Cavan : Histoire, Patrimoine, Noblesse (commune du canton de La Roche-Derrien)

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CAVAN

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La commune de Cavan (pucenoire.gif (870 octets) Kawan) fait partie du canton de La Roche-Derrien. Cavan dépend de l'arrondissement de Lannion, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CAVAN

Cavan est une déformation de Caouen (chat-huant) dont on a fait successivement Caouan, puis Cavan. Mais il semble que le mot Cavan vient plus probablement du saint breton Garan, Haran ou Cavan, fils d'un patricien romain du IIIème siècle ou religieux qui aurait émigré en Bretagne (il aurait débarqué à Plestin-les-Grèves) au Vème ou VIème siècle.

Cavan est une ancienne paroisse primitive qui englobait autrefois outre le territoire actuel de Cavan, les territoires de Caouënnec, Prat, Trévoazan (ancienne trève de Prat, aujourd'hui en Prat), Berhet, Lanvézéac (ancienne trève de Caouënnec, aujourd'hui en Caouënnec), Quemperven, Mantallot et Langoat. Au XIème siècle, le territoire de Cavan appartient à la vicomtesse Royanteline qui y fonde une communauté de filles. Le territoire appartient ensuite au duc Geoffroy. Au XIIIème siècle, la famille d'Avaugour prend le nom de Cavan.

Eglise de Cavan (Bretagne)

Le lieu-dit le Cimetière-des-Anglais est le théâtre de sanglants combats pendant la guerre de Cent Ans. La ville de Cavan prend, au XVIème siècle, le parti de la Ligue et elle est sanctionnée en 1592 par le parlement de Bretagne.

Kaguan était une paroisse, au diocèse de Tréguier, dès 1283 (Actes des ducs) lors de l'assignation de cinquante livres de rente annuelle, faite au duc de Bretagne, dans la ville de Lannion et aux environs, sur les biens de Morvan du Kelennec (1283, juillet). On y mentionne alors : Villa Stephani, Villa Rycou, et plus loin Villa Monachi et Villa Ysaac, qui sont aujourd’hui les villages de Ker-Stéphan, Ker-Ricoul, Ker-Manach et Ker-Isaac, en la paroisse de Cavan.

Son église est citée dès 1170. Le nom de cette paroisse a sa forme actuelle Cavan dès 1330. Elle avait pour succursale la paroisse de Caouënnec et dépendait de l'évêché de Tréguier. Elle avait Lannion pour subdélégation et pour ressort. La cure était à l'alternative. Durant la Révolution, la paroisse de Cavan dépendait du doyenné de la Roche-Derrien. La première municipalité de Cavan est élue en 1790. Lors des nominations aux succursales en 1803, à Cavan, l'évêque désigne d'abord François Montréer, 39 ans, mais sur l'observation du préfet que ce prêtre « est non seulement très faible en capacités, mais qu'il a le défaut essentiel de se déranger souvent », Mgr Caffarelli place M. Montréer, vicaire à Plouguiel et laisse à titre définitif à Cavan, M. François Le Roux, curé d'office, à la place de Charles Roverc'h, candidat du préfet.

On rencontre les appellations suivantes : eccl. de Cavan (en 1170), Kaguan (en 1283), Cavan (vers 1330).

Bourg de Cavan (Bretagne) 

Ville de Cavan - Bretagne Voir Dom Maudez-René le Cozannet à Cavan.

Note 1 : la commune de Cavan est formée des villages : Plancognac, Vosquellec, Lorifontaine, Coazangaden, Lambret, Roudouvin, Kergos, Coat-an-Lan, Kerdaniel, Kerscant, Traou-an-Hoat, Kerbiquet, Plac, Kerouern, Pen-an-Hoat, Keraroual, Pouligou, Kerandin, Kerjadu, Lan Cavan, le Ru, Kerlio, Keranchaudel, Kergolvez, Bois-Riou, Kerampoul, Ville-Neuve, Kervérot, le Grinec, Lampuns, Kerscarn, Kervénou, Kerisaqc, Keroudalen, Kermanach (ou Keranmanach), Kerstephan, Kericoul.

