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LANGOAT

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La commune de Langoat (pucenoire.gif (870 octets) Langoad) fait partie du canton de Tréguier. Langoat dépend de l'arrondissement de Lannion, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANGOAT

Langoat signifie littéralement « église du bois ». C'est à l'emplacement de la chapelle (Chapel ar Hoat) qu'aurait établi sainte Pompée (ou sainte Pompaia), épouse d'Hoël Ier, son ermitage. Sainte Pompée est la mère de saint Tugdual alias Pabu. 

Langoat est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Cavan (au détriment, semble-t-il, de Quemperven). La paroisse de Langoat (Langoet) est mentionnée dès 1330, lors du procès de canonisation de Saint-Yves. En effet, à cette époque, " Noble homme seigneur Alain de Kaerritraes, chevalier, diocèse de Tréguier, âgé de 72 ans " (témoin n° 148) mentionne un " Guy, de Coat Croas, dans la paroisse de Langoat ".

A Langoat, en 1389, des indulgences sont accordées par le Saint Siège à ceux qui par leurs aumônes concourent aux réparations des édifices du culte : " Cupientes igitur ut capella sancti Conerii sita infra metas parrochialis ecclesie de Langoet, Trecorensis diocesis, sicut accepimus, reparatione indiget non modicum sumptuosa … reparetur … Datum Avenione, XI kalendas junii anno XI° ; expeditum V idus decembris, anno 12° ; traditum parti idibus decembris anno XII° (22 mai – 9 et 13 décembre 1389) " (Archives du Vatican).

La commune de Langoat a cédé à celle de la Roche-Derrien, deux fractions de territoires, formant le faubourg de Chef-du-Pont (ordonnance du 15 février 1836 et loi du 24 juillet 1839).

L'ancienne paroisse de Langoat dépendait jadis de l'évêché et de la subdélégation de Tréguier. Elle ressortissait au siège royal de Lannion. L'évêque de Tréguier en était le seigneur en 1789. La cure était à l'alternative. Durant la Révolution, la paroisse de Langoat dépendait du doyenné de Tréguier.

On rencontre les appellations suivantes : Langoet (en 1330, en 1389 et à la fin du XIVème siècle), Langoat (dès 1486).

Ville de Langoat (Bretagne)

Note 1 : Lors de la bataille de la Roche-Derrien (18 ou 20 juin 1347), Charles de Blois avait cantonné ses troupes de réserve à Castel-Du (en Langoat). On exploite à Langoat la source de Feunteun Wenn (la fontaine blanche).

Note 2 : la commune de Langoat est formée des villages : Coat-Guigour, Coat-an-Fô, Crec'h-Guillard, Kermenguy, Castelpic, Cozquer, Convenant-Bazile, Coat-Groas, Kergaric, le Launay, Pont-Coat, Pilbara, Lezeven, Kerdoret, Convenant-an-Coz, Bonne-Nouvelle, Poul-Cam, Crec'h-Learc'h, Kerlast, l'Etoile, Darval, Moulin de l'Etoile, Kerancrec'h, Camblec, Porsbras, le Cran, Kernevez, Traouroux, Pors-Ru, Kerhelo-Bihan, Kerojel, Crec'h-an-Bley, Convenant-Bihan, Claire-Fontaine, Trévenou, etc...

Note 3 : Liste non exhaustive des recteurs de LANGOAT : Noble Claude le Noir, jusqu’en 1702. - Michel le Guern (1702-1704). - Louis Briand (1704-1718), recteur de La Roche-Derrien. - Noble Jean de Cresolles (1718-1731). - Thomas Treguer (1731-1752). - Guillaume Manach (1752-1763). - Noble François Noroy (1763-1768), bachelier, recteur de Saint-Sauveur de Guingamp. - François Capitaine (1768-1782), etc ...

Ville de Langoat (Bretagne)

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PATRIMOINE de LANGOAT

l'église Sainte-Pompée (1768-1778) qui a remplacé un édifice ancien du XIIIème siècle. Sainte Pompée (épouse d'Hoël Ier qui régna sur la Bretagne au VIème siècle) est la mère de Saint-Tugdual, premier évêque de Tréguier. Construite sur les plans de Jacques François Anfray, l'église a été consacrée en 1782. La voûte est décorée de représentations des douze apôtres. A l'intérieur de l'église se trouve le tombeau de sainte Pompée, en tuffeau et granit, qui date de 1370 et qui a été restauré en 1846 : autour du tombeau des bas-reliefs sculptés représentent des scènes de sa vie et un gisant en décore le couvercle. L'ancienne église qui menaçait ruine dès 1751, fut interdite par l'évêque le 16 mars 1763. Plusieurs recteurs de Langoat sont inhumés dans l'église : Ollivier Paris (décédé le 27 juin 1822), François Benoist (décédé le 18 avril 1872), Yves Rivoalan (décédé le 5 mai 1884), Yves-Marie Geffroy (recteur de 1812 à 1837), Jean-François Parco (recteur de 1937 à 1954), etc ..... Les seigneurs de Coscaradec, Trévenou (ou Treveznou), Kermouster, Launay-Trolong, Kerprigent en Minihy-Tréguier, avaient jadis des prééminences dans l'église de Langoat ;

