerscarn, Kervénou, Kerisaqc, Keroudalen, Kermanach, Kerstephan, Kericoul.
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PATRIMOINE de CAVAN
| l'église Saint-Chéron, autrefois dédiée à Saint-Cavan (XIVème, XVème, XVIIème siècle) et agrandie en 1905 (édification du double bas-côté de la nef). Saint Chéron remplace saint Garan au XVIIIème siècle. Les quatre grandes arcades sur la façade Sud datent du XIVème siècle. On y voit une inscription du XVIIème siècle : "D. et V. M. Ch. Beuret R. 1669 P. P. I. Discret et Vénérable Messire Charles Beuret Recteur 1669. Priez Pour lui". Le clocher-porche, oeuvre de Charles Gallic et de François Lageat, date de 1743-1744 (sous le rectorat de l'abbé Le Bonniec). Un des piliers, daté du XVème siècle, porte les noms des fabriques qui auraient édifié l'édifice : O. Perennès, D. Collas, Bouhic, I. Doré, Rollant Keradun et Gouverneur. Le retable en bois polychrome, oeuvre de Jean et Pierre Le Déan, date de 1675 : le tableau situé au centre du retable montre la Vierge donnant le rosaire à saint Dominique. L'édifice abrite une statue de saint Chéron, en bois polychrome, datée de 1675. L'église est endommagée par la foudre le 3 décembre 1785. Les seigneurs de Coatanlan-Kerjanégan sont les fondateurs de l'église de Cavan. Les seigneurs de Bois-Riou y possédaient des prérogatives et prééminences ; | |
la chapelle Notre-Dame des Anges en Bardérou (XVIème siècle). L'édifice gothique possède un clocher mur à une chambre de cloche ; | |
la chapelle Sainte-Mémoire en Kéricoul (XVème siècle - 1821). Il s'agit d'une ancienne chapelle de forme rectangulaire et du XV-XVIème siècle, restaurée en 1821. Le clocher mur a une chambre de cloche. La date de 1821 est inscrite sur le clocher ; | |
la croix de Kericoul. Il s'agit d'une croix monolithe, gravée de deux croix pattées ; | |
le manoir de Boisriou-l'Abbé (1500). Les portes de ce manoir datent du début du XVIème siècle. Le manoir primitif appartenait à Henry Hemery en 1462 puis à Jeanne Hémeury, fille de Robert et épouse de Charles de Kernavanoy, en 1478. L'édifice devient ensuite la propriété successive des familles Du Rest (XV-XVIème siècle), Cressoles (au XVIème siècle), Bodin (XVIIème siècle), Gennes (au milieu du XVIIIème siècle) et Cozou ; | |
le manoir de Kerverrot ou Kermerault (XVIème siècle) propriété de Guillaume Hemery en 1481. Il est encore dans cette famille en 1540. Au XVIIème siècle, il devient la demeure de la famille de Coatillian, puis en 1690 de celle de Kergariou. Raison du Cleuziou en est ensuite propriétaire jusqu'à la Révolution. Vendu comme bien national, le manoir est acheté par la famille Le Pennec ; | |
les moulins de Poulglaou, du Bois-Riou, de Quellenec, de Kerouézenec, de Cavan, du Pont-Guen, de Kericoul ; |
A signaler aussi :
| le tumulus ou la motte castrale de Touliézou (moyen âge), au lieu-dit Prat-Castel, avec un retranchement circulaire (Moyen Age) ; | |
les mottes castrales de Castel-Coagno et de Castel-Boudenou (moyen âge) ; | |
le souterrain de Lambret (âge de fer) ; | |
le lieu-dit « le cimetière des Anglais » fut le théâtre de sanglants combats pendant la guerre de Cent Ans ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de CAVAN
La seigneurie de Cavan lui doit son nom. Elle fut confisquée par le duc Jean 1er sur les héritiers d'Emery (ou Hemery), seigneur de Cavan et Caouënnec, et donnée au seigneur de Kersalio, en récompense de ses bons services. La famille éteinte des Cavan était issue en juveignerie des puissants barons dAvaugour.
La seigneurie de Coatanlan-Kerjanégan s'étendait jadis sur Caouënnec, Cavan et Prat. Elle possédait un droit de moyenne justice. La seigneurie de Kerjanégan était située en Caouënnec. Dès 1518, les juridictions de Coatanlan et Kerjanégan sont réunies. Kerjanégan appartient en 1477 à Robert Hemery (sieur du Lohou et veuf de Margilie Le Treut), puis passe entre les mains des familles Kernavanoy (vers 1483, suite au mariage de Jeanne Hemery avec Charles de Kernavanoy), de Penfeuntenio (en 1642) et Jacob (en 1767).
La seigneurie de Bois-Riou (alias Coat-Riou). Connue depuis 1496, cette seigneurie possédait jadis un droit de moyenne et basse justice. Elle s'étendait sur Prat et Quemperven en 1640. Propriété de Jean du Rest, puis de Rolland du Rest en 1471 et de Roland du Rest en 1540. Cette seigneurie passe ensuite entre les mains des familles de Crésolles (dès 1556, suite au mariage d'Adeline du Rest avec François de Crésolles, sieur de Penalan), Bodin, sieurs de Lermo (en 1651), Gennes (vers 1736), Cozou, sieurs de Launay (suite au mariage de Catherine Péronelle de Gennes avec Mathieu Charles Claude Cozou).
Les autres maisons nobles de la paroisse qui comprenait alors Caouënnec : Kerveno, Quermerault, Kerloscant, Libouron, Kerdaniel, Kerouspi et Kerdouallec.A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 9 nobles de Caouënnec et Cavan (il y avait 16 nobles en 1426) :
Olivier COETHELOURY de Quehelloury (15 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Roland DU REST de Boisriou (40 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Pierre KERLOSQUANT (120 livres de revenu) : défaillant ; | |
Pierre LE ROUX de Kerdaniel (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Guillaume LESNEVEN (20 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Guillaume PERENOS de Kerrosay (60 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan TANGUY (60 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Guillaume HEMERY de Kermerault (40 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan DUBOT (100 livres de revenu) excusé. |
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