Note 2 : Liste non exhaustive des recteurs de CAVAN : Noble Jean de Kergariou (1693-1701), bachelier. - Noble Joseph le Borgne (1701-1707). - Nicolas le Gal (1707-1726), du diocèse de Quimper. - Noble Honoré-Auguste-Jean de Tuonmelin (1726-1735). - Hervé Nouvel (1735-1742). - Henri le Bonniec (1742-1762), recteur de Saint-Laurent. - Yves Labbé (1762-1778), curé de Plouisy. - Jean-Marie le Poulzot (1778-1786), recteur de Trébeurden. - Jean-Marie le Jannic (1786-1790), recteur de l'Hôpital à Tréguier, etc ...

Ville de Cavan (Bretagne)

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PATRIMOINE de CAVAN

l'église Saint-Chéron, autrefois dédiée à Saint-Cavan (XIVème, XVème, à la fin du XVIIème siècle) et agrandie en 1905 (édification du double bas-côté de la nef). Saint Chéron remplace saint Garan au XVIIIème siècle. Les quatre grandes arcades sur la façade Sud datent du XIVème siècle. On y voit une inscription du XVIIème siècle : "D. et V. M. Ch. Beuret R. 1669 P. P. I. Discret et Vénérable Messire Charles Beuret Recteur 1669. Priez Pour lui". Le clocher-porche, oeuvre de Charles Gallic et de François Lageat, date de 1743-1744 (sous le rectorat de l'abbé Le Bonniec). Un des piliers, daté du XVème siècle, porte les noms des fabriques qui auraient édifié l'édifice : O. Perennès, D. Collas, Bouhic, I. Doré, Rollant Keradun et Gouverneur. Le retable en bois polychrome, oeuvre de Jean et Pierre Le Déan, date de 1675 : le tableau situé au centre du retable montre la Vierge donnant le rosaire à saint Dominique. L'édifice abrite une statue de saint Chéron, en bois polychrome, datée de 1675. L'église est endommagée par la foudre le 3 décembre 1785. Les seigneurs de Coatanlan-Kerjanégan sont les fondateurs de l'église de Cavan. Les seigneurs de Bois-Riou y possédaient des prérogatives et prééminences. " Elle comprend une nef avec double bas côtés de cinq travées, plus celle du clocher encastré, et un choeur. Elle date de plusieurs époques. Les parties les plus anciennes, quatre grandes arcades sud, remontent au XIVème siècle, les autres datent du XVème siècle. De multiples inscriptions gothiques indiquent les noms des fabriques qui firent exécuter les piliers : O. Perennès, Bouhic, I. Dore, Rollant Keradun, D. Collas, gouverneur. Sur la porte de la sacristie, du XVème siècle, inscription : N. Adam a fait fère ceste chapelle. Le chevet, à pans coupés, date du XVIIème siècle et porte l'inscription : D. ET V. M. CH. BEURET. R. 1679 P. P. L. Sur la tour, du XVIIIème siècle : LE BONNIEC, RECTEUR, 1744. Elle fut construite par François Lageat et Charles Le Gallic et servit de modèle à la tour de Paimpol édifiée en 1760 par les mêmes maîtres-d’oeuvres. Le clocher fut endommagé, le 3 décembre 1785, par un coup de tonnerre qui endommagea la tour, les vitraux et les boiseries. En 1905, l'édifice a été considérablement agrandi par la construction du double bas côté de la nef englobant l'ancien transept. Mobilier : Le retable du maître-autel, le tabernacle et les statues sont l'oeuvre des bons sculpteurs quimpérois : Jean et Pierre Le Déan. Commande leur en fut passée le 1er décembre 1675, par Messire Charles Beuret, recteur de Cavan de 1670 à 1693, qui avait été longtemps l'aumônier et le secrétaire de Mgr. Balthazar Grangier. Le marché stipulait expressément la figure de saint Cavan, patron de la paroisse, portant le chef en la main droite et une palme en la main gauche. Statues du XVIIème siècle de saint Chéron (substitué à saint Cavan), sainte Vierge, saint Yves, saint Jean Baptiste, saint Denis, sainte Marguerite. Mobilier :  Autel du Rosaire du XVIIème siècle ; autre autel du XVIIIème siècle ; chaire du XVIIIème siècle ; confessionnaux du XVIIIème siècle ; bénitier formé par l'assemblage de sculptures du XVème siècle ; fonts à deux bassins ; vitraux modernes de Bessac. La statue de saint Jean Baptiste représente le saint vêtu d’une peau de bête et tenant l'agneau posé sur un livre " (R. Couffon) ;