Eglise de Langoat (Bretagne)

Ville de Langoat - Bretagne Voir Description de l'église de Langoat.

la chapelle Notre-Dame du Bois (XVème siècle et 1592). Le portail date de 1592. Le clocher mur a une chambre de cloche. Cette chapelle a été remaniée au XIXème siècle. " Edifice de plan rectangulaire. Il porte la date de 1592 sur une pierre, armoriée d’un écusson fruste et encastrée dans le pignon ouest. Le chevet date du XVème siècle. Vendue le 29 messidor an VII, la chapelle fut érigée en chapelle de secours le 25 nivôse an XII et a été très remaniée au XIXème siècle. Mobilier : Statues toutes anciennes : crucifix, Pieta, sainte Vierge, saint Yves, saint Sébastien. saint Antoine de Padoue et saint Eloi en homme d’armes, tenant un tas et un marteau " (R. Couffon) ;

la chapelle Saint-Pierre (fin du XVIIIème siècle). Edifice rectangulaire reconstruit au XIXème siècle. Il avait été érigé en chapelle de secours le 25 nivôse an XII. Mobilier : Statues anciennes de saint Pierre et saint Paul ; moderne de saint Maudez ;

la chapelle Sainte Aurélie (1835). Petit oratoire presque carré, datant du XIXème siècle et sans doute de 1835, date inscrite sur la statue de sainte Aurélie ;

l'ancienne chapelle Saint-Gonery, détruite. Le 13 décembre 1389, le pape accordait une bulle d’indulgences en faveur de cette chapelle indigente de réparations. Elle existait encore à la fin du XVIIIème siècle ;

l'ancienne chapelle Saint-Trémeur, détruite au XXème siècle. Elle avait été vendue le 2 nivôse an VII, moyennant 5.100 francs, à Joseph Casimir Le Saux, ancien maire de La Roche-Derrien ;

l'ancienne chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, détruite. Elle avait été vendue le 15 pluviôse an VII, moyennant 3.200 francs, à Joseph Casimir Le Saux, ancien maire de La Roche-Derrien ;

l'ancienne chapelle Saint-Yves, détruite. Elle dépendait de Kerverder et avait été vendue le 15 pluviôse an VII au même acquéreur, moyennant 3.000 francs ;

l'ancienne chapelle domestique de Tréveznou, détruite ;

le calvaire de Kervot (XVIIème siècle) ;

la croix de Kerogel, de Crech ar Bleiz (XVIIème siècle) ;

le manoir de Coz-Caradec ou Coscaradec (ancien moulin) ;

le manoir de Trevennou ou Treveznou (XVème siècle, 1610), reconstruit en 1610. Le domaine de Tréveznou est, à l'origine, une dépendance de l'église, fondée par saint Mérin. Propriété d'Olivier de Larmor en 1541, puis des familles Rosmar, Nicol (en 1735) et Rogon (en 1768) ;

le manoir de Kergaric (XVème siècle). Propriété des familles Hémery (vers 1427), Kernevoy (vers 1536) et Quélen (vers 1763). Le manoir possède deux grosses tours munies de meurtrières. Il possédait aussi jadis une chapelle dédiée à saint Yves et un moulin ;

le manoir du Launay (XVème siècle). Propriété successive des familles Peillac (vers 1427), Le Gendre (en 1536), Gautier (avant 1680),Trolong et La Villéon de Boisfeuillet (au XVIIème siècle). La chapelle privée de Launay est détruite en 1767 et certains éléments dont les pierres serviront à la construction de l'église paroissiale de Langoat ;

le manoir de Traou-Rout (XVIème siècle) appartenait en 1526 à la famille de Kermarec ;

la ferme du Cosquer (1773) ; 

la fontaine Sainte-Pompée, aujourd'hui quasiment disparue. Elle possédait, selon la croyance locale, des eaux favorables pour la grossesse et les femmes enceintes de la région venaient y boire ;

12 moulins dont les moulins à eau de l’Etoile, du Porzou, Moal, du Cré, Vilin-Goz, Bihan, Bars, Kersalieu, Neuf, Camblec, de la Flèche,…

Ville de Langoat (Bretagne)

A signaler aussi :

le camp de Castel-Du (époque gallo-romaine). Enorme enceinte nommée Castel du (Château noir), de forme triangulaire, composée de talus en terre de plus de sept mètres d’élévation, épais d’environ dix-huit mètres à la base. Chaque côté a plus de cent cinquante mètres de développement. En dehors de ces talus, dont les angles arrondis sont sensiblement plus élevés que le reste de l’enceinte, règnent des fossés atteignant une profondeur de quatre mètres dans les parties non comblées. A l’intérieur le sol est parfaitement nivelé. Située sur une élévation à l’embranchement de deux voies romaines, cette enceinte pouvait, au moyen de signaux, correspondre avec la redoute de Coatnevez en Pommerit-Jaudy ;

Hache en bronze à lame aplatie, provenant de la collection de M. de Penguern ;