Eglise de Cavan (Bretagne)

la chapelle Notre-Dame des Anges en Bardérou (XVIème siècle). Petit édifice rectangulaire datant du début du XVIème siècle et de construction très soignée avec corniche extérieure du côté sud. L'édifice gothique possède un clocher mur à une chambre de cloche. Mobilier : Statues anciennes de la sainte Vierge (2), de saint Loup et de saint Cado ;

la chapelle Sainte-Mémoire en Kéricoul (XVème siècle - 1821). Il s'agit d'une ancienne chapelle de forme rectangulaire et du XV-XVIème siècle, restaurée en 1821. Le clocher mur a une chambre de cloche. La date de 1821 est inscrite sur le clocher ;

les anciennes chapelles aujourd'hui disparues : la chapelle Saint-Herbot ( petit édifice rectangulaire, en ruines et désaffecté, portant la date de 1808), la chapelle Saint-Laurent (détruite au XIXème siècle. Construite sur caves, elle dépendait de Runaudren), la chapelle Saint-Cado (XVIème siècle, détruite au XIXème), la chapelle Saint-Tremeur (en ruines vers 1935. Edifice rectangulaire de la première moitié du XVIIème siècle, ainsi que l’indiquent d’ailleurs, au-dessus de la porte occidentale, les armes en alliance des Bigot et des Fleuriot), la chapelle Notre-Dame de Pitié (détruite). La statistique de l’an X mentionne les chapelles de Frinec et de Saint-Sauveur, peut-être non distinctes des précédentes ;

Jour du Pardon à Cavan (Bretagne)

la croix de Kericoul. Il s'agit d'une croix monolithe, gravée de deux croix pattées ;

le manoir de Boisriou-l'Abbé (1500). Les portes de ce manoir datent du début du XVIème siècle. Le manoir primitif appartenait à Henry Hemery en 1462 puis à Jeanne Hémeury, fille de Robert et épouse de Charles de Kernavanoy, en 1478. L'édifice devient ensuite la propriété successive des familles Du Rest (XV-XVIème siècle), Cressoles (au XVIème siècle), Bodin (XVIIème siècle), Gennes (au milieu du XVIIIème siècle) et Cozou ;

le manoir de Kerverrot ou Kermerault (XVIème siècle) propriété de Guillaume Hemery en 1481. Il est encore dans cette famille en 1540. Au XVIIème siècle, il devient la demeure de la famille de Coatillian, puis en 1690 de celle de Kergariou. Raison du Cleuziou en est ensuite propriétaire jusqu'à la Révolution. Vendu comme bien national, le manoir est acheté par la famille Le Pennec ;

les moulins de Poulglaou, du Bois-Riou, de Quellenec, de Kerouézenec, de Cavan, du Pont-Guen, de Kericoul ;

A signaler aussi :

le tumulus ou la motte castrale de Touliézou (moyen âge), au lieu-dit Prat-Castel, avec un retranchement circulaire (Moyen Age) ;

les mottes castrales de Castel-Coagno et de Castel-Boudenou (moyen âge) ;

le souterrain de Lambret (âge de fer) ;

le lieu-dit « le cimetière des Anglais » fut le théâtre de sanglants combats pendant la guerre de Cent Ans ;

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ANCIENNE NOBLESSE de CAVAN

La seigneurie de Cavan lui doit son nom. Elle fut confisquée par le duc Jean 1er sur les héritiers d'Emery (ou Hemery), seigneur de Cavan et Caouënnec, et donnée au seigneur de Kersalio, en récompense de ses bons services. La famille éteinte des Cavan était issue en juveignerie des puissants barons d’Avaugour.