Epoque romaine. — Restes des voies de Lannion à la Roche-Derrien et de Carhaix à Tréguier, consistant en des pavés épars sur les fossés bordant les deux chemins vicinaux qui les ont remplacées ;

Presbytère de 1786, chaque poutrelle du rez-de-chaussée porte une lettre gravée ; la réunion de ces lettres forme la phrase sic vos non vobis (le curé qui l’avait bâti fut forcé de le quitter en 1790) ;

Découverte, en 1852, au village de l'Etoile, d’un certain nombre de monnaies, parmi lesquelles M. A. de Barthélemy a reconnu cent soixante-huit monnaies royales de France (Louis IX, Louis X, Philippe le Bel, Philippe de Valois), cinquante-six féodales (Poitou, Champagne, Bourgogne, Artois, Provence, Toulouse, Anjou, Maine, Saint-Martin-de-Tours, de 1230 à 1317), 113 bretonnes de 1099 à 1364 et 21 étrangères des mêmes siècles. Plusieurs de ces pièces sont au musée de Saint-Brieuc (J. Gaultier du Mottay) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LANGOAT

La seigneurie de Coscaradec possédait jadis un droit de moyenne et basse justice. Propriété de François de Trogoff et de Marguerite de Coatmen, son épouse, en 1609. Cette seigneurie devient en 1659 propriété de la famille de Kermarrec (ou Kermarec).

La seigneurie de l'Etoile possédait jadis un droit de basse et moyenne justice. Propriété de Tanguy du Chastel avant 1518, cette seigneurie passe en 1707 entre les mains de la famille Pinart. 

La seigneurie de Kermouster possédait jadis un droit de moyenne et basse justice. Propriété de Louis Loz, sieur de Kergouanton, en 1575 et 1585.

La seigneurie de Launay-Trolong. Propriété de François Gautier, sieur de Kerhamon, avant 1680, puis de Renée de Trolong (veuve de Jacques de La Villéon) et de la famille La Villéon.

La seigneurie de Trévenou ou Tréveznou ou Trevennou possédait jadis un droit de moyenne et basse justice et s'étendait à Lanmérin et Trévenou. Propriété d'Olivier de Larmor en 1541, puis des familles Rosmar (suite au mariage de Françoise de Larmor avec Pierre de Rosmar), Nicol (en 1735), Rogon (en 1768). 

- Chef-du-Pont, haute justice, appartenait, en 1771, au duc de Penthièvre ;

- Launay-Langoat appartenait à la famille Peillac ;

- Le Traurout, Crechléac, Kergaric et le Porzou.

En 1710, dans un " Rolle de répartition de la somme de treize mil sept cent trente livres qui doit estre imposée sur touttes les seigneuries et fiefs ecclésiastique et laïques de l'évesché de Tréguier " (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, C 3479), on trouve mentionnées à Langoat la seigneurie de Lestoille au sieur de Cadoallan (30 livres), la seigneurie de Coscaradec au sieur de Trorout Kermarec (30 livres), la seigneurie de Queribers au sieur de Kericuf (10 livres).

Lors de la Réformation des fouages de 1426, les nobles suivants sont mentionnés à Langoat : Charles Hémery, Guillaume Loz, Jehan Kermellec, Raoul le Corre, Guillaume Ruffault, Huon Hengoet, Bernard Elias, Rolland le Joncour, Jehan Jagou, Jehan Morell, ainsi que Jehannette Amat (veuve de Jehan de l’Isle), Jehannette le Brun (veuve de Phelipes le Goales), Marie Robert (veuve de Mahé Jagou). On y mentionne aussi le manoir de Trevennou (appartenant à Yvon Trogoff, exploité par Jehan Logou), Ker Madec (appartenant au seigneur de Kermartin, exploité par Yvon Folezou), Porzou (appartenant à Jehan Kermellec, exploité par Yvon Alliou), Ker Garic (appartenant à Charles Hémery, exploité par Mahé le Maillot), Keranknech (appartenant à Alain de Kergrech, exploité par Eliot le Du), Ker Caradec (appartenant à Olivier le Moel, exploité par Guillaume le Mintier), Beau Vergier (appartenant à Guillaume Restanmeur, exploité par Jehan de Quellenec), Guern Peillac (appartenant à Jehannette Amat, exploité par Jehan Kermarhec), Quoit en Roch (appartenant à Raoul le Provost, exploité par Jehan le Bigot), Letelle (appartenant au sire de Rosmadec et  de Kersaliou, exploité par Jehan le Baill).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 13 nobles de Langoat (il y en avait 13 en 1426) :

Nicolas CARANTES (20 livres de revenu) : porteur d’une jacques et comparaît armé d’une vouge ;

De COSKER (45 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume GUYOMARCH (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Jehan GUYOMARCH (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Prigent GUYOMARCH (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Robert JAGOU (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon LE BASTARD : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Roland LE CORRE : défaillant ;

Jehan LE GENDRE (100 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon LE GUEYNEC (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre LOZ (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume LOZ (140 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Robert PLESQUELLEC : défaillant.

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