La seigneurie de Coatanlan-Kerjanégan s'étendait jadis sur Caouënnec, Cavan et Prat. Elle possédait un droit de moyenne justice. La seigneurie de Kerjanégan était située en Caouënnec. Dès 1518, les juridictions de Coatanlan et Kerjanégan sont réunies. Kerjanégan appartient en 1477 à Robert Hemery (sieur du Lohou et veuf de Margilie Le Treut), puis passe entre les mains des familles Kernavanoy (vers 1483, suite au mariage de Jeanne Hemery avec Charles de Kernavanoy), de Penfeuntenio (en 1642) et Jacob (en 1767).

La seigneurie de Bois-Riou (alias Coat-Riou). Connue depuis 1496, cette seigneurie possédait jadis un droit de moyenne et basse justice. Elle s'étendait sur Prat et Quemperven en 1640. Propriété de Jean du Rest, puis de Rolland du Rest en 1471 et de Roland du Rest en 1540. Cette seigneurie passe ensuite entre les mains des familles de Crésolles (dès 1556, suite au mariage d'Adeline du Rest avec François de Crésolles, sieur de Penalan), Bodin, sieurs de Lermo (en 1651), Gennes (vers 1736), Cozou, sieurs de Launay (suite au mariage de Catherine Péronelle de Gennes avec Mathieu Charles Claude Cozou).

Note :  Madame de Coëtivy à Tréguier. De la maison Le Borgne, seigneur de Coëtivy, de Bois-Riou, paroisse de Cavan, à deux lieues de Tréguier. Ancienne extraction chevaleresque. Réformation de 1668, huit générations ; réformations et montres de 1427 à 1543, paroisses de Lanmeur, Plougasnou et Plouezoc'h, évêchés de Dol et de Tréguier. « D'azur à trois huchets d'or, liés et virolés de même ». Devise : « Attendant mieux » et « Tout ou rien ». A cette maison appartint, entre autres illustrations, Guy Le Borgne, bailli de Lanmeur, auteur de l'« Armorial Breton » de 1667 (J. Baudry).

Les autres maisons nobles de la paroisse qui comprenait alors Caouënnec : Kerveno, Quermerault, Kerloscant, Libouron, Kerdaniel, Kerouspi et Kerdouallec.

En 1710, dans un " Rolle de répartition de la somme de treize mil sept cent trente livres qui doit estre imposée sur touttes les seigneuries et fiefs ecclésiastique et laïques de l'évesché de Tréguier " (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, C 3479), on trouve mentionnée à Cavan et Caouënnec : la seigneurie de Quergrist-Querguiniou au sieur de Querveguen-Quergariou (10 livres), la seigneurie du Cosquer Quellenec au sieur de Quervegan Geffroy (30 livres), la seigneurie de Coatlan (30 livres).

Lors de la Réformation des fouages de 1426, les nobles suivants sont mentionnés à Cavan : Olivier an Treut, Jehan an Treut, Jehan Tanguy, Jouhan Tanguy, Guillaume du Quélennec, Jehan an Lesneven, Rollant Kernechriou, Even Clech, Guillaume Kerloscaut, Olivier Pierres, Yvon Liboron, Jehan an Rest, Henri Roux, Rollant Cosquer, Rollant Deryen, Rollant Caourcin. On y mentionne aussi le manoir du Cozkaer (appartenant au sire de Quelen, exploité par Yvon an Mellou), du Lan (appartenant au sire de Kernevenoy, exploité par Yvon Huon), de Kerscarn (appartenant à Henry Poences, exploité par Yvon le Roux), de Quoetriou (appartenant à Charles Hémery, exploité par Yvon le Long).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 9 nobles de Caouënnec et Cavan (il y avait 16 nobles en 1426) :

Olivier COETHELOURY de Quehelloury (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Roland DU REST de Boisriou (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre KERLOSQUANT (120 livres de revenu) : défaillant ;

Pierre LE ROUX de Kerdaniel (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume LESNEVEN (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume PERENOS de Kerrosay (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan TANGUY (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume HEMERY de Kermerault (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan DUBOT (100 livres de revenu) excusé.

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